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Couverture de la série Batman - White Knight
Batman - White Knight

Plongé dans cet album à la suite d'avis élogieux, j'ai bien vite réalisé mon erreur. Les points de friction entre cette oeuvre et moi ont été nombreux, à commencer par la forme, qui m'a vraiment posé problème. Sur les dialogues d'abord : ils sont nombreux, denses, et tout simplement verbeux. Bien sûr, les plaidoiries de Napier pour se sortir des méfaits du Joker sont nécessaires. Bien sûr, charger Batman de tous les maux de Gotham demande là encore un usage fort de la réthorique. Il n'empêche que tout cela frise la logorrhée, d'autant plus que de tels discours, pour fonctionner, devraient être éloquents et sonner juste. Or ils sont bien souvent ampoulés et forcés. Réussir le tour de force de rendre Jack Napier gentil et Batman méchant aurait demandé des discours mieux tournés et plus convaincants. Sur la mise en scène ensuite. Je n'ai pas été particulièrement fan du dessin de Murphy, bon, soit. En revanche un certain nombre de scènes m'ont carrément posé problème, car je ne comprenais juste pas ce qu'il se passait... Pour le coup c'est plutôt embêtant dans la bande dessinée... Il y a aussi ces cases où surgissent des foultitudes de méchants sans aucune mise en scène, qui relèvent de quoi ? Du tic graphique ? De l'allégorie ? Du raccourci narratif pour ne pas représenter les choses correctement ? Quoi qu'elles soient, elles ont vraiment gêné ma lecture. Sur les connaissances nécessaires à la compréhension de cet ouvrage, encore. On voit en effet de nombreux personnages faisant partie de l'histoire de Batman. Le problème ici est que je n'en connaissais pas la plupart. Là où certaines oeuvres, comme un Watchmen ou une horde du contrevent, sont capables de vous fournir tous les éléments nécessaires à la compréhension de ladite histoire, White Knight suppose que le lecteur connaît l'histoire et surtout les personnages associés à Batman. Une fois tous ces éléments portant sur la forme évacués, il reste maintenant le fond, sur lequel je serai plus bref. La thématique est riche, mais il faut dire que de toute façon la thématique de Batman l'est, riche. Les rapports du super-héros avec la justice, et en particulier du justicier auto-proclamé qu'est Batman vis-à-vis de la loi, sont au centre de l'histoire, avec une ambiguïté morale forte, qu'utilisera abondamment Napier. L'idée du bien commun et là encore toutes ses ambiguïtés, est également représentée. La dichotomie Napier / Joker en revanche masque, ou pose mal, ou même évite de poser, l'idée de rédemption. Le Joker reste en effet mauvais, le discours de Napier étant (en poussant un peu le trait) "C'était pas moi, c'était lui". Les personnages principaux sont assez développés, mais ne les connaissant pas plus que ça, ils ne m'ont pas touché. L'histoire, très centrée sur le couple Batman / Joker et qui essaie de faire passer une relation d'amour / haine, s'aventure tout de même dans l'action, avec du rocambolesque, voire même carrément du grand-guignolesque, auquel je n'ai pu croire un seul instant. Et sur la crédibilité du scénario, les avis précédents sont suffisamment détaillés pour souligner ses incohérences, réelles ou perçues. Au final, cet opus ambitieux m'a rebuté sur la forme, laissé froid sur le fond, n'a pas réussi à m'embarquer et a réussi à me décevoir alors même que je n'avais pas d'attentes. Rangé à côté de The Dark Knight returns et Batman Year One, il ne me laisse malheureusement pas la même impression magistrale ni l'envie de le relire.

23/02/2021 (modifier)
Par Ju
Note: 2/5
Couverture de la série Triple galop
Triple galop

Voici encore une série à thèmes avec des gags d'une page. Ce n'est pas particulièrement mauvais, mais pas particulièrement bon non plus. Au delà du fait que je ne suis pas du tout attiré par le milieu de l'équitation, les gags sont le plus souvent très moyens, j'en ai même trouvé certains mauvais. Néanmoins, il y en a quelques uns qui m'ont arraché un sourire, suffisamment pour passer de 1 à 2 étoiles et ne pas totalement déconseiller cette lecture. Reste que je me suis globalement ennuyé à la lecture, tournant les pages et enchainant les gags de façon monotone. Le fait de suivre certains personnages est quelque chose que j'aime bien dans les séries à thème, même si pour le coup ils ne sont pas très attachants. Au moins ont ils des particularités qui permettent de varier les gags. En ce qui concerne le dessin, il n'est pas désagréable à l'oeil, sans originalité mais plutôt bien maitrisé. Seul les expressions d'un des personnages féminins m'ont dérangé, car je trouvais qu'elle ne collait pas, parfois, aux autres personnages et au style général de la bd.

23/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Quo vadis ?
Quo vadis ?

Je me réjouissais de lire cette histoire puisque j'avais lu le roman de Sienkiewicz étant ado et ça m'avait plus ou moins intéressé, je dis plus ou moins parce que le message religieux est assez marqué et surtout la romance entre Vinicius et Callina surnommée Lygie, prend un peu trop de place. Mais plus tard, je me suis étonné que l'on place souvent ce livre dans les collections de lecture pour la jeunesse étant donné son potentiel violent et érotique. De mon côté, j'ai lu ce bouquin dans une très belle traduction de la collection de poche Garnier-Flammarion. En tout cas, ce roman valut à Sienkiewicz une renommée internationale, le prix Nobel en 1905, et il fut bien reçu en France par le public, un peu moins par l'élite intellectuelle qui lui reprochait une vision exacerbée et désuète du catholicisme ; on était en pleine époque d'anticléricalisme en France, ça n'aidait pas. Toujours est-il que le livre obtint un succès considérable, fit l'objet d'une traduction en une cinquantaine de langues et aussi d'adaptations au cinéma, dont la plus fastueuse et la plus célèbre est celle réalisée par Mervyn Le Roy en 1953 ; c'est le premier grand péplum hollywoodien qui définit les codes de ce genre cinématographique qui atteindra son paroxysme en 1959 avec Ben-Hur. C'est là où je voulais en venir au sujet de l'adaptation en film, elle modifiait pas mal de détails par rapport au roman, de même qu'on lui a reproché son message religieux assez lourd, alors que dans cette Bd, l'adaptation suit assez bien le roman, c'est pourquoi elle m'a plutôt ennuyé par la romance qui phagocyte un peu l'intrigue générale qui tourne autour d'un jeune Néron et du poète Pétrone dont le neveu n'est autre que Vinicius. L'histoire des Chrétiens rendus responsables de l'incendie de Rome par Néron, conduit Lygie dans l'arène, mais tout ceci est évoqué dans cet album de façon assez rapide, c'est dommage. Au niveau graphique, je ne connais pas ce dessinateur, c'est un dessin sans génie mais qui restitue à peu près correctement le décor romain. Un album loin d'être renversant mais qui peut peut-être donner envie de lire le roman.

21/02/2021 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5
Couverture de la série Gran Café Tortoni
Gran Café Tortoni

Un bouquin très bien réalisé, un dessin agréable et parfois sublime selon la technique utilisée. Pour autant je me suis ennuyé tout au long de ma lecture qui est rapidement devenue "mécanique". La 4ème de couverture, mensongère, vantant les grands mythes et petites histoires de Buenos Aires, m'a donné une grande envie de rentrer dans le bouquin. En réalité, de grands mythes, si vous ne connaissez pas le tango, vous serez forcément déçu. Je m'attendais à découvrir des pans historiques. Mais non, que des historiettes sur la danse Argentine, avec des personnages multiples qui vont se succéder pour conseiller un jeune danseur désireux de prendre la leçon auprès du maestro. C'est linéaires, certains personnages et certaines de ces historiettes m'ont endormi. Honnêtement, c'est, à mon avis, à réserver aux connaisseurs du tango, de l'Argentine et de sa capitale mythique. Sinon, il y a risque de passer vraiment à côté.

20/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Foutue croisière
Foutue croisière

Mouais. Bof. Voilà une histoire qui manque singulièrement de coffre, que l’on traverse – très rapidement – en attendant bien après la fin de voir apparaitre un quelque chose de surprenant, de dynamique. Mais en fait, si ça se laisse lire, c’est bien trop creux, ni l’intrigue ni les personnages ne sont suffisamment fouillés. Et le dessin souffre lui aussi de défauts et en tout cas est très inégal. Bref, un polar auquel je n’ai pas vraiment accroché, comme si je n’avais eu sous les yeux que le décor, et que manquaient intrigues et détails. Décevant de mon point de vue.

19/02/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Gribouillons de DuBouillon
Les Gribouillons de DuBouillon

Je suis tombé par hasard sur les deux albums de Gribouillons du DuBouillon, tome 1, et Le Noir et le Rose, marqué N°2 même si un autre tome est paru entre ces deux là. Je ne parviens pas à savoir où j'avais déjà vu des planches de cet auteur mais son trait m'était déjà familier. Ces albums sont des recueils de gags en une planche à priori publiés initialement dans des magazines de type Paris Match ou Lui dans les années 60, 70 et peut-être début 80. Ils mettent en scène des situations assez variées, sans réelle thématique même si le début du tome 1 insiste beaucoup sur des personnages de beauf, souvent poivrots. Certains abordent des thèmes de sujet de société, un peu de politique aussi parfois sans jamais nommer de personnalités ou d'évènements précis, restant assez universels dans leur ton même si l'ambiance est pour sa part représentative de l'époque et a assez mal vieilli. C'est varié donc, mais ce n'est pas drôle, en tout cas pas à mon goût. Strictement aucun gag ne m'a fait décrocher de véritable sourire, encore moins de rire. Et comme le dessin ne me plait pas non plus, je n'ai clairement pas accroché à ces BD.

18/02/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Les Petits Adieux
Les Petits Adieux

Cela faisait des semaines qu’à la médiathèque de mon bled cet album me faisait des œillades outrageuses. J’ai craqué. Oui je suis faible. Et j’aurais dû résister à la tentation mais avec une BD de la collection « signé » on s’attend à une certaine qualité visuelle et avec un contenu qui tient la route. Sur ce coup-là, il y a un gros relâchement. Tout d’abord, je n ai pas tout saisi. C’est pénible non ? Tu as Christine Surrier, le personnage principal de cette histoire qui écrit un bouquin. Elle déclame les phrases qu’elle écrit sur la vie qu’elle vit. Elle est en parallèle une voix à télé accueil. Une voix transformée anonyme raconte une autre version de son existence. Vous voilà au cœur d’un casse-tête bien perché. Que c’est mou. Aucun rythme. On progresse à petits pas. Et puis ce côté exagérément féministe m’a particulièrement horripilé. Peu de personnages masculins mais qu’est-ce qu’ils prennent ! Des carricatures ces bonhommes. Le graphisme est banal sans vitalité particulière. C’est froid. Et puis notre Christine qui doit avoir entre 40 et 50 ans à plutôt l’air d’une jeunette. Pouah. Ce n’est pas crédible. Je dois admettre pourtant que le sujet était difficile. On n’aborde pas le sujet de l’inceste avec des confettis et des serpentins. C’est complexe et il faut du cran pour mettre le doigt dessus en BD. Je comprends l’approche délicate et lente pour que le lecteur puisse faire lui-même le chemin sur ce sujet mais à force de tergiversations on se perd. Le sujet était difficile. Trop sans doute pour les auteurs.

18/02/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 2/5
Couverture de la série La Fleur dans l'atelier de Mondrian
La Fleur dans l'atelier de Mondrian

J’ai acheté cet album surtout pour le dessin d’Antonio Lapone et un peu pour Mondrian. J’avais gardé un tellement bon souvenir de Greenwich Village. Le dessin est élégant, subtil, vif, plein de vie, en adéquation parfaite avec l’époque dans laquelle se déroule l’histoire (Les années 30). Et les couleurs ? Celles utilisées par Mondrian dans ses tableaux les plus célèbres ! Passé cette envie de me replonger dans un album dessiné par Lapone, j’ai eu un moindre plaisir à découvrir le scénario. L’intérêt c’est qu’on y découvre une vie intime de Mondrian, ses questions sur l’amour et l’attachement, la peur de s’engager auprès d’une femme… Si on cherche une biographie détaillée de cette figure majeure de l’art abstrait, on sera sans doute déçu. Si on se laisse porter par l’album, ça fonctionne… L’ensemble est léger, la lecture est agréable, mais il m’a manqué quelque chose… Plus d’art sans doute. Dommage, le grand format de l’album donne de l’ampleur au récit. On se sent comme dans un atelier d’artiste à haut plafond.

18/02/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Muertos
Muertos

Au vu des avis favorables, j'avais envie de lire cet album même si je ne suis pas fan de zombie. Au vu de ma note, vous devinez que je n'ai pas trop aimé. Le dessin est pas mal au niveau des décors, de l'atmosphère et des zombies, mais je ne suis pas fan de la manière dont sont dessinés la tête des personnages. Donc pour moi c'est globalement un bon dessin, mais ce n'est pas un style que je mettrais dans mes favoris. Je n'ai pas arrêté ma lecture pour admirer des cases. Le scénario est confus au début et je ne comprenais pas trop qui est qui et je pense que cela a contribué au fait que je n'ai jamais réussi à rentrer dans le récit. J'ai trouvé que l'histoire était peu passionnant et les personnages caricaturaux par moment (mention spéciale pour le prêtre). En faite, j'ai eu l'impression de lire un récit peu original avec des trucs que j'avais vu pleins de fois. C'est un ènième récit sur la lutte des classes et on a juste rajouté des créatures fantastiques pour faire originale.

18/02/2021 (modifier)
Couverture de la série Opus 69
Opus 69

Je n'ai pas écouté le disque qui accompagnait l'album, et ne sais donc pas ce qu'il pouvait apporter à sa lecture. Lecture qui m'a laissé sur ma faim. C'est une suite de saynètes autour de jeunes femmes au look un peu gothique (habituelles chez cet auteur suisse), avec un arrière-plan érotique (qui est le plus souvent suggéré plus que montré, par petites touches ou gros plans). Mais l'ensemble manque souvent de force, et aussi d'intérêt parfois. Une lecture pas désagréable, mais très rapide et pas inoubliable: une déception me concernant.

17/02/2021 (modifier)