Mace Windu est un personnage très charismatique de l'univers Star Wars. Probablement le meilleur combattant au sabre laser durant la Guerre des Clones, peut-être même devant Anakin Skywalker à son apogée, c'est aussi l'un des plus influents membres du conseil Jedi. Et il a la classe, quoi ! Donc j'étais enthousiaste à l'idée de lire une histoire se focalisent sur lui.
Mais le récit contenu dans cet album est fort décevant.
Cela se passe au tout début de la Guerre des Clones, alors que les Jedi commencent tout juste à assimiler leur rôle de généraux au service de la République. Accompagné de trois Jedi qu'il a lui-même sélectionnés, Mace Windu est envoyé en mission sur une planète de la Bordure Extérieure pour enquêter sur les agissements des forces séparatistes. Il y découvre que les armées de droïdes de la fédération du Commerce mettent en danger la vie de la population locale et se retrouve confronté à un droïde mercenaire tueur et dangereux, mais rien que le plus puissant guerrier Jedi ne puisse détruire sans trop de soucis. Et en parallèle, l'un des membres de son équipe va soudain se mettre à douter du bien-fondé des décisions du Conseil et se retourner contre son groupe... d'une manière trop rapide et brutale pour être crédible ou même ne serait-ce que vaguement intéressante.
C'est un scénario médiocre, sans saveur ni intérêt. Il est en plus assez mal raconté, ce qui le rend d'autant moins prenant.
Deux dessinateurs s'y attellent.
Le style du dessinateur principal ne m'a pas plus du tout. Non seulement il donne des visages assez laids aux personnages les plus connus, Mace Windu en tête, mais aussi Yoda, mais aussi il rate complètement certains dessins et perspectives, comme le vaisseau du groupe de héros qui est ridicule de laideur. Sans parler des décors réduits au strict minimum le plus souvent.
Quelques flash-back sont réalisés par un autre dessinateur au style plus plaisant et plus classique. Aussi formaté soit-il, j'aurais nettement préféré que celui-ci réalise l'ensemble de l'histoire.
Bref, même les amateurs de Star Wars et fans du personnage de Mace Windu n'auront aucun regret à éviter cette lecture à moins de n'en avoir pas d'autres sous la main.
Le graphisme de ce manga est totalement séduisant. Pour le scénario, malheureusement, il faudra repasser. Certes, il faut avoir un peu d’imagination pour s'inscrire dans cet univers où une nuée d'extraterrestres a envahi le Japon, ce qui provoque une pluie interminable sur Tokyo. Le peuple est séparé en deux : ceux qui vivent sous la surface et ceux qui vivent à la surface.
On est tout de suite plongé dans une romance à l'eau de rose dans un mignon petit café qui semble épargné par la guerre. L'ambiance est bucolique, voire comique et romantique. Puis, on découvre ce monde de science-fiction assez étrange...
Ce manga semble mélanger les genres entre la science-fiction et la comédie romantique sans arriver à joindre les deux bouts. C'est hautement improbable que cela en devient insupportable. Dommage car il y avait tout de même un très bon dessin qui va dans le détail et qui retranscrit assez bien les différentes situations dans une bonne maîtrise. Je ne suis pas preneur.
Le postulat de ce shojo part de l'amour imaginaire, à savoir lorsqu'on est jeune, on s'entiche de l'homme ou de la femme de ses rêves, on en tombe amoureux avant de le ou la rencontrer réellement. Il peut s'agir d'épouser directement un célèbre joueur de football ou bien une chanteuse sans même les avoir rencontrés. Bref, c'est une espèce de fantasme qu'on a presque tous eu durant notre jeunesse.
Notre héroïne a rencontré un soignant lors d'une intervention près de son lycée. Le soignant était interne et est devenu un médecin. Elle décide de faire des études de médecine afin de le rencontrer. Cela sera chose faite mais elle se rend compte que c'est un odieux personnage qui traite très mal les femmes en prenant tout le monde de haut dans le genre d'un célèbre professeur français qui à Marseille fait beaucoup parler de lui. Bref, le genre d'individu totalement détestable bien que brillant dans son travail.
Jusqu'ici tout va bien. Cependant, le développement de ce récit va tourner à la catastrophe. Elle s'aperçoit que ce docteur habite à son étage d'appartement alors qu'elle ne l'avait jamais remarqué auparavant. C'est très peu crédible. Les situations comme celles-ci vont s'enchaîner dans une espèce de surenchère de mauvais goût. A noter que j'ai particulièrement été choqué lorsqu'il lui met une baffe, qu'elle semble accepter sans broncher dans une scène qui se veut quasi-comique. J'avoue que ce type de violence faite aux femmes de surcroît par un médecin est totalement inacceptable dans notre culture.
Bref, une comédie romantique à oublier illico presto.
Si le premier cycle des mondes d’Aldébaran m’avait beaucoup intéressé, et si j’ai continué à suivre les suivants, je dois quand même dire que cela se fait de plus en plus laborieusement.
En effet, Léo utilisant toujours les mêmes recettes (que ce soit pour la faune et la flore, mais aussi pour les personnages et leurs relations), la surprise ne joue plus, et je me suis quelque peu lassé. D’autant plus que du coup, les défauts ressortent davantage : le dessin figé, une Kim énervante, etc.
Je pense que Léo aurait dû depuis longtemps arrêter, et ne pas inutilement tirer sur la corde. Au lieu de cela, il poursuit, en reliant ici les personnages découverts avec le cycle « Les Survivants » et ceux des 3 cycles précédents, Kim en tête : Manon et Kim forment donc un nouveau duo (la façon dont elles sont mises en contact est quand même une grosse ficelle scénaristique), sans que cela ne renouvelle le concept d’ensemble.
Et, une nouvelle fois, Kim doit faire face sur Aldébaran à des obscurantistes religieux : c’est du déjà-vu – dans la série même, ce qui montre que Léo est en manque d’idées !
Léo introduit du mystère, comme d’habitude, mais ça n’a pas beaucoup avancé à la fin du deuxième tome (alors que la conclusion est annoncée en fin de volume pour le prochain – rompant ainsi avec le séquençage en 5 tomes ?).
Mais les dialogues sont trop creux, le rythme trop lent pour faire oublier l’impression de déjà-vu, et pour me redonner envie de m’intéresser plus que ça aux nouvelles séries de Léo situées dans cet univers.
Bof bof donc…
Note réelle 2,5/5.
Il y a quelques temps, j'avais lu Les Aventures de Teddy Riner, une série jeunesse plutôt humoristique mettant en scène le fameux judoka dans des situations mêlant compétitions sportives et aventures nettement plus loufoques. Ce n'était pas très fin, mais c'était sympa.
Là, avec Teddy Riner - Objectif or, on est dans un ton plus sérieux, moins tourné vers la déconne. Ce n'est pas une biographie réaliste au sens classique du terme, car certes on suit le parcours réel du judoka lors de ses championnats de 2010 à 2012, mais on suit aussi en parallèle le quotidien d'une famille dont le fils est passionné par Teddy Riner et qui cherche dans le jeu vidéo dans lequel il est plongé à retrouver l'état d'esprit de compétition et de découverte de soi du champion.
Ce découpage du récit en deux fils narratifs parallèles m'a un peu embrouillé. Il en résulte une narration décousue, parfois un peu fofolle. On a l'impression de sauter d'une scène à l'autre de manière saccadée. En outre, autant les passages avec Teddy et ses combats sont racontés de manière claire et sans fioritures, autant ceux avec le gamin et sa grande sœur sont parfois naïfs et caricaturaux, plus ou moins immatures. Et puis, pour revenir aux combats de judo eux-mêmes, quand comme moi on n'y connait pas grand chose, voir les termes techniques se succéder et les images assez mal permettre de comprendre les mouvements effectués, ça m'a laissé un peu sur le carreau.
Aime ton prochain pourrait être un commandement sorti tout droit de la Bible mais ce titre n'y fait nullement référence.
En effet, il s'agit plutôt d'une jeune lycéenne Saki Mido qui a tellement d'amour à donner à un jeune garçon de 16 ans Kazumi Ichinose qu'elle massacre tout ce qui rode autour de lui. Bref, une véritable tarée. La vie de notre héros bascule dans l'horreur depuis l'âge de ses 10 ans et il va vivre un véritable enfer par la suite. Ce sont les conséquences de l'amour unique, c'est à dire dans un seul sens.
Ce manga est d'inspiration horrifique avec ses scènes de torture physiques et psychologiques mais sur un graphisme assez enfantin qui peut induire le jeune lectorat en erreur. Encore une fois, ce manga joue sur deux types de registres : le comique via la niaiserie et l'horreur ce qui ne fait pas bon ménage.
Rien n'est malheureusement crédible dans cet univers pourtant réaliste. On se demande ce que font les adultes pour arrêter ces meurtres en plein établissement scolaire. Il y a de l'excès à chaque scène qui paraît surjouée.
On oubliera assez rapidement ce titre qui n'apporte rien.
Ces 6 récits courts sont pour la plupart parus dans l'Echo des Savanes vers 1983, et permettent à Alex Varenne, séparé de son frère Daniel, de s'adonner pour la première fois depuis Ardeur à la BD érotique, on pourrait dire qu'il s'amuse à la pornographie insolite ou au bizarre érotique, c'est comme on veut. Toujours est-il que cette suite de fantasmes est un premier exercice très moyen pour Varenne qui fera mieux par la suite avec notamment Erma Jaguar, encore que comme je l'ai dit dans mes avis, sa conception des fantasmes érotiques est souvent tordue et étrange, ça ne me plait pas des masses, et ici plus qu'ailleurs.
L'ensemble est plus amusant que vraiment excitant, il y a sans doute une touche de surréalisme qui a tenté Varenne, plus que l'érotisme en fait qui sert de prétexte, c'est pas trop mal raconté et inspiré, mais ça me laisse de marbre, car sur le plan strictement érotique, le style graphique froid de Varenne n'a rien pour me faire voyager dans l'imaginaire érotique, on voit que son dessin n'est pas encore totalement maîtrisé, le trait est hésitant par endroits, plus dépouillé, bref pas encore tout à fait séduisant. Mais c'est un bon début.
Fifi est un auteur underground dont j’ai déjà lu plusieurs productions. A chaque fois – et cet opus ne déroge pas à cette règle, hélas – je trouve qu’il a quelques bonnes idées, mais qu’elles sont mal exploitées, et que le résultat final reste en deçà du potentiel, et de mes attentes.
Ici, l’idée de départ peut être amusante, puisque nous avons là quelques stars des albums ou séries télé jeunesse (Rusty & Rintintin, Goldorak, Tip & Tap, etc.), semble-t-il en rupture de ban du star système, qui mènent une vie ordinaire, pour ne pas dire « bien pourrie » comme le titre nous le laisse penser. Cela me paraissait amusant de les voir à contre-emploi, leur côté « positif » caricaturé et détourné vers une version plus trash et « punk » (la couverture nous incite à croire fondée cette hypothèse).
Mais en fait, il n’y a pas forcément tant d’humour que ça, et le côté trash est lui-même relativement modeste (si ce n’est les titres des cassettes porno que regarde Musty).
L’histoire se laisse lire, et certains passages sont un peu amusants ou intéressants, mais l’ensemble manque de fond, et ne m’a pas suffisamment accroché. Fifi a réellement un problème pour bâtir une intrigue, et je suis sorti quelque peu frustré de ma lecture.
Quant au dessin, il n’est pas extraordinaire, mais dans ce genre de publication, ce n’est pas forcément le plus important, et en tout cas ça passe.
Non, décidément, je ne comprends pas. J'ai beau essayer et réessayer, je ne comprends pas ce qu'il y a de si culte dans Idées noires. Certes, ce n'est sûrement pas mon type d'humour à la base, mais même en cherchant, j'avoue avoir du mal à comprendre ce qu'il y a de drôle dans la majorité des gags. Certains sont réussis, bien sûr, mais pas la majorité, à mon sens.
Bon, évidemment, le trait de Franquin est toujours aussi maîtrisé, il est évident que je ne remets pas en cause son talent de dessinateur tout-à-fait indéniable, et là encore, il prouve son génie graphique. Chaque gag est l'occasion de monter toute une ambiance en quelques cases, et au-delà de la page unique, il raconte à chaque fois toute une histoire qui se devine grâce aux détails qu'il glisse dans le décor ou les dialogues.
Mais de manière générale, la chute se devine très facilement dès le début pour la plupart des gags, et j'ai rarement trouvé ces chutes à mourir de rire. Enfin, le mauvais goût prédomine sans réussir à instaurer un ton qui soit réellement subversif ou provocateur. Je trouve ça trop inoffensif pour ce que ça prétend être.
Bref, je ne dis pas que c'est objectivement nul, mais à titre personnel, je n'arrive vraiment pas à adhérer à cette oeuvre, où je trouve que Franquin se situe trop le cul entre deux chaises. Trop inoffensif pour ce que ça a de corrosif, et trop acide pour ce que ça a d'innocent.
Mouais, je m'attendais à mieux... Il y avait un gros potentiel, peu ou mal exploité, je trouve.
Un premier bon point, tout de même, c'est que sur ce sujet très actuel, on pouvait facilement basculer dans un politiquement correct caricatural, trop passionné pour être efficace. Mais Lapière et Dany savent garder un bon recul qui leur permet de trouver le ton juste, sans polémique et avec beaucoup d'humanité. En nous faisant entrer dans l'esprit de cet homme à femmes qui est au centre du récit, les deux auteurs auraient facilement pu transformer leur ouvrage en plaidoyer contre la prédation sexuelle et le machisme que nous connaissons aujourd'hui. Pourtant, même si ces sujets sont abordés, ils n'en font rien. Eux, ce qui les intéresse, c'est d'abord de comprendre la mentalité de leur personnage, qui n'est pas un prédateur sexuel, justement, mais un véritable amoureux, quoiqu'un amoureux éphémère. Au gré des souvenirs qu'il raconte, on voit bien que c'est un type avec une âme, animé par de vrais sentiments, mais pour qui le bonheur est trop court pour pouvoir s'enfermer une vie entière avec une seule femme, et qui préfère à l'ennui du mari lassé, la liberté de l'amant perpétuel.
En cela, je trouve qu'Un Homme qui passe réussit bien son coup. Malgré des dialogues pas toujours subtils, la psychologie des personnages est abordée avec une grande sensibilité. Bien sûr, on n'excuse pas la conduite de Paul vis-à-vis de toutes les femmes qu'il a rencontrées puis laissées sur le carreau, mais peu à peu, on comprend son mode de pensée, sa manière d'être et on entre vraiment au fond de cette âme torturée, qui ne sait pas trop ce qu'elle recherche. Donc là-dessus, pas grand-chose à redire : c'est plein de délicatesse et c'est intelligent.
Mais ce qui m'a vraiment rebuté, c'est la forme du récit. Je n'aime pas trop les récits constitués presque exclusivement de flashbacks, et cette bande dessinée m'en apporte une nouvelle preuve. Toute la première moitié de la bande dessinée, après une exposition très réussie, ne fait qu'enchaîner les souvenirs de Paul, qui raconte ses aventures sans grand lien entre elles, et pendant ce temps, le récit-cadre n'avance pas. Il en résulte une impression de sur-place assez désagréable, et d'autant plus qu'on ressent une certaine gêne (mais c'est le but recherché, donc là encore, c'est réussi) face à cet homme qui raconte toutes ses conquêtes avec nostalgie, sans en ressentir aucun regret. Pourtant, on aurait encore mieux ressenti l'ambiguïté du personnage si, en face, le personnage de Kristen n'avait parfois des réactions un peu excessives, trop passionnées. Evidemment, ses réactions s'expliquent et on les partage en partie, mais j'aurais aimé que Kristen soit davantage nuancée.
La deuxième moitié de l'intrigue est meilleure : cette fois, le récit-cadre avance bien, et les personnages sont tous deux placés face à leurs contradictions. Le problème, c'est souvent que les dialogues sont trop explicatifs. Trop frontaux, j'aurais préféré qu'ils laissent davantage de place à l'intelligence du lecteur, sans faire remarquer à chaque ligne ce qu'on a implicitement compris. Mais sur le plan scénaristique, cette deuxième moitié est plus efficace et moins convenue que la première.
Enfin, je suis déçu par la conclusion. J'aime le sort réservé à chacun des personnages, très cohérent par rapport à ce qu'on en a vu avant, mais je n'ai pas trop compris ce que les auteurs essayaient de nous dire dans les toutes dernières cases. Cela dit, je pense que c'est voulu, et qu'ils laissent cela à l'interprétation du lecteur. Alors on va dire que je ne suis jamais content, puisque je viens de dire que les dialogues ne nous faisaient pas assez confiance, mais là, cette fois, j'ai trouvé ça un peu maladroit dans l'autre sens. Je n'ai rien contre le principe de la fin ouverte, seulement je crois que c'est quelque chose de très difficile à réaliser, et ici, ça ne me semble pas optimal. Cela reste intéressant.
Enfin, du côté du dessin, par contre, c'est merveilleux. J'aime beaucoup la patte de Dany, et ici, il excelle encore une fois à dessiner des visages expressifs, tantôt purs, tantôt torturés, et des corps séduisants. Malgré ses habituels soucis de proportion (c'est léger, mais il y a souvent des mains et des têtes un peu trop grosses par rapport au corps), le dessin est vraiment envoûtant, dans un style réaliste, avec une très belle colorisation, qui rend bien hommage au paysage des îles Chausey. La nature est vraiment bien rendue ici, ce qui permet au moins de poser un cadre très séduisant.
Bref, donc ce n'est pas une mauvaise BD que je déconseille, mais à titre personnel, je n'ai pas accroché plus que ça. C'est intéressant sur le fond, mais je trouve que le récit aurait pu être largement mieux construit, ce qui aurait d'ailleurs renforcé la réflexion sur les rapports hommes/femmes.
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Star Wars - Mace Windu
Mace Windu est un personnage très charismatique de l'univers Star Wars. Probablement le meilleur combattant au sabre laser durant la Guerre des Clones, peut-être même devant Anakin Skywalker à son apogée, c'est aussi l'un des plus influents membres du conseil Jedi. Et il a la classe, quoi ! Donc j'étais enthousiaste à l'idée de lire une histoire se focalisent sur lui. Mais le récit contenu dans cet album est fort décevant. Cela se passe au tout début de la Guerre des Clones, alors que les Jedi commencent tout juste à assimiler leur rôle de généraux au service de la République. Accompagné de trois Jedi qu'il a lui-même sélectionnés, Mace Windu est envoyé en mission sur une planète de la Bordure Extérieure pour enquêter sur les agissements des forces séparatistes. Il y découvre que les armées de droïdes de la fédération du Commerce mettent en danger la vie de la population locale et se retrouve confronté à un droïde mercenaire tueur et dangereux, mais rien que le plus puissant guerrier Jedi ne puisse détruire sans trop de soucis. Et en parallèle, l'un des membres de son équipe va soudain se mettre à douter du bien-fondé des décisions du Conseil et se retourner contre son groupe... d'une manière trop rapide et brutale pour être crédible ou même ne serait-ce que vaguement intéressante. C'est un scénario médiocre, sans saveur ni intérêt. Il est en plus assez mal raconté, ce qui le rend d'autant moins prenant. Deux dessinateurs s'y attellent. Le style du dessinateur principal ne m'a pas plus du tout. Non seulement il donne des visages assez laids aux personnages les plus connus, Mace Windu en tête, mais aussi Yoda, mais aussi il rate complètement certains dessins et perspectives, comme le vaisseau du groupe de héros qui est ridicule de laideur. Sans parler des décors réduits au strict minimum le plus souvent. Quelques flash-back sont réalisés par un autre dessinateur au style plus plaisant et plus classique. Aussi formaté soit-il, j'aurais nettement préféré que celui-ci réalise l'ensemble de l'histoire. Bref, même les amateurs de Star Wars et fans du personnage de Mace Windu n'auront aucun regret à éviter cette lecture à moins de n'en avoir pas d'autres sous la main.
Kanon au bout du monde
Le graphisme de ce manga est totalement séduisant. Pour le scénario, malheureusement, il faudra repasser. Certes, il faut avoir un peu d’imagination pour s'inscrire dans cet univers où une nuée d'extraterrestres a envahi le Japon, ce qui provoque une pluie interminable sur Tokyo. Le peuple est séparé en deux : ceux qui vivent sous la surface et ceux qui vivent à la surface. On est tout de suite plongé dans une romance à l'eau de rose dans un mignon petit café qui semble épargné par la guerre. L'ambiance est bucolique, voire comique et romantique. Puis, on découvre ce monde de science-fiction assez étrange... Ce manga semble mélanger les genres entre la science-fiction et la comédie romantique sans arriver à joindre les deux bouts. C'est hautement improbable que cela en devient insupportable. Dommage car il y avait tout de même un très bon dessin qui va dans le détail et qui retranscrit assez bien les différentes situations dans une bonne maîtrise. Je ne suis pas preneur.
Check me up !
Le postulat de ce shojo part de l'amour imaginaire, à savoir lorsqu'on est jeune, on s'entiche de l'homme ou de la femme de ses rêves, on en tombe amoureux avant de le ou la rencontrer réellement. Il peut s'agir d'épouser directement un célèbre joueur de football ou bien une chanteuse sans même les avoir rencontrés. Bref, c'est une espèce de fantasme qu'on a presque tous eu durant notre jeunesse. Notre héroïne a rencontré un soignant lors d'une intervention près de son lycée. Le soignant était interne et est devenu un médecin. Elle décide de faire des études de médecine afin de le rencontrer. Cela sera chose faite mais elle se rend compte que c'est un odieux personnage qui traite très mal les femmes en prenant tout le monde de haut dans le genre d'un célèbre professeur français qui à Marseille fait beaucoup parler de lui. Bref, le genre d'individu totalement détestable bien que brillant dans son travail. Jusqu'ici tout va bien. Cependant, le développement de ce récit va tourner à la catastrophe. Elle s'aperçoit que ce docteur habite à son étage d'appartement alors qu'elle ne l'avait jamais remarqué auparavant. C'est très peu crédible. Les situations comme celles-ci vont s'enchaîner dans une espèce de surenchère de mauvais goût. A noter que j'ai particulièrement été choqué lorsqu'il lui met une baffe, qu'elle semble accepter sans broncher dans une scène qui se veut quasi-comique. J'avoue que ce type de violence faite aux femmes de surcroît par un médecin est totalement inacceptable dans notre culture. Bref, une comédie romantique à oublier illico presto.
Retour sur Aldébaran
Si le premier cycle des mondes d’Aldébaran m’avait beaucoup intéressé, et si j’ai continué à suivre les suivants, je dois quand même dire que cela se fait de plus en plus laborieusement. En effet, Léo utilisant toujours les mêmes recettes (que ce soit pour la faune et la flore, mais aussi pour les personnages et leurs relations), la surprise ne joue plus, et je me suis quelque peu lassé. D’autant plus que du coup, les défauts ressortent davantage : le dessin figé, une Kim énervante, etc. Je pense que Léo aurait dû depuis longtemps arrêter, et ne pas inutilement tirer sur la corde. Au lieu de cela, il poursuit, en reliant ici les personnages découverts avec le cycle « Les Survivants » et ceux des 3 cycles précédents, Kim en tête : Manon et Kim forment donc un nouveau duo (la façon dont elles sont mises en contact est quand même une grosse ficelle scénaristique), sans que cela ne renouvelle le concept d’ensemble. Et, une nouvelle fois, Kim doit faire face sur Aldébaran à des obscurantistes religieux : c’est du déjà-vu – dans la série même, ce qui montre que Léo est en manque d’idées ! Léo introduit du mystère, comme d’habitude, mais ça n’a pas beaucoup avancé à la fin du deuxième tome (alors que la conclusion est annoncée en fin de volume pour le prochain – rompant ainsi avec le séquençage en 5 tomes ?). Mais les dialogues sont trop creux, le rythme trop lent pour faire oublier l’impression de déjà-vu, et pour me redonner envie de m’intéresser plus que ça aux nouvelles séries de Léo situées dans cet univers. Bof bof donc… Note réelle 2,5/5.
Teddy Riner - Objectif or
Il y a quelques temps, j'avais lu Les Aventures de Teddy Riner, une série jeunesse plutôt humoristique mettant en scène le fameux judoka dans des situations mêlant compétitions sportives et aventures nettement plus loufoques. Ce n'était pas très fin, mais c'était sympa. Là, avec Teddy Riner - Objectif or, on est dans un ton plus sérieux, moins tourné vers la déconne. Ce n'est pas une biographie réaliste au sens classique du terme, car certes on suit le parcours réel du judoka lors de ses championnats de 2010 à 2012, mais on suit aussi en parallèle le quotidien d'une famille dont le fils est passionné par Teddy Riner et qui cherche dans le jeu vidéo dans lequel il est plongé à retrouver l'état d'esprit de compétition et de découverte de soi du champion. Ce découpage du récit en deux fils narratifs parallèles m'a un peu embrouillé. Il en résulte une narration décousue, parfois un peu fofolle. On a l'impression de sauter d'une scène à l'autre de manière saccadée. En outre, autant les passages avec Teddy et ses combats sont racontés de manière claire et sans fioritures, autant ceux avec le gamin et sa grande sœur sont parfois naïfs et caricaturaux, plus ou moins immatures. Et puis, pour revenir aux combats de judo eux-mêmes, quand comme moi on n'y connait pas grand chose, voir les termes techniques se succéder et les images assez mal permettre de comprendre les mouvements effectués, ça m'a laissé un peu sur le carreau.
Aime ton prochain
Aime ton prochain pourrait être un commandement sorti tout droit de la Bible mais ce titre n'y fait nullement référence. En effet, il s'agit plutôt d'une jeune lycéenne Saki Mido qui a tellement d'amour à donner à un jeune garçon de 16 ans Kazumi Ichinose qu'elle massacre tout ce qui rode autour de lui. Bref, une véritable tarée. La vie de notre héros bascule dans l'horreur depuis l'âge de ses 10 ans et il va vivre un véritable enfer par la suite. Ce sont les conséquences de l'amour unique, c'est à dire dans un seul sens. Ce manga est d'inspiration horrifique avec ses scènes de torture physiques et psychologiques mais sur un graphisme assez enfantin qui peut induire le jeune lectorat en erreur. Encore une fois, ce manga joue sur deux types de registres : le comique via la niaiserie et l'horreur ce qui ne fait pas bon ménage. Rien n'est malheureusement crédible dans cet univers pourtant réaliste. On se demande ce que font les adultes pour arrêter ces meurtres en plein établissement scolaire. Il y a de l'excès à chaque scène qui paraît surjouée. On oubliera assez rapidement ce titre qui n'apporte rien.
Carré noir sur dames blanches
Ces 6 récits courts sont pour la plupart parus dans l'Echo des Savanes vers 1983, et permettent à Alex Varenne, séparé de son frère Daniel, de s'adonner pour la première fois depuis Ardeur à la BD érotique, on pourrait dire qu'il s'amuse à la pornographie insolite ou au bizarre érotique, c'est comme on veut. Toujours est-il que cette suite de fantasmes est un premier exercice très moyen pour Varenne qui fera mieux par la suite avec notamment Erma Jaguar, encore que comme je l'ai dit dans mes avis, sa conception des fantasmes érotiques est souvent tordue et étrange, ça ne me plait pas des masses, et ici plus qu'ailleurs. L'ensemble est plus amusant que vraiment excitant, il y a sans doute une touche de surréalisme qui a tenté Varenne, plus que l'érotisme en fait qui sert de prétexte, c'est pas trop mal raconté et inspiré, mais ça me laisse de marbre, car sur le plan strictement érotique, le style graphique froid de Varenne n'a rien pour me faire voyager dans l'imaginaire érotique, on voit que son dessin n'est pas encore totalement maîtrisé, le trait est hésitant par endroits, plus dépouillé, bref pas encore tout à fait séduisant. Mais c'est un bon début.
Une journée bien pourrie
Fifi est un auteur underground dont j’ai déjà lu plusieurs productions. A chaque fois – et cet opus ne déroge pas à cette règle, hélas – je trouve qu’il a quelques bonnes idées, mais qu’elles sont mal exploitées, et que le résultat final reste en deçà du potentiel, et de mes attentes. Ici, l’idée de départ peut être amusante, puisque nous avons là quelques stars des albums ou séries télé jeunesse (Rusty & Rintintin, Goldorak, Tip & Tap, etc.), semble-t-il en rupture de ban du star système, qui mènent une vie ordinaire, pour ne pas dire « bien pourrie » comme le titre nous le laisse penser. Cela me paraissait amusant de les voir à contre-emploi, leur côté « positif » caricaturé et détourné vers une version plus trash et « punk » (la couverture nous incite à croire fondée cette hypothèse). Mais en fait, il n’y a pas forcément tant d’humour que ça, et le côté trash est lui-même relativement modeste (si ce n’est les titres des cassettes porno que regarde Musty). L’histoire se laisse lire, et certains passages sont un peu amusants ou intéressants, mais l’ensemble manque de fond, et ne m’a pas suffisamment accroché. Fifi a réellement un problème pour bâtir une intrigue, et je suis sorti quelque peu frustré de ma lecture. Quant au dessin, il n’est pas extraordinaire, mais dans ce genre de publication, ce n’est pas forcément le plus important, et en tout cas ça passe.
Idées Noires
Non, décidément, je ne comprends pas. J'ai beau essayer et réessayer, je ne comprends pas ce qu'il y a de si culte dans Idées noires. Certes, ce n'est sûrement pas mon type d'humour à la base, mais même en cherchant, j'avoue avoir du mal à comprendre ce qu'il y a de drôle dans la majorité des gags. Certains sont réussis, bien sûr, mais pas la majorité, à mon sens. Bon, évidemment, le trait de Franquin est toujours aussi maîtrisé, il est évident que je ne remets pas en cause son talent de dessinateur tout-à-fait indéniable, et là encore, il prouve son génie graphique. Chaque gag est l'occasion de monter toute une ambiance en quelques cases, et au-delà de la page unique, il raconte à chaque fois toute une histoire qui se devine grâce aux détails qu'il glisse dans le décor ou les dialogues. Mais de manière générale, la chute se devine très facilement dès le début pour la plupart des gags, et j'ai rarement trouvé ces chutes à mourir de rire. Enfin, le mauvais goût prédomine sans réussir à instaurer un ton qui soit réellement subversif ou provocateur. Je trouve ça trop inoffensif pour ce que ça prétend être. Bref, je ne dis pas que c'est objectivement nul, mais à titre personnel, je n'arrive vraiment pas à adhérer à cette oeuvre, où je trouve que Franquin se situe trop le cul entre deux chaises. Trop inoffensif pour ce que ça a de corrosif, et trop acide pour ce que ça a d'innocent.
Un homme qui passe
Mouais, je m'attendais à mieux... Il y avait un gros potentiel, peu ou mal exploité, je trouve. Un premier bon point, tout de même, c'est que sur ce sujet très actuel, on pouvait facilement basculer dans un politiquement correct caricatural, trop passionné pour être efficace. Mais Lapière et Dany savent garder un bon recul qui leur permet de trouver le ton juste, sans polémique et avec beaucoup d'humanité. En nous faisant entrer dans l'esprit de cet homme à femmes qui est au centre du récit, les deux auteurs auraient facilement pu transformer leur ouvrage en plaidoyer contre la prédation sexuelle et le machisme que nous connaissons aujourd'hui. Pourtant, même si ces sujets sont abordés, ils n'en font rien. Eux, ce qui les intéresse, c'est d'abord de comprendre la mentalité de leur personnage, qui n'est pas un prédateur sexuel, justement, mais un véritable amoureux, quoiqu'un amoureux éphémère. Au gré des souvenirs qu'il raconte, on voit bien que c'est un type avec une âme, animé par de vrais sentiments, mais pour qui le bonheur est trop court pour pouvoir s'enfermer une vie entière avec une seule femme, et qui préfère à l'ennui du mari lassé, la liberté de l'amant perpétuel. En cela, je trouve qu'Un Homme qui passe réussit bien son coup. Malgré des dialogues pas toujours subtils, la psychologie des personnages est abordée avec une grande sensibilité. Bien sûr, on n'excuse pas la conduite de Paul vis-à-vis de toutes les femmes qu'il a rencontrées puis laissées sur le carreau, mais peu à peu, on comprend son mode de pensée, sa manière d'être et on entre vraiment au fond de cette âme torturée, qui ne sait pas trop ce qu'elle recherche. Donc là-dessus, pas grand-chose à redire : c'est plein de délicatesse et c'est intelligent. Mais ce qui m'a vraiment rebuté, c'est la forme du récit. Je n'aime pas trop les récits constitués presque exclusivement de flashbacks, et cette bande dessinée m'en apporte une nouvelle preuve. Toute la première moitié de la bande dessinée, après une exposition très réussie, ne fait qu'enchaîner les souvenirs de Paul, qui raconte ses aventures sans grand lien entre elles, et pendant ce temps, le récit-cadre n'avance pas. Il en résulte une impression de sur-place assez désagréable, et d'autant plus qu'on ressent une certaine gêne (mais c'est le but recherché, donc là encore, c'est réussi) face à cet homme qui raconte toutes ses conquêtes avec nostalgie, sans en ressentir aucun regret. Pourtant, on aurait encore mieux ressenti l'ambiguïté du personnage si, en face, le personnage de Kristen n'avait parfois des réactions un peu excessives, trop passionnées. Evidemment, ses réactions s'expliquent et on les partage en partie, mais j'aurais aimé que Kristen soit davantage nuancée. La deuxième moitié de l'intrigue est meilleure : cette fois, le récit-cadre avance bien, et les personnages sont tous deux placés face à leurs contradictions. Le problème, c'est souvent que les dialogues sont trop explicatifs. Trop frontaux, j'aurais préféré qu'ils laissent davantage de place à l'intelligence du lecteur, sans faire remarquer à chaque ligne ce qu'on a implicitement compris. Mais sur le plan scénaristique, cette deuxième moitié est plus efficace et moins convenue que la première. Enfin, je suis déçu par la conclusion. J'aime le sort réservé à chacun des personnages, très cohérent par rapport à ce qu'on en a vu avant, mais je n'ai pas trop compris ce que les auteurs essayaient de nous dire dans les toutes dernières cases. Cela dit, je pense que c'est voulu, et qu'ils laissent cela à l'interprétation du lecteur. Alors on va dire que je ne suis jamais content, puisque je viens de dire que les dialogues ne nous faisaient pas assez confiance, mais là, cette fois, j'ai trouvé ça un peu maladroit dans l'autre sens. Je n'ai rien contre le principe de la fin ouverte, seulement je crois que c'est quelque chose de très difficile à réaliser, et ici, ça ne me semble pas optimal. Cela reste intéressant. Enfin, du côté du dessin, par contre, c'est merveilleux. J'aime beaucoup la patte de Dany, et ici, il excelle encore une fois à dessiner des visages expressifs, tantôt purs, tantôt torturés, et des corps séduisants. Malgré ses habituels soucis de proportion (c'est léger, mais il y a souvent des mains et des têtes un peu trop grosses par rapport au corps), le dessin est vraiment envoûtant, dans un style réaliste, avec une très belle colorisation, qui rend bien hommage au paysage des îles Chausey. La nature est vraiment bien rendue ici, ce qui permet au moins de poser un cadre très séduisant. Bref, donc ce n'est pas une mauvaise BD que je déconseille, mais à titre personnel, je n'ai pas accroché plus que ça. C'est intéressant sur le fond, mais je trouve que le récit aurait pu être largement mieux construit, ce qui aurait d'ailleurs renforcé la réflexion sur les rapports hommes/femmes.