Visiblement, la bd Seuls, forte de son succès, a entrainé plusieurs déclinaisons dans ce genre de segment. Ce n’est pas la première fois ces derniers temps.
En l’espèce, il s’agit de suivre cinq animaux différents qui s’assemblent dans un monde où l’homme a subitement disparu. Il est vrai qu’une grande ville sans hommes, c’est un peu triste car c’est le retour de la loi de la jungle pour nos animaux domestiques qui devront faire face tous ensemble.
On a souvent dit que l’homme détruisait la planète mais on ne pense pas à l’inverse. En effet, nous sommes presque capables de détourner des astéroïdes qui pourraient détruire la planète tout entière entrainant la fin de toute vie. Il s’agit sans doute de croire en l’homme et en ses capacités.
Quelque chose me chiffonne d’emblée. Nous avons un chat, un chien, une vache, un sanglier et un pigeon. Je pourrais comprendre pour le chat, le chien d'avoir un maître humain. A la rigueur, cela passerait encore pour le pigeon et la vache. Mais pour le sanglier sauvage, c’est hors propos.
J’ai trouvé l’idée de départ fort intéressante. Par la suite, cela se transforme en une espèce de comédie burlesque et presque champêtre. C’est ce côté basse-cour théâtrale qui est venu tout gâcher à savoir le mystère de la disparition de ces humains.
Il y a bien une scène un peu tragique mais ce mélange entre drame et comédie ne semble pas trop fonctionner. Et puis, on trouve tous les animaux sauvages dans Paris et même des hyènes. C’est un peu fort et peu crédible.
Bref, je n’ai pas été convaincu par ce titre.
Je ne connais pas trop l'oeuvre de Fred Duval, mais j'imagine que j'ai raison de penser que l'humour n'est pas sa force.
On a encore droit à une série humoristique qui ne me fait pas rire. Les personnages ne sont pas attachants et l'humour m'a semblé peu original et franchement lourd par moment. C'est simple, j'ai lu l'intégrale et ça m'a paru pénible parce que pour moi rien n'est plus ennuyeux qu'une bande dessinée humoristique pas drôle. Au bout de quelques pages, j'en avais déjà marre et j'ai fini par feuilleter au milieu de l'album. Lorsque j'ai vu qu'il y avait enfin une histoire longue, je me suis dit que peut-être qu'un scénario plus développé allait mieux marcher sur moi, mais pas de bol encore une fois je me suis rapidement ennuyé.
Il reste le dessin qui sans être génial est dynamique et efficace. Le dessinateur sait comment dessiner des femmes sexys, mais ça prend plus que ça pour rendre une BD intéressante.
Mouais.
C’est un petit format, avec une faible pagination, cela se laisse donc lire rapidement (surtout qu’il n’y a pas beaucoup de texte). Mais vite arrivé à la fin, j’en étais à me demander ce que l’auteur voulait me faire passer comme idée ou comme histoire !?
En effet, je n’ai pas vraiment accroché à cette « histoire », peut-être allégorique, je ne sais pas, histoire narrée par un personnage qui s’avère être un arbre (ou qui l’est devenu), qui commente quelques moments de la vie de certains personnages vivant près de lui.
Hélas, la narration est bien trop obscure, et m’a clairement perdu !
Quant au dessin, si je lui reconnais des qualités esthétiques, je ne suis pas fan de la colorisation, parfois un peu criarde.
Bref, je pense que cela sera aussi vite oublié que lu.
Minecraft est certainement l’un des jeux ayant marqué la dernière décennie comme le plus vendu au monde. Mon plus jeune fils en était totalement fou. Voilà que la bd officielle inspirée de ce jeu est sortie pour Noël dans un esprit mercantile des plus évidents. Évidemment, je n’avais pas trop le choix pour l’achat.
On peut se poser la question de savoir pourquoi une parution aussi tardive alors que ce jeu semble aujourd’hui un peu dépassé par d’autres qui prennent le relai.
Le graphisme s’inspire du jeu avec ses petits carrés qui forment le paysage. On va suivre une bande de jeunes gens qui se lancent des défis dans ce monde virtuel.
Ma foi, ce n’est pas trop mon truc. J’ai trouvé cette aventure trop enfantine, sans aucune surprise, ni subtilité. Bref, un vrai produit marketing pour satisfaire une demande de fans.
Cet album est un recueil d'histoires courtes publiées quelques mois après la Mort de Captain America en 2007, à la fin des évènements de Civil War.
Il contient des récits de cette période, notamment ceux racontant la tristesse de Sharon Carter, ex-fiancée de Steve Rogers, qui a découvert qu'elle était responsable de la mort de son amour alors qu'elle était hypnotisée par le Dr Faustus. D'autres récits abordent le sujet d'une copie de Captain America, en réalité un raté d'une tentative de création de super-soldat datant des années 50 et que les autres héros, le Faucon en tête, tente de retrouver pour l'empêcher de sévir plus longtemps. Et enfin beaucoup d'autres racontent des flash-back du passé de Captain America durant la seconde guerre mondiale et durant ses débuts chez les Vengeurs, comme autant d'hommages à ce héros dont on veut faire le deuil.
Sauf qu'on sait bien qu'il va rapidement être ressuscité et que tout cela est une exploitation commerciale et de l'émotion factice produite pour vendre des magazines Marvel à l'époque.
Concrètement, j'ai vu cet album comme un recueil de bouche-trous. Aucun récit ne sort du lot, beaucoup sont trop courts et trop sortis de leur contexte pour laisser le temps au lecteur de s'y intéresser ne serait-ce qu'un peu. Panini a compilé tout ce qu'ils ont trouvé tournant peu ou prou autour des souvenirs et des regrets du Captain mais ça n'a aucun intérêt.
Les dessinateurs s'y succèdent, avec des styles corrects, parfois très différents, mais globalement assez formatés.
C'est une lecture ennuyeuse et parfois même difficilement compréhensible quand vous ne suiviez pas toutes les autres parutions de l'époque et qu'on vous met sous le nez ce qui ressemble à des extraits entrecoupés issus d'histoires plus longues. Totalement dispensable.
Je trouve ce récit trop démonstratif, trop engagé, trop à charge. A un point tel que je finirais par avoir envie de jouer aux avocats du Diable. Non que j’ai une quelconque sympathie pour l’extrême-droite, qu’elle soit rurale ou nationale, mais à force d’insister sur la bêtise, la mauvaise foi, l’hypocrisie des politiciens et des électeurs d’extrême-droite, les auteurs laissent penser que leurs opposants sont tous droits dans leurs bottes, intelligents, prévenants, attentifs aux besoins de leurs concitoyens, honnêtes, loyaux et droits ! Et la question que je me pose alors est : « mais bon sang, pourquoi les électeurs ont-ils décidé un jour de ne plus voter pour eux ? » Et à cette question, la bande dessinée que nous avons sous les yeux ne cherche absolument pas à répondre. Non ! C’est un dossier à charge, point barre… Et l’intrigue policière qui permet de créer un suspense par-delà cette attaque (justifiée et bien documentée mais à sens unique) envers l’extrême-droite me semble vraiment cousue de fil blanc (franchement, on apprendrait à la fin du récit que la coupable est l’épouse du gros exploitant agricole que je vous dirais même qu’il n’y a aucun suspense).
Sinon, ce récit est bien fait et montre les effets négatifs d’une politique d’extrême-droite en milieu rural même si, de prime abord, cette politique semble répondre aux besoins de la population locale. Le prétexte de l’enquête de fond menée par un journaliste très à gauche est classique mais bien vu, et le dynamisme créé par ce meurtre à connotations racistes (une pendaison digne de la grande période de la ségrégation aux USA) arrive à point nommé pour qu’on ait autre chose à se mettre sous la dent qu’une simple ‘étude de cas’.
Côté dessin, le trait de Nicolas Otéro dote ses personnages de tronches en biais peu harmonieuses (la tête penchée sur le côté, le journaliste garde par exemple les deux yeux à la même hauteur alors qu’en toute logique celui du côté où la tête est inclinée devrait être plus bas que l’autre). Par ailleurs son style est quand même très ‘carré’. Je ne suis pas spécialement fan, du coup, mais je reconnais la grande lisibilité du trait et le fait que chaque personnage est bien typé, ce qui évite les risques de confusion.
Je lirai le deuxième tome par curiosité même si je n’en fais pas une priorité d’achat. Mais je crains que cette série ne convainque finalement que des convaincus, là où j’espérais une critique plus constructive du mouvement d’extrême-droite et des solutions proposées par d’autres alternatives (car ici et jusqu’à présent, aucune solution n’est proposée à ce problème du repli sur soi né de ce sentiment de crise et de fragilité dû à la récession économique et aux enjeux climatiques qui se dressent devant nous).
Perte d'une étoile après lecture d'un deuxième tome sans intérêt. Trop convenu, avec des personnages trop prévisibles et sans le côté documentaire qui m'avait encore bien plu dans le tome 1.
Je ne suis pas un inconditionnel de Blake et Mortimer. J'aime certains albums et c'est tout. Comme "Le mystère de la grande pyramide" est mon préféré et que j'aime bien le trait de Schuiten, j'avais envie de lire l'album.
J'ai très vite vu que le dessinateur avait intégré les personnages dans son univers alors que les autres albums par d'autres auteurs que Jacobs sont obligés de suivre un cahier des charges. J'aime bien quand un auteur montre sa vision personnelle d'un personnage et c'est intéressant de voir les personnages vieillir. Le scénario possède quelques bonnes scènes, mais globalement je me suis ennuyé. Il faut dire que le coté 'scientifique' est très mis en avant alors que ce n'est vraiment pas ce que je préfère dans Blake et Mortimer. J'aime mieux lorsque l'accent est mis sur l'aventure ou même le policier (comme "L'affaire du collier", considéré comme un album moyen par les fans, mais que j'ai préféré à d'autres albums comme "SOS météores"). Bref, je suis passé à coté du scénario qui selon moi devient un peu n'importe quoi au fil des pages.
Quant au dessin, il est impeccable au niveau des décors, mais je n'ai pas trop aimé les personnages qui m'ont souvent semblé figés. Peut-être que des plus grands fans de la série originale vont mieux apprécier, quoique si je me fie aux critiques que j'ai lues un peu partout sur internet, cela semble être typiquement le genre d'album qui divise les lecteurs.
Oui, je sais ! J’avais dit que je ne lirai plus de bandes dessinées scénarisées par Laurent-Frédéric Bollée, et là, bardaf, je recommence ! Désolé, je n’avais pas fait gaffe, j’ai emprunté la bd pour faire de la complétion sur bdtheque et je n’ai pas prêté attention aux auteurs… j’aurais dû.
Coédité par Glénat et les Editions du Patrimoine, cet album a pour vocation de nous faire découvrir Carcassonne. Mais plutôt que de s’intéresser aux vieilles pierres, le récit va mettre en avant l’esprit de résistance de la ville. Et l’angle d’attaque est original puisque là où je m’attendais à directement tomber sur une évocation du massacre perpétré par les Croisés au détriment des Cathares, je me suis retrouvé en pleine seconde guerre mondiale !
J’ai été plutôt désarçonné par cette approche, mais agréablement désarçonné. En jouant sur deux époques, Laurent-Frédéric Bollée double les exemples mettant en avant l’esprit de résistance des habitants de Carcassonne. C’est, de ce point de vue, très bien vu.
Malheureusement, pour moi le positif s’arrête là. Car pour le reste, j’ai trouvé que le scénario sonnait faux, avec en point d’orgue le rôle donné à Joël Bousquet. Ce dernier va raconter à sa secrétaire une histoire moyenâgeuse dans laquelle il s’attribue le rôle du Croisé repenti, et la jeune fille de succomber à son charme… Franchement bancal pour pouvoir évoquer le siège de 1209 tout en gardant l’intrigue en 1944. Quant aux histoires de résistance qui meublent la majeure partie du récit, je n’ai vu là que du vu et du revu, sans créativité. Tout comme ce triangle amoureux formé par Bousquet, Linette (sa secrétaire) et ce jeune résistant dont j'ai déjà oublié le nom tant son personnage m'a marqué. Le comble de l'absurde est tout de même atteint lorsque les résistants (œuvrant dans l'anonymat) se présentent l'un à l'autre, d'abord avec leur nom de résistant puis avec leur vrai nom (histoire que si l'un d'entre eux se fait arrêter, il puisse donner un maximum d'informations sur ses complices à la Gestapo ?... Vraiment du grand n'importe quoi).
Au niveau du dessin, je n’ai que peu trouvé ce que j’attendais, à savoir des vues grandioses de la ville et de ses monuments architecturaux. Bien sûr, il y en a… mais j’en attendais plus ! Sinon, le trait de Luca Malisan est assez typique des productions de Glénat. Un encrage plutôt marqué, un trait réaliste lisible et passe-partout et une mise en page classique. Rien de mal fait mais rien d’exceptionnel non plus.
Dispensable à mes yeux… sauf si vraiment vous voulez (un peu) découvrir Carcassonne au travers d’une bande dessinée.
Là encore, nous avons un bel écrin pour une belle mise en forme mais le fond ne m’a pas séduit. Objectivement, la bd semble bien être réalisée mais le sujet ou plutôt les valeurs véhiculées ne m’ont pas touché.
Nous avons sur l’île de Mayotte une gentille infirmière en mal d’enfant qui recueille un bébé typé qu’une maman abandonne à cause d’un problème de couleur de yeux dépareillée. Il est vrai qu’au moindre défaut, on jette dans notre société. Mais là, ce sont des réfugiés d’îles voisines curieusement moins prospères d’où l’excuse économique.
Malheureusement, plus on est bon dans notre société, moins l’espérance de vie est grande. Elle laisse derrière elle un jeune adolescent de 15 ans qui va sombrer dans la violence à cause de mauvaises fréquentations. Il s’en suivra une véritable descente aux enfers sur fond de drogue et de bandes rivales. L'auteur semble insister sur le fait que toute cette violence qui se passe sur cette île ne semble pas inquiéter la République sachant que Mayotte est rattachée à la France pour des raisons économiques.
J’avoue ne pas avoir aimé, mis à part le début avec cette gentille femme qui a donné tout son amour. Quelque fois, le résultat ne semble pas être à la hauteur des attentes. C’est parfois comme cela sous les tropiques et ailleurs.
Cette aventure se passe au Québec, d’où le titre qui tombe assez bien. Mis à part ce jeu de mot, on va avoir droit à une entrée en matière comme le film Premier contact du québécois Denis Villeneuve. Il faut dire qu’il y a une inspiration qui se ressent jusque dans le scénario avec l’exploration d’une mystérieuse sphère noire d’origine extraterrestre mais avec beaucoup de maladresses en l’espèce.
Je vais être sévère dans ma notation car nous avions un très bon sujet mais qui a été exploité de façon presque catastrophique. Je vais donner un exemple précis pour illustrer mon propos. Notre héros se comporte comme tel allant jusqu’au mépris de la prudence scientifique. Il avait promis à contrecœur de jouer un match de hockey avec ses collègues. Il tiendra promesse tout juste après une journée d’hospitalisation. Je pourrais multiplier aisément ce type d’incohérences. Bref, rien n’est crédible dans la mise en scène.
Pourtant, la forme est particulièrement soignée avec de grandes doubles pages qui sont un émerveillement graphique. Il faut dire que l’éditeur a mis les moyens pour produire dans la plus grande qualité. Cependant, à bien y regarder, le dessin manque parfois de profondeur.
C’est malheureusement un grand ratage comme il peut en arriver. Tiens, cela me fait penser au film Waterworld avec le célèbre Kevin Costner. Bref, on peut avoir de grands moyens pour la réalisation et se planter royalement. C’est bien le cas de Kébek.
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Les Cinq sans maîtres
Visiblement, la bd Seuls, forte de son succès, a entrainé plusieurs déclinaisons dans ce genre de segment. Ce n’est pas la première fois ces derniers temps. En l’espèce, il s’agit de suivre cinq animaux différents qui s’assemblent dans un monde où l’homme a subitement disparu. Il est vrai qu’une grande ville sans hommes, c’est un peu triste car c’est le retour de la loi de la jungle pour nos animaux domestiques qui devront faire face tous ensemble. On a souvent dit que l’homme détruisait la planète mais on ne pense pas à l’inverse. En effet, nous sommes presque capables de détourner des astéroïdes qui pourraient détruire la planète tout entière entrainant la fin de toute vie. Il s’agit sans doute de croire en l’homme et en ses capacités. Quelque chose me chiffonne d’emblée. Nous avons un chat, un chien, une vache, un sanglier et un pigeon. Je pourrais comprendre pour le chat, le chien d'avoir un maître humain. A la rigueur, cela passerait encore pour le pigeon et la vache. Mais pour le sanglier sauvage, c’est hors propos. J’ai trouvé l’idée de départ fort intéressante. Par la suite, cela se transforme en une espèce de comédie burlesque et presque champêtre. C’est ce côté basse-cour théâtrale qui est venu tout gâcher à savoir le mystère de la disparition de ces humains. Il y a bien une scène un peu tragique mais ce mélange entre drame et comédie ne semble pas trop fonctionner. Et puis, on trouve tous les animaux sauvages dans Paris et même des hyènes. C’est un peu fort et peu crédible. Bref, je n’ai pas été convaincu par ce titre.
Lieutenant Mac Fly
Je ne connais pas trop l'oeuvre de Fred Duval, mais j'imagine que j'ai raison de penser que l'humour n'est pas sa force. On a encore droit à une série humoristique qui ne me fait pas rire. Les personnages ne sont pas attachants et l'humour m'a semblé peu original et franchement lourd par moment. C'est simple, j'ai lu l'intégrale et ça m'a paru pénible parce que pour moi rien n'est plus ennuyeux qu'une bande dessinée humoristique pas drôle. Au bout de quelques pages, j'en avais déjà marre et j'ai fini par feuilleter au milieu de l'album. Lorsque j'ai vu qu'il y avait enfin une histoire longue, je me suis dit que peut-être qu'un scénario plus développé allait mieux marcher sur moi, mais pas de bol encore une fois je me suis rapidement ennuyé. Il reste le dessin qui sans être génial est dynamique et efficace. Le dessinateur sait comment dessiner des femmes sexys, mais ça prend plus que ça pour rendre une BD intéressante.
Malinche
Mouais. C’est un petit format, avec une faible pagination, cela se laisse donc lire rapidement (surtout qu’il n’y a pas beaucoup de texte). Mais vite arrivé à la fin, j’en étais à me demander ce que l’auteur voulait me faire passer comme idée ou comme histoire !? En effet, je n’ai pas vraiment accroché à cette « histoire », peut-être allégorique, je ne sais pas, histoire narrée par un personnage qui s’avère être un arbre (ou qui l’est devenu), qui commente quelques moments de la vie de certains personnages vivant près de lui. Hélas, la narration est bien trop obscure, et m’a clairement perdu ! Quant au dessin, si je lui reconnais des qualités esthétiques, je ne suis pas fan de la colorisation, parfois un peu criarde. Bref, je pense que cela sera aussi vite oublié que lu.
Minecraft - La BD officielle
Minecraft est certainement l’un des jeux ayant marqué la dernière décennie comme le plus vendu au monde. Mon plus jeune fils en était totalement fou. Voilà que la bd officielle inspirée de ce jeu est sortie pour Noël dans un esprit mercantile des plus évidents. Évidemment, je n’avais pas trop le choix pour l’achat. On peut se poser la question de savoir pourquoi une parution aussi tardive alors que ce jeu semble aujourd’hui un peu dépassé par d’autres qui prennent le relai. Le graphisme s’inspire du jeu avec ses petits carrés qui forment le paysage. On va suivre une bande de jeunes gens qui se lancent des défis dans ce monde virtuel. Ma foi, ce n’est pas trop mon truc. J’ai trouvé cette aventure trop enfantine, sans aucune surprise, ni subtilité. Bref, un vrai produit marketing pour satisfaire une demande de fans.
Captain America - Un an après
Cet album est un recueil d'histoires courtes publiées quelques mois après la Mort de Captain America en 2007, à la fin des évènements de Civil War. Il contient des récits de cette période, notamment ceux racontant la tristesse de Sharon Carter, ex-fiancée de Steve Rogers, qui a découvert qu'elle était responsable de la mort de son amour alors qu'elle était hypnotisée par le Dr Faustus. D'autres récits abordent le sujet d'une copie de Captain America, en réalité un raté d'une tentative de création de super-soldat datant des années 50 et que les autres héros, le Faucon en tête, tente de retrouver pour l'empêcher de sévir plus longtemps. Et enfin beaucoup d'autres racontent des flash-back du passé de Captain America durant la seconde guerre mondiale et durant ses débuts chez les Vengeurs, comme autant d'hommages à ce héros dont on veut faire le deuil. Sauf qu'on sait bien qu'il va rapidement être ressuscité et que tout cela est une exploitation commerciale et de l'émotion factice produite pour vendre des magazines Marvel à l'époque. Concrètement, j'ai vu cet album comme un recueil de bouche-trous. Aucun récit ne sort du lot, beaucoup sont trop courts et trop sortis de leur contexte pour laisser le temps au lecteur de s'y intéresser ne serait-ce qu'un peu. Panini a compilé tout ce qu'ils ont trouvé tournant peu ou prou autour des souvenirs et des regrets du Captain mais ça n'a aucun intérêt. Les dessinateurs s'y succèdent, avec des styles corrects, parfois très différents, mais globalement assez formatés. C'est une lecture ennuyeuse et parfois même difficilement compréhensible quand vous ne suiviez pas toutes les autres parutions de l'époque et qu'on vous met sous le nez ce qui ressemble à des extraits entrecoupés issus d'histoires plus longues. Totalement dispensable.
On est chez nous
Je trouve ce récit trop démonstratif, trop engagé, trop à charge. A un point tel que je finirais par avoir envie de jouer aux avocats du Diable. Non que j’ai une quelconque sympathie pour l’extrême-droite, qu’elle soit rurale ou nationale, mais à force d’insister sur la bêtise, la mauvaise foi, l’hypocrisie des politiciens et des électeurs d’extrême-droite, les auteurs laissent penser que leurs opposants sont tous droits dans leurs bottes, intelligents, prévenants, attentifs aux besoins de leurs concitoyens, honnêtes, loyaux et droits ! Et la question que je me pose alors est : « mais bon sang, pourquoi les électeurs ont-ils décidé un jour de ne plus voter pour eux ? » Et à cette question, la bande dessinée que nous avons sous les yeux ne cherche absolument pas à répondre. Non ! C’est un dossier à charge, point barre… Et l’intrigue policière qui permet de créer un suspense par-delà cette attaque (justifiée et bien documentée mais à sens unique) envers l’extrême-droite me semble vraiment cousue de fil blanc (franchement, on apprendrait à la fin du récit que la coupable est l’épouse du gros exploitant agricole que je vous dirais même qu’il n’y a aucun suspense). Sinon, ce récit est bien fait et montre les effets négatifs d’une politique d’extrême-droite en milieu rural même si, de prime abord, cette politique semble répondre aux besoins de la population locale. Le prétexte de l’enquête de fond menée par un journaliste très à gauche est classique mais bien vu, et le dynamisme créé par ce meurtre à connotations racistes (une pendaison digne de la grande période de la ségrégation aux USA) arrive à point nommé pour qu’on ait autre chose à se mettre sous la dent qu’une simple ‘étude de cas’. Côté dessin, le trait de Nicolas Otéro dote ses personnages de tronches en biais peu harmonieuses (la tête penchée sur le côté, le journaliste garde par exemple les deux yeux à la même hauteur alors qu’en toute logique celui du côté où la tête est inclinée devrait être plus bas que l’autre). Par ailleurs son style est quand même très ‘carré’. Je ne suis pas spécialement fan, du coup, mais je reconnais la grande lisibilité du trait et le fait que chaque personnage est bien typé, ce qui évite les risques de confusion. Je lirai le deuxième tome par curiosité même si je n’en fais pas une priorité d’achat. Mais je crains que cette série ne convainque finalement que des convaincus, là où j’espérais une critique plus constructive du mouvement d’extrême-droite et des solutions proposées par d’autres alternatives (car ici et jusqu’à présent, aucune solution n’est proposée à ce problème du repli sur soi né de ce sentiment de crise et de fragilité dû à la récession économique et aux enjeux climatiques qui se dressent devant nous). Perte d'une étoile après lecture d'un deuxième tome sans intérêt. Trop convenu, avec des personnages trop prévisibles et sans le côté documentaire qui m'avait encore bien plu dans le tome 1.
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
Je ne suis pas un inconditionnel de Blake et Mortimer. J'aime certains albums et c'est tout. Comme "Le mystère de la grande pyramide" est mon préféré et que j'aime bien le trait de Schuiten, j'avais envie de lire l'album. J'ai très vite vu que le dessinateur avait intégré les personnages dans son univers alors que les autres albums par d'autres auteurs que Jacobs sont obligés de suivre un cahier des charges. J'aime bien quand un auteur montre sa vision personnelle d'un personnage et c'est intéressant de voir les personnages vieillir. Le scénario possède quelques bonnes scènes, mais globalement je me suis ennuyé. Il faut dire que le coté 'scientifique' est très mis en avant alors que ce n'est vraiment pas ce que je préfère dans Blake et Mortimer. J'aime mieux lorsque l'accent est mis sur l'aventure ou même le policier (comme "L'affaire du collier", considéré comme un album moyen par les fans, mais que j'ai préféré à d'autres albums comme "SOS météores"). Bref, je suis passé à coté du scénario qui selon moi devient un peu n'importe quoi au fil des pages. Quant au dessin, il est impeccable au niveau des décors, mais je n'ai pas trop aimé les personnages qui m'ont souvent semblé figés. Peut-être que des plus grands fans de la série originale vont mieux apprécier, quoique si je me fie aux critiques que j'ai lues un peu partout sur internet, cela semble être typiquement le genre d'album qui divise les lecteurs.
Les Amants de Carcassonne
Oui, je sais ! J’avais dit que je ne lirai plus de bandes dessinées scénarisées par Laurent-Frédéric Bollée, et là, bardaf, je recommence ! Désolé, je n’avais pas fait gaffe, j’ai emprunté la bd pour faire de la complétion sur bdtheque et je n’ai pas prêté attention aux auteurs… j’aurais dû. Coédité par Glénat et les Editions du Patrimoine, cet album a pour vocation de nous faire découvrir Carcassonne. Mais plutôt que de s’intéresser aux vieilles pierres, le récit va mettre en avant l’esprit de résistance de la ville. Et l’angle d’attaque est original puisque là où je m’attendais à directement tomber sur une évocation du massacre perpétré par les Croisés au détriment des Cathares, je me suis retrouvé en pleine seconde guerre mondiale ! J’ai été plutôt désarçonné par cette approche, mais agréablement désarçonné. En jouant sur deux époques, Laurent-Frédéric Bollée double les exemples mettant en avant l’esprit de résistance des habitants de Carcassonne. C’est, de ce point de vue, très bien vu. Malheureusement, pour moi le positif s’arrête là. Car pour le reste, j’ai trouvé que le scénario sonnait faux, avec en point d’orgue le rôle donné à Joël Bousquet. Ce dernier va raconter à sa secrétaire une histoire moyenâgeuse dans laquelle il s’attribue le rôle du Croisé repenti, et la jeune fille de succomber à son charme… Franchement bancal pour pouvoir évoquer le siège de 1209 tout en gardant l’intrigue en 1944. Quant aux histoires de résistance qui meublent la majeure partie du récit, je n’ai vu là que du vu et du revu, sans créativité. Tout comme ce triangle amoureux formé par Bousquet, Linette (sa secrétaire) et ce jeune résistant dont j'ai déjà oublié le nom tant son personnage m'a marqué. Le comble de l'absurde est tout de même atteint lorsque les résistants (œuvrant dans l'anonymat) se présentent l'un à l'autre, d'abord avec leur nom de résistant puis avec leur vrai nom (histoire que si l'un d'entre eux se fait arrêter, il puisse donner un maximum d'informations sur ses complices à la Gestapo ?... Vraiment du grand n'importe quoi). Au niveau du dessin, je n’ai que peu trouvé ce que j’attendais, à savoir des vues grandioses de la ville et de ses monuments architecturaux. Bien sûr, il y en a… mais j’en attendais plus ! Sinon, le trait de Luca Malisan est assez typique des productions de Glénat. Un encrage plutôt marqué, un trait réaliste lisible et passe-partout et une mise en page classique. Rien de mal fait mais rien d’exceptionnel non plus. Dispensable à mes yeux… sauf si vraiment vous voulez (un peu) découvrir Carcassonne au travers d’une bande dessinée.
Tropique de la violence
Là encore, nous avons un bel écrin pour une belle mise en forme mais le fond ne m’a pas séduit. Objectivement, la bd semble bien être réalisée mais le sujet ou plutôt les valeurs véhiculées ne m’ont pas touché. Nous avons sur l’île de Mayotte une gentille infirmière en mal d’enfant qui recueille un bébé typé qu’une maman abandonne à cause d’un problème de couleur de yeux dépareillée. Il est vrai qu’au moindre défaut, on jette dans notre société. Mais là, ce sont des réfugiés d’îles voisines curieusement moins prospères d’où l’excuse économique. Malheureusement, plus on est bon dans notre société, moins l’espérance de vie est grande. Elle laisse derrière elle un jeune adolescent de 15 ans qui va sombrer dans la violence à cause de mauvaises fréquentations. Il s’en suivra une véritable descente aux enfers sur fond de drogue et de bandes rivales. L'auteur semble insister sur le fait que toute cette violence qui se passe sur cette île ne semble pas inquiéter la République sachant que Mayotte est rattachée à la France pour des raisons économiques. J’avoue ne pas avoir aimé, mis à part le début avec cette gentille femme qui a donné tout son amour. Quelque fois, le résultat ne semble pas être à la hauteur des attentes. C’est parfois comme cela sous les tropiques et ailleurs.
Kébek
Cette aventure se passe au Québec, d’où le titre qui tombe assez bien. Mis à part ce jeu de mot, on va avoir droit à une entrée en matière comme le film Premier contact du québécois Denis Villeneuve. Il faut dire qu’il y a une inspiration qui se ressent jusque dans le scénario avec l’exploration d’une mystérieuse sphère noire d’origine extraterrestre mais avec beaucoup de maladresses en l’espèce. Je vais être sévère dans ma notation car nous avions un très bon sujet mais qui a été exploité de façon presque catastrophique. Je vais donner un exemple précis pour illustrer mon propos. Notre héros se comporte comme tel allant jusqu’au mépris de la prudence scientifique. Il avait promis à contrecœur de jouer un match de hockey avec ses collègues. Il tiendra promesse tout juste après une journée d’hospitalisation. Je pourrais multiplier aisément ce type d’incohérences. Bref, rien n’est crédible dans la mise en scène. Pourtant, la forme est particulièrement soignée avec de grandes doubles pages qui sont un émerveillement graphique. Il faut dire que l’éditeur a mis les moyens pour produire dans la plus grande qualité. Cependant, à bien y regarder, le dessin manque parfois de profondeur. C’est malheureusement un grand ratage comme il peut en arriver. Tiens, cela me fait penser au film Waterworld avec le célèbre Kevin Costner. Bref, on peut avoir de grands moyens pour la réalisation et se planter royalement. C’est bien le cas de Kébek.