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Le Masque de fer

Note: 2.13/5
(2.13/5 pour 8 avis)

Cette série fait partie du cycle des 7 vies de l'épervier.


1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Les 7 vies de l'épervier Molière Théâtre Vécu

Jean Baptiste Donjon est un jeune homme rêvant de gloire. Il décide d'avoir une aussi belle destinée que celle de Molière. Poursuivant ses rêves de gloire, jean baptiste va en fait cumuler les revers de fortune. Loin d'égaler Molière, il va se compromettre dans des histoires de plus en plus délicates. Enfermé dans son donjon (c'était prédestiné), jean baptiste se souvient...

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1991
Statut histoire Série terminée 6 tomes parus
Couverture de la série Le Masque de fer
Les notes (8)
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13/07/2002 | SAGERA
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L'avatar du posteur Noirdésir

J'ai emprunté les 6 tomes de la série, mais je vais les rendre sans les avoir tous lus. En effet, j'ai arrêté ma lecture après les deux premiers albums, ne faisant que feuilleter les suivants. Il faut dire que la lecture s'avère particulièrement rébarbative ! Je me suis ennuyé. D'une part c'est trop verbeux, le texte trop abondant remplissant les bulles, les cases, sans pourtant faire avancer l'aventure. Car il ne se passe finalement pas grand choses, et les atermoiements, les rebonds de la vie de ce Jean-Baptiste du Donjon, sorte de révolté qui repousse sa famille pour atteindre ses rêves et créer sa compagnie de théâtre, souhaitant réussir là où Molière se fait une place au soleil, à la cour de Louis XIV, eh bien cela m'a clairement saoulé. Et les quelques intrigues annexes (complots déjà vus ailleurs), les quelques clins d'oeil glissés dans ce texte foisonnant au coeur de certaines répliques, rien n'a pu m'empêcher de décrocher, et j'ai renoncé, sans trop de regrets, à savoir où Cothias voulait nous amener. Il faut dire que le dessin de Marc Renier, à la fois très bon et très classique, précis pour les décors et les personnages, a lui aussi fait pencher la balance du mauvais côté, puisque ce trait se modifie, se détériore serais-je tenté d'écrire, à la fin du tome 2, ceci achevant de me convaincre que la suite se ferait sans moi. Une vieille BD qui a mal vieilli ? En tout cas, je n'y retournerai pas.

26/12/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

"Patrick Cothias et Marc Rénier dépoussièrent l'une des plus sombres énigmes de l'Histoire de France et recréent avec magie et précision la vie du temps des comédiens et des pauvres gens". Tel est le texte éditeur qui figure sur le 4ème de couverture des 2 premiers tomes. Si je m'en étais tenu à ces deux-là, j'aurais lâché aussitôt cette série que j'ai trouvé tout de suite ardue à lire, et surtout sans aucun intérêt, avec des scènes dont je ne comprenais pas le sens, ni pourquoi elles figuraient à tel endroit, et surtout leur inutilité à servir le scénario était évidente, si bien que je me suis demandé où Cothias voulait en venir avec cette histoire. Finalement, il fallait subir tout ça pour introduire le personnage central et montrer au lecteur sa progression parmi les grands personnages de la Cour. Baste ! la peste soit de ce fieffé maroufle ! Cothias ne pouvait-il pas présenter son personnage plus simplement en quelques pages ? Que de complications inutiles ! Son expérience de scénariste lui permettait des raccourcis, et au lieu de ça, il nous inflige des marivaudages ridicules et grotesques, une secte sanglante et des meurtres sans fondement et qui n'auront ensuite que très peu d'incidence sur le récit. Car ce n'est qu'à partir du tome 3 que ça commence à devenir intéressant et surtout que l'implication de la série dans Les 7 vies de l'épervier est flagrante, Cothias arrive enfin à y faire allusion par des recoupements, ainsi qu'avec les autres séries dérivées, notamment Le Fou du Roy. Ouf !... Alors malgré ce changement, je ne suis quand même guère satisfait par l'ensemble de la série qui se révèle être la moins passionnante de tout le cycle de l'Epervier. Certes, le langage d'époque à la façon de Molière est joli, les grands personnages historiques sont nombreux, les allusions historiques dont je suis friand sont bien restituées, Cothias imbriquant différentes intrigues au sein de la vraie Histoire, comme la rivalité entre Fouquet et Colbert qui était bien réelle, ou encore la fameuse fête de Vaux qui rendit jaloux Louis XIV... mais quel fatras ! et quel essoufflement surtout, je crois que c'était la série de trop qu'il ne fallait pas faire. Pour un gars comme moi passionné d'Histoire, qui connait assez bien cette période, c'est déjà peu passionnant, alors imaginez un néophyte qui a envie d'en apprendre un peu plus en se distrayant, ça risque d'être vraiment difficile. Quant au dessin, pas grand chose à dire, les 2 premiers tomes sont bons, le trait est clair, les décors précis, j'y ai reconnu plusieurs monuments ou châteaux réels, mais vers la fin du tome 2, un net changement s'opère surtout sur les visages qui ne sont pas constants, le lettrage change, puis sur les 2 derniers tomes, ça redevient mieux, Marc Rénier en profitant pour placer des silhouettes clin d'oeil d'acteurs (Depardieu en Cyrano, De Funès en Avare...). Au final, Cothias comme c'était souvent le cas, s'est encore fourvoyé et a brodé trop longtemps son début pour faire du sur place une fois au milieu, et ensuite, s'apercevant qu'il était à cours d'inspiration, il a un peu bâclé la fin pressé d'en finir, ce final survenant de façon un peu trop précipitée, ce qui donne seulement 3 derniers tomes mieux maîtrisés mais pas sans défauts. C'est donc une série avec un potentiel intéressant par le contenu historique et ses personnages, mais complètement sabordée par un scénariste faisant feu de tout bois, qui n'a fini par produire qu' une Bd au ventre mou et au développement soporifique. Encore un vrai gâchis..

08/12/2014 (modifier)

(Après lecture des tomes 1, 2 et passage direct au 6). Bon, je ne vais pas y aller par 4 chemins : c'est complètement grotesque. Le scénario n'est basé sur rien, le personnage principal n'est pas crédible deux minutes, c'est lamentable. Comme dans le Fou du Roy, il y a plusieurs fois dans le texte off une expression du style : "Et le temps passe...". Comme si le scénariste lui-même s'ennuyait de l'histoire qu'il est en train de raconter ! Au début, le dessin est tout simplement époustouflant. Encore un point commun avec le Fou du Roy : ça fait vraiment de la peine de voir un dessinateur aussi talentueux gâcher son talent sur un scénario aussi inepte. Mais y aurait-il deux Marc-Renier ? Très précisément à partir de la planche 32 du tome 2, on constate un changement de style : le dessin est moins élégant, le lettrage devient tremblant (comme d'autres posteurs l'ont déjà remarqué) et même la signature n'est plus la même. Mystère. Cela reste correct ceci dit, mais comme seul le dessin exceptionnel me retenait jusque là, j'ai zappé directement au dernier tome pour constater que la fin était aussi ridicule que le début, et puis basta.

08/08/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Récit historique mêlant habillement personnages réels et héros de roman, ce « Masque de fer » aurait pu me séduire si … un souffle épique l’avait parcouru. Malheureusement, et malgré un bon premier tome, la série tombe rapidement dans le dessin illustré. La narration est trop présente, peu passionnante (à mon avis) et trop scolaire, du genre « trucmuche couche avec machin et qui enfante par un beau jour de juin » avec, dans une première case trucmuche qui couche avec machin et dans la seconde un nouveau-né dans les bras de machin. Rien de passionnant à mes yeux. En fait, la série se centre avant tout sur les luttes d’influence autour de Louis XIV, un sujet qui ne me passionne pas. Tout passe par la langue de bois, le persiflage, les fausses rumeurs, sans qu’il n’y ait vraiment d’action. Rien à faire, et malgré le beau travail de Cothias (qui mélange avec talent éléments historiques et légendes romanesques), je m’ennuie. Reste le travail de Marc-Renier. Un travail très inégal, à mes yeux. L’artiste a un trait réaliste fin et élégant qui doit être « habillé » pour totalement me convaincre. Je veux dire par là que lorsqu’il simplifie son trait, lorsqu’il oublie ses décors, l’auteur perd toute sa force. Hors, à partir du milieu du deuxième tome jusqu’à la fin du quatrième, Marc-Renier simplifie exagérément son trait. Ce choix est sans doute dû à un souci de productivité (5 ans entre le premier et le deuxième tome, puis trois tomes qui s’enchainent en trois années), mais il est vraiment peu judicieux à mon avis. A partir du cinquième tome, la qualité est de retour et le sixième est vraiment très beau. Malheureusement, je crains que beaucoup de lecteurs aient déjà décroché à ce moment là. Résultat : parce que le sujet ne m’a pas semblé très intéressant, parce qu’il est exposé d’une manière trop scolaire, parce que le dessin connaît en cours de route une énorme perte de qualité, je ne peux dire que « bof ! »

16/09/2009 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Joli, bien fait, mais parfois un peu embrouillé. Je me suis retrouvé fin 1703, à la Bastille, où l’homme au masque de fer entreprend d’écrire ses mémoires. J’ai eu à me repérer dans certains destins, ceux de cet homme, de Molière, de d’Artagnan. Cothias, imaginatif, a ici créé des rencontres entre des personnages divers mais qui, d’une certaine façon, vivent des passions identiques. Il invente ainsi des intrigues qui mêlent l’Histoire à la fiction avec des intervenants réels ou fictifs. Je ne sais pas, je m’attendais à autre chose, quelque chose de plus « authentique ». Néanmoins, c’est bien fait ; surtout par le dessin de Marc-Renier. Ce dernier fait montre d’un graphisme réaliste, pointilleux, détaillé, précis ; et restitue bellement le Paris du tout début du 18ème siècle. Une bonne série imaginative, très bien dessinée, mais dans laquelle je n’ai pas trouvé facilement mes « jalons » de lecture. Et ça, ça m’embête un peu.

19/01/2009 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 3/5

Une série qui a le mérite de ne pas prendre pour héros un homme irréprochable, mais au contraire un ambitieux fils de marchand sans talent qui souhaite pourtant rivaliser dans l'écriture avec Molière. Les deux premiers tomes montrent sa dégradation en coupant les liens avec son riche père pour vivre de sa plume, mais ce personnage cynique et intéressé finit par se montrer touchant à force d'être incapable et malchanceux. Il devient espion pour Mazarin. Malheureusement, de là, Cothias finit comme souvent par s'empêtrer dans ses intrigues, et ses tomes 3 et 4 finissent par paraître bavards et languissants, un peu répétitifs. Heureusement, il redresse la barre avec le tome 5 et surtout le 6, où il semble pressé d'en finir enfin avec ce cycle, et où il réussit à multiplier les rebondissements jusqu'à une réaction finale surprenante et réussie du personnage, qui détourne la chute attendue avec le choix du long retour en arrière qu'est la narration, celle-ci étant le récit du personnage devenu le masque de fer en train de se remémorer sa vie. Il a su donner à l'ensemble un contexte historique précis à son récit tout en montrant à merveille les années qui passent, tout en ménageant quelques surprises. Ses dialogues sont réussis, malgré quelques curiosités, et son style se laisse lire sans désagrément, même s'il ne fait pas oublier un certain ralentissement au milieu de la série, comme dit plus haut. Le dessin de Marc-Rénier, précis, fouillé et ambitieux, réserve de belles compositions, et ne se laisse pas aller à la facilité pour décrire aussi la boue des basses rues des cités, que le luxe des châteaux de la noblesse. Ses couleurs sont un peu froides, mais il restitue à merveille les situations décrites par Cothias qu'il transcende. Au final, une série un peu inégale mais agréable.

10/05/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Dans le cadre du cycle des 7 Vies de l'Epervier, cette série est à mes yeux à mi-chemin entre Ninon secrète et Masquerouge. On y retrouve le décor et nombre de personnages de la première de ces deux séries (dont Ninon elle-même), le tout mêlé à une intrigue à base de cagoulards au début puis d'échanges d'enfants en lien avec le tome 8 de Masquerouge. Mais autant, j'avais relativement apprécié Ninon secrète, autant ici, la sauce ne prend pas. Le dessin est très académique, très austère. Il manque franchement de charme. Et même s'il est correct pour les personnages, les décors dessinés à la règle ne sont vraiment pas pour me plaire. En outre, au cours du deuxième tome, le style de dessin change tout à coup complètement, de même que le lettrage, pour devenir un petit peu moins académique mais franchement moins bon soudainement. C'est presque comme si le dessinateur (et surtout le lettreur) avait changé alors que ce n'est pas le cas, semble-t-il. Bizarre, mais raté à mon goût. Ca donne franchement l'impression que la série ne marchant pas, le dessinateur a décidé de moins se donner de peine sur le dessin pour produire les planches plus rapidement. Quant à l'histoire, elle n'est guère prenante. Comme toujours avec Cothias, on rentre bien dans la période historique, les détails et la chronologie des évènements historiques sont d'ailleurs expliqués en détail en début de chaque tome et au fil des albums. Historiquement, c'est donc assez intéressant. Mais pour commencer, le personnage principal, Jean-Baptiste Donjon, n'est pas attachant du tout à mon goût. On suit ses aventures sans grand interêt, d'autant que l'intrigue réelle ne se dévoile pas avant le troisième tome. Et même alors, on suit toujours l'histoire sans s'y intéresser réellement, sans que cela ne marque les esprits. Tout m'y a semblé plat, sans âme. Ca se laisse lire, mais c'est vraiment sans plus.

31/03/2005 (modifier)
Par SAGERA
Note: 2/5

Comme je l'ai écrit à propos d'autres séries satellites des 7 vies de l'épervier, Cothias s'est fourvoyé dans des avatars beaucoup moins heureux. Avec ce masque de fer, on replonge dans le constat de la mayonnaise qui ne prend pas. L'histoire se suit avec difficulté. On est rarement surpris. En fait, cette suite est aussi interessante à lire qu'une dissert écrite par un fort en thème. Quant au dessin.... ah là là... je ne veux pas en rajouter mais c'est incroyable de tomber sur une telle pauvreté graphique.

13/07/2002 (modifier)