Tout d'abord, je souhaite préciser que je suis un très grand fan de Kaamelott. J'adore, tout simplement et je trouve qu'Alexandre Astier est un des meilleurs auteurs de notre époque.
Cela étant dit...cette bd est du coup en demi-teinte, notamment parce que la série de base est vraiment pensée pour le format TV court et ensuite (et surtout) parce que le dessin est mauvais.
On retrouve un style de dessin qu'on pensait disparu à la fin des années 90, et qui ne nous avait pas manqué.
Les proportions sont ratées, les visages changent d'une case à l'autre, bref ça fait un peu pitié à voir.
Et ça ruine un peu le plaisir qu'on aurait pu éprouver à lire ces aventures.
Et c'est bien dommage, car les fans n'ont rien eu d'autre à se mettre sous la dent en attendant la sortie (prochaine?) des films.
Bref, une occasion manquée.
Extrèmement déçu par la lecture de cette oeuvre que certains considèrent comme majeure voire culte.
Je n'ai pas compris l'engouement...on a affaire ici à un crossover de héros sur fond de guéguerre de cour de récré.
Je crois que le pire dans tout ça, c'est l'incohérence de l'ensemble. Les personnages semblent perdre leur personnalité pour les besoins scénaristiques et ça rend le tout impossible à apprécier.
Je pense que tout a déjà été dit dans des avis précédents...
Le scénario est à la ramasse et ce comics est loin d'être un incontournable et à moins d'avoir déjà tout lu (ce qui, vu le nombre de comics Marvel existant me semble impossible), vous trouverez mieux ailleurs.
Si vous êtes friand de crossover, lisez plutôt Le Gant de l'Infini, Kingdom Come ou la saga DC vs Marvel / Amalgam (pas de réédition à ma connaissance, malheureusement).
Peut-être en attendais-je un peu trop, mais je dois avouer une semi-déception.
Sur le fond, le contexte historique est très présent et semble assez respecté. Les équipements (pilums, glaives, cavaliers sans étriers, boucliers, etc.) - en particulier romains - sont agréablement réalistes... si l'on excepte quelques détails comme la masse énorme de Coax. César est dépeint comme un homme militaire mais surtout politique avec une très grande ambition et peu de scrupules pour atteindre ses buts, mais restant cependant lié à son code moral. Et les événements sur lesquels s'appuient l'histoire semblent avoir un fondement historique réel.
Coax fait un peu figure de Conan, fort, dur, hanté - et porté - par la vengeance. Lié à César, il est aussi manipulé, et cette ambivalence est intéressante.
Le graphisme a clairement sa personnalité. Je n'en suis pas fan outre mesure, sans non plus cependant être rebuté. Ce qui me dérange un peu plus, c'est sans doute ces personnages masculins tous outrageusement bodybuildés. A la limite pour Coax, d'accord, mais que César se retrouve avec une musculature digne des spartiates de 300, j'avoue avoir cillé !
Dans le déroulement des scènes, j'ai parfois eu du mal à suivre et là c'est carrément plus rédhibitoire pour moi. Prises indépendamment, chaque case passe sans trop de problème. Mais d'une case à l'autre le lieu peut changer alors qu'on vient de passer d'une réplique à l'autre, et l'enchaînement manque parfois carrément de naturel. Le passage du temps semble également parfois un peu aléatoire, cf le passage en tant que gladiateur dans l'arène de Coax. A-t-il duré le temps d'un combat comme ce qu'on peut en comprendre au début, ou plus deux ans, comme ce qu'on peut en comprendre par après ?
Sur ce premier tome, donc, mon avis reste réservé, plus pour des questions de forme (mais dérangeantes) que de fond. A voir l'évolution sur la suite.
Lecture chaudement recommandée si cette période historique vous intéresse, du côté des gaulois cette fois-ci : Rois du monde, de Jean-Philippe Jaworski. La lecture en sera longue et parfois ardue, mais ça vaut vraiment, vraiment, le coup.
Tome 2 : La Chienne d'Hadès
Déjà pas complètement convaincu par le premier tome, ce second me fait basculer.
L'enchaînement des cases me pose beaucoup moins de problèmes, et les dialogues sont plus lisibles. Là où dans le premier tome les auteurs s'acharnaient à croiser les phylactères des personnages (le texte du personnage de gauche était à droite et celui du personnage de droite était à gauche), ici on montre un seul des deux interlocuteurs et on présente plusieurs échanges verbaux sur la même case; des phylactères correspondent aux répliques du personnage représenté, et des encarts de texte à celui non représenté. C'est certes un détail, mais il donne l'impression (pas désagréable) que les auteurs expérimentent.
Il y a par contre deux choses qui me dérangent.
Le dessin tout d'abord. Les personnages secondaires masculins sont moches. Mais moches ! Sans exagération, ils pourraient parfois être pris pour des zombies, des goules ou des trolls. A côté de ça César a conservé sa carrure de bodybuilder, et Coax fait toujours deux têtes et 300 kilos de muscle de plus que tout le monde.
L'histoire ensuite. Espèce d'enquête dans un contexte historique, ici le contexte historique semblerait presque superflu. Et l'enquête se fait avec un nombre de protagonistes si réduit, et de façon si caricaturale (bonjour, je suis meuf super belle qu'on voit trois pages, je viens te dévoiler des choses super importantes et après je disparais) et si peu intéressante que je n'ai vraiment pas envie de poursuivre.
Ajoutons à ça Titus (le centurion troll / goule / zombi), qui se trimballe en toute discrétion pour une mission secrète dans Rome au bord du soulèvement avec son casque de centurion qui laisse une trace de propre dans la poussière au plafond permettant de le suivre (oui, ça m'a franchement agacé) et qui retrouve "une ancienne connaissance" gaulée (le terme est mal choisi pour une romaine) comme une déesse affublée d'un fils dont le père est mystérieux (qui peut-il bien être ?!), et Sanian (l'helvète du tome 1) dont le dessin semble être fait par une modélisation en 3D et dont l'aspect plus que lisse tranche outrageusement avec les autres personnages, et on obtient un tome qui me fait décrocher de cette série.
La suite sera peut-être nettement meilleure, mais en l'état, elle se fera sans moi.
Je n'ai décidemment pas les mêmes goûts qu'Alix...
Je n'ai rien aimé dans cette bd.
L'histoire m'a laissé totalement indifférent tant elle est peu originale et mal amenée, le dessin est quelconque, bref, je me suis fermement ennuyé.
Ca manque d'originalité que ce soit dans les designs ou dans le scénario et les personnages.
2/5 parce que ce n'est pas totalement mauvais tout de même, le dessin est correct et ça se laisse lire. Mais j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps plus qu'autre chose, ce qui ne m'arrive que rarement après avoir refermé une bd.
Peu peu convaincu.
Le dessin est parfois brouillon, certaines cases ou planches sont régulièrement "bancales".
Côté scénario rien de bien transcendant non plus, pas mauvais mauvais mais pas bon non plus.
Ca se lit et le personnage de Geronimo reste suffisamment fascinant pour que ça passe.
Mais bof quoi, l'ensemble est je trouve très fade.
bof bof bof
Cette bd est un hommage pour l'auteur de l'attrape cœur, je ne connaissais ni l'auteur ni son œuvre mais ce n'est pas la raison pour laquelle cette histoire ne m'a pas intéressée.
Pourtant le sujet est une histoire d'amour classique entre deux personnes que tout oppose à la fin de la seconde guerre mondiale. Avec des personnages attachants, cette aventure pouvait être intéressante et capté mon attention mais je me suis ennuyé tout au long de la lecture de cette bd .
L'héroïne est franco allemande avec un passé douteux et une collaboration probable avec le régime nazi. Salinger est un soldat américain qui traque les nazis en tentant de déterminer leurs fonctions et leurs responsabilités.
Une biographie rendue austère par la froideur et la suffisance de Salinger. Cette histoire est un court épisode de sa vie mais représentative de son parcours et de son caractère, la chronologie de sa vie présentée en fin de volume le confirme.
Le dessin est classique avec des couleurs pâles adaptées à l'atmosphère de cette biographie.
Je déconseille la lecture si vous n'êtes pas un inconditionnel de cet auteur.
Donc juste quelques petites choses sur le livre.
(1) Vous devez savoir qui est Paul Verlaine avant d'entrer (par exemple, le célèbre poète français, Baudelaire contemporain, a eu une liaison avec un autre poète Arthur Rimbaud et est allé en prison pour avoir tenté de l'abattre, est également allé en prison pour avoir apparemment tenté de tuer son mère ...? Vous pouvez dire que la lecture de fond ne sera pas ennuyeuse.).
(2) Le livre n'a pas vraiment d'intrigue. Ce ne sont que les derniers jours de la vie de Verlaine. Je ne mentirai pas, c'est une déception totale. Il est constamment ivre, a des insectes qui courent autour de sa maison et de ses vêtements, semble totalement déprimé, vit avec des gens abusifs qui l'utilisent pour de l'argent mais qu'il traite aussi comme de la merde, il gaspille également un tas de dons de ses fans en alcool et vend une marque nouveau costume en échange de vêtements enlevés à un sans-abri mort (non vraiment, c'est dans le livre).
(3) Malgré ce qui précède, c'est une bonne lecture. Bien sûr, c'est lent, et ce n'est pas l'affaire de tout le monde, mais le livre a beaucoup à offrir. L'auteur se donne beaucoup de mal pour décrire l'argot parisien, les quartiers populaires, les hôpitaux à l'époque, le large éventail de personnes qui admiraient la poésie de Verlaine, les tenants et les aboutissants de l'édition et comment Verlaine recevait son salaire (et son Commentaires). Et il y a un aperçu vraiment étrange de la façon dont les artistes boho-chic ont pris des décisions de style de vie discutables (par exemple: avoir un anaconda pour animaux de compagnie qui finit par manger votre petite amie entière parce qu'elle a manqué d'opium pour la distraire) (je ne pourrais pas inventer cela si J'ai essayé).
(4) Le livre est inattendu. Cela en dit long sur l'idolisation, la dépression, les abus, l'amitié, l'agressivité passive, la classe, l'opinion populaire ... et le tout saupoudré d'une belle poésie de Verlaine en plus.
Donc, si cette critique ne vous a pas effrayé pour de bon, je recommande le livre à tous ceux qui aiment les poètes du 19ème siècle, la fiction d'époque précise qui vous donne un sens de la vie quotidienne, le drame axé sur les personnages et (bien sûr) la poésie de Verlaine. Ou, vous savez, vous pouvez simplement aller lire la poésie. Peut-être faire ça. Je vais faire ça.
Je fais partie des amateurs de Larcenet que celui-ci n'apprécie pas vraiment : ceux qui comme moi l'aiment surtout pour ses BD d'humour façon Fluide Glacial et pas vraiment pour celles où il épanche ses états d'âme comme ce qu'il a publié chez les Rêveurs. En résumé, je fais partie de ceux qui préfèrent le clown à l'artiste torturé. Or Thérapie de groupe est à cheval entre ces deux facettes de Larcenet, une sorte d'entre-deux entre Minimal où il alignait de nombreuses pages de gags sous des styles graphiques et narratifs très différents et L'Artiste de la famille où il dressait un autoportrait acide et tourmenté.
Il se met ici en scène en tant qu'artiste de BD subissant le traumatisme de la page blanche, se remettant en question et laissant son esprit errer au gré de ses doutes et de ses angoisses, se montrant avec dérision discuter de son art avec un journaliste, une muse, un artiste tel que Cézanne ou simplement avec sa famille, ou encore partir en délire introspectif complet. Et il intercale ici et là quelques strips ou pages de gag que les différentes étapes de son questionnement inspirent à son avatar de papier, la plupart avec des styles variés et bien différents du récit principal.
Au départ, j'ai relativement bien accroché. Même si les états d'âme d'un artiste tourmenté ne m'intéressent pas, j'aime le sens de la dérision de Larcenet et la manière dont il se met en scène. Et mon esprit était égayé par les gags insérés régulièrement dont certains m'ont fait rire, même si pas tous. Quant au graphisme, rien à redire, c'est le style typique du Larcenet humoristique pour la trame principale et j'aime bien, et ce sont des styles originaux et plutôt réussis pour les différents gags.
L'ennui, c'est que c'est assez rapidement devenu trop bavard. Les planches tournent au pénible pour moi face à cette surabondance de texte assez lénifiant, sur des sujets qui m'intéressaient de moins en moins puisque de plus en plus dépressifs et implorants. Larcenet prend garde à y laisser une part d'humour pour contrebalancer le fond de l'esprit de son œuvre par de la légèreté et de l'ironie, mais ça ne passe pas bien car trop verbeux, sans rythme et tournant finalement en rond. Tant et si bien que j'ai eu du mal à arriver au bout du premier tome sans me mettre à zapper certaines cases.
J'aimerais soutenir par mes paroles cet auteur que j'aime bien, mais hélas ce n'est pas avec mon avis sur cette BD que je vais y parvenir.
Mouais. Ça m’a un peu (pas mal ?) laissé sur ma faim.
On a là un recueil d’histoires courtes avec comme fil conducteur le personnage principal, un tueur à gages. Le thème est rebattu, et les Varenne n’ont pas su en faire quelque chose de suffisamment abouti, original à mon goût.
Le dessin est inégal, usant – à juste titre – d’un Noir et Blanc tranché. Mais c’est quand même souvent brouillon, et pas toujours très réussi.
Quant aux histoires, elles souffrent de plusieurs défauts.
D’abord elles manquent souvent de fond – peu de place ou d’idée pour se développer. La chute de la deuxième histoire m’a carrément échappé…
Enfin, ces défauts auraient pu être compensés par une ambiance poisseuse ou alors par un personnage principal fort, le tout assorti de bons mots à la Audiard ou je ne sais pas qui.
Mais, hélas, rien de tout ça. Notre tueur n’est pas attachant, pas de bons mots à l’horizon (alors même qu’on sent parfois des efforts – non concluants – dans ce sens).
Bref, un tueur qui assassine dans l’indifférence de ses lecteurs…
Au bout de quelques pages, j'ai failli refermer ce livre et l'envoyer valser tant les affirmations injustifiées et péremptoires s'accumulaient. En quelques minuscules minutes, les notions de "méthode" et "science" avaient été tout à la fois superbement ignorées et piétinées !
Les parties Au commencement et La préhistoire me paraissent en l'état très légères, un poil à charge, et contestables. Comme aucune source n'est citée, le lecteur aura le choix entre tout accepter docilement, ou parcourir internet au grand galop pour se renseigner.
J'allais dire que fort heureusement, nous rentrons après dans la période historique, en commençant par l'Antiquité, et que là les choses devenaient plus factuelles, mais en parcourant ce livre à nouveau, il s'avère que je fais erreur.
En effet, on parle ici de l'antiquité égyptienne, puis grecque. Ainsi, les autres civilisations sont quant à elles royalement ignorées, ce qui peut se comprendre pour justifier la situation actuelle, mais n'est peut-être pas très honnête. Y a-t-il eu des sociétés matriarcales ? D'autres où la femme avait un rôle égal à celui de l'homme ? On n'en saura rien.
Sur le moyen-âge ensuite, est souligné le droit de défloration (du moins le déduit-on de la description donnée). Or, asséné comme une vérité indiscutable, il s'agit apparemment d'une légende développée lors de la révolution française.
Au-delà de ce minuscule point concernant la vérité historique du contenu, ce livre n'est pas désagréable, et plutôt informatif. Les périodes plus récentes paraissent plus "justes". Mais le lecteur échauffé et échaudé par les erreurs citées précédemment se dit qu'il ne peut plus avoir confiance, qu'il faudrait tout vérifier dans le détail, et regrette fortement que ce qui aurait pu être une explication objective et argumentée soit bâtie sur des prémisses si bancales qui malheureusement viennent complètement la desservir.
Dernier point, on n'est pas ici dans la bande dessinée. On a du texte qui est illustré, mais c'est tout.
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Kaamelott
Tout d'abord, je souhaite préciser que je suis un très grand fan de Kaamelott. J'adore, tout simplement et je trouve qu'Alexandre Astier est un des meilleurs auteurs de notre époque. Cela étant dit...cette bd est du coup en demi-teinte, notamment parce que la série de base est vraiment pensée pour le format TV court et ensuite (et surtout) parce que le dessin est mauvais. On retrouve un style de dessin qu'on pensait disparu à la fin des années 90, et qui ne nous avait pas manqué. Les proportions sont ratées, les visages changent d'une case à l'autre, bref ça fait un peu pitié à voir. Et ça ruine un peu le plaisir qu'on aurait pu éprouver à lire ces aventures. Et c'est bien dommage, car les fans n'ont rien eu d'autre à se mettre sous la dent en attendant la sortie (prochaine?) des films. Bref, une occasion manquée.
Civil War
Extrèmement déçu par la lecture de cette oeuvre que certains considèrent comme majeure voire culte. Je n'ai pas compris l'engouement...on a affaire ici à un crossover de héros sur fond de guéguerre de cour de récré. Je crois que le pire dans tout ça, c'est l'incohérence de l'ensemble. Les personnages semblent perdre leur personnalité pour les besoins scénaristiques et ça rend le tout impossible à apprécier. Je pense que tout a déjà été dit dans des avis précédents... Le scénario est à la ramasse et ce comics est loin d'être un incontournable et à moins d'avoir déjà tout lu (ce qui, vu le nombre de comics Marvel existant me semble impossible), vous trouverez mieux ailleurs. Si vous êtes friand de crossover, lisez plutôt Le Gant de l'Infini, Kingdom Come ou la saga DC vs Marvel / Amalgam (pas de réédition à ma connaissance, malheureusement).
L'Espion de César
Peut-être en attendais-je un peu trop, mais je dois avouer une semi-déception. Sur le fond, le contexte historique est très présent et semble assez respecté. Les équipements (pilums, glaives, cavaliers sans étriers, boucliers, etc.) - en particulier romains - sont agréablement réalistes... si l'on excepte quelques détails comme la masse énorme de Coax. César est dépeint comme un homme militaire mais surtout politique avec une très grande ambition et peu de scrupules pour atteindre ses buts, mais restant cependant lié à son code moral. Et les événements sur lesquels s'appuient l'histoire semblent avoir un fondement historique réel. Coax fait un peu figure de Conan, fort, dur, hanté - et porté - par la vengeance. Lié à César, il est aussi manipulé, et cette ambivalence est intéressante. Le graphisme a clairement sa personnalité. Je n'en suis pas fan outre mesure, sans non plus cependant être rebuté. Ce qui me dérange un peu plus, c'est sans doute ces personnages masculins tous outrageusement bodybuildés. A la limite pour Coax, d'accord, mais que César se retrouve avec une musculature digne des spartiates de 300, j'avoue avoir cillé ! Dans le déroulement des scènes, j'ai parfois eu du mal à suivre et là c'est carrément plus rédhibitoire pour moi. Prises indépendamment, chaque case passe sans trop de problème. Mais d'une case à l'autre le lieu peut changer alors qu'on vient de passer d'une réplique à l'autre, et l'enchaînement manque parfois carrément de naturel. Le passage du temps semble également parfois un peu aléatoire, cf le passage en tant que gladiateur dans l'arène de Coax. A-t-il duré le temps d'un combat comme ce qu'on peut en comprendre au début, ou plus deux ans, comme ce qu'on peut en comprendre par après ? Sur ce premier tome, donc, mon avis reste réservé, plus pour des questions de forme (mais dérangeantes) que de fond. A voir l'évolution sur la suite. Lecture chaudement recommandée si cette période historique vous intéresse, du côté des gaulois cette fois-ci : Rois du monde, de Jean-Philippe Jaworski. La lecture en sera longue et parfois ardue, mais ça vaut vraiment, vraiment, le coup. Tome 2 : La Chienne d'Hadès Déjà pas complètement convaincu par le premier tome, ce second me fait basculer. L'enchaînement des cases me pose beaucoup moins de problèmes, et les dialogues sont plus lisibles. Là où dans le premier tome les auteurs s'acharnaient à croiser les phylactères des personnages (le texte du personnage de gauche était à droite et celui du personnage de droite était à gauche), ici on montre un seul des deux interlocuteurs et on présente plusieurs échanges verbaux sur la même case; des phylactères correspondent aux répliques du personnage représenté, et des encarts de texte à celui non représenté. C'est certes un détail, mais il donne l'impression (pas désagréable) que les auteurs expérimentent. Il y a par contre deux choses qui me dérangent. Le dessin tout d'abord. Les personnages secondaires masculins sont moches. Mais moches ! Sans exagération, ils pourraient parfois être pris pour des zombies, des goules ou des trolls. A côté de ça César a conservé sa carrure de bodybuilder, et Coax fait toujours deux têtes et 300 kilos de muscle de plus que tout le monde. L'histoire ensuite. Espèce d'enquête dans un contexte historique, ici le contexte historique semblerait presque superflu. Et l'enquête se fait avec un nombre de protagonistes si réduit, et de façon si caricaturale (bonjour, je suis meuf super belle qu'on voit trois pages, je viens te dévoiler des choses super importantes et après je disparais) et si peu intéressante que je n'ai vraiment pas envie de poursuivre. Ajoutons à ça Titus (le centurion troll / goule / zombi), qui se trimballe en toute discrétion pour une mission secrète dans Rome au bord du soulèvement avec son casque de centurion qui laisse une trace de propre dans la poussière au plafond permettant de le suivre (oui, ça m'a franchement agacé) et qui retrouve "une ancienne connaissance" gaulée (le terme est mal choisi pour une romaine) comme une déesse affublée d'un fils dont le père est mystérieux (qui peut-il bien être ?!), et Sanian (l'helvète du tome 1) dont le dessin semble être fait par une modélisation en 3D et dont l'aspect plus que lisse tranche outrageusement avec les autres personnages, et on obtient un tome qui me fait décrocher de cette série. La suite sera peut-être nettement meilleure, mais en l'état, elle se fera sans moi.
Invisible Kingdom
Je n'ai décidemment pas les mêmes goûts qu'Alix... Je n'ai rien aimé dans cette bd. L'histoire m'a laissé totalement indifférent tant elle est peu originale et mal amenée, le dessin est quelconque, bref, je me suis fermement ennuyé. Ca manque d'originalité que ce soit dans les designs ou dans le scénario et les personnages. 2/5 parce que ce n'est pas totalement mauvais tout de même, le dessin est correct et ça se laisse lire. Mais j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps plus qu'autre chose, ce qui ne m'arrive que rarement après avoir refermé une bd.
Geronimo (Matz/Jef)
Peu peu convaincu. Le dessin est parfois brouillon, certaines cases ou planches sont régulièrement "bancales". Côté scénario rien de bien transcendant non plus, pas mauvais mauvais mais pas bon non plus. Ca se lit et le personnage de Geronimo reste suffisamment fascinant pour que ça passe. Mais bof quoi, l'ensemble est je trouve très fade. bof bof bof
Salinger - Avant l'Attrape-Coeurs
Cette bd est un hommage pour l'auteur de l'attrape cœur, je ne connaissais ni l'auteur ni son œuvre mais ce n'est pas la raison pour laquelle cette histoire ne m'a pas intéressée. Pourtant le sujet est une histoire d'amour classique entre deux personnes que tout oppose à la fin de la seconde guerre mondiale. Avec des personnages attachants, cette aventure pouvait être intéressante et capté mon attention mais je me suis ennuyé tout au long de la lecture de cette bd . L'héroïne est franco allemande avec un passé douteux et une collaboration probable avec le régime nazi. Salinger est un soldat américain qui traque les nazis en tentant de déterminer leurs fonctions et leurs responsabilités. Une biographie rendue austère par la froideur et la suffisance de Salinger. Cette histoire est un court épisode de sa vie mais représentative de son parcours et de son caractère, la chronologie de sa vie présentée en fin de volume le confirme. Le dessin est classique avec des couleurs pâles adaptées à l'atmosphère de cette biographie. Je déconseille la lecture si vous n'êtes pas un inconditionnel de cet auteur.
Ô Verlaine
Donc juste quelques petites choses sur le livre. (1) Vous devez savoir qui est Paul Verlaine avant d'entrer (par exemple, le célèbre poète français, Baudelaire contemporain, a eu une liaison avec un autre poète Arthur Rimbaud et est allé en prison pour avoir tenté de l'abattre, est également allé en prison pour avoir apparemment tenté de tuer son mère ...? Vous pouvez dire que la lecture de fond ne sera pas ennuyeuse.). (2) Le livre n'a pas vraiment d'intrigue. Ce ne sont que les derniers jours de la vie de Verlaine. Je ne mentirai pas, c'est une déception totale. Il est constamment ivre, a des insectes qui courent autour de sa maison et de ses vêtements, semble totalement déprimé, vit avec des gens abusifs qui l'utilisent pour de l'argent mais qu'il traite aussi comme de la merde, il gaspille également un tas de dons de ses fans en alcool et vend une marque nouveau costume en échange de vêtements enlevés à un sans-abri mort (non vraiment, c'est dans le livre). (3) Malgré ce qui précède, c'est une bonne lecture. Bien sûr, c'est lent, et ce n'est pas l'affaire de tout le monde, mais le livre a beaucoup à offrir. L'auteur se donne beaucoup de mal pour décrire l'argot parisien, les quartiers populaires, les hôpitaux à l'époque, le large éventail de personnes qui admiraient la poésie de Verlaine, les tenants et les aboutissants de l'édition et comment Verlaine recevait son salaire (et son Commentaires). Et il y a un aperçu vraiment étrange de la façon dont les artistes boho-chic ont pris des décisions de style de vie discutables (par exemple: avoir un anaconda pour animaux de compagnie qui finit par manger votre petite amie entière parce qu'elle a manqué d'opium pour la distraire) (je ne pourrais pas inventer cela si J'ai essayé). (4) Le livre est inattendu. Cela en dit long sur l'idolisation, la dépression, les abus, l'amitié, l'agressivité passive, la classe, l'opinion populaire ... et le tout saupoudré d'une belle poésie de Verlaine en plus. Donc, si cette critique ne vous a pas effrayé pour de bon, je recommande le livre à tous ceux qui aiment les poètes du 19ème siècle, la fiction d'époque précise qui vous donne un sens de la vie quotidienne, le drame axé sur les personnages et (bien sûr) la poésie de Verlaine. Ou, vous savez, vous pouvez simplement aller lire la poésie. Peut-être faire ça. Je vais faire ça.
Thérapie de groupe
Je fais partie des amateurs de Larcenet que celui-ci n'apprécie pas vraiment : ceux qui comme moi l'aiment surtout pour ses BD d'humour façon Fluide Glacial et pas vraiment pour celles où il épanche ses états d'âme comme ce qu'il a publié chez les Rêveurs. En résumé, je fais partie de ceux qui préfèrent le clown à l'artiste torturé. Or Thérapie de groupe est à cheval entre ces deux facettes de Larcenet, une sorte d'entre-deux entre Minimal où il alignait de nombreuses pages de gags sous des styles graphiques et narratifs très différents et L'Artiste de la famille où il dressait un autoportrait acide et tourmenté. Il se met ici en scène en tant qu'artiste de BD subissant le traumatisme de la page blanche, se remettant en question et laissant son esprit errer au gré de ses doutes et de ses angoisses, se montrant avec dérision discuter de son art avec un journaliste, une muse, un artiste tel que Cézanne ou simplement avec sa famille, ou encore partir en délire introspectif complet. Et il intercale ici et là quelques strips ou pages de gag que les différentes étapes de son questionnement inspirent à son avatar de papier, la plupart avec des styles variés et bien différents du récit principal. Au départ, j'ai relativement bien accroché. Même si les états d'âme d'un artiste tourmenté ne m'intéressent pas, j'aime le sens de la dérision de Larcenet et la manière dont il se met en scène. Et mon esprit était égayé par les gags insérés régulièrement dont certains m'ont fait rire, même si pas tous. Quant au graphisme, rien à redire, c'est le style typique du Larcenet humoristique pour la trame principale et j'aime bien, et ce sont des styles originaux et plutôt réussis pour les différents gags. L'ennui, c'est que c'est assez rapidement devenu trop bavard. Les planches tournent au pénible pour moi face à cette surabondance de texte assez lénifiant, sur des sujets qui m'intéressaient de moins en moins puisque de plus en plus dépressifs et implorants. Larcenet prend garde à y laisser une part d'humour pour contrebalancer le fond de l'esprit de son œuvre par de la légèreté et de l'ironie, mais ça ne passe pas bien car trop verbeux, sans rythme et tournant finalement en rond. Tant et si bien que j'ai eu du mal à arriver au bout du premier tome sans me mettre à zapper certaines cases. J'aimerais soutenir par mes paroles cet auteur que j'aime bien, mais hélas ce n'est pas avec mon avis sur cette BD que je vais y parvenir.
Un tueur passe
Mouais. Ça m’a un peu (pas mal ?) laissé sur ma faim. On a là un recueil d’histoires courtes avec comme fil conducteur le personnage principal, un tueur à gages. Le thème est rebattu, et les Varenne n’ont pas su en faire quelque chose de suffisamment abouti, original à mon goût. Le dessin est inégal, usant – à juste titre – d’un Noir et Blanc tranché. Mais c’est quand même souvent brouillon, et pas toujours très réussi. Quant aux histoires, elles souffrent de plusieurs défauts. D’abord elles manquent souvent de fond – peu de place ou d’idée pour se développer. La chute de la deuxième histoire m’a carrément échappé… Enfin, ces défauts auraient pu être compensés par une ambiance poisseuse ou alors par un personnage principal fort, le tout assorti de bons mots à la Audiard ou je ne sais pas qui. Mais, hélas, rien de tout ça. Notre tueur n’est pas attachant, pas de bons mots à l’horizon (alors même qu’on sent parfois des efforts – non concluants – dans ce sens). Bref, un tueur qui assassine dans l’indifférence de ses lecteurs…
Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ?
Au bout de quelques pages, j'ai failli refermer ce livre et l'envoyer valser tant les affirmations injustifiées et péremptoires s'accumulaient. En quelques minuscules minutes, les notions de "méthode" et "science" avaient été tout à la fois superbement ignorées et piétinées ! Les parties Au commencement et La préhistoire me paraissent en l'état très légères, un poil à charge, et contestables. Comme aucune source n'est citée, le lecteur aura le choix entre tout accepter docilement, ou parcourir internet au grand galop pour se renseigner. J'allais dire que fort heureusement, nous rentrons après dans la période historique, en commençant par l'Antiquité, et que là les choses devenaient plus factuelles, mais en parcourant ce livre à nouveau, il s'avère que je fais erreur. En effet, on parle ici de l'antiquité égyptienne, puis grecque. Ainsi, les autres civilisations sont quant à elles royalement ignorées, ce qui peut se comprendre pour justifier la situation actuelle, mais n'est peut-être pas très honnête. Y a-t-il eu des sociétés matriarcales ? D'autres où la femme avait un rôle égal à celui de l'homme ? On n'en saura rien. Sur le moyen-âge ensuite, est souligné le droit de défloration (du moins le déduit-on de la description donnée). Or, asséné comme une vérité indiscutable, il s'agit apparemment d'une légende développée lors de la révolution française. Au-delà de ce minuscule point concernant la vérité historique du contenu, ce livre n'est pas désagréable, et plutôt informatif. Les périodes plus récentes paraissent plus "justes". Mais le lecteur échauffé et échaudé par les erreurs citées précédemment se dit qu'il ne peut plus avoir confiance, qu'il faudrait tout vérifier dans le détail, et regrette fortement que ce qui aurait pu être une explication objective et argumentée soit bâtie sur des prémisses si bancales qui malheureusement viennent complètement la desservir. Dernier point, on n'est pas ici dans la bande dessinée. On a du texte qui est illustré, mais c'est tout.