Les derniers avis (20770 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Zonzo
Zonzo

J'avais déjà régulièrement croisé des gags de Joan Cornella sur le web, trouvant à chaque fois étrange son style mêlant absurde, trash et politiquement incorrect. C'est exactement ce style qu'on retrouve dans cet album. Et je n'y accroche pas... car il n'arrive pas à m'atteindre. Je ressens certes ce sentiment de malaise que l'auteur veut visiblement transmettre, mettant le lecteur face à des situations incongrues, avec des personnages aux expressions figées et irréelles, et des chutes souvent absconses. Le graphisme agit dans ce sens, avec sa ligne très claire, ses couleurs pétantes et ses personnages aux allures d'affiches publicitaires dessinées des années 50. Tout a l'air figé, anormal. De même, la narration muette laisse le lecteur seul face à ce qu'il arrive à comprendre de ces courts récits. Mais voilà, justement, trop régulièrement je ne les comprends pas car ils plongent trop dans l'abstraction ou alors dans un humour absurde et se voulant dérangeant mais qui me glisse sur la peau car je n'arrive pas à le capter pour de bon. Trop de pages dans cet album me laissent sur une impression d'indifférence, me faisant plus ou moins hausser les épaules parce que je ne les trouve ni drôles ni rien. Juste... bizarres... mais sans qu'elles me plaisent ou m'intéressent pour autant, et sans qu'elles me fassent jamais rire.

07/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Speed Bump
Speed Bump

Les dessins humoristiques de Dave Coverly sont tous réalisés en une unique case (d'où le terme dessin). Même si on pourra bien sûr remarquer des variations autour d'un même thème, les sujets sont assez variés, ironiques, parfois absurdes, et parfois incisifs sur notre société, nos habitudes, etc. Je reconnais ces qualités, et j'ai de temps en temps eu un sourire mental en découvrant une bonne idée. Cela étant, je n'ai pas ri une seule fois. L'intérêt suscité chez moi par ces dessins relève d'un niveau purement intellectuel et absolument pas viscéral. Le dessin y est probablement aussi pour quelque chose, qui quoique bien exécuté, ne me touche vraiment pas plus que ça. Au final, un recueil que j'ai lu deux fois, avec de bonnes idées, mais qui n'est parvenu ni à réellement susciter mon intérêt ni à me faire rire.

07/05/2021 (modifier)
Par Hermeline
Note: 2/5
Couverture de la série La Pharmacienne
La Pharmacienne

Cul cucul. Pas d'histoire ou presque.... Les situations scabreuses s'enchaînent sans queue ni tête (le comble ! ). Reste le dessin, excellent, et la mise en couleur somptueuse. Cette pharmacienne ne fait vraiment pas dans l'homéopathie...

05/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Batman (DC Renaissance)
Batman (DC Renaissance)

J'ai enfin fini de lire le run du duo Snyder-Capullo et je dois dire que je ne suis pas du tout fan. Le dessin de Capullo est bon même si je ne suis toujours pas fan de la colorisation qu'on retrouve dans les comics modernes. En revanche, je n'ai pas accroché au style de certains des dessinateurs qui ont remplacé Capullo sur certaines histoires. Pour ce qui est du scénario, je n'aime pas la plupart des idées de Snyder. Je ne suis pas fan qu'il y ait une société secrète dans Gotham qui semble avoir des moyens illimités. Je ne suis pas du tout fan de ce qu'il fait avec le Joker qui est maintenant une créature fantastique ou je ne sais pas, j'avoue ne pas avoir trop compris ce qu'on essayait de faire avec le Joker dans le tome 7. Je trouve que le premier arc narratif avec ce dernier (le tome 3) fini avec un vrai foutage de gueule. En fait, le seul récit avec le Joker que j'ai bien aimé est celui où il se fait un 'ami' et c'est même pas écrit par Snyder ! Les deux pires trucs selon moi : les nouvelles origines de Mister Freeze qui détruisent toute la poésie et le coté tragique du personnage et le fait que le Joker agit déjà comme le Joker lorsqu'il est le criminel Red Hood. Avant, Red Hood était différent et on voyait bien que son accident avait transformé le Joker, mais là il y a pas grande différence hormis la couleur de sa peau et en plus il semblerait que l'avant-Joker sait ce qu'il va lui arriver lorsqu'il tombe dans les produits chimiques parce que maintenant le Joker il sait tout même lorsque ça ne fait pas de sens. Et puis si Snyder semble aimer mettre de l'horreur dans Batman, je me demande pourquoi il a pas utilisé l'Épouvantail, cela me semblerait plus pertinent que de faire du Joker le nouveau Freddy Krueger. Un autre truc énervant, mais là c'est la faute du reboot est que Bruce n'est Batman que depuis 6 ans et il y a déja eu 4 Robin dont la plupart sont maintenant des adultes et il a un fils d'une dizaine d'année environ. Bon pour pas être seulement négatif, j'ai bien aimé la seconde partie de l'An Zéro avec le Sphinx et aussi la plupart des histoires du tome 6. Je pensais alors que j'avais enfin accroché sauf que les 3 tomes suivants m'ont généralement ennuyé. Je comprends que certains aiment, mais moi c'est pas une vision de Batman que j'aime.

04/05/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 2/5
Couverture de la série Batman - Knightfall
Batman - Knightfall

Si la série était moins longue, j'aurais sans doute noté ça 3/5 (voire 4/5 pour les deux premiers tomes car s'il ne sont pas exempts de défauts, la confrontation avec Bane reste mythique dans l'univers de Batman). Seulement, ça s'essoufle et en 5 gros pavés comme ceux-là, on finit par se lasser. Et il faut dire que le dessin n'aide pas à relever la note car il est très quelconque et daté (même pour l'époque à laquelle l'histoire est initiallement parue, début des années 90). Le reste a déjà été dit dans des avis précédents. Le personnage de Bane, sa confrontation avec Batman, la chute de ce dernier...ça reste des événements majeurs de l'univers du chevalier noir. Mais 5 tomes avec autant de pages pour raconter ça, c'est trop. Au moins 2 tomes de trop. Et la note en pâtit donc. Ca se laisse lire pour les fans de Batman (et encore, il faut s'accrocher pour les derniers tomes), pour les autres, lisez plutôt les incontournables.

03/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Touchées
Touchées

Peu convaincu. Pas du tout même. Tant par les dessins que l'histoire et surtout, le traitement du sujet. D'ailleurs j'ai hésité à mettre un commentaire, car comme il n'est pas positif, autant s'abstenir. et puis... vu le sujet, quelque chose m'y a poussé. Car à mon sens le sujet n'est pas traité, travaillé, recherché. Et vu le thème : les violences sexuelles faites aux femmes, je considère qu'il ne peut pas y avoir de demi-mesure : soit on ne fait pas de bd sur le sujet, soit on le fait bien. D’où mon agacement, et le commentaire que je poste finalement. Par dessus cette absence de fond vous avez des personnages auxquels on ne croit pas, compilés à des dialogues et des métaphores poussives... ça rend le tout très vide. Ce n'est que mon avis subjectif de lecteur de passage.

03/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Sigurd & Vigdis
Sigurd & Vigdis

Les Vikings ont fait l'objet de plusieurs Bd, le sujet ayant été abordé de différentes façons, même en mode humorisitique dans Hultrasson ou un épisode de Johan et Pirlouit (le Serment des Vikings). Qu'allaient donc pouvoir proposer les auteurs pour faire du neuf ? Ce qui fait l'originalité de cette bande est de transposer l'action vers d'autres décors moins fréquentés par ces guerriers, laissant fjords et lacs ou étendues glacées ; ici, l'action se porte vers l'est de l'Europe. Or on sait que les Vikings sont allés très loin puisqu'ils auraient découvert l'Amérique du Nord bien avant cet imposteur de Christophe Colomb, et auraient aussi poussé vers les côtes d'Afrique du Nord, l'option semblait donc intéressante. L'ennui, c'est que le récit qui tente de concilier épopée au souffle épique à un brin de véracité, a du mal à passionner, en tout cas je n'ai pas été réellement captivé par cette aventure parce qu'il manque quelque chose pour qu'elle soit justement épique. Il y a aussi un détail qui me chiffonne : je ne suis pas assez bien renseigné sur les Vikings, mais je ne sais pas s'ils se battaient entre eux en détruisant clans et familles, préférant s'associer pour aller piller plus au sud ou à l'ouest vers les terres britanniques ou les terres franques. Je doute que tout soit entièrement véridique même si les auteurs se sont appuyés sur une documentation précise. Mais ce qui compte, c'est la fidélité à l'esprit Viking, et de ce côté, on l'a. En plus de me laisser un peu en demi teinte, le récit pêche par une construction narrative à l'avenant, hésitante ou mal foutue, passant d'une action à une autre sans trop de lien, et il n'y a rien qui hisserait la Bd vers le haut, bref ça manque sérieusement de peps. De plus, concevoir cette bande en diptyque, c'est bien, mais peut-être que dans le cas présent, une petite extension aurait été bienvenue ; un autre diptyque ou simplement un troisième album aurait peut-être pu mieux étoffer cette histoire. Là dessus, il y a enfin un autre élément important qui me laisse froid, c'est le dessin ; on est encore dans du dessin en mode aquarelle, style graphique dont je ne suis guère friand en bande dessinée, et là, même si par endroits, c'est assez joli, il y a des pages où on distingue mal certains détails et surtout les têtes des personnages, le trait sans encrage semble non fini, on dirait parfois un crayonné préparatoire, c'est vraiment pas terrible. Tout ceci est dommageable pour cette Bd qui ne m'a pas réellement ennuyé, mais qui me laisse comme un goût d'imperfection.

02/05/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Mariée en colère
La Mariée en colère

Le célèbre blog "la mariée en colère", créé par Nathalie Bernard, a recueilli des dizaines, des centaines d'anecdotes, et a été vu un million de fois. des anecdotes que Camille Burger a voulu adapter en BD, sous forme de gags. Croustillants, trash, vulgaires, tendres ou pitoyables, ces anecdotes proposent un large éventail de situation, entre la demande officielle, l'organisation des préparatifs, le Jour J, et même l'après... Mon sentiment sur cette lecture est que c'est très inégal. Pourtant j'imagine que Camille Burger a fiat une sélection drastique, ne prenant que les "meilleures" anecdotes avant de les retravailler pour le media BD. Si certaines m'ont fait sourire, notamment en me rappelant des situations vécues, d'autres me semblent assez inintéressantes, voire pas du tout marquantes. Le sentiment qui domien est quand même qu'on évite le gnagnan. Le style graphique de Camille Burger est clairement de la caricature. Elle ne s'embarrasse pas de détails, mais sait faire dans l'efficace, sans verser dans l'outrageant. C'est efficace, très lisible, mais cela ne suffit pas pour remonter ma note...

01/05/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Politique qualité
Politique qualité

Joli graphisme pour commencer, supporté par une sobriété de couleurs, du noir, du blanc et de l'orange. Politique Qualité est le titre de la pièce de théâtre imaginée et mise en scène dans les années 2000 qui raconte la vie professionnelle de cinq anciennes ouvrières de l'usine Jabil à Brest où elles fabriquaient du matériel électronique. L'usine périclitait depuis longtemps et a fini par fermer quelques années après cette aventure théâtrale, en 2015 comme le raconte l'épilogue de ce gros album. J'ai trouvé ça intéressant mais un peu longuet avec beaucoup de texte sur le passé de ces femmes, de leur enfance à leur arrivée dans la nouvelle usine au début des années 1970, leur engagement syndical, les grèves etc. Il y a un petit côté "c'était mieux avant", il y avait plus de solidarité entre les ouvriers alors que de nos jours le taux de syndicalisme est très faible et on ressent plus d'individualisme, moins de revendication. Les gens cherchent aussi plus de sens à leur métier, alors qu'avant c'était surtout alimentaire et on travaillait dur avec des cadences soutenues, pour toucher si possible un bonus, même si a posteriori aucune ne regrette avoir choisi cette vie professionnelle. C'est un peu le discours tenu dans cet album, il est mis en regard de cinq autres femmes qui vont jouer le rôle des ouvrières plus jeunes. L'une est au RSA et préfère vivre ainsi et réaliser des activités associatives que d'avoir un travail aliénant. Il y a un choc générationnel mais les femmes s'apprivoisent et le derniers tiers de l'album se concentre sur la réalisation de la pièce proprement dite. Bref, intention louable mais je n'ai pas trouvé ça palpitant. J'ai eu l'impression de lire un discours à la Squarzoni, un peu gauchiste sans contrepoint de vue, les ouvrières face au méchant patronat qui veut toujours réduire les coûts et délocaliser, représenté par un petit chauve cigare aux lèvres, ce qui n'a au passage pas grand chose à voir avec le titre de Politique Qualité.

01/05/2021 (modifier)