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Couverture de la série Ennemis - Noir/Blanc
Ennemis - Noir/Blanc

Comme iannick, en voyant ce premier album qui pour moi annonçait un univers western, ça m'a plutôt intrigué en m'attendant à une surprise agréable dans un ton similaire ou équivalent à celui de Les Tuniques Bleues, la référence à cette bande étant inévitable. Alors la surprise, je l'ai eue mais pas dans le sens où je le voulais, c'est à dire que ça a été une déception. D'un autre côté, comment construire quelque chose de vraiment original quand le thème de la guerre de Sécession a été abordé sous tous les angles par une série comme Les Tuniques Bleues et même dans plusieurs épisodes de La Jeunesse de Blueberry ? pas évident. Pourtant, l'idée initiale était séduisante et avait du potentiel, l'ennui c'est que ce potentiel est mal exploité, avec cette équipe de bras cassés formée à la manière des 7 mercenaires, d'ailleurs tout au long de la lecture, je voyais en eux comme une sorte de 7 mercenaires en version Unioniste. La Bd se veut un mélange de loufoque et de sanglant, mais ça ne décolle jamais, c'est plat, sans trop de consistance malgré des turpitudes rythmées, il se passe pas mal de choses mais rien qui retienne l'attention, l'intrigue est tirée par les cheveux et n'est pas parvenue à me captiver. D'autre part, certaines de ces tribulations s'étirent inutilement, certaines séquences auraient pu être carrément raccourcies, et en plus ça n'est pas drôle, l'humour déployé ici ne m'a jamais décroché le moindre rictus. Là-dessus, le dessin ne me plait pas, je ne le trouve pas joli et pas en adéquation avec le ton du récit, son aspect trop caricatural m'a dérangé, à côté, celui de Lambil sur Les Tuniques Bleues, c'est un chef-d'oeuvre ! Enfin voila, je me retrouve encore avec une déception sur un western, ça fait 2 fois dans le mois après Prisonnière des Apaches...

27/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Ma zone
Ma zone

Mouais, je n'ai pas vraiment accroché à cet album, de la lecture duquel je suis sorti déçu. Il raconte quelques tranches de vie, puisées ou non dans les observations de l'auteur, pour la moitié de l'album sous forme de BD, pour l'autre moitié sous forme de petits articles/ récits illustrés (voir les images de la galerie). En fait, je n'ai accroché ni au dessin (des crobards à la Cabu: je n'ai pas trouvé ce trait très joli ni très attrayant), ni aux histoires, souvent mornes, plates, tristes (pour le coup cela illustre de façon ironique le titre de l'album). C'est un opus de la collection Pilote pas très connu, mais ce n'est pas non plus le plus intéressant (ceci expliquant sans doute cela).

27/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Arrête de me chauffer, Nagatoro
Arrête de me chauffer, Nagatoro

Le premier tome rentre de plain pied dans l'histoire : un jeune homme arrive à la bibliothèque du lycée, il fait tomber son sac avec des pages de manga qu'il a dessinées et rencontre une jeune fille qui a un an de moins que lui, Nagatoro. Là elle le bashe direct en lui disant que son manga n'est pas crédible, qu'il est repoussant etc., lui étant tellement timide qu'il en a les larmes aux yeux. C'est en gros le premier chapitre. Mais les chapitres qui suivent sont toujours un peu sur ce même principe avec un jeu du chien et chat entre les deux protagonistes, la gentille provoc de Nagatoro fait comprendre au "senpai" qu'elle n'est pas si indifférente qu'elle veut le faire croire. J'espère que leur relation évolue par la suite car cela risque rapidement de tourner en rond sur tous ces tomes. Pour ma part j'ai lu ça pour voir, mais je ne suis pas dans la cible et je n'ai pas l'intention de poursuivre.

26/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Lady Mechanika
Lady Mechanika

J’ai lu l’intégrale reprenant les deux premiers tomes (c’est-à-dire les 5 premiers épisodes d’origine), qui constitue une sorte de premier cycle. J’avais été attiré par la couverture, vraiment jolie. D’ailleurs, si j’ai trouvé le dessin plutôt bon (voire très bon), la colorisation des pages intérieures m’a quelque peu déçu (je ne suis pas fan de ce genre de colorisation informatique). En effet, je pense que l’auteur aurait pu et surtout dû faire un traitement en Noir et Blanc (ou alors avec des tons marrons gris légers, aux reflets métalliques, qui rendent mieux grâce à son dessin). Bon, lady Mechanika reste quand même séduisante et sexy dans son attirail steampunk… Pour ce qui est de l’intrigue et de son déroulé, je reste là clairement sur ma faim. En effet, une fois l’habillage steampunk planté (c’est le principal, voire le seul atout de la série je trouve), il ne reste pas grand-chose : un peu de mystère concernant l’origine de lady Mechanika, un savant fou, un industriel sans scrupule, une famille de romanichelles, une belle blonde ennemie jurée de l’héroïne, etc. Mais tout ceci est traité sans nuance. Personnalités peu fouillées et intrigue qui privilégie la castagne, c’est peut-être bien fait, mais je n’en raffole pas. Je ne suis pas fan non plus de l’augmentation de l’aspect fantastique sur la fin. Bref, un potentiel esthétique sous exploité, et une intrigue pas hyper originale, je m’arrêterai là, et sans regret. Note réelle 2,5/5.

26/04/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Equipette
L'Equipette

J'ai trouvé le dessin peu séduisant et les personnages inintéressants (on peut trouver un certain air de ressemblance avec Titeuf). Seul le jeu de mots sur l'infecte m'a fait sourire, mais sinon l'humour ne m'a vraiment pas touché. Au final, ces "aventures" de cour de récréation n'ont éveillé chez moi aucun intérêt. Elles auraient sans doute une meilleure réception chez un public nettement plus jeune.

26/04/2021 (modifier)
Par Lamat
Note: 2/5
Couverture de la série Okko
Okko

Cette série me fait penser à un diner dans un restaurant moyen : Les plats sont bof mais le dessert est top pour que vous partiez sur un bon souvenir. Donc il faut attendre le tome 10 pour avoir l'explication de la formation de cette troupe hétéroclite et donc connaitre les motivations des personnages à se lancer dans cette quête. Bien sûr c'est un artifice souvent utilisé mais là c'est jeté juste à la fin avec une case sur chaque autres quêtes qui ont l'air intéressantes mais non utilisées. C'est comme si on avait pas eu le temps de les développer. Frustrant ! Du coup on se demande s'il n'aurait pas mieux fallu développer ces histoires plutôt que de nous faire lanterner sur les 9 tomes précédents qui paraissent un peu tirer à la ligne. A part ça ? Ben c'est dans la moyenne. Des personnages secondaires intéressants, un découpage et des cadrages pas trop inventifs mais des scènes d'actions bien rendues.

26/04/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 2/5
Couverture de la série Arsène Lupin - L'Aiguille creuse
Arsène Lupin - L'Aiguille creuse

Amateur des aventures d’Arsène Lupin, j'ai bien aimé cet album, qui déroule fidèlement l'enquête du roman de Maurice Leblanc. Les 72 pages permettent de développer un peu l'histoire, de lui donner de l'épaisseur. On retrouve aussi la silhouette bien connue de notre gentleman cambrioleur, avec sa jaquette et son haut-de-forme. Tout est classique et fidèle. Trop classique.

25/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Exilium
Exilium

La couverture du tome 1 me mettait l'eau à la bouche, je pensais vivre un énième crapahutage de mecs armés dans une jungle hostile, même si c'est un sujet très rebattu, qu'importe parce que j'aime ce genre de concept, et qu'en plus c'est dessiné par Stalner qui est un auteur que j'aime beaucoup, j'y allais donc les yeux fermés. J'ai malheureusement déchanté. Ici, il délaisse ses séries historiques pour verser dans la SF comme dans La Zone que j'avais bien aimé. Alors oui je reconnais son dessin toujours impeccable, policé, esthétique avec le souci du détail qui me ravit à chaque fois, il offre de belles planches même si par endroits elles sont surchargées de petites cases par dessus, ce qui freine un peu la lecture. Le problème vient du scénario que je trouve pauvre malgré un sujet qui aurait mérité un traitement plus inspiré ; il n'y a pas le truc qui pourrait faire vraiment décoller la bande, il manque quelque chose de plus soutenu, de plus burné, bref ça manque sérieusement de pêche. L'idée de départ est bonne, et ce vaisseau échoué au milieu d'une végétation vorace et hostile, ça laissait augurer de bonnes choses, mais cette idée est gâchée ou mal exploitée, et par la suite, ça retombe trop vite dans l'approximation et la confusion, l'ensemble est tarabiscoté, brouillon, il y a trop d'incompréhension en plus de passages sans grand intérêt, des personnages caricaturaux pour lesquels je n'ai aucune empathie, et une psychologie mal développée. Je n'aime pas des masses ce genre de science-fiction, dans un genre similaire, je préfère nettement La Zone. Une vraie déception, d'autant plus grande quand c'est dessiné par un auteur que j'apprécie.

23/04/2021 (modifier)
Couverture de la série La Désobéissance d'Andreas Kuppler
La Désobéissance d'Andreas Kuppler

Adapté d’un roman, ce récit traite d’un sujet délicat : le point de basculement à partir duquel un individu va s’affranchir d’une opinion générale pour adopter la voie qui lui semble la plus juste, la plus honnête vis-à-vis de lui-même comme vis-à-vis des autres. Ici, nous sommes plongés dans l’Allemagne nazie de 1936 et Andreas Kubbler, ainsi que son épouse, vont se retrouver confrontés à cette situation. Je n’ai pas été subjugué par cette histoire alors que le sujet me plait énormément. Tout d’abord, le style graphique avec cet encrage très marqué n’est pas de ceux que je considère comme confortables. Ici, il faut trop souvent que je me force pour déchiffrer le dessin alors que l’encrage très sombre des visages et des regards empêche ceux-ci de transmettre des émotions. Ensuite la narration est très linéaire. Peu de dialogues et un narrateur qui nous transmet les impressions et sentiments d’Andreas Kuppler. J’ai espéré au début du deuxième chapitre tomber sur un récit en ‘point de vue’ puisque le narrateur change de pôle et nous traduit alors les impressions et sentiments de Magdalena… mais ce renouvellement pourtant très bienvenu ne sera que de courte durée. Et pourtant, l’histoire n’est pas inintéressante. Ce couple arrivé à un point de rupture, ces deux êtres en fuite du fait de n’avoir pas pu avoir d’enfant, l’un consacrant toute son énergie dans son travail, l’autre dans la famille au sens large (quitte à ce que cette famille soit façonnée par une identification nazie), ont des choses à dire, des faiblesses et des doutes à exprimer… Mais voilà, à la lecture, il ne se passe rien. Encéphalogramme plat. Je ne suis pas touché par leurs destins pourtant dramatiques. Ni ému, ni dégouté, je reste indifférent. Dommage, la thématique me plait beaucoup mais dans ce registre, je préfère alors nettement « Pereira prétend » ou « Sur un air de Fado ». Peut-être le roman d’origine est-il plus efficace, mais cette adaptation ne m’a pas donné l’envie de le découvrir…

23/04/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Love Kills
Love Kills

Cet album propose une version moderne du mythe du vampire. L'action se situe dans une grande ville contemporaine, avec ses buildings géométriques, ses voitures, ses ruelles sombres : le décor est planté et bien planté. Nous sommes vraiment dans l'urban fantasy, et ça marche. Le début du récit est efficace et on rentre volontiers dedans, bien aidé par le graphisme. Le trait est net et moderne, le noir et blanc pesant juste comme il faut, et surtout les cadrages cinématographiques sont d'une efficacité redoutable. Combiné à une introduction qui amène juste ce qu'il faut de mystère, il y a tout ce qu'il faut pour donner envie de se plonger dans ce récit. Par contre le développement est un peu en deçà. L'histoire se résume trop à la lutte entre 2 clans. D'un coté Héléna la femme vampire et son allier de circonstance, le jeune Marcus, un gars lambda arrivé à ses cotés par hasard. De l'autre la tribu de vampires rivaux qui veulent éliminer Héléna. On espère quelques révélations bien vues sur le passé de l'héroïne qui justifieraient tant de combats et de haine. Mais malheureusement on aura que des bouts de réponses un peu bateau et convenus. On a surtout un mal fou à croire que ce pauvre Marcus n'ait pas pris ses jambes à son cou pour s'enfuir à des kilomètres la première fois qu'il a failli se faire bouffer, confronté à la la vraie identité de sa nouvelle amie et de ses ennemis. Si encore ils avaient été potes de longue date, qu'il découvre le secret de son identité, cela aurait été normal et compréhensible qu'il s'évertue à l'aider malgré une mort quasi certaine. Mais là non, une raison mystérieuse le force à aider cette inconnue rencontrée la veille, dans des combats perdus d'avances face à des créatures bien trop fortes pour que l'idée de les affronter puisse traverser l'esprit d'humain sensé. Alors oui ça respecte les codes du récit de vampire, oui un manche à balai fera office de pieu pour se défendre, oui on a de l'hémoglobine et des dents pointues. Oui le dessin est chouette et ça se lit sans que ce soit désagréable. Mais malheureusement la deuxième moitié du récit manque trop de surprise pour en faire une histoire qui sorte du lot.

23/04/2021 (modifier)