Les derniers avis (20769 avis)

Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série L'Homme gribouillé
L'Homme gribouillé

328 pages ! C’est un pavé ! Alors forcément si vous peinez à rentrer dans l’histoire dès le début, lire cet album devient très rapidement fastidieux. Et c’est ce qui m’est arrivé. Un peu comme dans une côte et que vous pédalez dans la semoule. Vous montez mais que c’est dur. Quand le sommet est atteint, vous poussez un ouf de soulagement. Idem pour cet album. Tant d’efforts pour ça ! Ma première impression en ouvrant l’ouvrage n’est pas très positive. Le récit est en noir et blanc. Et même si l’histoire se déroule en hiver, souvent la nuit et fréquemment sous la pluie ou la neige, un brin de couleurs chatoyantes aurait été la bienvenue. Bon ok cela n’engage que moi sur ce coup-là. Le graphisme est épais et épuré. Les cases ne sont pas détaillées notamment les décors. Les scènes dans la forêt de nuit sont bâclées. Une sorte de gribouillage crayonné. Alors oui si le dessinateur a voulu « pisser » des planches rapidement, le rendu est à la hauteur du travail réalisé. L’histoire ou plutôt ce conte ne m’a absolument pas touché. Nous sommes dans une pâle imitation d’un épisode de X Files, entre le fantastique, l’ésotérisme, l’horreur et le thriller avec des démons et des monstres qui sortent du chapeau. L’intrigue ne tient pas la route. Je me suis ennuyé au point - à plusieurs reprises - de vouloir écourter ma lecture de ce récit onirique. Et j’avoue je n’ai pas compris la fin. Déception et désappointement avec cet album. Note réelle 1,5

20/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Et Pis Taf
Et Pis Taf

Je suis adepte d'humour noir, donc a priori client de ce genre de petit truc. Mais je vais être moins dithyrambique que l'auteur qui a avisé l'album avant moi. En effet, si certains gags sont amusants, l'ensemble, inégal, manque d'originalité et de punch. La mécanique est bien huilée, avec des strips qui se finissent quasiment à chaque fois sur une tombe (avec souvent donc un épitaphe - pas toujours drôle). C'est donc répétitif sur la forme, et tout est misé sur l'enchaînement, sur la percussion des textes, la surprise des situations. Et c'est là que la bât blesse un peu je trouve, puisque je m'attendais (ou espérais, surtout sur le thème choisi) à quelque chose de plus noir ou trash. Ce n'est pas inintéressant, mais dans ce genre d'humour, j'ai lu meilleur ailleurs. A emprunter à l'occasion, mais les amateurs d'humour noir risquent de rester un peu sur leur faim. Note réelle 2,5/5.

20/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Rupture
Rupture

J’aurais personnellement mis un « s » à « Rupture » dans le titre, pour être raccord avec le scénario de cet album. En effet, nous suivons un personnage un peu froid, qui vient de rompre avec sa petite amie (plus précisément c’est elle qui l’a lourdé), qui cherche aussi à couper les liens avec sa mère, mais surtout qui cherche à rompre avec certains milieux artistiques. Lui-même peintre, il se moque de certains de ses « amis »/confrères, plus mondains que révolutionnaires. Si le sujet n’est pas inintéressant, et si certaines idées du dessin sont originales (l’apparition de quelques taches de rouge au milieu d’un ensemble plutôt grisâtre), je reste toutefois sur ma faim après la lecture de cette histoire. Dessin, certaines problématiques, le traitement très froid et « intellectuel », tout ceci fait assez daté, et la narration, les décors urbains austères, risquent de rebuter pas mal de lecteurs. Album d’atmosphère – mais d’une atmosphère ancrée dans un temps révolu, cet album trouvera difficilement ses lecteurs aujourd’hui, même si, je le répète, il possède de réelles qualités. C’est le traitement qui m’a un peu refroidi. Note réelle 2,5/5

20/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Mammouth et Piston
Mammouth et Piston

Je ne suis pas fan de cette série, que j’ai trouvée un peu moins bien que Litteul Kévin, avec laquelle elle possède quelques points communs. Le dessin caricatural de Coyote est plutôt réussi, dynamique (même si je ne suis pas amateur de ses nanas). C’est plutôt l’humour qui ne fonctionne pas souvent. C’est un peu bof et lourdingue – et pas toujours drôle ! Ce sont d’ailleurs certains à côtés, comme les commentaires du rat Piston, certains détails d’arrière-plan, qui sauvent parfois des scènes qui, sans ça, seraient quelconques. Bref, je suis resté sur ma faim.

19/06/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série L'Assassin des petits carreaux
L'Assassin des petits carreaux

Après une intro un peu longue, on rentre dans l'enquête que va mener Ania, une jeune veuve dépressive qui ne croit pas au suicide de son amie et voisine. Elle va essayer d'élucider cette mort, alors que la police de son coté, a classé l'affaire avant même d'avoir débuter les investigations. Tout cela va l'emmener dans le milieu des nuits parisiennes et elle va remonter la piste petit à petit. Tout cela débouche sur une intrigue interessante sur fond de secret de famille de la trempe de ceux qu'on préfère ne jamais déterrer. Honnêtement le fond de l'histoire est plutôt bien vu, on va envie de connaitre le dénouement, cette enquête et sa conclusion sont originale et interessante. Malheureusement le déroulement de celle-ci et sa mise en image ternisse un peu l'ensemble pour plusieurs raisons. D'abord la personnalité de l'héroïne ne colle pas. Veuve éploré inconsolable, elle a sombré dans l'alcool et la dépression. Elle n'a pas quitté son appartement depuis 4 ans... mais du jour au lendemain elle va sortir se frotter aux malfrats et aux dangers. Difficile d'y croire. Ensuite, comme un petit twist narratif, la scénariste a décidé de la faire parler avec le fantôme de son défunt mari. Ça n'apporte pas d'intérêt à l'enquête, au mieux cela illustre et renforce le coté déprimé de la dame, mais ça devient un peu agaçant. Enfin parce que graphiquement il y a quelques soucis, certains visages étranges mais aussi sur les perspectives. Il y a également trop de décors minimalistes pour qu'on s'immerge pleinement dans l'intrigue. Ca fait un peu cheap et l'ambiance s'en ressent, elle n'est pas à la hauteur de ce qu'aurait mérité cette histoire sombre. Au final on a du mal à accrocher à ce récit et à y croire totalement, alors qu'il y a avait pourtant la matière avec des bonnes idées de fond. On lit un album qui s'oubliera malheureusement un peu vite.

19/06/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Microbe contre virus
Microbe contre virus

Microbe contre virus est un objet curieux, une sorte de recueil hétéroclite d'illustrations et d'histoires courtes en strips sans lien les unes entre elles et sans aucun rapport avec le titre de l'album. Honnêtement, ça ressemble pour moi à une autre manière de publier un fanzine amateur car le niveau du contenu ne m'a pas davantage ému. Et c'est tellement bigarré qu'on ne peut pas tout résumer en une phrase. En terme d'histoires courtes, on en a droit à 5. Une histoire un peu enfantine d'Arnü West sur une fille qui a perdu son ballon à la mer. J'aime bien le graphisme et le choix d'avoir le trait en blanc sur fond noir. L'histoire est mignonne mais s'oublie vite. Une assez longue histoire de Medoc sur le sens de la vie, où un homme se fait éduquer sur la philosophie de la vie et sur le fait de ne pas avoir peur d'aller de l'avant et de se lancer. OK... Bon, le dessin est pas mal, rappelant les vieux strip comics des années 30. Mais là encore, c'est vite oubliable à moins que vous teniez à un cours didactique sur la vie. Une histoire très courte de A sur un homme très angoissé. Je n'aime pas son graphisme au trait charbonneux et trop vide. Et le texte est volontairement rendu illisible. Pas aimé. Une histoire courte d'Eric Girard dans un style graphique rappelant un peu celui de Foerster. L'équivalent d'une page dans un Fluide Glacial qui ne marquera pas trop son lecteur. Et enfin une autre histoire de A, au graphisme encore une fois très minimaliste sur une sorte de discussion avec Dieu(x). Sans intérêt à mes yeux tant sur le plan visuel que sur le contenu du récit. Vous l'aurez compris, cet album ne m'a pas convaincu du tout.

18/06/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Even
Even

Waow, waow, waow, qu'est ce que c'est que ce délire ? Zidrou, le scénariste, nous a maintes fois démontré son talent, en variant les genres. De la série humoristique au récit intimiste poignant, il varie les thèmes avec plaisir et succès. Il ajoute une nouvelle corde à son arc avec un récit fantastique teinté d'érotisme. Ou un récit érotique teinté de science fiction, on ne sait pas bien. Toujours est il qu'il signe ici un one-shot surprenant en tout point. Dans un monde futuriste où les beaux et les moches sont séparés en 2 castes distinctes, on plonge dans le quotidien de "l'érospital". Une clinique de l'orgasme qui traite des troubles sexuels. Cela donne lieu à des scènes très oniriques où les protagonistes rêvent, vivent, ou subissent des traitements du plaisir. Rien que ça. C'est parfois un peu explicite, un sein ou un sexe par ci, une trace d'orgasme par là. On nous offre un voyage dans l'intime et le désir des différents protagonistes. C'est très étrange comme enchainement de séquences. Et hélas, ça manque quand même un peu de fond pour être palpitant. Il y a bien une intrigue au milieu de tout ça : une des femmes à l'origine de cette clinique s'est jetée du toit. Ils sont plusieurs à avoir du mal à croire au suicide et à fouiner pour essayer de déterminer la vérité. Malheureusement ce n'est pas très poussé, il n'y aura pas de suspens dans le déroulement de cette "enquête", et pas de surprise dans son dénouement. C'est dommage car cela aurait pu donner plus d'intérêt à cet album. Là, ce n'est pas suffisant pour rendre palpitant ces nombreuses scènes de désirs sexuels. Au final on a un petit ovni, déjanté et original, mais j'ai eu du mal à adhérer. L'idée de base c'est cette clinique très spéciale, mais l'histoire qui l'accompagne sonne trop comme un prétexte à la mettre en image.

16/06/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Mox Nox
Mox Nox

J'ai sur cet album globalement la même opinion que j'avais sur Zonzo que j'ai lu peu de temps auparavant. Je n'arroche vraiment toujours pas à l'univers absurde et trash de Joan Cornella. Il y a toujours ce sentiment de malaise que l'auteur veut visiblement transmettre, mettant le lecteur face à des situations incongrues, avec des personnages aux expressions figées et irréelles, et des chutes souvent absconses. Le graphisme agit toujours avec ses couleurs pétantes et ses personnages aux allures d'affiches publicitaires des années 50. Tout y a l'air anormal, bizarre. De même, la narration muette laisse le lecteur seul face à ce qu'il arrive à comprendre de ces courts récits. Mais la quasi totalité du temps, je ne trouve pas ça drôle du tout. Et c'est même parfois la logique de ces histoires qui m'échappe complètement. J'y reconnais une originalité manifeste et un travail d'auteur très personnel, mais ça ne me fait ni chaud ni froid parce que je ne trouve ces saynètes ni drôles, ni surprenantes, ni rien. Juste... bizarres... mais sans qu'elles me plaisent ou m'intéressent pour autant, et sans qu'elles me fassent jamais rire.

16/06/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Folle Histoire de la Mondialisation
La Folle Histoire de la Mondialisation

La mondialisation, on en entend beaucoup parler, et pas en bien la plupart du temps. Les économistes Isabelle Bensidoun et Sébastien Jean ont donc décidé de faire une BD pour la vulgariser, et peut-être, la faire accepter. Ils commencent par essayer de donner une définition de la mondialisation, sans réellement y parvenir, mais ils s'en approchent. Par la suite ils s'attachent à parler de l'histoire du phénomène, depuis la moitié du XIXème siècle, avec, dans un contexte de paix relative, la pose du premier câble sous-marin transatlantique, suivi par la mise en place d'accords commerciaux inter-Etats. s'ensuivent les différentes étapes, jusqu'à la situation que l'on connaît aujourd'hui (et un petit repli de la mondialisation ces dernières années, avec la crise de 2008 et le covid), tout en prenant en compte les avantages et les inconvénients du phénomène. Et une situation de point de non-retour dans certains cas... Aidés par le trait semi-réaliste et très lisible d'Enzo, jeune dessinateur, les deux économistes s'attachent à raconter une histoire de l'économie mondiale, que malheureusement j'ai trouvé trop longue. Ca ne m'a hélas pas donné envie de m'intéresser plus avant au sujet.

15/06/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Lonely World
Lonely World

L'argument est connu : un enfant se "réveille", seul, dans un monde dépeuplé d'humains, entouré de robots, dont un qui se prend d'affection pour lui. Et le défend, au péril de son existence, face à d'autres robots qui souhaitent l'éliminer pour une raison inconnue... Si l'originalité n'est pas de mise, c'est en tous les cas suffisamment bien raconté pour que l'on ne lâche pas le manga, c'est au moins distrayant. Mais les évènements ne m'ont pas surpris plus que ça, cela reste assez plat. Le dessin d'Iwanobineko est plutôt élégant, la mangaka fait même preuve d'audace sur différentes séquences d'action. Mais pour le reste, je reste quand même sur ma faim. Je lirai peut-être la suite, mais pas sûr que j'y trouve beaucoup de points d'intérêt.

15/06/2021 (modifier)