Dans un décor de ville post apocalypse, la guerre est déclarée. D'un côté les jeunes, dépendants au coca et au fast food ; de l'autre, les vieux, sujets aux rhumatismes et à l'incontinence. Ce sont ces derniers les ''héros'' qui résistent contre les attaques des boutonneux !
En voyant la couverture à la bibliothèque, je m'étais dit qu'en cette période de virus, un petit conflit de générations serait approprié (« c'est à cause des vieux qui risquent gros qu'on n'a pas le droit de sortir » versus « c'est à cause des jeunes qui sortent quand même qu'on risque de crever »).
Alors j'avoue que j'ai bien rigolé sur les deux ou trois premiers chapitres, il y a quelques répliques amusantes chez les vieux. Mais ça tourne vite en rond et ça devient à la fois n'importe quoi et très répétitif dans l'humour, au point que j'ai quand même dû me forcer pour finir. Tant pis (bon je savais où je mettais les pieds et je n'en attendais pas des miracles non plus !).
Mouais. Ça se laisse lire, certes, mais sans réel enthousiasme.
Nous suivons les états d’âme d’une quarantenaire (47 ans, la cinquantaine « menace » donc), qui craint de voir apparaitre et qui combat les signes de vieillissement, qui ne veut pas voir sur elle les stigmates de ce déclassement social, sexuel qu’elle croit voir chez les autres, ceux qui vieillissent donc.
Cela ressemble souvent à la foule de publication « girly » qui ont étalé – et qui continue de le faire – leur vacuité à longueur de magazines féminins et/ou d’albums creux. C’est aussi inégal et globalement pas très drôle – quelques rares sourires arrachés pour les quelques 80 pages de l’album, ça ne fait pas grand-chose.
Ça se distingue quand même un peu de la masse girly évoquée plus haut. Un peu par le ton, un peu plus agressif. Mais surtout par le dessin, moins passe-partout : c’est du caricatural, avec un personnage principal, alter-ego de l’auteure dont les traits ressemblent à ceux de personnages de Matt Groening (la bouche surtout).
Une lecture qui ne m’a pas captivé, et que j’ai trouvé dispensable.
J'ai pas réussi à me passionner ou à m'intéresser profondément à cette Bd assez déroutante il faut l'avouer, c'est une vision baroque du purgatoire, un monde étrange régi avec poigne par un grand manitou et sa police, on est proche d'un univers décrit par Dante dans la Divine Comédie, sauf qu'il est plus chaotique, car on est dans le conte métaphysique agrémenté d'un humour que je ne savoure pas.
L'ensemble démarre pourtant très bien, l'idée de départ est originale (genre le type qui glisse sur un jouet d'enfant et qui se retrouve de vie à trépas), mais ça m'a paru assez long à se mettre en place, et puis cet autre côté, le côté des morts, c'est le grand vide avec un ciel constamment noir et les gens sont réduits à l'état de squelettes, bof j'avoue que c'est un peu démoralisant par moments, il ne faut pas lire cette Bd dans un moment de déprime... non j'en ai eu vite assez, ça m'a lassé, surtout que l'ensemble est en plus rempli de formules un peu absconses, c'est pas toujours facile à capter, l'intrigue se perd dans des digressions et des dialogues alambiqués, lourds et pas toujours utiles.
En bref, c'est une Bd ambitieuse mais qui aurait pu approfondir certains aspects et en élaguer d'autres, le concept est original, le scénario est inventif, mais le développement finit par être lassant, on en fait vite le tour, et d'un autre côté, je n'ai pas tellement envie de voir ce qui se passe après la mort. Le dessin est un atout, bien que je ne le trouve pas non plus extraordinaire, mais il n'est pas suffisant pour rattraper les manques de cette Bd, et l'absence de couleurs, cet univers perpétuellement plongé dans le sombre achève de me démoraliser, et en ce moment, on n'en a pas besoin.
L'ignorance est déjà un des pires fléaux de ce bas monde, mais lorsqu'elle est volontaire, elle ne fait qu'aggraver son cas. Non content d'être un ignorant volontaire (ou conscient de l'être, en tous cas, je ne veux pas croire qu'il n'en soit pas ainsi), Xavier Dorison en rajoute dans la forfaiture intellectuelle, puisqu'il semble se prendre pour un historien...
Pour qui s'intéresse un tant soit peu à cette si noble discipline qu'est l'Histoire, lire Le Troisième Testament ou Le maître d'armes relève, malgré ses évidentes qualités narratives et graphiques, d'un supplice bien pire que ceux qu'on se plaît à attribuer à cette Eglise de carnaval inventée par des auteurs contemporains qui cultivent le mensonge et/ou l'ignorance comme un art.
Renouant avec son pénible complotisme, l'auteur étale donc, dans cette somptueuse bande dessinée, toutes les ramifications de son inculture en réglant ses comptes avec une Eglise catholique qui n'en demandait pas tant. Arrivé à ce niveau de haine, ça mériterait d'être psychanalysé...
Bon, pour être honnête, dès la première phrase de cette bande dessinée, j'ai su que je n'allais pas aimer, au point d'hésiter à continuer : "En ces temps indécis, les ténèbres du Moyen-Âge tentent d'étouffer les premières lueurs de la Renaissance..." Sérieusement ? En 2015, il y a encore des gens pour parler des "ténèbres du Moyen-Âge" ? Mais que diront les hommes de l'an 2500 quand ils parleront de notre époque à nous ???
Xavier Dorison semble donc faire partie de ces béotiens sincèrement persuadés que l'Histoire est une éternelle marche de l'Homme vers un sacro-saint progrès, et qui croient que l'Eglise refusait toute traduction de la Bible dans une autre langue que le latin. C'est tellement faux qu'on ne sait même plus bien quoi répondre à ça, sinon que ça ne fait jamais de mal d'ouvrir un livre d'histoire... Bref, rappelons rapidement qu'en 1531, cela fait environ trois siècles que la Bible a été traduite en français (plus longtemps pour d'autres langues, comme l'anglais) et popularisée auprès des fidèles par les prêtres eux-mêmes. L'auteur ne nous dit certes pas le contraire, mais il omet soigneusement de signaler le fait, sans doute pour renforcer l'impact de son intrigue qui, lorsqu'on connaît ces détails, s'atténue légèrement...
Ce qui peut éventuellement justifier en partie le scénario du Maître d'armes, c'est deux choses : l'expansion de l'imprimerie à cette époque qui donne à l'écrit un impact alors inédit, et l'arrivée du protestantisme, qui prétend multiplier des traductions de la Bible plus fidèles que celles de l'Eglise, et appuie toute sa dialectique sur des supposés mensonges véhiculés par l'Eglise pour asseoir son pouvoir abusif sur les masses ignorantes. C'est tellement insultant pour le peuple de penser qu'il était suffisamment débile pour se laisser instrumentaliser par des "élites intellectuelles" sans s'en rendre compte qu'on ne va pas trop s'étendre là-dessus...
Bref, sur le fond, Le Maître d'armes est un ramassis de bêtises sans nom, dont le seul but est de faire passer les catholiques pour un groupuscule d'extrémistes fanatiques et dangereux. C'est tellement peu nuancé, et donc éloigné de toute vérité historique, qu'on pourrait croire ces bêtises inoffensives si l'obscurantisme dont Dorison se fait le porte-parole ici n'était à ce point répandu dans les esprits contemporains.
Sur la forme, en revanche, je n'ai aucun mal à reconnaître que cette bande dessinée est assez éblouissante. Si je n'apprécie guère le recours permanent à un gore parfois complaisant, le dessin de Joël Parnotte est assez fabuleux. Son trait est extrêmement rigoureux, et même si j'ai toujours eu un peu de mal avec les dessins hyper-réalistes, il crée des images dans lesquelles il fait bon se perdre. Le froid sort des pages pour envahir la pièce, et on a l'impression de recevoir chaque gerbe de sang, on est impliqué à fond dans l'action, globalement bien rendue par des cadrages savamment choisis. Indéniablement, Parnotte excelle dans le grand spectacle, et c'est un régal !
Donc au bilan, Le Maître d'armes est une bande dessinée qui se lit sans déplaisir sur le strict plan narratif, portée par un dessin excellent et un scénario certes trop classique, mais qui se laisse suivre. Simplement, pour apprécier cette bande dessinée, il faudra accepter de grosses compromissions historiques auxquelles on m'excusera d'être incapable de me résoudre. En attendant, ça se lit facilement. Aussi facilement que ça s'oubliera.
Si ce recueil d’histoires pour le moins étranges risque de dérouter les néophytes, il ne peut laisser indifférent. Pour beaucoup, la première réaction ira du « What the fuck » rigolard au scepticisme agacé. Et on peut le comprendre, car ce n’est pas ce qui se fait de plus accessible dans la bande dessinée. La meilleure façon d’aborder l’objet, pour les plus curieux, sera sans doute de lâcher prise et d’accepter le fait de ne pas tout comprendre. « Mauretania, une traversée » est une œuvre particulière, certes, mais qu’il serait trop facile de jeter aux orties sans autre forme de procès. Si les aficionados considèrent Reynolds comme un génie, ça ne doit pas être sans raison.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que dès les premières pages, cet ouvrage produit d’emblée une certaine fascination. De plus, ces histoires courtes, qui se lisent rapidement, tiennent plus de la rêverie poétique que du pensum fastidieux. L’action — si l’on peut dire — se déroule dans une Angleterre provinciale qui ressemble à n’importe quel autre endroit sur Terre. L’univers intemporel de Reynolds s’inscrit dans un surréalisme imprégné de science-fiction des années 60, avec un héros récurrent et sans pouvoirs particuliers, Monitor, qui dissimule son visage sous un casque, tel un Daft Punk avant l’heure. On pourrait penser à « La Quatrième Dimension » si la narration était moins décousue, sans doute parce que selon son auteur, celle-ci passe au second plan. Les protagonistes semblent en effet aux prises avec des événements qui les dépassent, sans corrélation les uns avec les autres, et la linéarité apparente du récit s’entrechoque très souvent avec des déviations temporelles qui semblent dénuées de sens. Peut-être un miroir de notre monde que l’on voudrait cohérent mais qui parfois nous échappe dans sa marche aléatoire.
Dans « Mauretania », les personnages sont des silhouettes lunaires qui se cherchent comme dans une partie de cache-cache métaphysique, dont on ne comprend pas les tenants et les aboutissants. Reynolds possède une mythologie bien à lui avec ses propres codes, dont il ne nous livre rien, renforçant l’aura de mystère entourant ce drôle de « récit » dont les textes sont à l’avenant. Mais l’auteur se moque bien de notre frustration, sa seule préoccupation étant peut-être de nous intriguer, et par extension de nous interroger. Il ne cherche pas non plus à nous éblouir par son dessin en noir et blanc, au trait gras, parfois peu lisible, lequel compense ses imperfections par un rendu graphique réussi, auquel participe l’omniprésence du gaufrier de neuf ou quatre cases aux contours épais, faisant contraste avec l’élasticité narrative.
Ainsi, il est assez difficile de dire si l’on a aimé « Mauritania » mais là, pas question d’émettre un jugement à l’emporte-pièce. Il y aura suffisamment de commentaires négatifs de la part de ceux qui ont pour habitude de rejeter ce qu’ils ne comprennent pas. Cette œuvre divisera, c’est certain, et donnera lieu à des avis tranchés. Faut-il être aussi perché que son auteur pour l’apprécier ? Faut-il être intello ou snob ? Le mieux est de découvrir soi-même cet ouvrage atypique, qui est plus une affaire de sensation que de compréhension. Et là, tout sera possible. Pour le dire simplement : on aimera ou on n’aimera pas !
Non seulement déçu, mais en plus, je suis vraiment déçu d'être déçu... Peut-être que je partais trop confiant, mais je pensais que j'allais adorer. Même si j'avais bien apprécié Akira, ça fait heureusement trop longtemps que je l'ai lu pour effectuer la comparaison, et tant mieux, ça m'a permis d'aborder Dômu comme une œuvre sans aucun rapport, ce qui est toujours préférable. Pour autant, bien sûr qu'on retrouve une thématique commune (les pouvoirs télékinésiques), qui sera développée plus tard par Otomo dans son œuvre phare, mais c'est à peu près le seul rapport.
Visuellement, donc, Dômu est une splendeur, donc, c'est indéniable et c'est ce qui m'a permis d'apprécier tout de même un minimum ce manga. Le dessin d'Otomo n'a rien à envier à son futur Akira, et il retranscrit à merveille un environnement urbain oppressant à souhait. La science du trait et des cadrages est déjà parfaitement maîtrisée dans cette œuvre de jeunesse, et rien que ça fait de Dômu un manga agréable à lire.
En revanche, sur le plan narratif... J'ai juste l'impression d'être passé totalement à côté de ce qui se passait ! Il y a beaucoup trop de passages où le montage est confus et où on n'arrive plus à suivre l'action. Je me suis bien souvent senti perdu, et même si (heureusement) dans l'ensemble, on finit toujours par retomber sur ses pattes, ça enlève pour moi une part non négligeable du plaisir de lecture.
L'autre reproche que j'aurais à faire, c'est l'absence globale d'originalité. On n'a pas trop de mal à savoir où ça va nous mener, et je trouve que le mystère est levé trop vite. On sait trop rapidement à quoi on a affaire, alors même que le bref moment où on découvre la présence maléfique mystérieuse sans savoir de quoi il s'agit est pour moi le meilleur moment du manga. On entre dans l'horreur pure, et comme tout est dans la suggestion, on ressent un vrai petit frisson de temps à autre. Malheureusement, le voile est tout de suite levé, car on est bien plus dans un manga d'action que dans un manga d'horreur. Dommage, à mon avis...
Malgré un dessin absolument somptueux, Dômu reste donc une grosse déception pour moi, à cause d'une structure narrative confuse et d'une absence d'originalité globale qui enlève au scénario, pourtant prometteur, pas mal de son intérêt. Après, on est loin du navet tout de même !
Écriture beaucoup trop scolaire à mon goût .
Les enchaînements (sauts dans le temps) sont mal écrits.
Le style n’accroche pas du tout le lecteur.
C’est trop narratif.
On dirait un devoir d’école.
J'ai acheté cette bd après avoir vu les commentaires globalement très bons sur le site. Je dois dire que ma déception est assez marquée: Je n'accroche ni à l'histoire ni à l'humour, et pourtant fan de SF, je trouve que l'histoire avec les extraterrestres a peu d'intérêt.
J'avais découvert l'univers de Clowes avec David Boring, et là j'ai lu l'édition de 2010 chez Vertige Graphic, ça n'est pas passé de la même façon. On assiste aux états d'âme mêlés de mal-être de 2 gamines coincées entre la fin de l'adolescence et les premiers temps de l'âge adulte qui cherchent un sens à leur existence. En principe, les Bd sur le quotidien ont tendance à m'ennuyer, disons qu'ici, j'étais parfois à deux doigts de balancer le bouquin, et à d'autres moments, je m'amusais de certains dialogues qui en règle générale sont assez prolixes, bien que je trouve l'ensemble assez vain.
Alors certes, Clowes traduit avec une certaine justesse les angoisses existentielles de toute une génération à travers ces 2 filles, en signant un récit sensible, sans complaisance pour ses personnages et sans ironie appuyée, mais avec une sacrée dose de cynisme. Tout ceci est au final assez ennuyeux pour moi qui ne suis guère habitué à ce type de Bd alternative, et puis les 2 filles sont pénibles, plus souvent à baffer qu'à plaindre, elles ne savent pas ce qu'elles veulent, elles oscillent entre l'envie de quitter leur vie minable et terne, et l'attachement à un quotidien banal auquel elles ont du mal à s'arracher. Bref, c'est une Bd mélancolique et morne où il ne se passe rien de bien excitant, seul le dessin de Clowes que j'apprécie malgré sa froideur élégante, m'a permis de tenir sur cette lecture ; dommage qu'il ne l'utilise pas avec de meilleurs sujets, comme dans David Boring qui ne m'avait pas rebuté.
Bo alors mon p'tit Wilfrid ??? Un p'tit coup de mou ? Une panne d'inspiration ??? Parce que là franchement, ça vole pas bien haut tout ça...
Moi qui avait kiffé Traquemage et sa revendiquée "Rural fantasy", j'avoue que le même duo d'auteur fait ici un flop dans mon appréciation de leur production... Franchement, tout ça tourne au caricatural de bas étage et si j'ai souris à quelques gags ou vannes, je me suis profondément ennuyé au fil des pages de ce Maharadchat.
Jacques Berdemol est le patron d'une usine qui produit de la nourriture pour chat bas de gamme en rachetant à bas prix les ingrédients nécessaires à un prix dérisoire pour se faire une marge considérable sur son produit fini. Malgré cela, l'entreprise est au bord du dépôt de bilan, et c'est l'arrivée d'une nouvelle secrétaire plantureuse qui va redonner un espoir au salace Jacques Berdemol...
Franchement, je tombe d'assez haut... Le scénario que nous propose Wilfrid Lupano tient ici dans un mouchoir de poche et l'humour est ici aussi caricatural que son histoire... Quant à Relom que j'avais découvert avec leur excellent Traquemage, là j'avoue que je suis tout aussi déçu. Les décors font vides, les personnages sont figés et tout ça manque furieusement d'âme, d'originalité et de vitalité (ce qui faisait le piment de Traquemage en somme). Même la couverture est loupée... On dirait que le chat est passé sous un semi-remorque...
Bref, moi qui me faisais une joie de retrouver ce duo qui m'avait énormément plu avec leur précédente série, je suis déçu car nos auteurs nous avaient habitué à beaucoup plus drôle et subtil.
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Gen War - La Guerre des générations (Geek War)
Dans un décor de ville post apocalypse, la guerre est déclarée. D'un côté les jeunes, dépendants au coca et au fast food ; de l'autre, les vieux, sujets aux rhumatismes et à l'incontinence. Ce sont ces derniers les ''héros'' qui résistent contre les attaques des boutonneux ! En voyant la couverture à la bibliothèque, je m'étais dit qu'en cette période de virus, un petit conflit de générations serait approprié (« c'est à cause des vieux qui risquent gros qu'on n'a pas le droit de sortir » versus « c'est à cause des jeunes qui sortent quand même qu'on risque de crever »). Alors j'avoue que j'ai bien rigolé sur les deux ou trois premiers chapitres, il y a quelques répliques amusantes chez les vieux. Mais ça tourne vite en rond et ça devient à la fois n'importe quoi et très répétitif dans l'humour, au point que j'ai quand même dû me forcer pour finir. Tant pis (bon je savais où je mettais les pieds et je n'en attendais pas des miracles non plus !).
J'veux pas vieillir
Mouais. Ça se laisse lire, certes, mais sans réel enthousiasme. Nous suivons les états d’âme d’une quarantenaire (47 ans, la cinquantaine « menace » donc), qui craint de voir apparaitre et qui combat les signes de vieillissement, qui ne veut pas voir sur elle les stigmates de ce déclassement social, sexuel qu’elle croit voir chez les autres, ceux qui vieillissent donc. Cela ressemble souvent à la foule de publication « girly » qui ont étalé – et qui continue de le faire – leur vacuité à longueur de magazines féminins et/ou d’albums creux. C’est aussi inégal et globalement pas très drôle – quelques rares sourires arrachés pour les quelques 80 pages de l’album, ça ne fait pas grand-chose. Ça se distingue quand même un peu de la masse girly évoquée plus haut. Un peu par le ton, un peu plus agressif. Mais surtout par le dessin, moins passe-partout : c’est du caricatural, avec un personnage principal, alter-ego de l’auteure dont les traits ressemblent à ceux de personnages de Matt Groening (la bouche surtout). Une lecture qui ne m’a pas captivé, et que j’ai trouvé dispensable.
Monsieur Mardi-Gras Descendres
J'ai pas réussi à me passionner ou à m'intéresser profondément à cette Bd assez déroutante il faut l'avouer, c'est une vision baroque du purgatoire, un monde étrange régi avec poigne par un grand manitou et sa police, on est proche d'un univers décrit par Dante dans la Divine Comédie, sauf qu'il est plus chaotique, car on est dans le conte métaphysique agrémenté d'un humour que je ne savoure pas. L'ensemble démarre pourtant très bien, l'idée de départ est originale (genre le type qui glisse sur un jouet d'enfant et qui se retrouve de vie à trépas), mais ça m'a paru assez long à se mettre en place, et puis cet autre côté, le côté des morts, c'est le grand vide avec un ciel constamment noir et les gens sont réduits à l'état de squelettes, bof j'avoue que c'est un peu démoralisant par moments, il ne faut pas lire cette Bd dans un moment de déprime... non j'en ai eu vite assez, ça m'a lassé, surtout que l'ensemble est en plus rempli de formules un peu absconses, c'est pas toujours facile à capter, l'intrigue se perd dans des digressions et des dialogues alambiqués, lourds et pas toujours utiles. En bref, c'est une Bd ambitieuse mais qui aurait pu approfondir certains aspects et en élaguer d'autres, le concept est original, le scénario est inventif, mais le développement finit par être lassant, on en fait vite le tour, et d'un autre côté, je n'ai pas tellement envie de voir ce qui se passe après la mort. Le dessin est un atout, bien que je ne le trouve pas non plus extraordinaire, mais il n'est pas suffisant pour rattraper les manques de cette Bd, et l'absence de couleurs, cet univers perpétuellement plongé dans le sombre achève de me démoraliser, et en ce moment, on n'en a pas besoin.
Le Maître d'armes
L'ignorance est déjà un des pires fléaux de ce bas monde, mais lorsqu'elle est volontaire, elle ne fait qu'aggraver son cas. Non content d'être un ignorant volontaire (ou conscient de l'être, en tous cas, je ne veux pas croire qu'il n'en soit pas ainsi), Xavier Dorison en rajoute dans la forfaiture intellectuelle, puisqu'il semble se prendre pour un historien... Pour qui s'intéresse un tant soit peu à cette si noble discipline qu'est l'Histoire, lire Le Troisième Testament ou Le maître d'armes relève, malgré ses évidentes qualités narratives et graphiques, d'un supplice bien pire que ceux qu'on se plaît à attribuer à cette Eglise de carnaval inventée par des auteurs contemporains qui cultivent le mensonge et/ou l'ignorance comme un art. Renouant avec son pénible complotisme, l'auteur étale donc, dans cette somptueuse bande dessinée, toutes les ramifications de son inculture en réglant ses comptes avec une Eglise catholique qui n'en demandait pas tant. Arrivé à ce niveau de haine, ça mériterait d'être psychanalysé... Bon, pour être honnête, dès la première phrase de cette bande dessinée, j'ai su que je n'allais pas aimer, au point d'hésiter à continuer : "En ces temps indécis, les ténèbres du Moyen-Âge tentent d'étouffer les premières lueurs de la Renaissance..." Sérieusement ? En 2015, il y a encore des gens pour parler des "ténèbres du Moyen-Âge" ? Mais que diront les hommes de l'an 2500 quand ils parleront de notre époque à nous ??? Xavier Dorison semble donc faire partie de ces béotiens sincèrement persuadés que l'Histoire est une éternelle marche de l'Homme vers un sacro-saint progrès, et qui croient que l'Eglise refusait toute traduction de la Bible dans une autre langue que le latin. C'est tellement faux qu'on ne sait même plus bien quoi répondre à ça, sinon que ça ne fait jamais de mal d'ouvrir un livre d'histoire... Bref, rappelons rapidement qu'en 1531, cela fait environ trois siècles que la Bible a été traduite en français (plus longtemps pour d'autres langues, comme l'anglais) et popularisée auprès des fidèles par les prêtres eux-mêmes. L'auteur ne nous dit certes pas le contraire, mais il omet soigneusement de signaler le fait, sans doute pour renforcer l'impact de son intrigue qui, lorsqu'on connaît ces détails, s'atténue légèrement... Ce qui peut éventuellement justifier en partie le scénario du Maître d'armes, c'est deux choses : l'expansion de l'imprimerie à cette époque qui donne à l'écrit un impact alors inédit, et l'arrivée du protestantisme, qui prétend multiplier des traductions de la Bible plus fidèles que celles de l'Eglise, et appuie toute sa dialectique sur des supposés mensonges véhiculés par l'Eglise pour asseoir son pouvoir abusif sur les masses ignorantes. C'est tellement insultant pour le peuple de penser qu'il était suffisamment débile pour se laisser instrumentaliser par des "élites intellectuelles" sans s'en rendre compte qu'on ne va pas trop s'étendre là-dessus... Bref, sur le fond, Le Maître d'armes est un ramassis de bêtises sans nom, dont le seul but est de faire passer les catholiques pour un groupuscule d'extrémistes fanatiques et dangereux. C'est tellement peu nuancé, et donc éloigné de toute vérité historique, qu'on pourrait croire ces bêtises inoffensives si l'obscurantisme dont Dorison se fait le porte-parole ici n'était à ce point répandu dans les esprits contemporains. Sur la forme, en revanche, je n'ai aucun mal à reconnaître que cette bande dessinée est assez éblouissante. Si je n'apprécie guère le recours permanent à un gore parfois complaisant, le dessin de Joël Parnotte est assez fabuleux. Son trait est extrêmement rigoureux, et même si j'ai toujours eu un peu de mal avec les dessins hyper-réalistes, il crée des images dans lesquelles il fait bon se perdre. Le froid sort des pages pour envahir la pièce, et on a l'impression de recevoir chaque gerbe de sang, on est impliqué à fond dans l'action, globalement bien rendue par des cadrages savamment choisis. Indéniablement, Parnotte excelle dans le grand spectacle, et c'est un régal ! Donc au bilan, Le Maître d'armes est une bande dessinée qui se lit sans déplaisir sur le strict plan narratif, portée par un dessin excellent et un scénario certes trop classique, mais qui se laisse suivre. Simplement, pour apprécier cette bande dessinée, il faudra accepter de grosses compromissions historiques auxquelles on m'excusera d'être incapable de me résoudre. En attendant, ça se lit facilement. Aussi facilement que ça s'oubliera.
Mauretania - Une traversée
Si ce recueil d’histoires pour le moins étranges risque de dérouter les néophytes, il ne peut laisser indifférent. Pour beaucoup, la première réaction ira du « What the fuck » rigolard au scepticisme agacé. Et on peut le comprendre, car ce n’est pas ce qui se fait de plus accessible dans la bande dessinée. La meilleure façon d’aborder l’objet, pour les plus curieux, sera sans doute de lâcher prise et d’accepter le fait de ne pas tout comprendre. « Mauretania, une traversée » est une œuvre particulière, certes, mais qu’il serait trop facile de jeter aux orties sans autre forme de procès. Si les aficionados considèrent Reynolds comme un génie, ça ne doit pas être sans raison. Le moins que l’on puisse dire, c’est que dès les premières pages, cet ouvrage produit d’emblée une certaine fascination. De plus, ces histoires courtes, qui se lisent rapidement, tiennent plus de la rêverie poétique que du pensum fastidieux. L’action — si l’on peut dire — se déroule dans une Angleterre provinciale qui ressemble à n’importe quel autre endroit sur Terre. L’univers intemporel de Reynolds s’inscrit dans un surréalisme imprégné de science-fiction des années 60, avec un héros récurrent et sans pouvoirs particuliers, Monitor, qui dissimule son visage sous un casque, tel un Daft Punk avant l’heure. On pourrait penser à « La Quatrième Dimension » si la narration était moins décousue, sans doute parce que selon son auteur, celle-ci passe au second plan. Les protagonistes semblent en effet aux prises avec des événements qui les dépassent, sans corrélation les uns avec les autres, et la linéarité apparente du récit s’entrechoque très souvent avec des déviations temporelles qui semblent dénuées de sens. Peut-être un miroir de notre monde que l’on voudrait cohérent mais qui parfois nous échappe dans sa marche aléatoire. Dans « Mauretania », les personnages sont des silhouettes lunaires qui se cherchent comme dans une partie de cache-cache métaphysique, dont on ne comprend pas les tenants et les aboutissants. Reynolds possède une mythologie bien à lui avec ses propres codes, dont il ne nous livre rien, renforçant l’aura de mystère entourant ce drôle de « récit » dont les textes sont à l’avenant. Mais l’auteur se moque bien de notre frustration, sa seule préoccupation étant peut-être de nous intriguer, et par extension de nous interroger. Il ne cherche pas non plus à nous éblouir par son dessin en noir et blanc, au trait gras, parfois peu lisible, lequel compense ses imperfections par un rendu graphique réussi, auquel participe l’omniprésence du gaufrier de neuf ou quatre cases aux contours épais, faisant contraste avec l’élasticité narrative. Ainsi, il est assez difficile de dire si l’on a aimé « Mauritania » mais là, pas question d’émettre un jugement à l’emporte-pièce. Il y aura suffisamment de commentaires négatifs de la part de ceux qui ont pour habitude de rejeter ce qu’ils ne comprennent pas. Cette œuvre divisera, c’est certain, et donnera lieu à des avis tranchés. Faut-il être aussi perché que son auteur pour l’apprécier ? Faut-il être intello ou snob ? Le mieux est de découvrir soi-même cet ouvrage atypique, qui est plus une affaire de sensation que de compréhension. Et là, tout sera possible. Pour le dire simplement : on aimera ou on n’aimera pas !
Dômu - Rêves d'enfants
Non seulement déçu, mais en plus, je suis vraiment déçu d'être déçu... Peut-être que je partais trop confiant, mais je pensais que j'allais adorer. Même si j'avais bien apprécié Akira, ça fait heureusement trop longtemps que je l'ai lu pour effectuer la comparaison, et tant mieux, ça m'a permis d'aborder Dômu comme une œuvre sans aucun rapport, ce qui est toujours préférable. Pour autant, bien sûr qu'on retrouve une thématique commune (les pouvoirs télékinésiques), qui sera développée plus tard par Otomo dans son œuvre phare, mais c'est à peu près le seul rapport. Visuellement, donc, Dômu est une splendeur, donc, c'est indéniable et c'est ce qui m'a permis d'apprécier tout de même un minimum ce manga. Le dessin d'Otomo n'a rien à envier à son futur Akira, et il retranscrit à merveille un environnement urbain oppressant à souhait. La science du trait et des cadrages est déjà parfaitement maîtrisée dans cette œuvre de jeunesse, et rien que ça fait de Dômu un manga agréable à lire. En revanche, sur le plan narratif... J'ai juste l'impression d'être passé totalement à côté de ce qui se passait ! Il y a beaucoup trop de passages où le montage est confus et où on n'arrive plus à suivre l'action. Je me suis bien souvent senti perdu, et même si (heureusement) dans l'ensemble, on finit toujours par retomber sur ses pattes, ça enlève pour moi une part non négligeable du plaisir de lecture. L'autre reproche que j'aurais à faire, c'est l'absence globale d'originalité. On n'a pas trop de mal à savoir où ça va nous mener, et je trouve que le mystère est levé trop vite. On sait trop rapidement à quoi on a affaire, alors même que le bref moment où on découvre la présence maléfique mystérieuse sans savoir de quoi il s'agit est pour moi le meilleur moment du manga. On entre dans l'horreur pure, et comme tout est dans la suggestion, on ressent un vrai petit frisson de temps à autre. Malheureusement, le voile est tout de suite levé, car on est bien plus dans un manga d'action que dans un manga d'horreur. Dommage, à mon avis... Malgré un dessin absolument somptueux, Dômu reste donc une grosse déception pour moi, à cause d'une structure narrative confuse et d'une absence d'originalité globale qui enlève au scénario, pourtant prometteur, pas mal de son intérêt. Après, on est loin du navet tout de même !
À mains nues
Écriture beaucoup trop scolaire à mon goût . Les enchaînements (sauts dans le temps) sont mal écrits. Le style n’accroche pas du tout le lecteur. C’est trop narratif. On dirait un devoir d’école.
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
J'ai acheté cette bd après avoir vu les commentaires globalement très bons sur le site. Je dois dire que ma déception est assez marquée: Je n'accroche ni à l'histoire ni à l'humour, et pourtant fan de SF, je trouve que l'histoire avec les extraterrestres a peu d'intérêt.
Ghost World
J'avais découvert l'univers de Clowes avec David Boring, et là j'ai lu l'édition de 2010 chez Vertige Graphic, ça n'est pas passé de la même façon. On assiste aux états d'âme mêlés de mal-être de 2 gamines coincées entre la fin de l'adolescence et les premiers temps de l'âge adulte qui cherchent un sens à leur existence. En principe, les Bd sur le quotidien ont tendance à m'ennuyer, disons qu'ici, j'étais parfois à deux doigts de balancer le bouquin, et à d'autres moments, je m'amusais de certains dialogues qui en règle générale sont assez prolixes, bien que je trouve l'ensemble assez vain. Alors certes, Clowes traduit avec une certaine justesse les angoisses existentielles de toute une génération à travers ces 2 filles, en signant un récit sensible, sans complaisance pour ses personnages et sans ironie appuyée, mais avec une sacrée dose de cynisme. Tout ceci est au final assez ennuyeux pour moi qui ne suis guère habitué à ce type de Bd alternative, et puis les 2 filles sont pénibles, plus souvent à baffer qu'à plaindre, elles ne savent pas ce qu'elles veulent, elles oscillent entre l'envie de quitter leur vie minable et terne, et l'attachement à un quotidien banal auquel elles ont du mal à s'arracher. Bref, c'est une Bd mélancolique et morne où il ne se passe rien de bien excitant, seul le dessin de Clowes que j'apprécie malgré sa froideur élégante, m'a permis de tenir sur cette lecture ; dommage qu'il ne l'utilise pas avec de meilleurs sujets, comme dans David Boring qui ne m'avait pas rebuté.
Maharadchat - C'est tellement d'amour !
Bo alors mon p'tit Wilfrid ??? Un p'tit coup de mou ? Une panne d'inspiration ??? Parce que là franchement, ça vole pas bien haut tout ça... Moi qui avait kiffé Traquemage et sa revendiquée "Rural fantasy", j'avoue que le même duo d'auteur fait ici un flop dans mon appréciation de leur production... Franchement, tout ça tourne au caricatural de bas étage et si j'ai souris à quelques gags ou vannes, je me suis profondément ennuyé au fil des pages de ce Maharadchat. Jacques Berdemol est le patron d'une usine qui produit de la nourriture pour chat bas de gamme en rachetant à bas prix les ingrédients nécessaires à un prix dérisoire pour se faire une marge considérable sur son produit fini. Malgré cela, l'entreprise est au bord du dépôt de bilan, et c'est l'arrivée d'une nouvelle secrétaire plantureuse qui va redonner un espoir au salace Jacques Berdemol... Franchement, je tombe d'assez haut... Le scénario que nous propose Wilfrid Lupano tient ici dans un mouchoir de poche et l'humour est ici aussi caricatural que son histoire... Quant à Relom que j'avais découvert avec leur excellent Traquemage, là j'avoue que je suis tout aussi déçu. Les décors font vides, les personnages sont figés et tout ça manque furieusement d'âme, d'originalité et de vitalité (ce qui faisait le piment de Traquemage en somme). Même la couverture est loupée... On dirait que le chat est passé sous un semi-remorque... Bref, moi qui me faisais une joie de retrouver ce duo qui m'avait énormément plu avec leur précédente série, je suis déçu car nos auteurs nous avaient habitué à beaucoup plus drôle et subtil.