Et Bilal par ci ! Et Bilal par là ! Gloire à toi Enki ! En fait j’ai l’impression de temps en temps de ne pas être sur la même planète BD que beaucoup d’entre vous. Ça va offusquer certains, je n’aime pas Bilal. Je ne dis pas ça pour me faire remarquer. Non non. Je n’apprécie pas et pourtant je vous assure, j’ai essayé de m’accrocher. Rien n’y fait, je n’y arrive pas.
Je suis en possession, un peu contre ma volonté, de l’intégrale de la trilogie Nikopol … dédicacée. Je suis chez un bouquiniste au Japon il y a quelques années et je tombe dessus. Mon épouse pensant me faire plaisir, l’achète pour une poignée de yens. Depuis des années le bouquin traine dans un coin. Il y a quelques jours, je remets la main dessus. Je respire un grand coup et je mets le nez dedans.
Curieusement la première partie, la foire aux immortels me plait bien. Je rentre dans l’histoire aisément et je me laisse porter. Visuellement c’est bon. Les décors sont détaillés et la colorisation agréable. Le rythme est soutenu. Me voilà embarqué dans un univers science-fiction plutôt à mon goût même si l’intrigue est un peu tirée par les cheveux. Le tout est emballé avec des extraits poétiques de Charles Baudelaire. Bref je me dis que mon jugement sur Bilal va peut-être évoluer !
La femme piège, le deuxième opus de la série, par contre n’est pas du même niveau. Mon attention baisse d’un cran. Je commence à patauger dans le marécage de cette histoire. Ça se complique. Je perds le fil. Le découpage des planches ne correspond plus à rien. Le style narratif me déplait. L’histoire part en cacahuète. Je m’emberlificote les pinceaux entre tous ces personnages à poil la plupart du temps, les dieux égyptiens et les problématiques politiques . Il n y a pas un Nikopol mais deux Nikopol. Une femme aux cheveux bleus surgit de nulle s’enfile des pilules comme je mange des m&m's et pour couronner le tout elle fricote avec le premier venu. Je suis désorienté.
Avec froid équateur, le troisième et dernier album de la série, on touche le pompon ! Bilal doit se shooter à la vodka. Ça part en vrille. Je ne comprends plus rien. Je suis définitivement perdu. Ça me gave. Après le soleil du premier album, me voici dans le noir complet. Cet univers devient de plus en plus lourd. Bilal reste donc au final pour moi une énigme.
Je vais donc replacer dans son coin cette intégrale. Et je ne vais certainement plus y revenir avant longtemps.
J'avoue que c'est le nom de Manara sur la couverture qui m'a attiré, ne connaissant pas le scénariste, et pas beaucoup plus l'univers Marvel. Je connaissais Tornade, Malicia mais pas les autres. Alors bien sûr le dessin des demoiselles est magnifique, c'est sexy mais rien d'érotique dans le récit. L'histoire quant à elle n'a rien d'exceptionnelle, j'en ai déjà oublié la plupart des tenants et aboutissants. Elles sont en vacances et se font embêter par des méchants. Un album qui fait travailler les yeux, pas tellement le cerveau.
Du même auteur que De mal en pis plutôt lu et apprécié ici, je m'étonne que personne n'ait lu et avisé en 5 ans cet album d'Alex Robinson, paru chez l'éditeur Futuropolis dont les productions sont généralement bien reconnues pour leur qualité. Pour ma part si j'ai lu l'ouvrage précité il y a un bout de temps, je ne m'en rappelle plus guère donc je ne peux pas trop comparer. Toujours est-il que cet univers en expansion, allusion à quelques planches sur l'astronomie, m'a paru bavard... Que de blabla et de dialogues ! Certes c'est une histoire sur les relations d'amitié et d'amour centrées autour de 3 copains new-yorkais, donc ça blablate. Beaucoup.
Globalement peu d'humour, il y a bien quelques parties de jeu vidéo et de box ball, jeu dont j'ai appris l'existence, mais on ne sent pas beaucoup de fun. C'est surtout des considérations sur les dîners de famille, la parentalité, la pression sociale pour avoir des enfants ou encore l'adultère. A la rigueur ce dernier point est le mieux traité selon moi. Doit-on révéler la tromperie par amitié ou la taire pour que ce couple d'amis n'explose pas ?
Les dialogues sont plutôt bien écrits et réalistes, et je pense que je suis dans le public cible, mais ça ne m'a pas vraiment botté et je suis allé au bout des 250 pages sans passion. Après si on aime bien les histoires de ce style, assez cérébrales, du type des films de Woody Allen pour qui New York est la ville fétiche, cela peut vous plaire.
De temps en temps je prends au hasard total, sans même regarder, à la bibliothèque municipale. Ça a donc le goût, parfois exquis, parfois raté, de la surprise. Eh bien là c'est raté. Le scénario consiste en petites saynètes dans l'univers des immeubles de banlieue, le point positif c'est qu'on évite les clichés d'usage sur les dealers et autres « racailles », comme diraient certains de nos responsables élus. Ces histoires se veulent certainement à la fois drôles et poétiques mais elles sont à mon goût moyennement réussies et surtout franchement desservies par le dessin. Je ne sais si c'est voulu par l'auteur de dessiner de façon « amateur qui dessine mal » mais là, j'ai tout simplement l'impression de ça masque un manque de maîtrise réelle et qu'il en rajoute pour faire croire que c'est fait exprès. Je peux me tromper mais ça ne m'a pas aidée à apprécier l'ensemble. Dommage.
J'ai fini les trois volumes que l'on m'a prêtés, et je dois reconnaitre que je pense arrêter ma lecture à ceux-ci. "Magus of the Library" est un manga qui est beaucoup trop stéréotypé dans son ensemble pour moi.
J'ai une passion pour le livre et les bibliothèques, mais cette fois-ci ce fut un peu de trop. Le manga a de très bon atouts, notamment son dessin plutôt détaillé dans les costumes et les décors, donnant une saveur très réelle à l'ensemble, et n'hésitant pas à accentuer les cadres, les décors et les cases. On navigue dans un dessin qui sait se faire très joli. L'ennui, c'est que le format manga est, du coup, trop petit à mon goût pour pleinement apprécier les pages.
Mais j'ai eu du mal à accrocher au scénario, trop verbeux et très dense, qui suit malheureusement toutes les étapes d'un Nekketsu, canevas typique du manga qui est, à mon sens, surexploité dans le genre. Et là, le bât blesse selon moi. La narration ne m'a offert aucune surprise, j'étais fatigué plutôt qu'enthousiaste aux grands discours du héros sur ses motivations toujours plus fortes au contact de l'adversité ... Et même en aimant le livre, je n'en fais pas un objet de culte à ce point. La nuance est absente dans le récit, trop stéréotypé dans son développement pour m'intéresser. Je pense que cette lecture est faite après trop d'autres lectures du genre, et ce type de narration me pèse aujourd'hui. Trop prévisibles sur bien des points, hélas.
Mais c'est dommage, le récit comporte plusieurs bonnes idées et l'intérêt d'un univers de fantasy développé est présent tout au long de la lecture, l'auteur faisant explicitement référence à des évènements réels (abolition de l'esclavage, racisme, guerres civiles ...) mais j'ai eu du mal avec tout le côté magie et ennemi qui veut détruire le monde. D'autre part, le côté naïf du héros m'a agacé et les péripéties "comme par hasard" m'ont déjà lassé au bout de trois tomes.
C'est donc une lecture qui ne m'a que tièdement intéressé et qui ne me donne pas envie de lire la suite. Je rendrai les bouquins sans avoir envie de connaitre le dénouement de cette histoire, et tant pis !
Mon libraire m’avait prévenue que ce manga était très lent et effectivement il est même très très lent mais vu qu’il n’est pas excessivement bavard j’ai tenu bon et après une bonne moitié ça devient vraiment accrocheur et intriguant. Par ailleurs les deux personnages sont très attachants et sont entourés d’un épais mystère que l’auteur nous dévoile au compte-gouttes. L’histoire est assez poétique ce qui lui donne des airs de conte noir. Le seul bémol c’est que j’ai trouvé la gamine un peu trop adulte dans sa façon de parler mais bon j’ai essayé d’ignorer cet agacement.
La suite promet de bonnes surprises, en tout cas je l'espère.
Le graphisme est assez épuré mais il propose juste ce qu’il faut, c’est assez joli.
Mise à jour jusqu'au tome 5 ou 6 (je ne sais même plus, je ne suis pas allée au-delà)
Ma note perd une étoile, le premier tome laissait entrevoir une belle histoire au dessin un peu minimaliste mais original mais hélas ça tire tellement en longueur que ça en perd toute sa saveur. SPOILER : comme exemple la tante du gamin se demande sur tout un tome entier si elle doit lui avouer que sa mère est morte ! C'est d'un ennui mortel, et c'est vraiment dommage car ça aurait pu faire en quelques tomes un très belle et très originale histoire.
J’avoue que j’ai eu un peu de mal sur les 30 premières planches environ, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à l’alter égo de Gon ce petit salopard psychopathe qui torture et tue pour le plaisir. Passé ces quelques planches voire même quelques-unes de plus j’ai finalement saisi la colère qui anime la petite miss cheveux couleur dégueuli. Après quelques scènes de carnage l’histoire prend enfin forme et l’intrigue devient intéressante. J’ai finalement sinon « très » mais tout au moins envie de connaitre la suite en espérant qu’elle réserve quelques originalités. J’ai aussi été déroutée par les gros mots détournés d’un langage enfantin que je n’ai pas vraiment apprécié, mais à force je les ai intégrés et il m'ont même fait sourire de temps en temps.
Le dessin ultra coloré m’a bien plu. Le trait légèrement gras et l’allure enfantine du dessin se marient parfaitement bien avec le côté trash du récit.
Mise à jour série complète.
Finalement je passe de 3 à 2 étoiles, je n'ai jamais pu venir à bout du quatrième tome, la gamine a fini par m'énerver copieusement. L'histoire qui m'avait plu au début m'a lassée au fil des pages, en juste deux tomes et pas une page de plus j'aurais certainement bien accroché, dommage pour le graphisme très sympa.
Bon, je ressors avec le même ressenti de déception que Ro après la lecture du tome inaugural du nouvel arc de l’univers Donjon.
Si l’on suit la numérotation des auteurs, on est à 10 000 tomes du cœur. On est aussi presque à la même distance du ton, de l’univers même en fait !
En effet, pas grand-chose ici pour rappeler le Donjon qu’on connait. Certes, des personnages animaliers, et un héros qui est un De Vaucanson. Mais ça fait léger quand même.
D’autant plus que l’humour et le ton un peu décalé de la plupart des autres séries, voire la noirceur de certains albums sont ici absents.
On a là essentiellement une succession de bastons, avec une ambiance mafieuse, dans laquelle se débat notre canard de héros, Robert.
Comme Ro, j’ai bien aimé le personnage de tueuse, femme de confiance, qui alterne les paroles douces et les gestes ultra violents (elle écrabouille son prochain aussi vite que le Lenny de « Des souris et des hommes »).
Les quelques clins d’œil à Goldorak en fin d’album ne suffisent pas à contrebalancer le manque d’intérêt global ressenti (je ne suis pas trop fan non plus de combats de robots, qui occupent une partie de l’histoire pour le moment).
Bref, autant les séries d’origine continuent à m’intéresser, autant je suis plus que sceptique vis-à-vis de ces univers Antipodes. Je lirai si j’en ai l’occasion Antipodes -. Mais pour ce qui est de cette série, je crois que je vais passer mon tour… Première réelle déception en ce qui me concerne pour cet univers expansionniste.
Note réelle 2,5/5.
En tout honnêteté, j'aime bien ce petit duo, surtout ce petit Super-boy. Je le trouve adorable, l'opposé même de son camarade Robin. Je pense que les dessins et surtout la couleur jouent beaucoup sur cette impression d'innocence qu'il dégage.
Pour moi, le problème vient surtout des méchants. Ça n'engage que moi mais je n'ai jamais trouvé que leurs adversaires étaient à la hauteur ou ne serait-ce qu'un minimum intéressant. Du moins dans les tomes 1 et 2. Mes passages préférés sont d'ailleurs les passages où ils n'ont pas d'adversaires, les entre-deux intrigues si je puis dire.
Je vais probablement poursuive la série mais c'est plus pour des raisons de "fan-girl" que pour les intrigues. Très beau dessin tout de même. Je passe toujours beaucoup de temps à apprécier les couvertures alternatives.
Les comics modernes ne m'attirent plus autant qu'avant, mais on m'a mis le tome 1 de cette série dans les mains, j'ai donc tenté l'aventure. Je ne connais pas les auteurs et je ne sais pas ce qu'ils ont fait avant, ce qui me laisse un champ libre en évitant toute comparaison.
C'est un récit d'anticipation qui part d'une idée assez burnée et plutôt originale, avec une histoire de monde parallèle et d'humains disparus, catapultés dans une autre dimension, complètement délabrée et débordant d'une faune extraterrestre monstrueuse et sanguinaire.
Au départ, ça parait très compliqué et j'avoue que j'ai eu du mal à savoir qui faisait quoi, et qui est à l'origine de cette "transférance" et pourquoi ? A la fin de l'album, on en sait pas beaucoup plus, mais en relisant le récit une seconde fois, j'ai pu capter quelques éléments que je n'avais pas vu... bon mais attention quand même, il y a un peu de confusion mais les zones d'ombre se dispersent au fil des pages, et il faut arriver à peu près à un bon tiers de l'album pour avoir une vue globale du truc.
Au final, je n'accroche pas des masses à cette intrigue qui mêle la SF spectaculaire, un côté post-apo horrifique et des ressorts psychologiques certes non négligeables, mais qui ont tendance à me laisser indifférent. En fait, je me suis aperçu depuis quelques temps que les comics modernes finissent par m'ennuyer parce qu'ils sont souvent trop longs, et ici, se farcir 160 pages ne m'a pas spécialement emballé. Je vois qu'il y a déjà 4 tomes de 160 pages chacun, donc je ne me vois pas me lancer à corps perdu dans ce genre de récit, c'est sans doute pas assez prenant pour me capturer totalement, je préfère mes bons vieux super-héros.
Là-dessus, le dessin me laisse de marbre, raison de plus pour me détourner un peu plus de ce comics ; le découpage est efficace mais l'esthétique n'est pas belle, le dessin n'est pas joli, les personnages sont vilains, et les bestioles vraiment bizarres, ressemblent à certains monstres que j'ai vus dans des films bis du cinéma d'horreur des années 70, bref je trouve l'ensemble graphique très ordinaire.
L'expérience fut intéressante pour la découverte, mais je ne continuerai pas cette série.
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La Trilogie Nikopol
Et Bilal par ci ! Et Bilal par là ! Gloire à toi Enki ! En fait j’ai l’impression de temps en temps de ne pas être sur la même planète BD que beaucoup d’entre vous. Ça va offusquer certains, je n’aime pas Bilal. Je ne dis pas ça pour me faire remarquer. Non non. Je n’apprécie pas et pourtant je vous assure, j’ai essayé de m’accrocher. Rien n’y fait, je n’y arrive pas. Je suis en possession, un peu contre ma volonté, de l’intégrale de la trilogie Nikopol … dédicacée. Je suis chez un bouquiniste au Japon il y a quelques années et je tombe dessus. Mon épouse pensant me faire plaisir, l’achète pour une poignée de yens. Depuis des années le bouquin traine dans un coin. Il y a quelques jours, je remets la main dessus. Je respire un grand coup et je mets le nez dedans. Curieusement la première partie, la foire aux immortels me plait bien. Je rentre dans l’histoire aisément et je me laisse porter. Visuellement c’est bon. Les décors sont détaillés et la colorisation agréable. Le rythme est soutenu. Me voilà embarqué dans un univers science-fiction plutôt à mon goût même si l’intrigue est un peu tirée par les cheveux. Le tout est emballé avec des extraits poétiques de Charles Baudelaire. Bref je me dis que mon jugement sur Bilal va peut-être évoluer ! La femme piège, le deuxième opus de la série, par contre n’est pas du même niveau. Mon attention baisse d’un cran. Je commence à patauger dans le marécage de cette histoire. Ça se complique. Je perds le fil. Le découpage des planches ne correspond plus à rien. Le style narratif me déplait. L’histoire part en cacahuète. Je m’emberlificote les pinceaux entre tous ces personnages à poil la plupart du temps, les dieux égyptiens et les problématiques politiques . Il n y a pas un Nikopol mais deux Nikopol. Une femme aux cheveux bleus surgit de nulle s’enfile des pilules comme je mange des m&m's et pour couronner le tout elle fricote avec le premier venu. Je suis désorienté. Avec froid équateur, le troisième et dernier album de la série, on touche le pompon ! Bilal doit se shooter à la vodka. Ça part en vrille. Je ne comprends plus rien. Je suis définitivement perdu. Ça me gave. Après le soleil du premier album, me voici dans le noir complet. Cet univers devient de plus en plus lourd. Bilal reste donc au final pour moi une énigme. Je vais donc replacer dans son coin cette intégrale. Et je ne vais certainement plus y revenir avant longtemps.
X-Men - Jeunes filles en fuite
J'avoue que c'est le nom de Manara sur la couverture qui m'a attiré, ne connaissant pas le scénariste, et pas beaucoup plus l'univers Marvel. Je connaissais Tornade, Malicia mais pas les autres. Alors bien sûr le dessin des demoiselles est magnifique, c'est sexy mais rien d'érotique dans le récit. L'histoire quant à elle n'a rien d'exceptionnelle, j'en ai déjà oublié la plupart des tenants et aboutissants. Elles sont en vacances et se font embêter par des méchants. Un album qui fait travailler les yeux, pas tellement le cerveau.
Notre univers en expansion
Du même auteur que De mal en pis plutôt lu et apprécié ici, je m'étonne que personne n'ait lu et avisé en 5 ans cet album d'Alex Robinson, paru chez l'éditeur Futuropolis dont les productions sont généralement bien reconnues pour leur qualité. Pour ma part si j'ai lu l'ouvrage précité il y a un bout de temps, je ne m'en rappelle plus guère donc je ne peux pas trop comparer. Toujours est-il que cet univers en expansion, allusion à quelques planches sur l'astronomie, m'a paru bavard... Que de blabla et de dialogues ! Certes c'est une histoire sur les relations d'amitié et d'amour centrées autour de 3 copains new-yorkais, donc ça blablate. Beaucoup. Globalement peu d'humour, il y a bien quelques parties de jeu vidéo et de box ball, jeu dont j'ai appris l'existence, mais on ne sent pas beaucoup de fun. C'est surtout des considérations sur les dîners de famille, la parentalité, la pression sociale pour avoir des enfants ou encore l'adultère. A la rigueur ce dernier point est le mieux traité selon moi. Doit-on révéler la tromperie par amitié ou la taire pour que ce couple d'amis n'explose pas ? Les dialogues sont plutôt bien écrits et réalistes, et je pense que je suis dans le public cible, mais ça ne m'a pas vraiment botté et je suis allé au bout des 250 pages sans passion. Après si on aime bien les histoires de ce style, assez cérébrales, du type des films de Woody Allen pour qui New York est la ville fétiche, cela peut vous plaire.
Dernier étage
De temps en temps je prends au hasard total, sans même regarder, à la bibliothèque municipale. Ça a donc le goût, parfois exquis, parfois raté, de la surprise. Eh bien là c'est raté. Le scénario consiste en petites saynètes dans l'univers des immeubles de banlieue, le point positif c'est qu'on évite les clichés d'usage sur les dealers et autres « racailles », comme diraient certains de nos responsables élus. Ces histoires se veulent certainement à la fois drôles et poétiques mais elles sont à mon goût moyennement réussies et surtout franchement desservies par le dessin. Je ne sais si c'est voulu par l'auteur de dessiner de façon « amateur qui dessine mal » mais là, j'ai tout simplement l'impression de ça masque un manque de maîtrise réelle et qu'il en rajoute pour faire croire que c'est fait exprès. Je peux me tromper mais ça ne m'a pas aidée à apprécier l'ensemble. Dommage.
Magus of the Library
J'ai fini les trois volumes que l'on m'a prêtés, et je dois reconnaitre que je pense arrêter ma lecture à ceux-ci. "Magus of the Library" est un manga qui est beaucoup trop stéréotypé dans son ensemble pour moi. J'ai une passion pour le livre et les bibliothèques, mais cette fois-ci ce fut un peu de trop. Le manga a de très bon atouts, notamment son dessin plutôt détaillé dans les costumes et les décors, donnant une saveur très réelle à l'ensemble, et n'hésitant pas à accentuer les cadres, les décors et les cases. On navigue dans un dessin qui sait se faire très joli. L'ennui, c'est que le format manga est, du coup, trop petit à mon goût pour pleinement apprécier les pages. Mais j'ai eu du mal à accrocher au scénario, trop verbeux et très dense, qui suit malheureusement toutes les étapes d'un Nekketsu, canevas typique du manga qui est, à mon sens, surexploité dans le genre. Et là, le bât blesse selon moi. La narration ne m'a offert aucune surprise, j'étais fatigué plutôt qu'enthousiaste aux grands discours du héros sur ses motivations toujours plus fortes au contact de l'adversité ... Et même en aimant le livre, je n'en fais pas un objet de culte à ce point. La nuance est absente dans le récit, trop stéréotypé dans son développement pour m'intéresser. Je pense que cette lecture est faite après trop d'autres lectures du genre, et ce type de narration me pèse aujourd'hui. Trop prévisibles sur bien des points, hélas. Mais c'est dommage, le récit comporte plusieurs bonnes idées et l'intérêt d'un univers de fantasy développé est présent tout au long de la lecture, l'auteur faisant explicitement référence à des évènements réels (abolition de l'esclavage, racisme, guerres civiles ...) mais j'ai eu du mal avec tout le côté magie et ennemi qui veut détruire le monde. D'autre part, le côté naïf du héros m'a agacé et les péripéties "comme par hasard" m'ont déjà lassé au bout de trois tomes. C'est donc une lecture qui ne m'a que tièdement intéressé et qui ne me donne pas envie de lire la suite. Je rendrai les bouquins sans avoir envie de connaitre le dénouement de cette histoire, et tant pis !
L'Enfant et le Maudit
Mon libraire m’avait prévenue que ce manga était très lent et effectivement il est même très très lent mais vu qu’il n’est pas excessivement bavard j’ai tenu bon et après une bonne moitié ça devient vraiment accrocheur et intriguant. Par ailleurs les deux personnages sont très attachants et sont entourés d’un épais mystère que l’auteur nous dévoile au compte-gouttes. L’histoire est assez poétique ce qui lui donne des airs de conte noir. Le seul bémol c’est que j’ai trouvé la gamine un peu trop adulte dans sa façon de parler mais bon j’ai essayé d’ignorer cet agacement. La suite promet de bonnes surprises, en tout cas je l'espère. Le graphisme est assez épuré mais il propose juste ce qu’il faut, c’est assez joli. Mise à jour jusqu'au tome 5 ou 6 (je ne sais même plus, je ne suis pas allée au-delà) Ma note perd une étoile, le premier tome laissait entrevoir une belle histoire au dessin un peu minimaliste mais original mais hélas ça tire tellement en longueur que ça en perd toute sa saveur. SPOILER : comme exemple la tante du gamin se demande sur tout un tome entier si elle doit lui avouer que sa mère est morte ! C'est d'un ennui mortel, et c'est vraiment dommage car ça aurait pu faire en quelques tomes un très belle et très originale histoire.
I hate fairyland
J’avoue que j’ai eu un peu de mal sur les 30 premières planches environ, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à l’alter égo de Gon ce petit salopard psychopathe qui torture et tue pour le plaisir. Passé ces quelques planches voire même quelques-unes de plus j’ai finalement saisi la colère qui anime la petite miss cheveux couleur dégueuli. Après quelques scènes de carnage l’histoire prend enfin forme et l’intrigue devient intéressante. J’ai finalement sinon « très » mais tout au moins envie de connaitre la suite en espérant qu’elle réserve quelques originalités. J’ai aussi été déroutée par les gros mots détournés d’un langage enfantin que je n’ai pas vraiment apprécié, mais à force je les ai intégrés et il m'ont même fait sourire de temps en temps. Le dessin ultra coloré m’a bien plu. Le trait légèrement gras et l’allure enfantine du dessin se marient parfaitement bien avec le côté trash du récit. Mise à jour série complète. Finalement je passe de 3 à 2 étoiles, je n'ai jamais pu venir à bout du quatrième tome, la gamine a fini par m'énerver copieusement. L'histoire qui m'avait plu au début m'a lassée au fil des pages, en juste deux tomes et pas une page de plus j'aurais certainement bien accroché, dommage pour le graphisme très sympa.
Donjon Antipodes +
Bon, je ressors avec le même ressenti de déception que Ro après la lecture du tome inaugural du nouvel arc de l’univers Donjon. Si l’on suit la numérotation des auteurs, on est à 10 000 tomes du cœur. On est aussi presque à la même distance du ton, de l’univers même en fait ! En effet, pas grand-chose ici pour rappeler le Donjon qu’on connait. Certes, des personnages animaliers, et un héros qui est un De Vaucanson. Mais ça fait léger quand même. D’autant plus que l’humour et le ton un peu décalé de la plupart des autres séries, voire la noirceur de certains albums sont ici absents. On a là essentiellement une succession de bastons, avec une ambiance mafieuse, dans laquelle se débat notre canard de héros, Robert. Comme Ro, j’ai bien aimé le personnage de tueuse, femme de confiance, qui alterne les paroles douces et les gestes ultra violents (elle écrabouille son prochain aussi vite que le Lenny de « Des souris et des hommes »). Les quelques clins d’œil à Goldorak en fin d’album ne suffisent pas à contrebalancer le manque d’intérêt global ressenti (je ne suis pas trop fan non plus de combats de robots, qui occupent une partie de l’histoire pour le moment). Bref, autant les séries d’origine continuent à m’intéresser, autant je suis plus que sceptique vis-à-vis de ces univers Antipodes. Je lirai si j’en ai l’occasion Antipodes -. Mais pour ce qui est de cette série, je crois que je vais passer mon tour… Première réelle déception en ce qui me concerne pour cet univers expansionniste. Note réelle 2,5/5.
Super sons
En tout honnêteté, j'aime bien ce petit duo, surtout ce petit Super-boy. Je le trouve adorable, l'opposé même de son camarade Robin. Je pense que les dessins et surtout la couleur jouent beaucoup sur cette impression d'innocence qu'il dégage. Pour moi, le problème vient surtout des méchants. Ça n'engage que moi mais je n'ai jamais trouvé que leurs adversaires étaient à la hauteur ou ne serait-ce qu'un minimum intéressant. Du moins dans les tomes 1 et 2. Mes passages préférés sont d'ailleurs les passages où ils n'ont pas d'adversaires, les entre-deux intrigues si je puis dire. Je vais probablement poursuive la série mais c'est plus pour des raisons de "fan-girl" que pour les intrigues. Très beau dessin tout de même. Je passe toujours beaucoup de temps à apprécier les couvertures alternatives.
Oblivion song
Les comics modernes ne m'attirent plus autant qu'avant, mais on m'a mis le tome 1 de cette série dans les mains, j'ai donc tenté l'aventure. Je ne connais pas les auteurs et je ne sais pas ce qu'ils ont fait avant, ce qui me laisse un champ libre en évitant toute comparaison. C'est un récit d'anticipation qui part d'une idée assez burnée et plutôt originale, avec une histoire de monde parallèle et d'humains disparus, catapultés dans une autre dimension, complètement délabrée et débordant d'une faune extraterrestre monstrueuse et sanguinaire. Au départ, ça parait très compliqué et j'avoue que j'ai eu du mal à savoir qui faisait quoi, et qui est à l'origine de cette "transférance" et pourquoi ? A la fin de l'album, on en sait pas beaucoup plus, mais en relisant le récit une seconde fois, j'ai pu capter quelques éléments que je n'avais pas vu... bon mais attention quand même, il y a un peu de confusion mais les zones d'ombre se dispersent au fil des pages, et il faut arriver à peu près à un bon tiers de l'album pour avoir une vue globale du truc. Au final, je n'accroche pas des masses à cette intrigue qui mêle la SF spectaculaire, un côté post-apo horrifique et des ressorts psychologiques certes non négligeables, mais qui ont tendance à me laisser indifférent. En fait, je me suis aperçu depuis quelques temps que les comics modernes finissent par m'ennuyer parce qu'ils sont souvent trop longs, et ici, se farcir 160 pages ne m'a pas spécialement emballé. Je vois qu'il y a déjà 4 tomes de 160 pages chacun, donc je ne me vois pas me lancer à corps perdu dans ce genre de récit, c'est sans doute pas assez prenant pour me capturer totalement, je préfère mes bons vieux super-héros. Là-dessus, le dessin me laisse de marbre, raison de plus pour me détourner un peu plus de ce comics ; le découpage est efficace mais l'esthétique n'est pas belle, le dessin n'est pas joli, les personnages sont vilains, et les bestioles vraiment bizarres, ressemblent à certains monstres que j'ai vus dans des films bis du cinéma d'horreur des années 70, bref je trouve l'ensemble graphique très ordinaire. L'expérience fut intéressante pour la découverte, mais je ne continuerai pas cette série.