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On est chez nous

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Découvrez la BD choc sur la montée de l’extrême-droite.


Ecole Emile Cohl Racisme, fascisme

Thierry Mongin est un journaliste qui enquête sur l’extrême-droite. Son choix se porte sur une petite cité provençale où Chloé Vanel, l’ancienne égérie d’un parti d’extrême droite effectue son grand retour. Mais le jour de son arrivée, un évènement va changer le cours de son enquête : un immigré clandestin a été assassiné. Il est retrouvé pendu, avec autour du cou, un panneau avec l’inscription : “On est chez nous”…

Scénaristes
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Septembre 2019
Statut histoire Série en cours (prévue en deux tomes) 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série On est chez nous
Les notes (1)
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13/12/2019 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Je trouve ce récit trop démonstratif, trop engagé, trop à charge. A un point tel que je finirais par avoir envie de jouer aux avocats du Diable. Non que j’ai une quelconque sympathie pour l’extrême-droite, qu’elle soit rurale ou nationale, mais à force d’insister sur la bêtise, la mauvaise foi, l’hypocrisie des politiciens et des électeurs d’extrême-droite, les auteurs laissent penser que leurs opposants sont tous droits dans leurs bottes, intelligents, prévenants, attentifs aux besoins de leurs concitoyens, honnêtes, loyaux et droits ! Et la question que je me pose alors est : « mais bon sang, pourquoi les électeurs ont-ils décidé un jour de ne plus voter pour eux ? » Et à cette question, la bande dessinée que nous avons sous les yeux ne cherche absolument pas à répondre. Non ! C’est un dossier à charge, point barre… Et l’intrigue policière qui permet de créer un suspense par-delà cette attaque (justifiée et bien documentée mais à sens unique) envers l’extrême-droite me semble vraiment cousue de fil blanc (franchement, on apprendrait à la fin du récit que la coupable est l’épouse du gros exploitant agricole que je vous dirais même qu’il n’y a aucun suspense). Sinon, ce récit est bien fait et montre les effets négatifs d’une politique d’extrême-droite en milieu rural même si, de prime abord, cette politique semble répondre aux besoins de la population locale. Le prétexte de l’enquête de fond menée par un journaliste très à gauche est classique mais bien vu, et le dynamisme créé par ce meurtre à connotations racistes (une pendaison digne de la grande période de la ségrégation aux USA) arrive à point nommé pour qu’on ait autre chose à se mettre sous la dent qu’une simple ‘étude de cas’. Côté dessin, le trait de Nicolas Otéro dote ses personnages de tronches en biais peu harmonieuses (la tête penchée sur le côté, le journaliste garde par exemple les deux yeux à la même hauteur alors qu’en toute logique celui du côté où la tête est inclinée devrait être plus bas que l’autre). Par ailleurs son style est quand même très ‘carré’. Je ne suis pas spécialement fan, du coup, mais je reconnais la grande lisibilité du trait et le fait que chaque personnage est bien typé, ce qui évite les risques de confusion. Je lirai le deuxième tome par curiosité même si je n’en fais pas une priorité d’achat. Mais je crains que cette série ne convainque finalement que des convaincus, là où j’espérais une critique plus constructive du mouvement d’extrême-droite et des solutions proposées par d’autres alternatives (car ici et jusqu’à présent, aucune solution n’est proposée à ce problème du repli sur soi né de ce sentiment de crise et de fragilité dû à la récession économique et aux enjeux climatiques qui se dressent devant nous).

13/12/2019 (modifier)