J'ai eu l'occasion de lire un autre album de Loustal, sinon je ne courais vraiment pas après et je crois que je n'aurais peut-être même jamais lu autre chose de lui. Comme je le disais dans mon avis sur Barney et la note bleue, j'ai du mal avec son dessin tout d'une pièce et ses personnages gras, je ne le trouve pas joli, ici, je vois que son style n'a pas varié depuis les années 80, il est toujours aussi grossier et inesthétique, ça me freine un peu pour m'intéresser vraiment à ses récits.
Sinon, ces 2 histoires situées à bord d'un paquebot, sont comme un carnet de voyage et restituent une ambiance assez fascinante des voyages à l'ancienne, avec ce ton exotique qu'on voyait dans certains films des années 30, plein de nostalgie, de visions des mers du Sud et d'air du grand large. La bande rappelle un peu le ton de certains albums de la série Théodore Poussin. Mais les histoires ne sont pas terribles et ne m'ont guère passionné, j'y retrouve le style littéraire des dialogues qu'on rencontre dans les Bd de Loustal, mais ça ne me marque pas ; la preuve, j'ai rendu cet album à son propriétaire et j'ai déjà oublié ce qui s'y passe, heureusement que j'avais pris des notes...
Je suis une grande défenseuse des BD à gags et jeunesse ! Il y en a de superbes que même moi qui ai passé l’âge adore, comme Ariol par exemple.
Mais celle là n’est pas passée pour moi. Il s’agit d’une adaptation en BD du dessin animé le Monde selon Kev qui nous raconte la (fausse) vie de Kev Adams quand il était enfant. La série n'est pas INCROYABLE mais n'est pas mauvaise non plus, c’est pas mal !
Mais la BD quant à elle est assez mauvaise. Rares sont les BD qui m’ont ennuyé telles que celle-ci, j’ai d’ailleurs failli ne pas la finir.
La seule qualité du tome sont les dessins qui sont plutôt jolis, avec les décors et les personnages qui sont plutôt sympathiques.
Les gags sont très mauvais vraiment, c’est pas drôle ! Même pour des enfants je pense qu'il y a tellement mieux et plus rigolo à faire !
Une mauvaise série. Je n’ai lu que le tome 1 ; heureusement je l’ai payé en occasion, sinon ça aurait été du vol. D’ailleurs le papier des pages est super fin et de faible qualité.
Après Un faux boulot et Rentre dans le moule, l'auteur Le Cil Vert continue sur sa lancée autobiographique avec ce 3e opus qui nous raconte comment il s'est lancé dans la profession d'auteur de BD.
Suite au décès innatendu de son père, Jean décide de repartir à zéro et de s'installer à Prague pour suivre sa copine Clara qui y à trouvé un boulot pour une ONG. C'est là-bas que de fil en aiguille il va découvrir le plaisir de l'écriture...
J'avoue ne pas avoir lu les autres titres précités, mais au sortir de ce dernier opus, je ne suis pas sûr que j'irais faire mon curieux de ce côté-là. Je n'ai en effet pas vraiment été emballé par cette "vie toute tracée". Dans ce genre d'exercice, quand le dessin n'est pas le point fort, il faut à mon sens captiver le lecteur par l'histoire qu'on propose ; là, j'ai rapidement pris en grippe le personnage et sa copine, du coup difficile de rentrer dans l'album. Désolé monsieur Cil Vert, mais ce qui a sans doute été pensé comme de l'humour m'est rapidement devenu insupportable et m'a juste donné envie de donner des baaaffffes à toute votre petite famille. Entre la mère, sa copine ou Jean, je ne sais pas lequel est le plus énervant en fait...
Bref, un album passable qui ne m'aura pas intéressé pour un sou. Dommage.
J'ai trouvé l'album sympa à lire. Mais c'est tout. Je n'ai jamais vraiment réussi à rentrer dans l'histoire. L'auteur nous plonge dans un Japon très peu exploité à mon sens, pour nous narrer une histoire de vengeance comme on en a déjà vu des centaines. Au fil de sa quête de vengeance, il va s'entourer de 6 autres yakuzas, dont on aura droit à chaque fois à des flashback pour comprendre d'où ils viennent. Et malheureusement, ces nombreux flashback m'ont perdu.
J'aurais apprécié que l'histoire se passe un peu plus au présent.
De plus, je n'ai pas trouvé crédible de voir un vieux papy qui porte des couches, virevolter partout et jouer au yakuza.
Je n'ai pas accroché non plus au dessin, mais ça je vous laisse juger par vous même.
Bref, une histoire sympa à lire une fois, mais que je risque d'oublier d'ici 2 mois.
2 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Sous la pression de sa petite fille très engagée pour la protection de l'environnement, un père accepte d'enfiler le costume de Super Environman, le héros qui protège la planète... ou du moins qui essaie.
C'est une série d'humour en gags en deux bandes, deux par page. Elle tourne en dérision un pseudo-super-héros sans pouvoir, simple père un peu benêt qui a enfilé un costume ridicule et tente d'aller dans le sens des ambitions de sa fille motivée. Mais comme il est un peu nul et flemmard, ses prouesses vont rarement plus loin que son canapé ou sa petite vie quotidienne.
Le dessin est sympa. Le trait est fluide, on le sent maîtrisé. Les couleurs sont lumineuses, parfois presque pastels. Visuelle, ça attire l'oeil et la lecture est agréable.
Mais les gags sont décevants. Ils sont peu inspirés, trop souvent prévisibles ou simplement bateau. On sourit à peine, voire on s'ennuie. Il y avait sûrement mieux à faire sur le thème de l'écologie ou des super-héros ratés. Seule la mise en scène de la relation père-fille est mignonne, mais elle non plus ne va pas bien loin.
Je suis un peu embêtée pour donner un avis sur cet album. L'histoire est assez curieuse, des meurtres en série dans le milieu des artistes parisiens, commis par une mystérieuse tueuse à la peau bleue. Mais cette histoire n'est apparemment qu'un prétexte à mettre en scène le salon des Stein avec leurs artistes protégés, Apollinaire, Erik Satie... et surtout Braque et Picasso qu'on va suivre dans leurs tâtonnements vers le cubisme. Leurs échanges sur leur vision de l'art est la partie qui m'a semblé la plus intéressante de cet ouvrage. Je ne sais pas si leurs dialogues sont le reflet fidèle de leurs expérimentations mais il m'a semblé que leur cheminement d'esprit devait être réaliste.
J'ai trouvé en revanche la narration de l'histoire fantastico-policière assez décousue, rendant le déroulement difficile à suivre pour ma part, j'ai plusieurs fois dû vérifier que je n'avais pas sauté de page.
Quant au traitement graphique, franchement je ne suis pas fan de ce dessin, expressif certes mais trop brouillon pour moi, disproportionné parfois, et aux couleurs fortes. Il n'y a guère que les quelques pages ''oniriques'' traitées en tons de bleus qui sont plus agréables.
Finalement, ni le dessin ni la narration ne m'ont transportée vraiment, même si j'ai terminé l'album sans trop de difficultés pour avoir le fin mot de l'histoire. Donc un bof, mais en regrettant de ne pas pouvoir mettre une troisième étoile, il aurait suffi de pas grand-chose.
Pour qui ne connait pas le livre, ou le(s) film(s), il faut s'accrocher pour entrer dans l'histoire, ou même la comprendre! Déception donc, mais prévisible quand on pense au récit foisonnant d'Herbert difficile à adapter en "résumé". Je ne lirai pas la suite.
L'album m'est tombé des mains et j'ai arrêté la lecture après avoir lu 3 chapitres.
C'est donc un inspecteur qui enquête sur des crimes bizarres et si le pitch est intéressant, l'exécution de cette idée ne m'a pas emballé. Ça peut être rigolo de voir une femme voler des chaises, mais c'est traité de manière ennuyeuse. L'auteur explique pourquoi ses personnages commettent des crimes qui sortent de l'ordinaire de manière ennuyeuse. Je n'ai ressenti aucune émotion hormis l'ennuie. Rien ne m'a intéressé et aucun personnage n'est attachant.
Dommage parce que j'aime bien le dessin. Peut-être que ça m'améliore ensuite, mais personnellement je m'en fous. J'ai perdu environ une demi-heure à lire une partie de cet album et je ne compte pas gaspiller mon temps plus longtemps.
Cette série m'attirait beaucoup et j'aurais vraiment aimé l'aimer. Mais même avec plein de bonne volonté ce n'est pas le cas.
Et pourtant je n'ai que du très positif à dire sur le dessin et l'ambiance que j'ai adoré. Il n'en est pas de même pour les scénarios.
Tome 1
La première enquête de notre agence de détectives tourne autour d'un vol de bijoux, vraisemblablement commis par un gang de pros. Ce tome sert autant à faire connaissance avec les protagonistes qu'à résoudre l'affaire. Pour un tome d'intro c'est plutôt bien équilibré. Notre trio est plutôt pas mal vu, des personnalités complémentaires, on en apprend un peu sur eux, c'est pas mal. L'enquête à proprement parler n'est pas extraordinaire. Facilement résolue, un peu par chance il faut bien l'avouer. C'est pas déplaisant mais pour le suspens on repassera.
Par contre il y a un premier point négatif pour moi : trop d'argot, trop d'expressions désuètes pour faire coller l'histoire à l'époque. C'est too much, c'est fastidieux à lire et on s'en serait passé. Le dessin était parfait pour l'ambiance, c'était inutile de tirer sur la corde.
Tome 2
Que dire de la seconde enquête ? Aie aie aie... Si le vocabulaire m'a un peu dérangé dans le tome 1, on passe ici à la vitesse supérieure. Et en plus de l'argot des années 50, on a droit à une immersion dans la communauté arménienne : pour leur rendre hommage le scénariste a glissé du vocabulaire et des expressions arméniennes dans toutes les pages. Le début de l'histoire ? Plus de 20 pages sur le baptème du petit neveu (la fête de sa première dent pour être exact). C'est plus un hommage mais un reportage sur les moeurs du peuple arménien. On est sérieux là ? Toutes les bulles comportent une ou deux astérisques pour nous renvoyer à la traduction. Autant dire que c'est indigeste au possible. Et c'est surtout sans aucun intérêt pour notre enquête...
L'enquête démarrera donc page 30, pour se conclure page 45, par hasard, avant 10 pages d'épilogue dans le salon de tata. Désolé mais en tant qu'amateur de polar je reste sur ma faim. En un mot : c'est nul. Désolé, vraiment désolé pour le scénariste qui s'est probablement beaucoup investi dans ces albums, mais une couverture et un pitch c'est une promesse faite au lecteur. Et à part coté ambiance où le dessin tient les promesses, pour l'intrigue c'est tout l'inverse.
Ne comptez pas sur moi pour le tome 3.
Un récit d'anticipation ambitieux mais qui a fini par devenir une lecture pénible à terminer. Ce n'est pas le genre d'album que j'emprunterais en bibli (si elles avaient rouvert), on me l'a confié, mais je l'ai vite rendu.
L'auteur va au-dela des codes de la SF et livre un récit certes intelligent qui donne matière à réflexion, aussi bien sur le futur que sur le monde d'aujourd'hui, mais passé ce constat, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans ce type d'univers. Tout ceci sent le déjà vu, des mondes régentés par une sorte de big brother (ici, une multinationale), ce n'est pas nouveau, c'est rempli de nombreuses ficelles déjà éprouvées ailleurs, de même que la critique sociétale sur le consumérisme, le racisme, l'exploitation et l'oppression humaine, ou les dérives de la science, c'est un peu facile et trop appuyé. En plus, se farcir plus de 200 pages d'un tel discours, je n'avais qu'une envie, c'était d'en finir. Bref, c'est pas de la BD où je me sens à l'aise, et j'ai du mal à comprendre les nombreux avis positifs.
La partie graphique est formidable sur les décors avec des planches vertigineuses et un souci du détail qui traduisent bien l'atmosphère du récit, mais les personnages gâchent complètement l'ensemble, surtout les visages presque tous identiques, sur des silhouettes trop raides, c'est vraiment pas joli.
Un album trop long, trop lourd dans son ton trop moralisateur et ses dialogues, l'histoire est parfois confuse et boursouflée, et la lecture d'une traite est fatigante car il n'y a ni chapitres ni repères, alors que ça aurait pu se décomposer en 3 ou 4 albums, sans compter qu'on s'y perd dans les personnages vu qu'ils ont tous les mêmes tronches.
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Jolie mer de Chine
J'ai eu l'occasion de lire un autre album de Loustal, sinon je ne courais vraiment pas après et je crois que je n'aurais peut-être même jamais lu autre chose de lui. Comme je le disais dans mon avis sur Barney et la note bleue, j'ai du mal avec son dessin tout d'une pièce et ses personnages gras, je ne le trouve pas joli, ici, je vois que son style n'a pas varié depuis les années 80, il est toujours aussi grossier et inesthétique, ça me freine un peu pour m'intéresser vraiment à ses récits. Sinon, ces 2 histoires situées à bord d'un paquebot, sont comme un carnet de voyage et restituent une ambiance assez fascinante des voyages à l'ancienne, avec ce ton exotique qu'on voyait dans certains films des années 30, plein de nostalgie, de visions des mers du Sud et d'air du grand large. La bande rappelle un peu le ton de certains albums de la série Théodore Poussin. Mais les histoires ne sont pas terribles et ne m'ont guère passionné, j'y retrouve le style littéraire des dialogues qu'on rencontre dans les Bd de Loustal, mais ça ne me marque pas ; la preuve, j'ai rendu cet album à son propriétaire et j'ai déjà oublié ce qui s'y passe, heureusement que j'avais pris des notes...
Le Monde selon Kev
Je suis une grande défenseuse des BD à gags et jeunesse ! Il y en a de superbes que même moi qui ai passé l’âge adore, comme Ariol par exemple. Mais celle là n’est pas passée pour moi. Il s’agit d’une adaptation en BD du dessin animé le Monde selon Kev qui nous raconte la (fausse) vie de Kev Adams quand il était enfant. La série n'est pas INCROYABLE mais n'est pas mauvaise non plus, c’est pas mal ! Mais la BD quant à elle est assez mauvaise. Rares sont les BD qui m’ont ennuyé telles que celle-ci, j’ai d’ailleurs failli ne pas la finir. La seule qualité du tome sont les dessins qui sont plutôt jolis, avec les décors et les personnages qui sont plutôt sympathiques. Les gags sont très mauvais vraiment, c’est pas drôle ! Même pour des enfants je pense qu'il y a tellement mieux et plus rigolo à faire ! Une mauvaise série. Je n’ai lu que le tome 1 ; heureusement je l’ai payé en occasion, sinon ça aurait été du vol. D’ailleurs le papier des pages est super fin et de faible qualité.
Une vie toute tracée
Après Un faux boulot et Rentre dans le moule, l'auteur Le Cil Vert continue sur sa lancée autobiographique avec ce 3e opus qui nous raconte comment il s'est lancé dans la profession d'auteur de BD. Suite au décès innatendu de son père, Jean décide de repartir à zéro et de s'installer à Prague pour suivre sa copine Clara qui y à trouvé un boulot pour une ONG. C'est là-bas que de fil en aiguille il va découvrir le plaisir de l'écriture... J'avoue ne pas avoir lu les autres titres précités, mais au sortir de ce dernier opus, je ne suis pas sûr que j'irais faire mon curieux de ce côté-là. Je n'ai en effet pas vraiment été emballé par cette "vie toute tracée". Dans ce genre d'exercice, quand le dessin n'est pas le point fort, il faut à mon sens captiver le lecteur par l'histoire qu'on propose ; là, j'ai rapidement pris en grippe le personnage et sa copine, du coup difficile de rentrer dans l'album. Désolé monsieur Cil Vert, mais ce qui a sans doute été pensé comme de l'humour m'est rapidement devenu insupportable et m'a juste donné envie de donner des baaaffffes à toute votre petite famille. Entre la mère, sa copine ou Jean, je ne sais pas lequel est le plus énervant en fait... Bref, un album passable qui ne m'aura pas intéressé pour un sou. Dommage.
Sept yakuzas
J'ai trouvé l'album sympa à lire. Mais c'est tout. Je n'ai jamais vraiment réussi à rentrer dans l'histoire. L'auteur nous plonge dans un Japon très peu exploité à mon sens, pour nous narrer une histoire de vengeance comme on en a déjà vu des centaines. Au fil de sa quête de vengeance, il va s'entourer de 6 autres yakuzas, dont on aura droit à chaque fois à des flashback pour comprendre d'où ils viennent. Et malheureusement, ces nombreux flashback m'ont perdu. J'aurais apprécié que l'histoire se passe un peu plus au présent. De plus, je n'ai pas trouvé crédible de voir un vieux papy qui porte des couches, virevolter partout et jouer au yakuza. Je n'ai pas accroché non plus au dessin, mais ça je vous laisse juger par vous même. Bref, une histoire sympa à lire une fois, mais que je risque d'oublier d'ici 2 mois. 2 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Super Environman
Sous la pression de sa petite fille très engagée pour la protection de l'environnement, un père accepte d'enfiler le costume de Super Environman, le héros qui protège la planète... ou du moins qui essaie. C'est une série d'humour en gags en deux bandes, deux par page. Elle tourne en dérision un pseudo-super-héros sans pouvoir, simple père un peu benêt qui a enfilé un costume ridicule et tente d'aller dans le sens des ambitions de sa fille motivée. Mais comme il est un peu nul et flemmard, ses prouesses vont rarement plus loin que son canapé ou sa petite vie quotidienne. Le dessin est sympa. Le trait est fluide, on le sent maîtrisé. Les couleurs sont lumineuses, parfois presque pastels. Visuelle, ça attire l'oeil et la lecture est agréable. Mais les gags sont décevants. Ils sont peu inspirés, trop souvent prévisibles ou simplement bateau. On sourit à peine, voire on s'ennuie. Il y avait sûrement mieux à faire sur le thème de l'écologie ou des super-héros ratés. Seule la mise en scène de la relation père-fille est mignonne, mais elle non plus ne va pas bien loin.
Le Salon
Je suis un peu embêtée pour donner un avis sur cet album. L'histoire est assez curieuse, des meurtres en série dans le milieu des artistes parisiens, commis par une mystérieuse tueuse à la peau bleue. Mais cette histoire n'est apparemment qu'un prétexte à mettre en scène le salon des Stein avec leurs artistes protégés, Apollinaire, Erik Satie... et surtout Braque et Picasso qu'on va suivre dans leurs tâtonnements vers le cubisme. Leurs échanges sur leur vision de l'art est la partie qui m'a semblé la plus intéressante de cet ouvrage. Je ne sais pas si leurs dialogues sont le reflet fidèle de leurs expérimentations mais il m'a semblé que leur cheminement d'esprit devait être réaliste. J'ai trouvé en revanche la narration de l'histoire fantastico-policière assez décousue, rendant le déroulement difficile à suivre pour ma part, j'ai plusieurs fois dû vérifier que je n'avais pas sauté de page. Quant au traitement graphique, franchement je ne suis pas fan de ce dessin, expressif certes mais trop brouillon pour moi, disproportionné parfois, et aux couleurs fortes. Il n'y a guère que les quelques pages ''oniriques'' traitées en tons de bleus qui sont plus agréables. Finalement, ni le dessin ni la narration ne m'ont transportée vraiment, même si j'ai terminé l'album sans trop de difficultés pour avoir le fin mot de l'histoire. Donc un bof, mais en regrettant de ne pas pouvoir mettre une troisième étoile, il aurait suffi de pas grand-chose.
Dune - Le roman graphique
Pour qui ne connait pas le livre, ou le(s) film(s), il faut s'accrocher pour entrer dans l'histoire, ou même la comprendre! Déception donc, mais prévisible quand on pense au récit foisonnant d'Herbert difficile à adapter en "résumé". Je ne lirai pas la suite.
Du sang sur les mains
L'album m'est tombé des mains et j'ai arrêté la lecture après avoir lu 3 chapitres. C'est donc un inspecteur qui enquête sur des crimes bizarres et si le pitch est intéressant, l'exécution de cette idée ne m'a pas emballé. Ça peut être rigolo de voir une femme voler des chaises, mais c'est traité de manière ennuyeuse. L'auteur explique pourquoi ses personnages commettent des crimes qui sortent de l'ordinaire de manière ennuyeuse. Je n'ai ressenti aucune émotion hormis l'ennuie. Rien ne m'a intéressé et aucun personnage n'est attachant. Dommage parce que j'aime bien le dessin. Peut-être que ça m'améliore ensuite, mais personnellement je m'en fous. J'ai perdu environ une demi-heure à lire une partie de cet album et je ne compte pas gaspiller mon temps plus longtemps.
Atom Agency
Cette série m'attirait beaucoup et j'aurais vraiment aimé l'aimer. Mais même avec plein de bonne volonté ce n'est pas le cas. Et pourtant je n'ai que du très positif à dire sur le dessin et l'ambiance que j'ai adoré. Il n'en est pas de même pour les scénarios. Tome 1
La première enquête de notre agence de détectives tourne autour d'un vol de bijoux, vraisemblablement commis par un gang de pros. Ce tome sert autant à faire connaissance avec les protagonistes qu'à résoudre l'affaire. Pour un tome d'intro c'est plutôt bien équilibré. Notre trio est plutôt pas mal vu, des personnalités complémentaires, on en apprend un peu sur eux, c'est pas mal. L'enquête à proprement parler n'est pas extraordinaire. Facilement résolue, un peu par chance il faut bien l'avouer. C'est pas déplaisant mais pour le suspens on repassera.
Par contre il y a un premier point négatif pour moi : trop d'argot, trop d'expressions désuètes pour faire coller l'histoire à l'époque. C'est too much, c'est fastidieux à lire et on s'en serait passé. Le dessin était parfait pour l'ambiance, c'était inutile de tirer sur la corde.
Tome 2
Que dire de la seconde enquête ? Aie aie aie... Si le vocabulaire m'a un peu dérangé dans le tome 1, on passe ici à la vitesse supérieure. Et en plus de l'argot des années 50, on a droit à une immersion dans la communauté arménienne : pour leur rendre hommage le scénariste a glissé du vocabulaire et des expressions arméniennes dans toutes les pages. Le début de l'histoire ? Plus de 20 pages sur le baptème du petit neveu (la fête de sa première dent pour être exact). C'est plus un hommage mais un reportage sur les moeurs du peuple arménien. On est sérieux là ? Toutes les bulles comportent une ou deux astérisques pour nous renvoyer à la traduction. Autant dire que c'est indigeste au possible. Et c'est surtout sans aucun intérêt pour notre enquête...
L'enquête démarrera donc page 30, pour se conclure page 45, par hasard, avant 10 pages d'épilogue dans le salon de tata. Désolé mais en tant qu'amateur de polar je reste sur ma faim. En un mot : c'est nul. Désolé, vraiment désolé pour le scénariste qui s'est probablement beaucoup investi dans ces albums, mais une couverture et un pitch c'est une promesse faite au lecteur. Et à part coté ambiance où le dessin tient les promesses, pour l'intrigue c'est tout l'inverse.
Ne comptez pas sur moi pour le tome 3.
Shangri-La
Un récit d'anticipation ambitieux mais qui a fini par devenir une lecture pénible à terminer. Ce n'est pas le genre d'album que j'emprunterais en bibli (si elles avaient rouvert), on me l'a confié, mais je l'ai vite rendu. L'auteur va au-dela des codes de la SF et livre un récit certes intelligent qui donne matière à réflexion, aussi bien sur le futur que sur le monde d'aujourd'hui, mais passé ce constat, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans ce type d'univers. Tout ceci sent le déjà vu, des mondes régentés par une sorte de big brother (ici, une multinationale), ce n'est pas nouveau, c'est rempli de nombreuses ficelles déjà éprouvées ailleurs, de même que la critique sociétale sur le consumérisme, le racisme, l'exploitation et l'oppression humaine, ou les dérives de la science, c'est un peu facile et trop appuyé. En plus, se farcir plus de 200 pages d'un tel discours, je n'avais qu'une envie, c'était d'en finir. Bref, c'est pas de la BD où je me sens à l'aise, et j'ai du mal à comprendre les nombreux avis positifs. La partie graphique est formidable sur les décors avec des planches vertigineuses et un souci du détail qui traduisent bien l'atmosphère du récit, mais les personnages gâchent complètement l'ensemble, surtout les visages presque tous identiques, sur des silhouettes trop raides, c'est vraiment pas joli. Un album trop long, trop lourd dans son ton trop moralisateur et ses dialogues, l'histoire est parfois confuse et boursouflée, et la lecture d'une traite est fatigante car il n'y a ni chapitres ni repères, alors que ça aurait pu se décomposer en 3 ou 4 albums, sans compter qu'on s'y perd dans les personnages vu qu'ils ont tous les mêmes tronches.