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Couverture de la série Galope comme le vent
Galope comme le vent

La collection Strawberry des éditions Soleil proposait des séries destinées aux jeunes lectrices dans lesquelles de jeunes héroïnes se retrouvaient confrontées aux difficultés d’un monde réel fantasmé. Galope comme le vent accumule tellement les stéréotypes qu’on aurait pu croire à une caricature destinée à se moquer de la collection. En fait, non… L’éditeur a véritablement misé sur cette série et le fait que trois tomes soient parus me laisse penser que la série en question a trouvé un certain public. Pas assez pour continuer au-delà du tome 3… mais suffisamment pour ne pas s’arrêter avant celui-ci. Je ne suis clairement pas le public ciblé mais cette série m’est apparue comme quand même très faible. Les seuls points positifs que je retire sont le fait que le lecteur a tout de même droit à quelques notions d’équitation et celui que le dessin est très facile à lire. Sinon, sincèrement, je n’ai vu que des stéréotypes dignes des histoires que peuvent se raconter deux gamines de 6 ans qui joueraient à la poupée avec un peu tout ce qui leur tombe sous la main (et j’ai quand même le sentiment que la série s’adresse à un public un peu plus âgé, vers les 9-10 ans en gros). L’image de la femme donnée ici, avec culte de la minceur et de la mode, les personnes en surpoids (ou du moins pas maigres) sont soit des brutes soit la bonne copine rigolote de service, est tout sauf moderne et valorisante (de quoi donner des complexes à toute jeune fille pesant plus de 30 kg pour 1,60m). L’univers décrit… mon dieu ! La jeune héroïne est Suissesse et issue d’une famille très aisée venue s’installer en Angleterre. Elle adore l’équitation mais suite à une mauvaise chute provoquée par sa stupidité (pardon, sa maladresse (pardon, par un triste coup du destin)), elle a arrêté d’en pratiquer. Bien entendu, les trois tomes qui composent la série vont la voir vaincre dans toutes les compétitions auxquelles elle va participer. Son frère joue dans un groupe de musique mais, comme si ce n’était pas suffisant, va se mettre aussi à dessiner des vêtements. Le meilleur ami de celui-ci et dont l’héroïne est amoureuse en secret est Russe et chanteur du groupe. Et s’il semble parfaitement maîtriser l’anglais dès qu’il se trouve derrière un micro, il le pratique comme une vache espagnole au quotidien (histoire de lui donner un petit charme rigolo grâce à sa maladresse). La meilleure copine est un peu boulotte, excellente cavalière elle aussi mais atteinte d’une maladie grave qui va la rendre aveugle (ce qui ne l'empêchera pas dans le troisième tome de nous faire partager sa décision de devenir vétérinaire... Ah bah, ça va être ballot pour châtrer le minou à sa mémère, je plains l'animal !). Le père de celle-ci tient un haras et va entraîner l’héroïne et lui mettre à disposition toutes les infrastructures et tout le matériel nécessaires (il n’est bien entendu jamais question d’argent pour quoi que ce soit dans cette série, tout coule de source). La garce de service est blonde et semble encore plus riche que toutes les autres filles (ce qui n’est pas peu dire). Je pourrais encore tartiner mais je ne crois pas que ce soit la peine de continuer, ni de vous parler des rebondissements clichés et souvent forcés qui jalonnent ce récit. Sinon, et si vraiment vous voulez la lire, la série se compose de trois tomes plus ou moins indépendants dont le dernier n’offre pas de véritable fin (on sent que les autrices auraient aimé continuer l’aventure). Si votre fille est belle, mince et issue d’un milieu aisé, pourquoi pas ? Sinon, à part nourrir des regrets, de la rancœur et des complexes, je ne vois pas ce que cette série pourrait apporter à une jeune lectrice. 2/5 quand même parce que le dessin est très lisible et le découpage n'est pas mauvais, mais je vous invite quand même à passer directement à autre chose.

11/12/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Moi, jardinier citadin
Moi, jardinier citadin

Je suis un peu triste de mettre une note aussi basse à ce manhwa. En effet, je suis persuadé qu'il a tout ce qu'il faut pour séduire un amateur coréen ou plus généralement asiatique de jardinage. Il met en scène un citadin d'âge moyen qui décide de se lancer dans le jardinage d'une parcelle louée d'un grand potager installé en bord de ville. Cela va rapidement devenir sa passion et une source de joie pour sa femme bientôt enceinte et lui, et pour cela il va bénéficier des conseils des nombreux anciens plus habitués que lui aux contraintes et astuces du jardinage. Avec lui, nous allons suivre toute une année au potager, de la fin du premier hiver jusqu'au plein hiver suivant, avec les spécificités et les travaux au jardin de chaque saison. Le dessin est très agréable, joliment coloré et il mélange avec réussite un style caricatural pour les personnages et un certain réalisme pour les décors et les plantes du fameux potager. Outre les moments très didactiques incluant notamment plusieurs double-pages d'explications et de descriptions des différentes plantes et méthodes de jardinage, le récit est également empli de touches d'humour et de quelques moments emplis d'une assez jolie poésie. Concrètement, le public cible y trouvera de quoi s'informer et aussi ressentir quelques agréables émotions. Mais voilà, je ne suis pas le public cible. Pour commencer, je ne suis guère amateur de jardinage et par extension pas amateur de documentaire sur le sujet, surtout quand il fait régulièrement dans le purement didactique. Ensuite, le cadre du récit est très spécifique à la Corée ou éventuellement à l'Extrême-orient de manière plus vaste, avec un mode de vie semi-citadin bien local et surtout des plantes et des plats qui ne parleront quasiment pas du tout à un lecteur occidental. Cela peut être éventuellement intéressant de comparer ce modes de vie avec le nôtre, mais je ne m'y suis pas retrouvé. Et donc globalement, je me suis sincèrement et malheureusement bien ennuyé au cours de cette lecture. A tel point que j'en suis rapidement venu à sauter des pages, et même certains chapitres entiers quand je voyais qu'ils étaient purement documentaires et ne racontaient pas grand chose sur l'évolution de la vie du héros et de ses proches.

09/12/2019 (modifier)
Couverture de la série L'Oiseau chante comme le lui permet son bec
L'Oiseau chante comme le lui permet son bec

L’émotion n’est pas passée. Soyons clairs : je n’en ai rien eu à foutre du destin de ce personnage de sans-abri, qui traîne son ennui sur le trottoir devant un café tenu par un patron bienveillant, qui va tous les jeudi rechercher un peu d’affection et de sexe chez une vieille prostituée qui lui offre la passe, qui se fait tabasser de temps à autres contre un peu d'argent, qui se fait alpaguer par une jeune femme en pleine nuit, qui la ramène chez elle pour qu’il la ramone avant de passer à sa sœur… Franchement, j’ai pas compris l'intérêt de la chose, à un point tel que quand une idylle commence à naître entre ce personnage et une inconnue croisée dans la rue, il était déjà trop tard pour que je me sente subitement captivé. Et puis ce dessin dans lequel l’encre de Chine semble tacher les cases, ben même si ça donne un style, je ne suis pas fan. Cet album n’était pas fait pour moi, tout simplement…

06/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Le Signe
Le Signe

Une fois de plus, un album de cette collection m’aura déçu. On part pourtant sur une idée de base assez classique, avec cette malédiction qui tourne mal, mais c’est comme si l’auteur s’était rendu compte en cours de route que son scénario était trop pauvre. Du coup, il rajoute, allonge la sauce. Par exemple, j’ai eu le sentiment que l’intro avait été ajoutée en cours d’élaboration pour justifier la seconde partie du récit. Mais du coup, cette intro est tout sauf subtile et on devine aisément un des ‘grand mystères’ sensés nous ébahir au moment des révélations. L’élément que j’aurai préféré, finalement, c’est le côté ‘exaspéré jusqu’à devenir injuste’ du personnage principal, tellement énervé sur sa voisine du dessus que la simple existence de celle-ci le rend malade… Ou quand un bruit ou un comportement au départ anodin deviennent finalement obsessionnels au point de mettre dans une rage folle un personnage par ailleurs tout à fait normal et courtois. Ce désagréable trait de caractère, que je partage et que je comprends, m’a vraiment bien plu. Il aurait pu donner naissance à une intrigue autrement plus dérangeante, plus psychologique, plus intériorisée. Oui mais voilà, ici nous sommes sur une histoire de malédiction de série B peu crédible, avec des rebondissements assez bateau et un final qui m’a laissé de marbre. Et si le dessin en noir et blanc ne m’a pas déçu, il n’est pas de ceux qui me captivent tellement que j’en arrive à oublier les lacunes du scénario. Bof, donc…

06/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Marcel keuf le flic
Marcel keuf le flic

Quand j'étais abonné à Fluide Glacial, je voyais les pages de ce personnage que Charb dessinait toujours en bichromie dans les jaunes dominant ; au début, je ne les lisais pas, rien que le dessin me faisait mal aux yeux, je n'aime pas ce style graphique en forme de gribouillis vite fait, avec des décors minimalistes, le tout sur un strip de 3 images. C'est pas ma conception de la bande dessinée, j'appelle ça du dessin bâclé et du n'importe quoi. Et puis un jour, j'en ai lu quelques-uns de temps en temps, selon mon humeur, à un moment où je sentais que j'allais me désabonner de Fluide parce que ça baissait sérieusement en qualité ; mis à part les pages dessinées par Coyote, Hugot ou Maester, je ne lisais plus rien, ça me saoulait grave. Donc, Keuf c'est une charge contre la police, c'est de l'humour à 3 balles, simple, bête et méchant, qui peut soit tomber à plat , soit provoquer un sourire , sans plus, c'est un peu le style Charlie Hebdo, mais ça ne provoque pas l'hilarité comme le faisaient mes bonnes vieilles Bd à l'ancienne dans le journal Pilote, l'humour à la Gotlib quoi, qui me faisait vraiment marrer genre Rubrique-à-Brac... là on est clairement dans un cran nettement en-dessous, même si parfois il y a de bonnes idées.

05/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Zombies Christmas Carol
Zombies Christmas Carol

De nos jours, à Noël, on a droit aux séries dédiées avec toute l’ambiance propre à ce moment particulier dans l’année. Le genre zombie a également droit à son petit chant festif. On n'attend plus que le Père-Noël avec ses cadeaux à moins que cela ne soit le Père Fouettard en mode zombie. Il est vrai que les petits lutins verts peuvent se révéler plutôt coriaces. On aurait presque envie de croquer un mannele. On aura droit à une autre version du célèbre roman de Charles Dickens sur ce conte de Noël avec le fameux personnage de Scrooge. Cependant, si l’idée était intéressante, son traitement va être tout bonnement catastrophique en partant dans des délires hallucinants qui vont nous faire perdre patience. Si je n’avais trop rien à dire sur le graphisme, la mise en forme avec ce côté très bavard m’a vite saoulé. Je reconnais toutefois qu’on reste dans l’esprit assez proche de l’œuvre originale. Certes mais ce n’est pas assez pour me plaire. Ce côté totalement décalé n’a pas retenu mon adhésion.

05/12/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Now
Now

Comme le précise le site de l’éditeur, « Now » est avant tout un exercice de style. Exercice de narration, déjà. L’album est complètement muet, et l’histoire est onirique et loufoque au possible. Je n’ai trouvé aucun sens aux évènements, aucun message, aucun symbolisme même. Cet aspect m’a un peu dérangé, et je dois avouer ne rien avoir retiré de ma lecture. Exercice graphique, ensuite… et de ce côté, je dois avouer que « le jeune prodige thaïlandais Art Jeeno, acclamé dans son pays et primé au Japon » (je cite l’éditeur) m’a beaucoup impressionné. Son trait, pourtant épuré au possible, déborde de dynamisme, et est très lisible. J’ai pris beaucoup de plaisir à admirer les planches. Un album original, beau, mais qui ne m’a pas vraiment marqué.

04/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Voitures de légende
Voitures de légende

Cette série se compose de trois tomes totalement indépendants. Les tomes consacrés à la DS et à la Coccinelle nous proposent deux récits de type policier, avec un suspense des plus relatifs. Le tome qui se concentre sur la 2CV nous offre une comédie romantique. Dans les trois cas, on ne peut pas dire que ce soient des récits de haut vol, le niveau global tirant sur le bof. Le premier tome (dédié à la DS) est pour moi le plus faible des trois. La longue course poursuite à laquelle se résume le scénario est d’une mollesse absolue et le dessin en ligne claire a beau être agréable et faciliter la lecture, il n’en demeure pas moins que cet album est sans grand intérêt. Ni drôle, ni touchant, ni prenant… et fondamentalement très peu instructif au sujet de la DS. Le deuxième tome est peut-être mon préféré. Il ne s’encombre pas d’une intrigue policière et nous propose juste une gentille histoire d’amour cousue de fil blanc et décorée de filles de temps à autres dénudées. Le dessin, là encore, garantit une lecture aisée tandis qu’à nouveau l’histoire ne nous apprend pas grand-chose sur la 2 poils. Enfin, le dernier récit est celui dont le dessin est le moins adapté au ton de la série. Avec son encrage marqué, il m’aurait moins surpris sur un récit policier de type thriller, voire un truc horrifique avec zombies et autres joyeusetés. Là, ça fait un peu bizarre vu que le scénario est bien gentil. A contrario, c’est peut-être l’album qui exploite le mieux le véhicule dont il se doit de nous parler. Mais bon, ça reste très superficiel et, surtout, tout cela manque de profondeur pour convaincre l’amateur de belles carrosseries comme l’amateur de récits policiers. Au final, cette série me semble franchement dispensable. Elle a tout de la série destinée à occuper une niche… mais dans laquelle on ne sent aucune passion de la part des différents auteurs.

03/12/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Horion
Horion

Horion est un récit d'aventure dans la plus pure tradition. Le héros ressemble à s'y méprendre au héros de Dragon Ball Z. Le concept semble être de passer des épreuves avec pour devise : "pour changer de vie, ils sont prêts à la perdre !" Autre devise dans la même veine : "Ne rien tenter par peur d'échouer, c'est ne rien faire pour réussir." Bref, c'est toujours bien d'inciter les jeunes à dépasser leurs limites mais jusqu'où ? Après une entrée en matière assez fracassante, le soufflé retombe assez vite dans des bavardages un peu inutiles avant la reprise de l'action. Les choses avancent petit à petit. Je dois dire que j'ai perdu patience en cours de route. C'est un univers plutôt riche mais qu'il faut découvrir au fil des tomes. Moi, je suis plutôt un lecteur exigeant qu'il faut épater tout de suite. Le dessin est soigné mais l'histoire ne m'a pas captivé dès le départ ainsi que les dialogues d'une lourdeur implacable. A noter qu'il s'agit d'un manga typiquement français mais tout en respectant les codes japonais.

02/12/2019 (modifier)
Couverture de la série Poussières
Poussières

Cet album souffre d’un énorme manque de clarté à mes yeux. Clarté dans le dessin d’abord. Parce que si Michaël Ribaltchenko sait manifestement manier un pinceau, il a aussi tendance à charger ses planches. Du coup, il m’est arrivé à plus d’une reprise de ne pas comprendre ce qui était dessiné. Les scènes d’action souffrent particulièrement de ce problème mais même en dehors de ces scènes, il m’est plus souvent arrivé qu’à mon tour de ne pas parvenir à lire une ou l’autre case. Clarté dans le scénario ensuite, car si j’ai le sentiment d’avoir compris le plus gros de l’histoire, je dois bien avouer ne pas avoir saisi certains passages, et surtout avoir fameusement pataugé avec les scènes développées à la fin de l’album et censées nous expliquer les raisons des malheurs qui frappent l’univers dont il est question. Par ailleurs, plusieurs ellipses ne sont pas bien développées (le héros, par exemple, parle en début du récit d’un malheur qui a frappé sa famille et qui explique ses réticences à s’engager dans une nouvelle quête. Et puis cette quête se déroule sans que l’on comprenne en quoi la précédente avait bien pu causer le malheur de sa famille, les explications apportées ne la concernant en rien). Clarté de la calligraphie enfin, car dans la seconde partie du récit, les ‘o’ ressemblent régulièrement à des ‘e’ ou à des ‘a’. Ce manque de clarté m’a obligé à relire plus d’un dialogue, cassant par là même le rythme de ma lecture. Trop de petites erreurs, de petites maladresses, de petites approximations qui ont fait qu’au final, j’ai fini par ne plus me passionner pour ce conte. Pourtant, il avait réussi à m’intriguer au début de ma lecture… Dommage, donc, mais ‘bof’ au final.

02/12/2019 (modifier)