Je ne suis jamais entré dans ce one shot. Déjà, en terme de déjà vu, on est dans du très très classique. Un bandit “de l’ancienne école”, qui se sent en décalage avec les “jeunes qui ne respectent plus rien”, se fait doubler lors d’un braquage. Et, dans le même temps, sa fille se fait enlever. Il doit payer la rançon et, du coup, récupérer sa part du magot. En parallèle, il cherche d’autres solutions, et il va petit à petit péter les plombs et sombrer dans l’ultra violence. On a aussi des planches qui montrent sa fille et sa captivité, ainsi que sa fuite.
Bon, rien d’original de bout en bout. Le dessin n’apporte pas grand chose, et ne contribue pas à rendre les personnages attachants. La fille du héros est certes très belle, mais elle ne parle pas, elle ne réagit pas, on ne connaît rien sur sa vie et son passif, du coup impossible pour moi de s’y attacher. Pareil pour son père. En fait, je pense que les deux auteurs ont voulu aller trop vite. Pas assez de développement, ni des personnages ni des situations, et trop d’intrigues. Ça va beaucoup trop vite, on passe d’une chose à l’autre sans véritable transition et sans trop comprendre pourquoi. Les différentes situations ne sont pas assez développées, et du coup il est difficile de rentrer dedans, alors que toute la partie de la fuite de la fille aurait pu être sympa (même si là, pour le coup, c’est le degré 100 du vu et revu) si elle n’était pas encore et encore entrecoupée. Et puis les deux types qui enlèvent la fille sont vraiment hyper caricaturaux, du coup le récit en a encore perdu en crédibilité pour moi.
En définitive, je n’y ai pas cru une seconde, je ne me suis pas attaché aux personnages, bref je ne suis jamais rentré dedans ; une lecture aussitôt oubliée une fois le livre fermé.
Je connaissais l'oeuvre de Fletcher Hanks depuis quelques années vu que j'avais lu ses histoires en anglais sur des sites et des forums spécialisés dans les bandes dessinées 'so bad it's good' comme on dit en anglais (tellement mauvaises que ça devient bon, en gros des BDS nanars).
C'est vrai que pris séparément les récits sont pas mal amusants si on aime le nanar. Le dessin est moyen et les scénarios sont tellement naïfs qu'en comparaison Tintin chez les soviets fait figure d'oeuvre mature. Le problème est que les récits ont des bases répétitives et du coup cela devient vite lassant de lire le tout dans un album au lieu de lire un récit de temps en temps. Et puis franchement la moitié de mes fous-rires lorsque je les lisais sur internet venait des commentaires d'autres internautes qui souvent pointaient des choses que je n'avais pas remarquées alors que lorsque je lis un album de BD, ben je le fais tout seul donc du coup l'ambiance n'est plus la même. Je dois donc dire que je me suis vite ennuyé après deux-trois récits.
Alors ça reste une curiosité qui pourrait plaire à certains qui ne connaissent pas Fletcher Hanks. Et comme le disent les autres posteurs, c'était tout de même un gros connard qui méritait bien de ne pas être du tout connu de son vivant et je comprends que même s'il est mort depuis longtemps des lecteurs risquent de ne pas apprécier de lire l'oeuvre d'un salaud.
Je suis très étonné de retrouver Jacobsen dans un dessin plutôt médiocre, assez ordinaire, peu soigné ; à côté de ses autres bandes comme La Grenouille, Lou taxi de nuit ou Céline, ça tranche vraiment. Le dessin fait fouillis et granuleux, c'est pas terrible, et question sujet, c'est pas exploité d'une belle façon, c'est une succession de pénétrations, de sodomies sauvages et de trucs dégoûtants dans un milieu de camionneurs qui se font reluire par Rita l'héroïne de ces histoires, une chaudasse de première, à gros nichons, bref, ça pine à tout va sur les aires d'autoroutes désertes la nuit.
Sur ces stéréotypes, c'est très édifiant et surtout bien observé, mais je trouve que ce thème aurait mérité mieux et que les auteurs auraient pu éviter la facilité, j'avais l'impression d'être dans un mauvais porno de troisième zone. Ca doit être pour ça que je ne lisais que du coin de l'oeil cette série lorsqu'elle parut dans SexBulles en 2002 (ou peut-être Bédé Adult, je ne sais plus).
Je connais Peter Pluut, auteur néerlandais assez populaire dans les années 80 dont j'avais lu des séries comme "les Aventures de Nicky Mono - le Dieu cochon" dans l'Echo des Savanes (paru en album chez Albin Michel en 1985), ou encore "Richard Crévecoeur" paru dans Métal Hurlant vers 1983 je crois... c'était des petits récits sympathiques à forte tendance érotique, bien que peu passionnants.
Avec "Jerry et Line", on est à peu près dans le même créneau, ce sont des aventures humoristiques sur un couple libre qui s'inscrivent tout à fait dans son époque de parution par son audace libertine, c'était très tendance dans cette décennie 80 ; faut aimer ce ton insouciant et débridé, c'est pas évident d'y adhérer, d'ailleurs la bande est très méconnue, vu qu'il n'y avait jusqu'ici qu'un seul avis sur le site.
Ces aventures sont une sorte de mix de plusieurs genres, il y a un vague fond policier, enrobé par une étude de moeurs assaisonnée d'érotisme gentil, un peu comme une chronique du quotidien, mais un quotidien parsemé d'expériences de vie, ça aurait pu paraitre aussi dans l'Echo des Savanes qui accueillait à l'époque ce genre de bande. J'ai trouvé l'ensemble amusant pendant un moment mais ça n'est guère transcendant, et je ne sais pas si ça peut intéresser des lecteurs d'aujourd'hui, car ça fait un peu daté, trop marqué par les années 80.
Le dessin de Pluut aussi est typique de cette période, c'est un style moderniste qui s'est bien arrangé parce qu'au début, sur les bandes que j'ai citées au début de cet avis, le style était plutôt géométrique, proche de Phil Perfect ou de Stan Caïman ; en l'état, j'aime assez, Pluut a évolué vers une sorte de Ligne Claire plus travaillée, seul le fond peut déplaire car ça sonne un peu creux.
Oui, ben non, je crois bien que c'est après une vingtaine de pages que j'ai lâché l'affaire, attention je suis allé jusqu'au bout mais il y avait bien longtemps que ces divagations m'avaient perdu en route.
Les histoires de voyages dans le temps sont toujours difficiles à maitriser, il faut un auteur qui soit suffisamment clair et précis dans son propos avec en plus une petite touche de langage "scientifique" qui ne perde pas le lecteur. Langage scientifique c'est d'ailleurs une expression amusante si l'on considère le sujet puisqu'à ma connaissance le voyage dans le temps n'existe pas.
Je suis habituellement bon public et apte à gober toutes sortes de fadaises mais là je n'ai pas réussi, et puis l’héroïne Line me gave, je sais pas trop pourquoi, est-ce lié au dessin ? Peut être son visage avec un trait sous chaque œil pour signifier l'épuisement ou je ne sais, ça me va pas.
Cet album est certes original mais sans doute trop pour moi. Un scénario capillotracté et un dessin que je trouve assez passable surtout en ce qui concerne les personnages, je passe mon chemin.
Je ne peux pas dire que j’ai été convaincu. Pourtant, les romans graphiques, c’est un genre que j’affectionne. J’estime qu’il n’y a pas besoin qu’il se passe grand chose d’extraordinaire dans une bd pour qu’elle soit sympa et agréable à lire. En fait, ce qui compte dans ce type de bds, c’est le héros. Dans tous les romans graphiques que j’affectionne, le héros est attachant, on a envie de suivre son évolution, de savoir comment il va s’en sortir, comment il va réussir à surmonter les difficultés de la vie, qui sont celles auxquelles nous devons tous (ou presque) faire face. Par exemple, lorsque j’ai lu Le Combat ordinaire, j’avais envie de savoir comment Marco allait s’épanouir dans sa vie, gérer sa dépression et dans quelle mesure il allait faire des concessions pour assurer son propre bonheur. Pareil, dans Lou !, on veut savoir comment l'héroïne va passer le cap de l’adolescence, les premiers amours et comment elle va se construire en tant qu’adulte. Et on a envie de savoir parce que les héros livrent leurs sentiments, parlent de leur doutes. Ils sont entiers quoi, on les voit dans leurs moments de joie, de tristesse, etc.
Or, le héros, ici, est inexistant : il ne sourit pas, il ne fait pas la tronche, il ne rigole pas, il ne pleure pas, on ne sait pas ce qu’il pense. Cela est dû tant à la narration (absence de description et personnage principal mutique) qu’au dessin (beaucoup de cases où le visage d’Antoine est vide, sans bouche, yeux ni oreilles, du coup il n’a aucune expression).
Certes, ce héros plutôt fade est compensé par une héroïne un peu plus intéressante. Et encore. Antoine est donc un gamin timide qui se réfugie dans le dessin et dans l’ennui des mêmes vacances tous les ans dans la maison de famille. Mais arrive Hélène, de deux ans son aînée, et avec qui il va amorcer son passage vers l’âge adulte.
Déjà, je rejoins Ro sur le fait que c’est un peu gros, la fille belle, gentille, qui s’intéresse au petit gamin un peu renfermé et pas du tout “cool”. Bon, après pourquoi pas, et je ne dis pas que l’histoire en elle même n’a pas d’atouts. L’amourette entre les deux ados est plutôt construite, les scènes de sexe sont à la fois pudiques et sensuelles. Mais bon, pas de quoi s’enthousiasmer, et comme je l’ai dit, des héros plus hauts en couleurs, et surtout plus expressifs auraient très bien pu porter cette bande dessinée. Mais vraiment, je les ai trouvés bien trop plats, même Hélène. Certes, c’est elle qui prend les initiatives, qui guide Antoine vers l’âge adulte, alors qu’elle même est un peu paumée, entre désir de se faire de vrais amis, et volonté de plaire aux autres et de connaître enfin les plaisirs de l’amour. Rajoutons à cela le drame initial (fausse couche de la mère) et il y avait de quoi faire quelque chose de très sympa à suivre.
Mais les pistes ne sont pas assez exploitées, Bastien Vivès se perd à essayer de développer deux personnages (Antoine et Hélène) en même temps, et sans se concentrer totalement sur un. Quant aux personnages secondaires, le petit frère est assez insupportable (je pense que c’était le but, mais du coup il en vient à devenir horripilant même pour le lecteur) et les autres (ados et adultes) font seulement figures de décor.
Je n’ai pas non plus été convaincu par la fin, je ne vois pas trop ce que ça vient ajouter, et surtout c’est un peu gros. Et je ne vois pas non plus l’intérêt de la toute dernière planche, ça fait quand même un peu (beaucoup) cliché.
Et enfin, le dessin. C’est la première fois que je lis une oeuvre de Bastien Vivès, et il faut bien avouer que son style est vraiment particulier, et très original. Comme je l’ai dit plus haut, pour les scènes d’amour, il rend bien. Hélène est sensuelle, mais rien de vulgaire, c’est très pudique et ça convient donc très bien à un amour entre adolescents. Pour le reste, … le visage d’Hélène est très bien fait, quand il est dessiné. Quant aux autres, quand ils sont détaillés (une fois sur trois), ils sont assez moches. En particulier celui d’Antoine, qui a des grosses lèvres et un regard inexpressif au possible.
En fait, ce sont les corps qui sont esthétiques avec ce style graphique. Mais ça ne me suffit pas. Les décors sont réduits au minimum, mais c'est plus le style général qui ne me convient pas. Mi abstrait mi réaliste, et qui fait que les personnages changent pas mal d'apparence selon les cases. Et, surtout, il y a cette colorisation si particulière qui vient compléter ce style, ce noir et blanc qui est plus un blanc/gris/noir, a forte dominante blanc. Au final, ça me donne une impression crémeuse, comme si il y avait trop de blanc, de la crème partout. C'est trop lumineux, du coup ça m'empêche de bien me concentrer sur la planche. Et le style "crème", ne me plait pas trop, j'ai l'impression que l'auteur en reste au stade de croquis, alors même que je reconnais qu'il a une belle patte, et que son trait est assuré. Je reconnais la particularité du bonhomme et son talent, et ça ne m'étonne pas que plusieurs y trouvent leur compte.
Moi, malheureusement, je n'ai pas trop été convaincu, et je n’ai pas trop envie, pour l’instant en tout cas, de rouvrir une bd signée Vivès.
Dommage! L'intrigue/ l'idée n'était pas mal mais manque cruellement de fond, surtout avec autant d'albums. Clairement ils auraient pu n'en faire que deux albums. Je crois qu'ils l'ont développée en 12 ou 18 mois. Ça se ressent. Il y a aussi beaucoup de répétitions. Les dessins sont pas mal.
Dommage.
Acheter ou offrir? Non. En plus 4 albums ça fait cher !
Hum, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette BD de Zidrou, qui me semble avoir fait largement mieux avec d'autres One-shot dans le même genre. Il devient un spécialiste des histoires intimistes et des réflexions sentimentales, mais dans ce cas présent, je dois avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire.
Le premier souci est venu du dessin, qui privilégie des grandes cases et des proportions parfois étranges. C'est un peu dissonant avec l'intrigue intimiste que le récit déroule, et les cases très grandes m'ont paru trop grandes.
Pour le récit, le fait que ce soit décousu ne m'a pas spécialement dérangé, même si j'ai dû le relire pour être sûr d'avoir tout compris. Mais le souci fut plutôt que l'intrigue fut trop rapide, avec une idée de base qui est certes surprenante et peu courante, mais qui m'a semblé trop peu étoffée. Il manquait un poil de chose au récit, un peu plus de corps. Là, le dénouement et les résolutions semblent trop faciles, notamment sur les dernières pages. C'est dommage, d'habitude je suis facilement captivé par les récits de Zidrou et sa façon très humaine de raconter des histoires tendres, mais là je n'ai pas été pris dans celle-ci. Tant pis, je retenterai une prochaine fois !
Je connaissais un peu Masse de nom et je voulais découvrir son oeuvre. J'ai commencé avec cette encyclopédie qui semble être une de ses œuvres phares et disons qu'après lecture, je ne suis pas pressé de découvrir le reste !
C'est la réédition de l'encyclopédie que Masse a publiée dans les années 80 et il a ajouté des récits inédits ainsi que des caricatures et des photos. Ce sont des histoires qui sont parues dans plusieurs journaux des années 70-80 (Hara Kiri, (A suivre), Métal Hurlant, Fluide Glacial, etc) et aussi des inédits qui datent de 2014 si je me fie aux sommaires des deux albums.
J'ai bien aimé le dessin de Masse que je trouve expressif et beau à la fois en noir et blanc et en couleurs. C'est plutôt au niveau de son humour que ça ne passe pas. C'est de l'humour absurde et totalement inclassable qui me fait penser au travail de Daniel Goossens sauf que cet auteur est capable de me faire rire alors qu'ici je me suis franchement ennuyé. C'est le genre d'humour inclassable que soit le lecteur embarque dans le délire de l'auteur, soit il le rejette. Les différentes notes variées des séries de l'auteur sur ce site le prouvent. Ce qui m'a le plus déplu est que la plupart du temps ses bandes dessinées ont beaucoup de dialogues et que ça devient vite chiant de les lire parce que ses dialogues ne me font pas du tout rire. En fait, les rares fois où j'ai souri, c'était avec des gags comprenant peu de textes.
La lecture de ses deux longs albums a donc été un calvaire pour moi et vers la fin j'avoue que je regardais uniquement les images. C'est dommage parce que j'adore le dessin de Masse et il a un univers particulier intéressant et parfois même poétique, mais il faut croire que c'était trop hermétique pour moi. À réserver aux fans.
Geoffroy Monde nous avait bien amusés il y a trois ans avec De rien, un assemblage de saynètes humoristiques à caractère sociologique qui avait révélé un auteur original dans la veine d’un Goossens ou d’un Pierre la Police. Depuis, il a prouvé qu’il aimait tenter de nouvelles expériences, preuve en est avec Poussière, une série SF des plus atypiques dont on attend la conclusion. Aujourd’hui, avec cette mini-BD en petit format, on a l’impression qu’il s’est offert une récréation en s’essayant au strip.
Comme avec De rien, Geoffroy Monde reste dans l’humour décalé, mais la comparaison s’arrête là. Si l’idée de départ, faire une parodie des ouvrages de développement personnel et autres guides de coaching, était plutôt bonne, le résultat est malheureusement en deçà des attentes. La ligne claire rend la lecture très lisible, mais ici pas de recherche graphique particulière, Monde a opté pour la simplicité propre au genre. Là où ça fonctionne moins, c’est sur le plan de l’humour, qui frise parfois le conceptuel avec profusion d’ellipses, ce qui fait que bien souvent les gags tombent à plat, décrochant au mieux un sourire chez le lecteur. Mais après tout, avec « Comment réussir », l’auteur n’a peut-être fait que pousser son humour offbeat dans les extrêmes, appliquant délibérément pour son propre travail cet anti-guide de la réussite. Accident de parcours ou simple ballon d’essai ? Si anecdotique soit-elle, cette production ne nous découragera pas pour autant de suivre le créatif Geoffroy Monde avec intérêt.
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Cavales
Je ne suis jamais entré dans ce one shot. Déjà, en terme de déjà vu, on est dans du très très classique. Un bandit “de l’ancienne école”, qui se sent en décalage avec les “jeunes qui ne respectent plus rien”, se fait doubler lors d’un braquage. Et, dans le même temps, sa fille se fait enlever. Il doit payer la rançon et, du coup, récupérer sa part du magot. En parallèle, il cherche d’autres solutions, et il va petit à petit péter les plombs et sombrer dans l’ultra violence. On a aussi des planches qui montrent sa fille et sa captivité, ainsi que sa fuite. Bon, rien d’original de bout en bout. Le dessin n’apporte pas grand chose, et ne contribue pas à rendre les personnages attachants. La fille du héros est certes très belle, mais elle ne parle pas, elle ne réagit pas, on ne connaît rien sur sa vie et son passif, du coup impossible pour moi de s’y attacher. Pareil pour son père. En fait, je pense que les deux auteurs ont voulu aller trop vite. Pas assez de développement, ni des personnages ni des situations, et trop d’intrigues. Ça va beaucoup trop vite, on passe d’une chose à l’autre sans véritable transition et sans trop comprendre pourquoi. Les différentes situations ne sont pas assez développées, et du coup il est difficile de rentrer dedans, alors que toute la partie de la fuite de la fille aurait pu être sympa (même si là, pour le coup, c’est le degré 100 du vu et revu) si elle n’était pas encore et encore entrecoupée. Et puis les deux types qui enlèvent la fille sont vraiment hyper caricaturaux, du coup le récit en a encore perdu en crédibilité pour moi. En définitive, je n’y ai pas cru une seconde, je ne me suis pas attaché aux personnages, bref je ne suis jamais rentré dedans ; une lecture aussitôt oubliée une fois le livre fermé.
Je détruirai toutes les planètes civilisées !
Je connaissais l'oeuvre de Fletcher Hanks depuis quelques années vu que j'avais lu ses histoires en anglais sur des sites et des forums spécialisés dans les bandes dessinées 'so bad it's good' comme on dit en anglais (tellement mauvaises que ça devient bon, en gros des BDS nanars). C'est vrai que pris séparément les récits sont pas mal amusants si on aime le nanar. Le dessin est moyen et les scénarios sont tellement naïfs qu'en comparaison Tintin chez les soviets fait figure d'oeuvre mature. Le problème est que les récits ont des bases répétitives et du coup cela devient vite lassant de lire le tout dans un album au lieu de lire un récit de temps en temps. Et puis franchement la moitié de mes fous-rires lorsque je les lisais sur internet venait des commentaires d'autres internautes qui souvent pointaient des choses que je n'avais pas remarquées alors que lorsque je lis un album de BD, ben je le fais tout seul donc du coup l'ambiance n'est plus la même. Je dois donc dire que je me suis vite ennuyé après deux-trois récits. Alors ça reste une curiosité qui pourrait plaire à certains qui ne connaissent pas Fletcher Hanks. Et comme le disent les autres posteurs, c'était tout de même un gros connard qui méritait bien de ne pas être du tout connu de son vivant et je comprends que même s'il est mort depuis longtemps des lecteurs risquent de ne pas apprécier de lire l'oeuvre d'un salaud.
Nuit très sauvage
Je suis très étonné de retrouver Jacobsen dans un dessin plutôt médiocre, assez ordinaire, peu soigné ; à côté de ses autres bandes comme La Grenouille, Lou taxi de nuit ou Céline, ça tranche vraiment. Le dessin fait fouillis et granuleux, c'est pas terrible, et question sujet, c'est pas exploité d'une belle façon, c'est une succession de pénétrations, de sodomies sauvages et de trucs dégoûtants dans un milieu de camionneurs qui se font reluire par Rita l'héroïne de ces histoires, une chaudasse de première, à gros nichons, bref, ça pine à tout va sur les aires d'autoroutes désertes la nuit. Sur ces stéréotypes, c'est très édifiant et surtout bien observé, mais je trouve que ce thème aurait mérité mieux et que les auteurs auraient pu éviter la facilité, j'avais l'impression d'être dans un mauvais porno de troisième zone. Ca doit être pour ça que je ne lisais que du coin de l'oeil cette série lorsqu'elle parut dans SexBulles en 2002 (ou peut-être Bédé Adult, je ne sais plus).
Jerry et Line
Je connais Peter Pluut, auteur néerlandais assez populaire dans les années 80 dont j'avais lu des séries comme "les Aventures de Nicky Mono - le Dieu cochon" dans l'Echo des Savanes (paru en album chez Albin Michel en 1985), ou encore "Richard Crévecoeur" paru dans Métal Hurlant vers 1983 je crois... c'était des petits récits sympathiques à forte tendance érotique, bien que peu passionnants. Avec "Jerry et Line", on est à peu près dans le même créneau, ce sont des aventures humoristiques sur un couple libre qui s'inscrivent tout à fait dans son époque de parution par son audace libertine, c'était très tendance dans cette décennie 80 ; faut aimer ce ton insouciant et débridé, c'est pas évident d'y adhérer, d'ailleurs la bande est très méconnue, vu qu'il n'y avait jusqu'ici qu'un seul avis sur le site. Ces aventures sont une sorte de mix de plusieurs genres, il y a un vague fond policier, enrobé par une étude de moeurs assaisonnée d'érotisme gentil, un peu comme une chronique du quotidien, mais un quotidien parsemé d'expériences de vie, ça aurait pu paraitre aussi dans l'Echo des Savanes qui accueillait à l'époque ce genre de bande. J'ai trouvé l'ensemble amusant pendant un moment mais ça n'est guère transcendant, et je ne sais pas si ça peut intéresser des lecteurs d'aujourd'hui, car ça fait un peu daté, trop marqué par les années 80. Le dessin de Pluut aussi est typique de cette période, c'est un style moderniste qui s'est bien arrangé parce qu'au début, sur les bandes que j'ai citées au début de cet avis, le style était plutôt géométrique, proche de Phil Perfect ou de Stan Caïman ; en l'état, j'aime assez, Pluut a évolué vers une sorte de Ligne Claire plus travaillée, seul le fond peut déplaire car ça sonne un peu creux.
L'Impossible Machine - Le Désert Vert
Oui, ben non, je crois bien que c'est après une vingtaine de pages que j'ai lâché l'affaire, attention je suis allé jusqu'au bout mais il y avait bien longtemps que ces divagations m'avaient perdu en route. Les histoires de voyages dans le temps sont toujours difficiles à maitriser, il faut un auteur qui soit suffisamment clair et précis dans son propos avec en plus une petite touche de langage "scientifique" qui ne perde pas le lecteur. Langage scientifique c'est d'ailleurs une expression amusante si l'on considère le sujet puisqu'à ma connaissance le voyage dans le temps n'existe pas. Je suis habituellement bon public et apte à gober toutes sortes de fadaises mais là je n'ai pas réussi, et puis l’héroïne Line me gave, je sais pas trop pourquoi, est-ce lié au dessin ? Peut être son visage avec un trait sous chaque œil pour signifier l'épuisement ou je ne sais, ça me va pas. Cet album est certes original mais sans doute trop pour moi. Un scénario capillotracté et un dessin que je trouve assez passable surtout en ce qui concerne les personnages, je passe mon chemin.
Une Soeur
Je ne peux pas dire que j’ai été convaincu. Pourtant, les romans graphiques, c’est un genre que j’affectionne. J’estime qu’il n’y a pas besoin qu’il se passe grand chose d’extraordinaire dans une bd pour qu’elle soit sympa et agréable à lire. En fait, ce qui compte dans ce type de bds, c’est le héros. Dans tous les romans graphiques que j’affectionne, le héros est attachant, on a envie de suivre son évolution, de savoir comment il va s’en sortir, comment il va réussir à surmonter les difficultés de la vie, qui sont celles auxquelles nous devons tous (ou presque) faire face. Par exemple, lorsque j’ai lu Le Combat ordinaire, j’avais envie de savoir comment Marco allait s’épanouir dans sa vie, gérer sa dépression et dans quelle mesure il allait faire des concessions pour assurer son propre bonheur. Pareil, dans Lou !, on veut savoir comment l'héroïne va passer le cap de l’adolescence, les premiers amours et comment elle va se construire en tant qu’adulte. Et on a envie de savoir parce que les héros livrent leurs sentiments, parlent de leur doutes. Ils sont entiers quoi, on les voit dans leurs moments de joie, de tristesse, etc. Or, le héros, ici, est inexistant : il ne sourit pas, il ne fait pas la tronche, il ne rigole pas, il ne pleure pas, on ne sait pas ce qu’il pense. Cela est dû tant à la narration (absence de description et personnage principal mutique) qu’au dessin (beaucoup de cases où le visage d’Antoine est vide, sans bouche, yeux ni oreilles, du coup il n’a aucune expression). Certes, ce héros plutôt fade est compensé par une héroïne un peu plus intéressante. Et encore. Antoine est donc un gamin timide qui se réfugie dans le dessin et dans l’ennui des mêmes vacances tous les ans dans la maison de famille. Mais arrive Hélène, de deux ans son aînée, et avec qui il va amorcer son passage vers l’âge adulte. Déjà, je rejoins Ro sur le fait que c’est un peu gros, la fille belle, gentille, qui s’intéresse au petit gamin un peu renfermé et pas du tout “cool”. Bon, après pourquoi pas, et je ne dis pas que l’histoire en elle même n’a pas d’atouts. L’amourette entre les deux ados est plutôt construite, les scènes de sexe sont à la fois pudiques et sensuelles. Mais bon, pas de quoi s’enthousiasmer, et comme je l’ai dit, des héros plus hauts en couleurs, et surtout plus expressifs auraient très bien pu porter cette bande dessinée. Mais vraiment, je les ai trouvés bien trop plats, même Hélène. Certes, c’est elle qui prend les initiatives, qui guide Antoine vers l’âge adulte, alors qu’elle même est un peu paumée, entre désir de se faire de vrais amis, et volonté de plaire aux autres et de connaître enfin les plaisirs de l’amour. Rajoutons à cela le drame initial (fausse couche de la mère) et il y avait de quoi faire quelque chose de très sympa à suivre. Mais les pistes ne sont pas assez exploitées, Bastien Vivès se perd à essayer de développer deux personnages (Antoine et Hélène) en même temps, et sans se concentrer totalement sur un. Quant aux personnages secondaires, le petit frère est assez insupportable (je pense que c’était le but, mais du coup il en vient à devenir horripilant même pour le lecteur) et les autres (ados et adultes) font seulement figures de décor. Je n’ai pas non plus été convaincu par la fin, je ne vois pas trop ce que ça vient ajouter, et surtout c’est un peu gros. Et je ne vois pas non plus l’intérêt de la toute dernière planche, ça fait quand même un peu (beaucoup) cliché. Et enfin, le dessin. C’est la première fois que je lis une oeuvre de Bastien Vivès, et il faut bien avouer que son style est vraiment particulier, et très original. Comme je l’ai dit plus haut, pour les scènes d’amour, il rend bien. Hélène est sensuelle, mais rien de vulgaire, c’est très pudique et ça convient donc très bien à un amour entre adolescents. Pour le reste, … le visage d’Hélène est très bien fait, quand il est dessiné. Quant aux autres, quand ils sont détaillés (une fois sur trois), ils sont assez moches. En particulier celui d’Antoine, qui a des grosses lèvres et un regard inexpressif au possible. En fait, ce sont les corps qui sont esthétiques avec ce style graphique. Mais ça ne me suffit pas. Les décors sont réduits au minimum, mais c'est plus le style général qui ne me convient pas. Mi abstrait mi réaliste, et qui fait que les personnages changent pas mal d'apparence selon les cases. Et, surtout, il y a cette colorisation si particulière qui vient compléter ce style, ce noir et blanc qui est plus un blanc/gris/noir, a forte dominante blanc. Au final, ça me donne une impression crémeuse, comme si il y avait trop de blanc, de la crème partout. C'est trop lumineux, du coup ça m'empêche de bien me concentrer sur la planche. Et le style "crème", ne me plait pas trop, j'ai l'impression que l'auteur en reste au stade de croquis, alors même que je reconnais qu'il a une belle patte, et que son trait est assuré. Je reconnais la particularité du bonhomme et son talent, et ça ne m'étonne pas que plusieurs y trouvent leur compte. Moi, malheureusement, je n'ai pas trop été convaincu, et je n’ai pas trop envie, pour l’instant en tout cas, de rouvrir une bd signée Vivès.
Golden Dogs
Dommage! L'intrigue/ l'idée n'était pas mal mais manque cruellement de fond, surtout avec autant d'albums. Clairement ils auraient pu n'en faire que deux albums. Je crois qu'ils l'ont développée en 12 ou 18 mois. Ça se ressent. Il y a aussi beaucoup de répétitions. Les dessins sont pas mal. Dommage. Acheter ou offrir? Non. En plus 4 albums ça fait cher !
Le Beau Voyage
Hum, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette BD de Zidrou, qui me semble avoir fait largement mieux avec d'autres One-shot dans le même genre. Il devient un spécialiste des histoires intimistes et des réflexions sentimentales, mais dans ce cas présent, je dois avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Le premier souci est venu du dessin, qui privilégie des grandes cases et des proportions parfois étranges. C'est un peu dissonant avec l'intrigue intimiste que le récit déroule, et les cases très grandes m'ont paru trop grandes. Pour le récit, le fait que ce soit décousu ne m'a pas spécialement dérangé, même si j'ai dû le relire pour être sûr d'avoir tout compris. Mais le souci fut plutôt que l'intrigue fut trop rapide, avec une idée de base qui est certes surprenante et peu courante, mais qui m'a semblé trop peu étoffée. Il manquait un poil de chose au récit, un peu plus de corps. Là, le dénouement et les résolutions semblent trop faciles, notamment sur les dernières pages. C'est dommage, d'habitude je suis facilement captivé par les récits de Zidrou et sa façon très humaine de raconter des histoires tendres, mais là je n'ai pas été pris dans celle-ci. Tant pis, je retenterai une prochaine fois !
La Nouvelle Encyclopédie de Masse
Je connaissais un peu Masse de nom et je voulais découvrir son oeuvre. J'ai commencé avec cette encyclopédie qui semble être une de ses œuvres phares et disons qu'après lecture, je ne suis pas pressé de découvrir le reste ! C'est la réédition de l'encyclopédie que Masse a publiée dans les années 80 et il a ajouté des récits inédits ainsi que des caricatures et des photos. Ce sont des histoires qui sont parues dans plusieurs journaux des années 70-80 (Hara Kiri, (A suivre), Métal Hurlant, Fluide Glacial, etc) et aussi des inédits qui datent de 2014 si je me fie aux sommaires des deux albums. J'ai bien aimé le dessin de Masse que je trouve expressif et beau à la fois en noir et blanc et en couleurs. C'est plutôt au niveau de son humour que ça ne passe pas. C'est de l'humour absurde et totalement inclassable qui me fait penser au travail de Daniel Goossens sauf que cet auteur est capable de me faire rire alors qu'ici je me suis franchement ennuyé. C'est le genre d'humour inclassable que soit le lecteur embarque dans le délire de l'auteur, soit il le rejette. Les différentes notes variées des séries de l'auteur sur ce site le prouvent. Ce qui m'a le plus déplu est que la plupart du temps ses bandes dessinées ont beaucoup de dialogues et que ça devient vite chiant de les lire parce que ses dialogues ne me font pas du tout rire. En fait, les rares fois où j'ai souri, c'était avec des gags comprenant peu de textes. La lecture de ses deux longs albums a donc été un calvaire pour moi et vers la fin j'avoue que je regardais uniquement les images. C'est dommage parce que j'adore le dessin de Masse et il a un univers particulier intéressant et parfois même poétique, mais il faut croire que c'était trop hermétique pour moi. À réserver aux fans.
Comment réussir
Geoffroy Monde nous avait bien amusés il y a trois ans avec De rien, un assemblage de saynètes humoristiques à caractère sociologique qui avait révélé un auteur original dans la veine d’un Goossens ou d’un Pierre la Police. Depuis, il a prouvé qu’il aimait tenter de nouvelles expériences, preuve en est avec Poussière, une série SF des plus atypiques dont on attend la conclusion. Aujourd’hui, avec cette mini-BD en petit format, on a l’impression qu’il s’est offert une récréation en s’essayant au strip. Comme avec De rien, Geoffroy Monde reste dans l’humour décalé, mais la comparaison s’arrête là. Si l’idée de départ, faire une parodie des ouvrages de développement personnel et autres guides de coaching, était plutôt bonne, le résultat est malheureusement en deçà des attentes. La ligne claire rend la lecture très lisible, mais ici pas de recherche graphique particulière, Monde a opté pour la simplicité propre au genre. Là où ça fonctionne moins, c’est sur le plan de l’humour, qui frise parfois le conceptuel avec profusion d’ellipses, ce qui fait que bien souvent les gags tombent à plat, décrochant au mieux un sourire chez le lecteur. Mais après tout, avec « Comment réussir », l’auteur n’a peut-être fait que pousser son humour offbeat dans les extrêmes, appliquant délibérément pour son propre travail cet anti-guide de la réussite. Accident de parcours ou simple ballon d’essai ? Si anecdotique soit-elle, cette production ne nous découragera pas pour autant de suivre le créatif Geoffroy Monde avec intérêt.