Je n'ai pas accroché du tout à ce manga. Il contient des histoires courtes que l'auteur avait publiées initialement dans des fanzines. Elles sont dans un style un peu poétique, un peu absurde ou fantastique, avec un zeste de magie et d'incongru. Beaucoup affirme sans fard l'influence qu'ont eu sur elles les œuvres des studios Ghibli.
Mais je ne suis vraiment pas tombé sous leur charme.
Pourtant le dessin est très agréable. Le trait est doux, plein de sensibilité, avec des décors mignons et des personnages expressifs. Graphiquement, ça aurait pu me plaire.
Mais au niveau du scénario, ça ne me va pas du tout. C'est bien simple, sur l'ensemble de l'album, il n'y a que le récit mettant en scène le garçon voyant et faussement aveugle qui a vaguement retenu mon attention. Car c'est la seule histoire dont la narration est suffisamment claire. Toutes les autres sont trop décousues, trop absconses même parfois, et elles tentent de dégager une poésie qui ne m'atteint pas du tout.
Elles sont juste fouillis et sans aucune saveur à mon goût.
2/5, de la part d'un fan de western comme moi, ça peut surprendre, mais en tant que fan absolu de Blueberry qui pour moi représente tant dans la BD franco-belge, je ne peux faire mieux car il y a trop de choses qui me dérangent dans cet album. Mon amour indéfectible du personnage et de l'ensemble de la série se refuse à accepter un tel gâchis, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi on confie à des gens comme Sfar et Blain la reprise d'une série aussi mythique. Quand j'ai appris ça, je suis resté très sceptique et j'avais raison ; bon d'un autre côté, c'est une note provisoire, que j'espère remonter, mais qu'il me soit permis d'en douter.
Quand je vois le dessin de Blain sur ses autres westerns, je me dis mais c'est pas possible... alors on voit qu'il fait un effort pour dessiner de façon réaliste, mais on sent bien qu'il ne lui faudrait pas grand chose pour retomber dans ses horribles gribouillis habituels. De plus, il n'a pas le talent d'un Giraud, il n'y a pas de matière sur les montagnes et les roches, juste des décors rocheux vaguement esquissés, sans grande profondeur ; il n'y a pas cette finesse du trait hachuré, ni les visages bien reproduits des personnages, ce gars n'arrive pas à stabiliser un visage dans son expression corporelle. Le seul détail intéressant dans ce dessin, c'est de reproduire des gueules d'acteurs : le capitaine Tyreen a le faciès de Richard Harris, le sergent Jenkins a celui de Woody Strode, Ruthy a celui de Claudia Cardinale, et j'ai cru reconnaitre aussi ceux de Brigitte Bardot et Charles Denner... Bon en bref, côté graphique, c'est pas terrible mais pas aussi catastrophique que je le croyais même si j'aurais souhaité plus appliqué. En tout cas, si un dessinateur devait reprendre cette série, Blain était bien le dernier à qui la confier.
Côté scénario, ça part d'une bonne idée, avec ce meurtre de femmes Apaches, mais ça vire assez vite à l'approximation, la narration s'étire beaucoup trop avec des épisodes inutiles qui ne servent qu'à meubler une action très lente et qui n'a plus rien de passionnant ; à quoi sert cette pseudo idylle entre Ruthy et Blueberry ? à quoi servent ces scènes avec le type aux automates ? si ce n'est à ralentir une action qui aurait pu être développée en un one-shot. Il manque aussi la finesse psychologique des personnages et le côté épique d'une aventure de Blueberry. Sfar peut toujours s'aligner mais il n'aura jamais le talent de conteur de Charlier qui parfois s'égarait mais qui savait vite se reprendre en développant une vraie intrigue de western, tendue, pleine de péripéties et d'action. Là, ça traine et ça glande, on a des Apaches qui mettent 3 plombes pour renifler des traces, un patriarche imbibé de religion qui pour l'instant n'a pas trop de corps, et une fille par qui tout le mal est arrivé, qui part de son côté pour tuer les Apaches... non mais sérieux, elle croit qu'elle va réussir ? Je sais pas où Sfar est allé chercher une idée pareille, mais c'est pas du tout crédible et j'ai l'impression qu'il se prend les pieds dans le tapis dès le 1er tome, parce qu'il va lui falloir un autre tome pour développer tout ça, et encore je suis pas sûr qu'il y parvienne.
Bon vous l'aurez compris, je suis non seulement déçu mais aussi en colère de voir qu'une telle paire d'auteurs n'a aucune compétence pour reprendre cette série, j'ai envie de dire que c'est presque du sacrilège. Alors, j'attend de voir la suite, mais étant bon observateur et sentant en général si c'est bon ou pas (sur Undertaker, j'ai tout de suite vu dès le tome 1 que ça allait être un western énorme, voir mon avis), j'ai pas grand espoir que ça relève le niveau, et pourtant j'aimerais me tromper.
Cette Bd réalisée par un duo féminin propose un érotisme soft et gracieux, les fantasmes féminins, c'est forcément moins brut que ceux des hommes, ils sont différents, plus suggestifs et penchent ici vers une sensualité qui est l'essence même de cette Bd qui est sans doute destinée à toucher un public plus large.
Le scénario n'est pas d'une originalité folle, il suffit juste à servir de prétexte à des ambiances assez torrides ; l'ensemble joue beaucoup sur la volupté des corps et les fantasmes, pas sur les coïts qui ne sont que suggérés.
Le tome 2 qui ne se justifiait pas, le tome 1 se suffisant à lui-même, explore un érotisme dans un écrin exotique, puisque le couple de héros se retrouve en vacances sous les Tropiques (un décor qui a été beaucoup utilisé dans la BD érotique), mais je trouve dommage que les 2 amies de Nanna l'héroïne, soient laissées de côté et jouent les faire-valoir, il y avait sans doute un potentiel avec ces 2 là.
Malgré ces apparentes qualités, je n'ai pas été véritablement séduit, mais c'est en grande partie à cause du dessin que je n'aime pas, je le trouve moche, dans certaines images, on dirait que l'héroïne est grosse, c'est bien dommage, il y a aussi un petit aspect manga qui ne me plait pas. Sans doute qu'avec un dessin plus policé du style de Manara ou Guenet, j'aurais pu être plus attiré ; en tout cas, à côté de Inguinis, la dernière Bd érotique que j'avais lue, c'est le jour et la nuit sur le plan graphique.
Ah ... Eh bien une fois n'est pas coutume, mais je ne me suis absolument pas retrouvé dans ce polar pourtant pourvu de nombreux atouts. Et je crois bien que c'est dû au fait que je n'ai pas réussi à prendre le ton du récit. Mélange entre un polar mafieux avec les personnes du cru et la comédie burlesque avec une succession de personnages tous plus incroyables les uns que les autres (notamment le Maurice qui est savoureux, je le reconnais), la série navigue continuellement entre les deux, et j'ai eu du mal à comprendre ce que l'auteur voulait en ressortir au final.
Ce qui est dommage, parce que je vois de belles qualités dans l'écriture de la série, qui tisse des trames jusqu'au nœud final, implacable et en lien avec tout ce qui a été dit. Mais je vois aussi quelques facilités scénaristiques que je n'ai pas comprises dans l'ambiance posée (notamment le personnage du vieux qui aide le héros à la fin, faisant beaucoup penser à un Deus Ex Machina vu ce qu'il fait). Et globalement, je n'ai pas apprécié le trait. Les personnages semblent toujours froids et détachés de ce qu'ils font, un effet de style peut-être, mais qui m'a souvent sorti de l'histoire pour le coup.
C'est une BD que j'ai peu appréciée, malgré ses qualités, et que je vais garder de côté pour la relire un de ces jours. Je verrais peut-être alors quelles sont ces fameuses qualités qui ont tant plu aux autres posteurs, mais en attendant je reste sur une déception. Et au vu des quelques éléments que j'ai aimés, c'est dommage.
Par tous les Dieux c'est quoi ce grand n'importe quoi, un fourre tout, un galimatias de trucs qui ont un vague rapport avec les légendes bretonnes et la forêt de Brocéliande. Commençons par le commencement.
Dans le premier tome nous avons droit à une adaptation du petit Poucet à la sauce breizh puis s'ensuit une variation sur le thème de Hansel et Gretel. La suite est du même tonneau et se finit en apothéose par un "conte" qui utilise un parler sensé faire ..quoi d'ailleurs, je me le demande encore, employant des termes que l'on aurait mieux vu chez Audiard mais sans l'humour.
Donc pour moi c'est niet, le scénario ne vaut pas tripette. Et puis il y a le dessin, le concept de la série c'est de faire intervenir plusieurs dessinateurs qui se transmettent le relais en cours d'histoires. Bon moi je veux bien, il faut que la jeunesse puisse s'exprimer et Mr Istin directeur de la collection doit avoir un côté Pygmalion, ce dont nous lui savons gré, mais merde là, y a erreur de casting. Ces mecs utilisent tous des crayons bien gras pour nous faire des traits bien épais, des fois que nous aurions des problèmes de vue sur les contours. Deci delà surgissent quelques planches plus réussies mais tellement noyées dans le masse qu'elles finissent par se faire totalement oublier, ce qui, avouons le, est quand même dommage.
Le pire dans tout cela c'est qu'il ne se dégage aucune magie dans ces histoires, ce qui vu le sujet est tout de même un comble.
Achat plus que dispensable donc, pour un emprunt il faudra là aussi être regardant.
Je me demande encore quelle raison m'a fait penser que cette BD avait un intérêt, mais soyons honnête, je ne regrette pas de l'avoir ! Parce que c'est le genre que j'affectionne en tant que joueur de jeu de rôle : cette BD, c'est la définition de la partie débile avec des joueurs qui pensent avant tout à s'amuser et tenter de draguer tout ce qui bouge (les joueurs de D&D voient sans doute de quoi je parle). Ici, ça part en tous sens, et je retrouve tout ce qui pourrait mal se passer avec quelques joueurs facétieux : les personnages qui s’envoient en l'air au mauvais moment, la nuée d'ennemis à abattre, le barbare assoiffé de sang qui ne pense qu'à se battre nu, la jeune elfe qui passe tout son temps à voir ses habits voler en éclat (sans jamais racheter d'habit, bien sûr) et bien sûr le souci des vœux mal formulés.
Si vous pensez cependant que je fais trop élogieux, je suis bien conscient que cette BD semble être un gros délire de personnes ayant fait du jeu de rôle, et que ça ne vole pas haut niveau BD érotique. Et niveau Bd tout court d'ailleurs, avec ces graphismes qui sont franchement légers vu le genre. Et d'autre part, l'absence des tomes 2 et 3 (disponibles en anglais sur Internet cela dit) ne me permet certainement pas d'en recommander l'achat. La lecture, pourquoi pas. Si vous aimez la déconne, le jeu de rôle et que vous n'en attendez pas grand chose. Mais sinon, passez largement votre chemin !
Une BD qui porte bien son nom parce qu'on se bagarre beaucoup dans cette histoire.
Alors c'est l'histoire de gentils qui se battent contre des méchants et les deux héros ont fusionné pour pouvoir battre le gros méchant tyran et puis il y a plein de bastons (enfin, il y aussi des scènes sans baston, mais c'est surtout ça qui m'a marqué). J'ai trouvé que l'intrigue était basique et franchement je pense que l'auteur s'en foutait et voulait juste une excuse pour dessiner des scènes d'action. L'histoire m'a fait un peu penser à ''Gurren Lagann'', notamment pour le côté 'over-the-top', du scénario, mais les personnages dans Gurren Lagann étaient attachants eux. Bref, je me suis rapidement ennuyé. Ajoutons que je trouve que le dessin est moyen (je reconnais toutefois que son trait est dynamique) et du coup les scènes de baston ne m'ont pas trop impressionné.
Pas un truc pour moi.
Soyons clairs, ce recueil est une oeuvre de commande, que les Editions Delcourt ont réalisé à la va-vite pour surfer sur la vague des films de Peter Jackson adaptant Tolkien (le troisième, Le Retour du Roi était alors sur le point de sortir). En tant que tolkienophile je ne pouvais passer à côté, même si cela m'a pris (beaucoup) de temps.
Il faut dire que ce n'est pas fameux, ni dans l'ensemble, ni dans le détail. Les récits ont l'air d'avoir été écrits en une heure par la plupart des scénaristes (parmi les plus connus : Kris, Cordurié, Morvan, Corbeyran, Duval...), et lorsque cela se veut drôle, ça ne l'est que très rarement. Seule(s) une ou deux histoires m'ont fait esquisser un sourire.
Le dessin, réalisé par une bande là encore de personnes très talentueuses, permet de faire (tout juste) passer la pilule. Alors bien sûr c'est très diversifié, entre l'expérimentateur Nemiri, le pointilleux Civiello, et le crado Milhiet. Tous ont fait du boulot honnête, assez agréable à regarder dans leurs styles respectifs. Mais on ne peut pas en dire grand-chose de plus.
Pour les complétistes et/ou les amateurs de parodies vite torchées.
J'ai emprunté les 6 tomes de la série, mais je vais les rendre sans les avoir tous lus. En effet, j'ai arrêté ma lecture après les deux premiers albums, ne faisant que feuilleter les suivants.
Il faut dire que la lecture s'avère particulièrement rébarbative ! Je me suis ennuyé. D'une part c'est trop verbeux, le texte trop abondant remplissant les bulles, les cases, sans pourtant faire avancer l'aventure. Car il ne se passe finalement pas grand choses, et les atermoiements, les rebonds de la vie de ce Jean-Baptiste du Donjon, sorte de révolté qui repousse sa famille pour atteindre ses rêves et créer sa compagnie de théâtre, souhaitant réussir là où Molière se fait une place au soleil, à la cour de Louis XIV, eh bien cela m'a clairement saoulé. Et les quelques intrigues annexes (complots déjà vus ailleurs), les quelques clins d'oeil glissés dans ce texte foisonnant au coeur de certaines répliques, rien n'a pu m'empêcher de décrocher, et j'ai renoncé, sans trop de regrets, à savoir où Cothias voulait nous amener.
Il faut dire que le dessin de Marc Renier, à la fois très bon et très classique, précis pour les décors et les personnages, a lui aussi fait pencher la balance du mauvais côté, puisque ce trait se modifie, se détériore serais-je tenté d'écrire, à la fin du tome 2, ceci achevant de me convaincre que la suite se ferait sans moi.
Une vieille BD qui a mal vieilli ?
En tout cas, je n'y retournerai pas.
Joann Sfar est un auteur avec lequel j’ai très souvent du mal. Au point que je me demande si je dois insister (j’essayerai sans doute de lire Le Chat du Rabbin). Ma fille ayant acheté cet album, je lui ai emprunté.
L’intrigue n’est pas inintéressante. Elle raconte l’histoire d’Aspirine, « une adolescente de 300 ans », mal dans sa peau, à la fois proche et jalouse de sa sœur Josacine. Précision importante, les deux jeunes femmes sont des vampires ! (Il faut dire que Sfar semble apprécier les vampires…)
Rapidement, Aspirine s’attache – à son corps défendant au début – un jeune amoureux transi, amateur de jeux de rôle (il vaut mieux être un peu fan ou connaître un minimum cet univers pour comprendre les clins d’œil de Sfar à cet univers, via ce personnage : règles, personnages, ambiance, voire même lieux de vente et de jeu sur Paris – puisque toute l’intrigue se déroule au cœur de Paris), prêt à tout pour vivre quelque chose d’extraordinaire avec Aspirine.
L’histoire se laisse lire – plus facilement en ce qui me concerne que beaucoup de ce que j’ai lu de Sfar. Mais je lui reproche ici une trop grande profusion de textes. C’est clairement trop bavard, voire verbeux, Sfar multipliant les références, les longs monologues, au détriment parfois de la fluidité de l’histoire.
Mais c’est quand même un album intéressant.
**************************************
Je complète mon avis après lecture du deuxième album, que j'ai fini en le survolant, franchement déconnecté de l'histoire, qui ne m'a pas vraiment captivé.
Alors que le premier tome m'avait presque fait oublier mes préventions à l'égard de Sfar - et supporter ses longs monologues philosophiques -, ici rien pour les contrebalancer. Je me suis réellement ennuyé, et je pense que Sfar doit arrêter les frais avec cette série, il aurait même dû se contenter d'un one-shot !
Bref, vous l'avez compris, je ne vous recommande à la lecture (et à l'achat éventuellement) que le le premier album, le second étant hautement dispensable.
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Tomonen
Je n'ai pas accroché du tout à ce manga. Il contient des histoires courtes que l'auteur avait publiées initialement dans des fanzines. Elles sont dans un style un peu poétique, un peu absurde ou fantastique, avec un zeste de magie et d'incongru. Beaucoup affirme sans fard l'influence qu'ont eu sur elles les œuvres des studios Ghibli. Mais je ne suis vraiment pas tombé sous leur charme. Pourtant le dessin est très agréable. Le trait est doux, plein de sensibilité, avec des décors mignons et des personnages expressifs. Graphiquement, ça aurait pu me plaire. Mais au niveau du scénario, ça ne me va pas du tout. C'est bien simple, sur l'ensemble de l'album, il n'y a que le récit mettant en scène le garçon voyant et faussement aveugle qui a vaguement retenu mon attention. Car c'est la seule histoire dont la narration est suffisamment claire. Toutes les autres sont trop décousues, trop absconses même parfois, et elles tentent de dégager une poésie qui ne m'atteint pas du tout. Elles sont juste fouillis et sans aucune saveur à mon goût.
Une aventure du lieutenant Blueberry
2/5, de la part d'un fan de western comme moi, ça peut surprendre, mais en tant que fan absolu de Blueberry qui pour moi représente tant dans la BD franco-belge, je ne peux faire mieux car il y a trop de choses qui me dérangent dans cet album. Mon amour indéfectible du personnage et de l'ensemble de la série se refuse à accepter un tel gâchis, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi on confie à des gens comme Sfar et Blain la reprise d'une série aussi mythique. Quand j'ai appris ça, je suis resté très sceptique et j'avais raison ; bon d'un autre côté, c'est une note provisoire, que j'espère remonter, mais qu'il me soit permis d'en douter. Quand je vois le dessin de Blain sur ses autres westerns, je me dis mais c'est pas possible... alors on voit qu'il fait un effort pour dessiner de façon réaliste, mais on sent bien qu'il ne lui faudrait pas grand chose pour retomber dans ses horribles gribouillis habituels. De plus, il n'a pas le talent d'un Giraud, il n'y a pas de matière sur les montagnes et les roches, juste des décors rocheux vaguement esquissés, sans grande profondeur ; il n'y a pas cette finesse du trait hachuré, ni les visages bien reproduits des personnages, ce gars n'arrive pas à stabiliser un visage dans son expression corporelle. Le seul détail intéressant dans ce dessin, c'est de reproduire des gueules d'acteurs : le capitaine Tyreen a le faciès de Richard Harris, le sergent Jenkins a celui de Woody Strode, Ruthy a celui de Claudia Cardinale, et j'ai cru reconnaitre aussi ceux de Brigitte Bardot et Charles Denner... Bon en bref, côté graphique, c'est pas terrible mais pas aussi catastrophique que je le croyais même si j'aurais souhaité plus appliqué. En tout cas, si un dessinateur devait reprendre cette série, Blain était bien le dernier à qui la confier. Côté scénario, ça part d'une bonne idée, avec ce meurtre de femmes Apaches, mais ça vire assez vite à l'approximation, la narration s'étire beaucoup trop avec des épisodes inutiles qui ne servent qu'à meubler une action très lente et qui n'a plus rien de passionnant ; à quoi sert cette pseudo idylle entre Ruthy et Blueberry ? à quoi servent ces scènes avec le type aux automates ? si ce n'est à ralentir une action qui aurait pu être développée en un one-shot. Il manque aussi la finesse psychologique des personnages et le côté épique d'une aventure de Blueberry. Sfar peut toujours s'aligner mais il n'aura jamais le talent de conteur de Charlier qui parfois s'égarait mais qui savait vite se reprendre en développant une vraie intrigue de western, tendue, pleine de péripéties et d'action. Là, ça traine et ça glande, on a des Apaches qui mettent 3 plombes pour renifler des traces, un patriarche imbibé de religion qui pour l'instant n'a pas trop de corps, et une fille par qui tout le mal est arrivé, qui part de son côté pour tuer les Apaches... non mais sérieux, elle croit qu'elle va réussir ? Je sais pas où Sfar est allé chercher une idée pareille, mais c'est pas du tout crédible et j'ai l'impression qu'il se prend les pieds dans le tapis dès le 1er tome, parce qu'il va lui falloir un autre tome pour développer tout ça, et encore je suis pas sûr qu'il y parvienne. Bon vous l'aurez compris, je suis non seulement déçu mais aussi en colère de voir qu'une telle paire d'auteurs n'a aucune compétence pour reprendre cette série, j'ai envie de dire que c'est presque du sacrilège. Alors, j'attend de voir la suite, mais étant bon observateur et sentant en général si c'est bon ou pas (sur Undertaker, j'ai tout de suite vu dès le tome 1 que ça allait être un western énorme, voir mon avis), j'ai pas grand espoir que ça relève le niveau, et pourtant j'aimerais me tromper.
La Déesse
Cette Bd réalisée par un duo féminin propose un érotisme soft et gracieux, les fantasmes féminins, c'est forcément moins brut que ceux des hommes, ils sont différents, plus suggestifs et penchent ici vers une sensualité qui est l'essence même de cette Bd qui est sans doute destinée à toucher un public plus large. Le scénario n'est pas d'une originalité folle, il suffit juste à servir de prétexte à des ambiances assez torrides ; l'ensemble joue beaucoup sur la volupté des corps et les fantasmes, pas sur les coïts qui ne sont que suggérés. Le tome 2 qui ne se justifiait pas, le tome 1 se suffisant à lui-même, explore un érotisme dans un écrin exotique, puisque le couple de héros se retrouve en vacances sous les Tropiques (un décor qui a été beaucoup utilisé dans la BD érotique), mais je trouve dommage que les 2 amies de Nanna l'héroïne, soient laissées de côté et jouent les faire-valoir, il y avait sans doute un potentiel avec ces 2 là. Malgré ces apparentes qualités, je n'ai pas été véritablement séduit, mais c'est en grande partie à cause du dessin que je n'aime pas, je le trouve moche, dans certaines images, on dirait que l'héroïne est grosse, c'est bien dommage, il y a aussi un petit aspect manga qui ne me plait pas. Sans doute qu'avec un dessin plus policé du style de Manara ou Guenet, j'aurais pu être plus attiré ; en tout cas, à côté de Inguinis, la dernière Bd érotique que j'avais lue, c'est le jour et la nuit sur le plan graphique.
Ocean City
Ah ... Eh bien une fois n'est pas coutume, mais je ne me suis absolument pas retrouvé dans ce polar pourtant pourvu de nombreux atouts. Et je crois bien que c'est dû au fait que je n'ai pas réussi à prendre le ton du récit. Mélange entre un polar mafieux avec les personnes du cru et la comédie burlesque avec une succession de personnages tous plus incroyables les uns que les autres (notamment le Maurice qui est savoureux, je le reconnais), la série navigue continuellement entre les deux, et j'ai eu du mal à comprendre ce que l'auteur voulait en ressortir au final. Ce qui est dommage, parce que je vois de belles qualités dans l'écriture de la série, qui tisse des trames jusqu'au nœud final, implacable et en lien avec tout ce qui a été dit. Mais je vois aussi quelques facilités scénaristiques que je n'ai pas comprises dans l'ambiance posée (notamment le personnage du vieux qui aide le héros à la fin, faisant beaucoup penser à un Deus Ex Machina vu ce qu'il fait). Et globalement, je n'ai pas apprécié le trait. Les personnages semblent toujours froids et détachés de ce qu'ils font, un effet de style peut-être, mais qui m'a souvent sorti de l'histoire pour le coup. C'est une BD que j'ai peu appréciée, malgré ses qualités, et que je vais garder de côté pour la relire un de ces jours. Je verrais peut-être alors quelles sont ces fameuses qualités qui ont tant plu aux autres posteurs, mais en attendant je reste sur une déception. Et au vu des quelques éléments que j'ai aimés, c'est dommage.
Les Contes de Brocéliande
Par tous les Dieux c'est quoi ce grand n'importe quoi, un fourre tout, un galimatias de trucs qui ont un vague rapport avec les légendes bretonnes et la forêt de Brocéliande. Commençons par le commencement. Dans le premier tome nous avons droit à une adaptation du petit Poucet à la sauce breizh puis s'ensuit une variation sur le thème de Hansel et Gretel. La suite est du même tonneau et se finit en apothéose par un "conte" qui utilise un parler sensé faire ..quoi d'ailleurs, je me le demande encore, employant des termes que l'on aurait mieux vu chez Audiard mais sans l'humour. Donc pour moi c'est niet, le scénario ne vaut pas tripette. Et puis il y a le dessin, le concept de la série c'est de faire intervenir plusieurs dessinateurs qui se transmettent le relais en cours d'histoires. Bon moi je veux bien, il faut que la jeunesse puisse s'exprimer et Mr Istin directeur de la collection doit avoir un côté Pygmalion, ce dont nous lui savons gré, mais merde là, y a erreur de casting. Ces mecs utilisent tous des crayons bien gras pour nous faire des traits bien épais, des fois que nous aurions des problèmes de vue sur les contours. Deci delà surgissent quelques planches plus réussies mais tellement noyées dans le masse qu'elles finissent par se faire totalement oublier, ce qui, avouons le, est quand même dommage. Le pire dans tout cela c'est qu'il ne se dégage aucune magie dans ces histoires, ce qui vu le sujet est tout de même un comble. Achat plus que dispensable donc, pour un emprunt il faudra là aussi être regardant.
Dark Wirbel
Je me demande encore quelle raison m'a fait penser que cette BD avait un intérêt, mais soyons honnête, je ne regrette pas de l'avoir ! Parce que c'est le genre que j'affectionne en tant que joueur de jeu de rôle : cette BD, c'est la définition de la partie débile avec des joueurs qui pensent avant tout à s'amuser et tenter de draguer tout ce qui bouge (les joueurs de D&D voient sans doute de quoi je parle). Ici, ça part en tous sens, et je retrouve tout ce qui pourrait mal se passer avec quelques joueurs facétieux : les personnages qui s’envoient en l'air au mauvais moment, la nuée d'ennemis à abattre, le barbare assoiffé de sang qui ne pense qu'à se battre nu, la jeune elfe qui passe tout son temps à voir ses habits voler en éclat (sans jamais racheter d'habit, bien sûr) et bien sûr le souci des vœux mal formulés. Si vous pensez cependant que je fais trop élogieux, je suis bien conscient que cette BD semble être un gros délire de personnes ayant fait du jeu de rôle, et que ça ne vole pas haut niveau BD érotique. Et niveau Bd tout court d'ailleurs, avec ces graphismes qui sont franchement légers vu le genre. Et d'autre part, l'absence des tomes 2 et 3 (disponibles en anglais sur Internet cela dit) ne me permet certainement pas d'en recommander l'achat. La lecture, pourquoi pas. Si vous aimez la déconne, le jeu de rôle et que vous n'en attendez pas grand chose. Mais sinon, passez largement votre chemin !
Sombres bagarreurs
Une BD qui porte bien son nom parce qu'on se bagarre beaucoup dans cette histoire. Alors c'est l'histoire de gentils qui se battent contre des méchants et les deux héros ont fusionné pour pouvoir battre le gros méchant tyran et puis il y a plein de bastons (enfin, il y aussi des scènes sans baston, mais c'est surtout ça qui m'a marqué). J'ai trouvé que l'intrigue était basique et franchement je pense que l'auteur s'en foutait et voulait juste une excuse pour dessiner des scènes d'action. L'histoire m'a fait un peu penser à ''Gurren Lagann'', notamment pour le côté 'over-the-top', du scénario, mais les personnages dans Gurren Lagann étaient attachants eux. Bref, je me suis rapidement ennuyé. Ajoutons que je trouve que le dessin est moyen (je reconnais toutefois que son trait est dynamique) et du coup les scènes de baston ne m'ont pas trop impressionné. Pas un truc pour moi.
L'Essayeur des Anneaux
Soyons clairs, ce recueil est une oeuvre de commande, que les Editions Delcourt ont réalisé à la va-vite pour surfer sur la vague des films de Peter Jackson adaptant Tolkien (le troisième, Le Retour du Roi était alors sur le point de sortir). En tant que tolkienophile je ne pouvais passer à côté, même si cela m'a pris (beaucoup) de temps. Il faut dire que ce n'est pas fameux, ni dans l'ensemble, ni dans le détail. Les récits ont l'air d'avoir été écrits en une heure par la plupart des scénaristes (parmi les plus connus : Kris, Cordurié, Morvan, Corbeyran, Duval...), et lorsque cela se veut drôle, ça ne l'est que très rarement. Seule(s) une ou deux histoires m'ont fait esquisser un sourire. Le dessin, réalisé par une bande là encore de personnes très talentueuses, permet de faire (tout juste) passer la pilule. Alors bien sûr c'est très diversifié, entre l'expérimentateur Nemiri, le pointilleux Civiello, et le crado Milhiet. Tous ont fait du boulot honnête, assez agréable à regarder dans leurs styles respectifs. Mais on ne peut pas en dire grand-chose de plus. Pour les complétistes et/ou les amateurs de parodies vite torchées.
Le Masque de fer
J'ai emprunté les 6 tomes de la série, mais je vais les rendre sans les avoir tous lus. En effet, j'ai arrêté ma lecture après les deux premiers albums, ne faisant que feuilleter les suivants. Il faut dire que la lecture s'avère particulièrement rébarbative ! Je me suis ennuyé. D'une part c'est trop verbeux, le texte trop abondant remplissant les bulles, les cases, sans pourtant faire avancer l'aventure. Car il ne se passe finalement pas grand choses, et les atermoiements, les rebonds de la vie de ce Jean-Baptiste du Donjon, sorte de révolté qui repousse sa famille pour atteindre ses rêves et créer sa compagnie de théâtre, souhaitant réussir là où Molière se fait une place au soleil, à la cour de Louis XIV, eh bien cela m'a clairement saoulé. Et les quelques intrigues annexes (complots déjà vus ailleurs), les quelques clins d'oeil glissés dans ce texte foisonnant au coeur de certaines répliques, rien n'a pu m'empêcher de décrocher, et j'ai renoncé, sans trop de regrets, à savoir où Cothias voulait nous amener. Il faut dire que le dessin de Marc Renier, à la fois très bon et très classique, précis pour les décors et les personnages, a lui aussi fait pencher la balance du mauvais côté, puisque ce trait se modifie, se détériore serais-je tenté d'écrire, à la fin du tome 2, ceci achevant de me convaincre que la suite se ferait sans moi. Une vieille BD qui a mal vieilli ? En tout cas, je n'y retournerai pas.
Aspirine
Joann Sfar est un auteur avec lequel j’ai très souvent du mal. Au point que je me demande si je dois insister (j’essayerai sans doute de lire Le Chat du Rabbin). Ma fille ayant acheté cet album, je lui ai emprunté. L’intrigue n’est pas inintéressante. Elle raconte l’histoire d’Aspirine, « une adolescente de 300 ans », mal dans sa peau, à la fois proche et jalouse de sa sœur Josacine. Précision importante, les deux jeunes femmes sont des vampires ! (Il faut dire que Sfar semble apprécier les vampires…) Rapidement, Aspirine s’attache – à son corps défendant au début – un jeune amoureux transi, amateur de jeux de rôle (il vaut mieux être un peu fan ou connaître un minimum cet univers pour comprendre les clins d’œil de Sfar à cet univers, via ce personnage : règles, personnages, ambiance, voire même lieux de vente et de jeu sur Paris – puisque toute l’intrigue se déroule au cœur de Paris), prêt à tout pour vivre quelque chose d’extraordinaire avec Aspirine. L’histoire se laisse lire – plus facilement en ce qui me concerne que beaucoup de ce que j’ai lu de Sfar. Mais je lui reproche ici une trop grande profusion de textes. C’est clairement trop bavard, voire verbeux, Sfar multipliant les références, les longs monologues, au détriment parfois de la fluidité de l’histoire. Mais c’est quand même un album intéressant. ************************************** Je complète mon avis après lecture du deuxième album, que j'ai fini en le survolant, franchement déconnecté de l'histoire, qui ne m'a pas vraiment captivé. Alors que le premier tome m'avait presque fait oublier mes préventions à l'égard de Sfar - et supporter ses longs monologues philosophiques -, ici rien pour les contrebalancer. Je me suis réellement ennuyé, et je pense que Sfar doit arrêter les frais avec cette série, il aurait même dû se contenter d'un one-shot ! Bref, vous l'avez compris, je ne vous recommande à la lecture (et à l'achat éventuellement) que le le premier album, le second étant hautement dispensable.