Avec torch song, une adaptation d’un célèbre roman noir de James Ellroy, vous voilà embarqués pour une virée entre Los Angeles et les quartiers malfamés de Tijuana au Mexique.
J’avoue je n’ai pas trop accroché à cette histoire où l’on retrouve pêlemêle un ancien flic devenu détective privé, quelques putes, des malfrats, quelques meurtres infâmes, le tout dans l’atmosphère de gargotes music-hall enfumées. C’est sordide, violent et bien noir mais je me suis ennuyé.
Le graphisme n’est pas terrible. Trop anguleux. Le visage de certains personnages sont grotesques.
Lecture rapide. Pas trop de rythme. Le ton est monocorde. Vous pouvez passer votre tour.
Franchement déçu par ce one-shot, mais c'est un peu de ma faute parce que j'ai vaguement regardé l'avis d'Alix et j'ai uniquement pris en compte la note lorsque j'ai réservé l'album à la bibliothèque.
C'est typiquement le genre de roman graphique qui ne m'attire pas parce que je trouve que tout est cousu de fil blanc: on a donc droit à une adolescente qui a un rêve et qui veut l'accomplir et ses parents ne sont pas d'accords. Il y a un mur d'incompréhension entre la jeune fille et ses parents non seulement à cause des problèmes entre deux générations, mais parce que ses parents sont immigrants et elle est plus occidentalisée. La jeune fille va tout faire pour avoir la vie qu'elle veut et elle va travailler fort et aller de déceptions en déceptions...Je me suis franchement ennuyé durant la majorité de l'album car ce sont des thèmes qui ne me parlent pas trop.
C'est vrai que les 30 dernières pages sont meilleures, mais c'est peu pour sauver l'album à mes yeux. Dommage parce que l'héroïne est attachante malgré tout. Donc à lire si on aime ce genre de chronique d'adolescente.
Deux types complètement neuneus - les deux scénaristes qui se mettent en scène - se voient refuser par un éditeur (parodiant Le Lombard) des publications aux titres pornographiques. Puis, suite à un concours de circonstances, ils se trouvent projetés par magie dans le "Monde imaginaire des personnages de bande dessinée".
C'est ensuite un prétexte pour les auteurs à divers gags, les personnages en question - la plupart des héros des séries les plus connues, de Tintin à Astérix, en passant par Donjon ou Edika (Clark Gaybeul leur sert de guide) y passent, dans un fourre-tout parodique qui mise uniquement sur la multiplication des gags - visuels ou verbaux, sans s'emmerder à construire une quelconque intrigue. D'ailleurs, après ce relativement long passage (une quinzaine de pages), et sans réel rapport avec cette première histoire introductive, on a ensuite une succession de strips ou de petites histoires, tournant exclusivement autour des deux bonhommes , qui enchainent les gags.
Les gags en questions sont rarement fins (le "pipi caca prout bite" domine quand même pas mal), sont plutôt répétitifs et lourds et, surtout ne sont quasiment jamais drôles (du moins je ne semble pas être le cœur de cible).
Je ne connais pas les auteurs, qui semblent être des youtubeurs "connus", cette qualité suffisant visiblement pour être publié, la garantie d'un lectorat captif permettant de faire l'impasse sur la qualité de leur création.
Autant le dire donc, moi qui suis plutôt friand d'humour con, noir, déjanté et parodique, c'est à dire ce qui était censé être au cœur de cet album, eh bien j'en suis ressorti plus que déçu. D'autant que le dessin et la colorisation ne sont pas vraiment ma tasse de thé (ce n'est pas rédhibitoire dans ce genre de publication, mais à condition que l'humour compense, ce qui n'est pas le cas ici).
A éviter je pense.
Note réelle 1,5/5.
Voilà un album qui mettrait facilement l'eau à la bouche au vu de son sujet et de la brochette d'auteurs de renom qui se son prêté à l'exercice. Mais voilà, un sujet pointu et de bons auteurs ne font pas tout, encore faut-il rentrer dans le petit monde qu'ils nous font découvrir et tentent de nous faire apprécier.
L'album nous propose donc de découvrir Gérard Bossé, chef étoilé installé à Angers et sa femme Catherine, œnologue réputée. Cet homme passionné a passé 35 ans de sa vie à se battre et militer pour la reconnaissance de son art : la cuisine. Grâce à son franc parler, à son amour et son ouverture pour l'art, il s'est attiré la sympathie de beaucoup d'artistes, dont des auteurs de BD, qui vont au travers de cet album lui rendre un hommage mérité.
Mais malgré le talent des différents auteurs qui ont participé à ce collectif, et le personnage haut en couleur de Gérard Bossé, j'avoue m'être rapidement ennuyé dans cette succession de portrait personnels tirés par nos auteurs. Alors oui, on y apprend des choses et on se rend vite compte du lieu exceptionnel que doit être ce restaurant et son chef, mais voilà voilà, n'étant pas un féru de cuisine, et bien j'ai assez rapidement perdu de l'intérêt pour cette BD. Peut-être à réserver aux connaisseurs du lieu ou du personnage ? Je ne sais trop... En tout cas, pas pour moi, dommage.
Récit de science-fiction destiné en priorité aux jeunes adolescents, cet album dispose d’une grande qualité et de nombreux menus défauts qui, au final, font en sorte que je sors de ma lecture avec un sentiment de déception.
La grande qualité : le trait de Nuno Plati. Il est d’une grande lisibilité, expressif et dynamique et convient parfaitement au public visé. Les influences du dessin d’animation et du manga sont manifestes mais laissent place à un style à la maîtrise épatante.
Les défauts :
- Tout d’abord, ce choix du noir et blanc. S’il ne me gêne pas outre mesure, je crains qu’il en aille autrement avec un jeune public, plus en quête de couleurs et de tape à l’œil.
- Ensuite, les nombreuses ellipses que recèle ce récit ont fini par me donner l’impression que celui-ci avait été tronqué de plusieurs pages. J’ai parfois vérifié la numérotation, convaincu que j’étais d’en avoir sauté l’une ou l’autre.
- Par ailleurs, à l’occasion, le scénario est assez obscur. On ne comprend pas tout et les explications finales peinent à convaincre. Un jeune public sera peut-être plus clément que moi. Emporté par l’action, il ne cherchera sans doute pas autant le rationnel de certaines séquences mais bon, il n’empêche que j’ai trouvé certains enchaînements trop rapides, voire maladroits.
- Enfin, le profil psychologique des personnages n’est pas assez développé à mon goût. Tout va trop vite dans ce récit et certains conflits moraux auraient mérité plus de développements selon moi.
Ajoutez à cela une fin très ouverte qui laisse croire à de nouvelles aventures pour les deux personnages centraux de l’histoire et vous comprendrez pourquoi je sors de cette lecture avec un sentiment très mitigé.
Nouvel échec dans la tentative de reprise d’un personnage emblématique de la bande dessinée par une équipe pourtant motivée.
D’un strict point de vue graphique, les trois premiers tomes sont tout à fait conformes aux attentes d’un amateur du trait de Dupa. Rodrigue maîtrise bien les personnages et s’il s’autorise l’une ou l’autre fantaisie, cela reste conforme à l’esprit de la série originale. Malheureusement, au fil des tomes, l’artiste va s’affranchir de l’héritage de Dupa pour tenter de moderniser le style de la série. Celle-ci perd dès lors une partie de son charme. Il y aura un léger mieux après le changement de scénariste mais c’est tout de même inférieur à mon goût aux albums signés par Dupa.
Au niveau des scénarios, ceux de la période Aucaigne sont vraiment faibles. Il s’agit alors exclusivement de gags. Ceux-ci sont parfois très mal amenés et souvent peu voire pas du tout drôles. A l'occasion, le scénariste n'hésite pas à pomper un gag sur une autre série pour nous le resservir dans une version 'modernisée' mais malheureusement à des années lumière de la qualité de l'original. Seule la sympathie que j'éprouvais pour les personnages sauve un fifrelin d’intérêt chez le lecteur que je suis.
La reprise des scénarios par Erroc ne va pas changer les choses, et les recueils de gags restent très faibles. A partir du tome 10, Erroc abandonne cette structure d’un gag par planche pour se lancer dans de courts récits humoristiques… sans plus de succès. Et le dernier tome qui prend la forme d’un récit complet et le ton d’un hommage à la bande dessinée franco-belge de l’âge d’or est louable dans ses intentions mais malheureusement très éloigné de l’esprit de la série d’origine et peu drôle.
Au final, nous avons là une série qui risque de ne plaire à personne. Les lecteurs nostalgiques ne retrouveront pas la série qu’ils avaient aimée à l’époque de Dupa. Les très jeunes lecteurs riront peut-être de certains gags visuels mais les gags plus bavards ne leur plairont sans doute pas. Et les albums qui font référence à la télévision, aux super-héros, aux inventions semblent déjà très datés…
Non, vraiment, et j’en suis désolé, je ne vois rien à sauver dans cette série. Et pourtant, je sens bien que les auteurs ont fait de leur mieux.
A noter que les premiers tomes se terminent sur une histoire en quelques planches. Ces histoires ont été ensuite regroupées dans le H.S. « Cubitus fait son cinéma ». Elles pastichent quelques grands classiques du cinéma et sont parmi les mieux réussies. Donc si cet album ne vous convainc pas, je pense que vous pouvez clairement oublier le reste.
Après la lecture de ce diptyque, je suis un peu le cul entre deux chaises et je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé ou pas. Premier tome intriguant avec cette histoire de mère dont on enlève le bébé juste à la naissance et que l'on remplace par une bombe dans son ventre. Du gore de chez gore, bon ça va le dessin n'est pas à gerber, c'est juste l'idée. Ensuite une enquête autour de cette femme qui sans le vouloir s'adjoint les services d'une belle rousse à la plastique irréprochable, bon on a envie de savoir d'autant que ce premier tome se termine par un cliffhanger qui donne envie de savoir.
Et puis patatras dirais-je, sans spoiler voilà t'il pas que nous débarquons en plein milieu d'une secte dont les objectifs sont fort nébuleux. En même temps, j'aurais dû me douter du truc vu le look de la dernière image du tome 1. Secte donc, qui doit rechercher la pureté de la race, idée pour le moins déjà vue ailleurs. Alors tranquillement nous roulons pépère vers une conclusion dramatique mais gentillette.
Le dessin est joli, dans l'air du temps, mais pas exceptionnel. Au final, mon avis est fait, voilà une BD que je vais sans doute oublier bien vite, si l'idée de départ était originale au final le soufflé ne prend pas.
Vu la note extraordinaire de cette série (4,29 sur 5 quand même) je me suis demandé si, en lisant cette série précédemment, je n'étais pas passé à coté d'un truc. Ben non.
Désolé d’être à contre-courant de l’avis général mais en fait, de mon point de vue, je n’avais rien loupé. Bon ok peut-être que certains détails du dessin fourmillant et inventif m’avaient échappé.
Pourtant, fait rare, les héros ne sont pas manichéens et recèlent leurs lots de surprises et de filouterie ce qui rajoute de la profondeur à une BD qui aurait quand même besoin de beaucoup plus pour sortir du lot. Définitivement pas immanquable du tout.
J'ai lu cette suite de Lanfeust de Troy seulement cette semaine, car à l'époque de sa parution, j'avais à peine feuilleté le premier tome et décrété que c'était une suite à but commercial.
Mauvais préjugé de ma part car profitant que mon fils s'est offert les trois premiers tomes de Lanfeust des étoiles, j'ai franchi le pas et je les ai lus d'une traite. Du moins j'ai essayé, car au début du deuxième, j'ai eu un coup de barre, les gags trop répétitifs ont eu raison de mon énergie.
Pourtant, la suite est fidèle à la première série : mêmes personnages principaux, même humour, mêmes situations (même si transposées dans un univers de science-fiction), mais de mon côté le temps a passé et l'effet de nouveauté s'est essoufflé.
Lanfeust des étoiles est donc une suite honnête à Lanfeust de Troy, mais elle pâtit d'un air de déjà vu trop prononcé.
A noter qu'à la fin du tome 3, une grosse ficelle des romans de science-fiction fait son apparition pour maintenir le lecteur en haleine et redonner un coup de fouet à l'aventure.
Peut-être élèverai-je ma note si les tomes restants me séduisent.
Un premier quart pour nous relater l’atterrissage en catastrophe sur une planète étrange suite à un incident inexpliqué. Un jargon pseudo-scientifique pour accentuer le côté science-fiction et des mots écrits en gras dans bien des dialogues pour le caractère dramatique du récit. Un mystère autour d’un membre de l’équipage pour attiser notre curiosité.
Un deuxième quart pour un peu mieux nous présenter l’équipage et aller directement choper un artefact fabuleux dans un temple mystérieux. L’équipage est formé de jeunes humains, d’un extraterrestre doté de dons bien utiles et d’un doyen qui semble tout savoir sur l’endroit où ils se trouvent. Chacun semble avoir son rôle bien défini, du gentil glandeur à la cheffe de la bande ‘qui assume’.
Un troisième quart pour nous expliquer que le mystérieux équipier évoqué au début est potentiellement dangereux mais qu’il n’est peut-être pas la pire source de danger pour notre joyeuse troupe.
Un quatrième quart pour nous confirmer ce qu’on avait déjà deviné, pour rendre le mystérieux Pearl indispensable à l’équipage et pour se décider à nouer le dialogue avec les ‘présences’ ressenties sur la planète. Dialogue qui va permettre de découvrir l’histoire de cette étrange planète (avec emploi du passé simple pour faire plus dramatique).
Et hop, rapide conclusion qui voit l’équipage et son vaisseau quitter la planète-prison dont on ne pouvait s’évader… avec le petit twist habituel (et si vous n’avez pas deviné, je vous laisse patauger).
Et en route vers de nouvelles aventures vu qu’ils ont fait une promesse auxdits habitants et que ce sont des gens biens qui tiennent leurs promesses.
Oui, bon, comme ça, je pense que vous le sentez : j’ai pas été emballé, emballé. L’impression d’avoir déjà lu cent fois ce genre de récit. Le sentiment qu’aucun des personnages n’a les épaules pour porter véritablement la série. Visuellement, je ne suis pas non plus tombé en arrêt devant une case en me disant « Mon dieu, que c’est beau ! ». Et j'ai la crainte de tomber dans le piège d’une série à rallonge qui verra l’équipage voyager de planètes en planètes dans le but d’honorer leur promesse (et encore plus celle de voir cette série être abandonnée avant terme faute d’un public suffisant).
Je passe mon tour. A voir avec un jeune public qui n'aurait pas encore lu trop souvent ce genre de récit (mais à choisir, je leur refilerais quand même de vieux Valérian).
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Torch song
Avec torch song, une adaptation d’un célèbre roman noir de James Ellroy, vous voilà embarqués pour une virée entre Los Angeles et les quartiers malfamés de Tijuana au Mexique. J’avoue je n’ai pas trop accroché à cette histoire où l’on retrouve pêlemêle un ancien flic devenu détective privé, quelques putes, des malfrats, quelques meurtres infâmes, le tout dans l’atmosphère de gargotes music-hall enfumées. C’est sordide, violent et bien noir mais je me suis ennuyé. Le graphisme n’est pas terrible. Trop anguleux. Le visage de certains personnages sont grotesques. Lecture rapide. Pas trop de rythme. Le ton est monocorde. Vous pouvez passer votre tour.
La Nuit est mon royaume
Franchement déçu par ce one-shot, mais c'est un peu de ma faute parce que j'ai vaguement regardé l'avis d'Alix et j'ai uniquement pris en compte la note lorsque j'ai réservé l'album à la bibliothèque. C'est typiquement le genre de roman graphique qui ne m'attire pas parce que je trouve que tout est cousu de fil blanc: on a donc droit à une adolescente qui a un rêve et qui veut l'accomplir et ses parents ne sont pas d'accords. Il y a un mur d'incompréhension entre la jeune fille et ses parents non seulement à cause des problèmes entre deux générations, mais parce que ses parents sont immigrants et elle est plus occidentalisée. La jeune fille va tout faire pour avoir la vie qu'elle veut et elle va travailler fort et aller de déceptions en déceptions...Je me suis franchement ennuyé durant la majorité de l'album car ce sont des thèmes qui ne me parlent pas trop. C'est vrai que les 30 dernières pages sont meilleures, mais c'est peu pour sauver l'album à mes yeux. Dommage parce que l'héroïne est attachante malgré tout. Donc à lire si on aime ce genre de chronique d'adolescente.
Bapt et Gaël
Deux types complètement neuneus - les deux scénaristes qui se mettent en scène - se voient refuser par un éditeur (parodiant Le Lombard) des publications aux titres pornographiques. Puis, suite à un concours de circonstances, ils se trouvent projetés par magie dans le "Monde imaginaire des personnages de bande dessinée". C'est ensuite un prétexte pour les auteurs à divers gags, les personnages en question - la plupart des héros des séries les plus connues, de Tintin à Astérix, en passant par Donjon ou Edika (Clark Gaybeul leur sert de guide) y passent, dans un fourre-tout parodique qui mise uniquement sur la multiplication des gags - visuels ou verbaux, sans s'emmerder à construire une quelconque intrigue. D'ailleurs, après ce relativement long passage (une quinzaine de pages), et sans réel rapport avec cette première histoire introductive, on a ensuite une succession de strips ou de petites histoires, tournant exclusivement autour des deux bonhommes , qui enchainent les gags. Les gags en questions sont rarement fins (le "pipi caca prout bite" domine quand même pas mal), sont plutôt répétitifs et lourds et, surtout ne sont quasiment jamais drôles (du moins je ne semble pas être le cœur de cible). Je ne connais pas les auteurs, qui semblent être des youtubeurs "connus", cette qualité suffisant visiblement pour être publié, la garantie d'un lectorat captif permettant de faire l'impasse sur la qualité de leur création. Autant le dire donc, moi qui suis plutôt friand d'humour con, noir, déjanté et parodique, c'est à dire ce qui était censé être au cœur de cet album, eh bien j'en suis ressorti plus que déçu. D'autant que le dessin et la colorisation ne sont pas vraiment ma tasse de thé (ce n'est pas rédhibitoire dans ce genre de publication, mais à condition que l'humour compense, ce qui n'est pas le cas ici). A éviter je pense. Note réelle 1,5/5.
On a mangé sur une île
Voilà un album qui mettrait facilement l'eau à la bouche au vu de son sujet et de la brochette d'auteurs de renom qui se son prêté à l'exercice. Mais voilà, un sujet pointu et de bons auteurs ne font pas tout, encore faut-il rentrer dans le petit monde qu'ils nous font découvrir et tentent de nous faire apprécier. L'album nous propose donc de découvrir Gérard Bossé, chef étoilé installé à Angers et sa femme Catherine, œnologue réputée. Cet homme passionné a passé 35 ans de sa vie à se battre et militer pour la reconnaissance de son art : la cuisine. Grâce à son franc parler, à son amour et son ouverture pour l'art, il s'est attiré la sympathie de beaucoup d'artistes, dont des auteurs de BD, qui vont au travers de cet album lui rendre un hommage mérité. Mais malgré le talent des différents auteurs qui ont participé à ce collectif, et le personnage haut en couleur de Gérard Bossé, j'avoue m'être rapidement ennuyé dans cette succession de portrait personnels tirés par nos auteurs. Alors oui, on y apprend des choses et on se rend vite compte du lieu exceptionnel que doit être ce restaurant et son chef, mais voilà voilà, n'étant pas un féru de cuisine, et bien j'ai assez rapidement perdu de l'intérêt pour cette BD. Peut-être à réserver aux connaisseurs du lieu ou du personnage ? Je ne sais trop... En tout cas, pas pour moi, dommage.
Métanoïde
Récit de science-fiction destiné en priorité aux jeunes adolescents, cet album dispose d’une grande qualité et de nombreux menus défauts qui, au final, font en sorte que je sors de ma lecture avec un sentiment de déception. La grande qualité : le trait de Nuno Plati. Il est d’une grande lisibilité, expressif et dynamique et convient parfaitement au public visé. Les influences du dessin d’animation et du manga sont manifestes mais laissent place à un style à la maîtrise épatante. Les défauts : - Tout d’abord, ce choix du noir et blanc. S’il ne me gêne pas outre mesure, je crains qu’il en aille autrement avec un jeune public, plus en quête de couleurs et de tape à l’œil. - Ensuite, les nombreuses ellipses que recèle ce récit ont fini par me donner l’impression que celui-ci avait été tronqué de plusieurs pages. J’ai parfois vérifié la numérotation, convaincu que j’étais d’en avoir sauté l’une ou l’autre. - Par ailleurs, à l’occasion, le scénario est assez obscur. On ne comprend pas tout et les explications finales peinent à convaincre. Un jeune public sera peut-être plus clément que moi. Emporté par l’action, il ne cherchera sans doute pas autant le rationnel de certaines séquences mais bon, il n’empêche que j’ai trouvé certains enchaînements trop rapides, voire maladroits. - Enfin, le profil psychologique des personnages n’est pas assez développé à mon goût. Tout va trop vite dans ce récit et certains conflits moraux auraient mérité plus de développements selon moi. Ajoutez à cela une fin très ouverte qui laisse croire à de nouvelles aventures pour les deux personnages centraux de l’histoire et vous comprendrez pourquoi je sors de cette lecture avec un sentiment très mitigé.
Les Nouvelles Aventures de Cubitus
Nouvel échec dans la tentative de reprise d’un personnage emblématique de la bande dessinée par une équipe pourtant motivée. D’un strict point de vue graphique, les trois premiers tomes sont tout à fait conformes aux attentes d’un amateur du trait de Dupa. Rodrigue maîtrise bien les personnages et s’il s’autorise l’une ou l’autre fantaisie, cela reste conforme à l’esprit de la série originale. Malheureusement, au fil des tomes, l’artiste va s’affranchir de l’héritage de Dupa pour tenter de moderniser le style de la série. Celle-ci perd dès lors une partie de son charme. Il y aura un léger mieux après le changement de scénariste mais c’est tout de même inférieur à mon goût aux albums signés par Dupa. Au niveau des scénarios, ceux de la période Aucaigne sont vraiment faibles. Il s’agit alors exclusivement de gags. Ceux-ci sont parfois très mal amenés et souvent peu voire pas du tout drôles. A l'occasion, le scénariste n'hésite pas à pomper un gag sur une autre série pour nous le resservir dans une version 'modernisée' mais malheureusement à des années lumière de la qualité de l'original. Seule la sympathie que j'éprouvais pour les personnages sauve un fifrelin d’intérêt chez le lecteur que je suis. La reprise des scénarios par Erroc ne va pas changer les choses, et les recueils de gags restent très faibles. A partir du tome 10, Erroc abandonne cette structure d’un gag par planche pour se lancer dans de courts récits humoristiques… sans plus de succès. Et le dernier tome qui prend la forme d’un récit complet et le ton d’un hommage à la bande dessinée franco-belge de l’âge d’or est louable dans ses intentions mais malheureusement très éloigné de l’esprit de la série d’origine et peu drôle. Au final, nous avons là une série qui risque de ne plaire à personne. Les lecteurs nostalgiques ne retrouveront pas la série qu’ils avaient aimée à l’époque de Dupa. Les très jeunes lecteurs riront peut-être de certains gags visuels mais les gags plus bavards ne leur plairont sans doute pas. Et les albums qui font référence à la télévision, aux super-héros, aux inventions semblent déjà très datés… Non, vraiment, et j’en suis désolé, je ne vois rien à sauver dans cette série. Et pourtant, je sens bien que les auteurs ont fait de leur mieux. A noter que les premiers tomes se terminent sur une histoire en quelques planches. Ces histoires ont été ensuite regroupées dans le H.S. « Cubitus fait son cinéma ». Elles pastichent quelques grands classiques du cinéma et sont parmi les mieux réussies. Donc si cet album ne vous convainc pas, je pense que vous pouvez clairement oublier le reste.
Les Mentors
Après la lecture de ce diptyque, je suis un peu le cul entre deux chaises et je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé ou pas. Premier tome intriguant avec cette histoire de mère dont on enlève le bébé juste à la naissance et que l'on remplace par une bombe dans son ventre. Du gore de chez gore, bon ça va le dessin n'est pas à gerber, c'est juste l'idée. Ensuite une enquête autour de cette femme qui sans le vouloir s'adjoint les services d'une belle rousse à la plastique irréprochable, bon on a envie de savoir d'autant que ce premier tome se termine par un cliffhanger qui donne envie de savoir. Et puis patatras dirais-je, sans spoiler voilà t'il pas que nous débarquons en plein milieu d'une secte dont les objectifs sont fort nébuleux. En même temps, j'aurais dû me douter du truc vu le look de la dernière image du tome 1. Secte donc, qui doit rechercher la pureté de la race, idée pour le moins déjà vue ailleurs. Alors tranquillement nous roulons pépère vers une conclusion dramatique mais gentillette. Le dessin est joli, dans l'air du temps, mais pas exceptionnel. Au final, mon avis est fait, voilà une BD que je vais sans doute oublier bien vite, si l'idée de départ était originale au final le soufflé ne prend pas.
Légendes des Contrées Oubliées
Vu la note extraordinaire de cette série (4,29 sur 5 quand même) je me suis demandé si, en lisant cette série précédemment, je n'étais pas passé à coté d'un truc. Ben non. Désolé d’être à contre-courant de l’avis général mais en fait, de mon point de vue, je n’avais rien loupé. Bon ok peut-être que certains détails du dessin fourmillant et inventif m’avaient échappé. Pourtant, fait rare, les héros ne sont pas manichéens et recèlent leurs lots de surprises et de filouterie ce qui rajoute de la profondeur à une BD qui aurait quand même besoin de beaucoup plus pour sortir du lot. Définitivement pas immanquable du tout.
Lanfeust des Etoiles
J'ai lu cette suite de Lanfeust de Troy seulement cette semaine, car à l'époque de sa parution, j'avais à peine feuilleté le premier tome et décrété que c'était une suite à but commercial. Mauvais préjugé de ma part car profitant que mon fils s'est offert les trois premiers tomes de Lanfeust des étoiles, j'ai franchi le pas et je les ai lus d'une traite. Du moins j'ai essayé, car au début du deuxième, j'ai eu un coup de barre, les gags trop répétitifs ont eu raison de mon énergie. Pourtant, la suite est fidèle à la première série : mêmes personnages principaux, même humour, mêmes situations (même si transposées dans un univers de science-fiction), mais de mon côté le temps a passé et l'effet de nouveauté s'est essoufflé. Lanfeust des étoiles est donc une suite honnête à Lanfeust de Troy, mais elle pâtit d'un air de déjà vu trop prononcé. A noter qu'à la fin du tome 3, une grosse ficelle des romans de science-fiction fait son apparition pour maintenir le lecteur en haleine et redonner un coup de fouet à l'aventure. Peut-être élèverai-je ma note si les tomes restants me séduisent.
Les Chroniques de l'univers
Un premier quart pour nous relater l’atterrissage en catastrophe sur une planète étrange suite à un incident inexpliqué. Un jargon pseudo-scientifique pour accentuer le côté science-fiction et des mots écrits en gras dans bien des dialogues pour le caractère dramatique du récit. Un mystère autour d’un membre de l’équipage pour attiser notre curiosité. Un deuxième quart pour un peu mieux nous présenter l’équipage et aller directement choper un artefact fabuleux dans un temple mystérieux. L’équipage est formé de jeunes humains, d’un extraterrestre doté de dons bien utiles et d’un doyen qui semble tout savoir sur l’endroit où ils se trouvent. Chacun semble avoir son rôle bien défini, du gentil glandeur à la cheffe de la bande ‘qui assume’. Un troisième quart pour nous expliquer que le mystérieux équipier évoqué au début est potentiellement dangereux mais qu’il n’est peut-être pas la pire source de danger pour notre joyeuse troupe. Un quatrième quart pour nous confirmer ce qu’on avait déjà deviné, pour rendre le mystérieux Pearl indispensable à l’équipage et pour se décider à nouer le dialogue avec les ‘présences’ ressenties sur la planète. Dialogue qui va permettre de découvrir l’histoire de cette étrange planète (avec emploi du passé simple pour faire plus dramatique). Et hop, rapide conclusion qui voit l’équipage et son vaisseau quitter la planète-prison dont on ne pouvait s’évader… avec le petit twist habituel (et si vous n’avez pas deviné, je vous laisse patauger). Et en route vers de nouvelles aventures vu qu’ils ont fait une promesse auxdits habitants et que ce sont des gens biens qui tiennent leurs promesses. Oui, bon, comme ça, je pense que vous le sentez : j’ai pas été emballé, emballé. L’impression d’avoir déjà lu cent fois ce genre de récit. Le sentiment qu’aucun des personnages n’a les épaules pour porter véritablement la série. Visuellement, je ne suis pas non plus tombé en arrêt devant une case en me disant « Mon dieu, que c’est beau ! ». Et j'ai la crainte de tomber dans le piège d’une série à rallonge qui verra l’équipage voyager de planètes en planètes dans le but d’honorer leur promesse (et encore plus celle de voir cette série être abandonnée avant terme faute d’un public suffisant). Je passe mon tour. A voir avec un jeune public qui n'aurait pas encore lu trop souvent ce genre de récit (mais à choisir, je leur refilerais quand même de vieux Valérian).