Les derniers avis (20784 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Mickey All Stars
Mickey All Stars

Tiens, un autre album original de Disney sortit chez Glénat qui est franchement moyen. Les albums collectifs donnent rarement des grandes œuvres, mais au moins la plupart du temps il y a quelques histoires qui sortent du lot, mais ici il n'y a rien. Il y a certes des dessinateurs qui ont un trait que j'aime plus que d'autres, mais au niveau du scénario ça ne vole pas haut du début jusqu'à la fin. L'exercice de l'album, Mickey utilise une porte à la fin de chaque planche pour arriver la page suivant dans un autre univers, est vite répétitif et sans intérêt. Il y a des auteurs qui font preuve d'imagination, mais c'est très dur de faire un truc mémorable sur une page seulement et l'album a donc été ennuyeux à lire . À la limite, ça peut être intéressant de voir comment certains auteurs représentent les personnages de Disney, surtout ceux qui ont un style très différent du style de BD Disney habituel. Dans ce cas cet album s'adresse à ceux qui lisent des BD uniquement pour regarder le dessin et se fichent du reste. Ah oui plusieurs pages sont muettes donc heureusement ça se lit assez vite.

03/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Mimbrenos
Mimbrenos

Sans être une bouse totale, je trouve qu'il n'y a pas grand chose à sauver dans ce western on ne peut plus classique. L'histoire, les "rebondissements", tout ici sent le déjà-vu, même si Casini semble empiler les références - je devrais dire les clichés. Des retrouvailles des deux frères, à l'attaque de la banque, des Indiens seulement là pour créer de la tension et éliminer des second rôles inutiles, de la cavalerie qui arrive au bon moment à l'évocation des rivalités entre anciens sudistes et nordistes, rien n'est nouveau, ni intéressant. Car sur ces clichés Casini ne bâtit rien, se contente de mener une intrigue linéaire, sans donner une once de crédibilité, ni de profondeur à l'histoire. Quant aux personnages, ils sont caricaturaux et superficiels. Enfin, je n'ai pas trouvé le dessin excellent, pas mal de défauts le font parfois ressembler à du mauvais Dumontheuil (involontairement, et avec le talent en moins). Alors, ça se laisse lire, mais j'avoue que je n'étais pas mécontent d'en finir. Le western est un genre que j'aime bien, mais là, c'est plutôt raté, et je ne vous en recommande pas la lecture.

02/01/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
Couverture de la série Before Watchmen - Le Comédien
Before Watchmen - Le Comédien

Eddie Blake est celui par lequel tout arrive dans Watchmen. Qu'il s'agisse de sa mort violente qui ouvre le roman graphique ou de son badge souriant et ensanglanté, Alan Moore aura constitué par de subtils flash-backs tout le background de ce personnage violent et controversé que l'on connait davantage sous son autre identité : celle du Comédien. Était-il alors nécessaire d'en rajouter une couche et de compléter davantage ses origines par le travail conjoint de Brian Azzarello au scénario et de J.G. Jones aux pinceaux ? Pas si sûr car Alan Moore avait déjà tout écrit dans son récit culte. Pour rappel, le Comédien est une machine de guerre, un fanfaron mais surtout un psychopathe au service du gouvernement américain. Ses méthodes écœurantes sont tout aussi connues que ses faits d'armes. Azzarello décide dès le premier chapitre d'en faire l'ami de JFK et de l'écarter du drame de Dallas alors que Blake est implicitement impliqué dans son assassinat dans l'oeuvre d'origine. Première trahison. Pourtant le premier chapitre pose quelques bases intéressantes avec le caméo du magicien Moloch ainsi que l'explication de la mort de Marylin Monroe. Puis le Comédien est envoyé au Vietnam pour y perpétuer un véritable massacre, trouve la guerre longue alors qu'elle est expédiée par Dr Manhattan dans l'ouvrage d'origine. Seconde trahison. Tout pourrait encore passer si l'action était soutenue ou l'histoire agréable à suivre mais c'est incroyablement bavard et on y perd même le fil de l'histoire par quelques découpages hasardeux de J.G. Jones qui livre pourtant un travail graphique honnête et agréable. Quelques rencontres célèbres plus tard dont on vous en laissera la surprise pour préserver quelques intérêts aux potentiels courageux futurs lecteurs, une conclusion confuse mais surprenante et c'est avec peine qu'on refermera ce tome bien dispensable de Before Watchmen. Le ratage est intégral et sans appel : l'histoire est strictement sans intérêt par rapport à ce que l'on connait déjà de ce personnage. Pourtant quelques pistes sur sa jeunesse, la découverte de sa paternité ou quelques scènes d'action n'auraient pas été un luxe. Non, Azzarello tente de se réapproprier le personnage de Moore et se brûle les ailes comme Icare voulant s'approcher du soleil. Le talent de J.G. Jones sauve à peine ce récit dispensable de l'échec le plus total. Le seul mérite de ce ratage est de donner complètement raison à Alan Moore qui désavoue toute utilisation de ses créations.

02/01/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Aarib
Aarib

Le dessin de couverture du premier tome m'avait rebuté avant la lecture, mais je me suis tout de même plongé dedans sans trop savoir à quoi m'attendre, et j'en ressors déçu mais pas pour les mêmes raisons au final. Et je ne crois pas que ce soit un diptyque que je recommande. Les dessins m'ont plus plu que la couverture, qui semblait donner un tout autre ton au récit. Mais au final j'ai beaucoup aimé le rendu de la lumière de la part du dessinateur. Pour le reste, le dessin ne m'a pas paru inoubliable, même si j'ai aimé les couleurs et le style. C'est juste que ça ne m'a pas particulièrement marqué. Là où le bât blesse, c'est dans l'histoire : le nombre de pistes qu'emprunte le scénario dans le premier tome et qu'il ne développera pas du tout (voire oubliera même) dans le deuxième tome donne l'impression d'une coupure importante entre les deux qui ferait presque penser à la dernière trilogie de Star Wars ! Des personnages ne servent finalement pas du tout, des intrigues secondaires sont inutiles ... J'ai bien aimé le récit chez les Aarib, qui est le cœur du récit et constitue la seule intrigue réellement développée, mais je ne comprends pas pourquoi l'auteur a voulu mentionner la colonisation, le rapport des Français pieds-noirs, les luttes de pouvoir entre les Touaregs, l'histoire de cette jeune fille dans le train, tout cela pour ne rien réellement développer et finir par une constatation sur la colonisation du Sahara que l'on a presque pas vue ou ressentie. Les intrigues secondaires auraient largement pu être développées pour étayer une considération totale de ce coin du monde, ou alors elles auraient dû être enlevées pour laisser toute la place au récit central. Mais cet entre-deux est frustrant, comme si l'auteur avait décidé de finir plus vite que prévu (ce qui est peut-être le cas d'ailleurs), nous laissant sur une fin que j'ai trouvé décevante. C'est vraiment dommage qu'un diptyque qui commençait si bien finisse si facilement et de cette manière. J'aurais beaucoup aimé apprécier la BD, mais ce n'est malheureusement pas le cas et je ne la recommande pas, au final. Un gros dommage !

02/01/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Un ciel radieux
Un ciel radieux

Avec cet album, je peux enfin l'affirmer de façon certaine : je n'aime pas le style de Taniguchi. J'ai maintenant essayé une série de ses œuvres, et je peux le dire en toute certitude : ce n'est pas un auteur pour moi. J'avais tout de même un sérieux doute après avoir lu Quartier lointain, mais j'ai réessayé sur plusieurs autres et j'ai enfin mis le point sur ce qui me dérange chez cet auteur. J'ai toujours eu du mal à m'expliquer l'incroyable succès de l'auteur, et je pensais de prime abord que c'était une question de maturité et des questionnements qu'il aborde dans ses œuvres, mais maintenant que j'ai plus de recul et d'expérience sur le monde de la bande-dessinée, je me rends compte que c'est surtout le style de dessin que je n'arrive pas à apprécier. Taniguchi a une très forte tendance à représenter des personnages bouches ouvertes en permanence, et je suis souvent bloqué par ce détail, mais globalement je trouve ses dessins trop figés et les attitudes des personnages trop peu naturelles. Or, l'auteur met un point d'orgue à faire des histoires centrées sur les émotions et le ressenti des protagonistes. Je me retrouve donc souvent avec une histoire que je suis sans pour autant ressentir d'empathie avec les personnages, ce qui explique peut-être que je les trouve globalement froids ou irritants. Et de cette distance dûe au dessin découle le reste. Mais l'auteur a tout de même des qualités que je reconnais. Je ne suis pas partisan de la façon dont il tourne beaucoup de ses histoires autour de pères respectables qui découvrent une facette de la vie qu'ils ne connaissaient pas ou avaient oubliée, mais dans le style il est bon. C'est juste un genre d'histoire qui m'attire très peu (trop jeune, on va dire). Ici encore, le mélange entre le fantastique et le réalisme est bien dosé, avec parfois un peu trop de pathos mais aussi quelques belles idées et des scènes très sensibles. J'ai maintenant la confirmation, après une nouvelle lecture, que Taniguchi n'est vraiment pas fait pour moi. Et ce n'est pas à cause d'une absence de talent, mais bel et bien une incompatibilité entre auteur et lecteur. Je jetterai un coup d’œil à la série Le sommet des dieux par curiosité; mais pour le reste je jette l'éponge sans regrets !

02/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Saccage
Saccage

Difficile de voir dans cet album davantage qu'un recueil d'illustrations. OK, celles-ci ont vaguement un fil conducteur, un personnage central récurrent mais rares sont celles qui se succèdent pour de bon et encore pour certaines il faut vraiment un effort pour se dire que la succession peut coller et s'expliquer ainsi ou ainsi. Globalement, cela ressemble donc à une succession de dessins surréalistes, parfois proche d'un Dali ou de la représentation de rêves chaotiques. Il s'en dégage une critique visible de la société moderne, de la pollution, de la guerre et de tout ce qui crée la misère, la mort, la maladie et les catastrophes humanitaires, inégalités sociales incluses. Le personnage central, création humanoïde issue de l'explosion d'une centrale nucléaire, assiste à toutes ces scènes en spectateur inhumain, simple témoin de la manière dont l’humanité détruit sa planète et sa propre société. Les dessins sont souvent très beaux même si leur thématique et leur apparence surréaliste ne me parle parfois pas du tout. Ce qui me gêne, c'est le manque d'histoire. Quand je lis une BD, j'aime qu'elle me raconte quelque chose et pas qu'il s'agisse juste d'une suite de dessins d'où se dégage certes une idée générale mais qui ont souvent ni queue ni tête et qui surtout ne raconte rien de concret. Il n'en reste qu'un catalogue de jolies images, mais comme seulement certaines d'entre elles me séduisent vraiment, ce n'est pas un ouvrage pour moi.

02/01/2020 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 2/5
Couverture de la série Nu-Men
Nu-Men

Un premier tome un peu confus au niveau du scénario, mais prometteur. Avec le deuxième ça s'installe mieux, ça se suit plus facilement, et on a des réponses aux questions du premier tome. Le troisième tome va-t-il un jour sortir et être l'apothéose pour finir cette série ?

02/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Guerres froides
Guerres froides

Cet album contient 4 courts récits qui sont parus dans le magazine allemand Stern en 1984 et qui furent diffusés en France dans l'Echo des Savanes en 1985 ; je ne crois pas les avoir lus parce que le dessin me rebutait à l'époque, et d'ailleurs je n'ai jamais aimé le dessin de Schulteiss. C'est l'une des premières Bd de Schulteiss, et l'ensemble ne présente qu'un intérêt très limité, avec des ambiances malsaines et maladives qu'affectionne cet auteur ; dans le 1er récit, il est question d'un mélange de fait divers fou survenu en 1983 (un avion de la Korean Airlines avait été abattu par l'armée russe) avec l'histoire d'un gamin geek qui veut faire son intéressant en jouant avec l'informatique. Dans la plupart des récits, Schulteiss dépeint une faune de gens tordus ou désabusés, de gars qui se la pètent, de filles à poil qui veulent du sexe, de mangeuses d'hommes, de petits merdeux inconscients, bref du sang, de la fesse et des larmes. Le dessin est sensiblement le même que sur Le Rêve du requin, c'est de la couleur directe avec des couleurs explosives, agressives et des à-plats de couleurs bizarres typiques de cette décennie 80, ça plait ou ça ne plait pas, en tout cas c'est un peu plus joli que sur Folies ordinaires, ouvrage précédent de Schulteiss, à la rigueur le dessin ne me dérangerait pas outre mesure, mais la teneur des récits n'a pas grand chose d'original et navigue trop en eaux troubles pour vraiment m'intéresser.

31/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Fela back to Lagos
Fela back to Lagos

Contrairement à Ro, je connaissais un peu Fela, sa musique et le personnage (pas en profondeur, mais un peu). Mais je le rejoins sur bien des points de son avis. Je n’ai en effet pas vraiment accroché à cet album, que j’ai fini sans enthousiasme, en me forçant un peu, ce qui est mauvais signe. D’abord « l’intrigue » n’est pas franchement claire, certains passages m’ont échappé – au début autour de Fela lui-même, et ensuite lorsque l’histoire s’emballe autour d’une intrigue plus policière. Surtout, contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, Fela n’est pas forcément au centre de l’album, et on n’en apprend pas beaucoup sur lui – ou alors c’est beaucoup trop fouillis pour que le lecteur arrive à suivre. Par ailleurs, si je veux bien reconnaître comme Ro des qualités au dessin, je ne l’ai moi pas vraiment aimé. Je ne le trouve déjà pas beau lorsque certaines couleurs pétantes, quasi psychédéliques – l’éloignent de ce qui aurait dû (selon moi en tout cas) être plus en raccord avec l’image que je me fais du Nigéria, avec des couleurs plus chaudes, et plus « naturelles ». Et certains passages sont aussi difficilement lisibles (ce qui renforce les difficultés rencontrées avec la narration). Au sortir de cette lecture, je reste frustré. Car Fela, la dictature nigériane de cette époque, la ville de Lagos et ses « go slow », sa violence et son exubérance, tous ces sujets qui auraient pu m’intéresser, souffrent ici d’un traitement qui les dessert clairement.

31/12/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Entre deux averses
Entre deux averses

Ce one-shot est une biographie, celle d'une femme devenue grand-mère et qui achève sa vie dans un hôpital, à priori frappée d’Alzheimer. Son procédé narratif est la seule véritable originalité dont elle fait preuve. Chaque planche ou double planche est en effet le témoignage successif d'une personne ayant côtoyé la femme en question au cours de la chronologie de sa vie, de ses parents à ses petits enfants, en passant par le reste de sa famille, les voisins, les concierges, etc. On la suit donc de sa naissance à ses derniers instants, vues par les yeux des autres, et on constate son évolution. L'ennui, c'est que cette vie n'a vraiment rien de passionnant. Rien n'en ressort à part une certaine antipathie quand j'ai trouvé détestable son comportement envers ses petits enfants. D'autant plus qu'à priori rien dans le déroulé de sa vie ne pouvait expliquer ce caractère déplaisant dont elle fait soudain preuve. Concrètement, je ne me suis pas du tout attaché au personnage alors que toute l'oeuvre est sensée être dédiée à elle. Je n'ai donc pas apprécié cette lecture.

31/12/2019 (modifier)