J'aime les histoires de super-héros et de super-pouvoirs, et j'aime les histoires fantastiques en général. J'étais donc naturellement attiré vers cet album que je voyais comme un bon divertissement en one-shot sur un sujet qui me plait. Mais j'ai été déçu.
Le graphisme est correct mais peu enthousiasmant. L'intrigue est molle et passant par beaucoup de clichés et de déjà-vus. Alors qu'un récit de super-héros doit marquer avant tout par ses personnages et leurs pouvoirs, ici j'ai trouvé les protagonistes peu charismatiques : je ne me suis attaché à aucun d'entre eux. Quant à leurs pouvoirs, ils sont banals et n'éveillent pas l'intérêt. La mise en scène est légèrement décousue, avec pas mal d'ellipses pour tenir en un unique album, et elle peine à instaurer son ambiance. Quant à l'antagoniste principal, il semble pompé sur celui de la série télévisée Heroes, et la manière de s'en débarrasser ressemble trop à celle du premier film Iron Man.
Trop de déjà-vus et pas assez d'intérêt éveillé : je me suis ennuyé.
La couverture est plutôt jolie. Cela tranche avec l'intérieur en noir et blanc même si le dessin reste bien, lisible et d'un bon niveau pour ce qui semble être le premier ouvrage de l'auteur, notamment une double page d'une fête dans une maison en coupe fourmillant de détails.
Le livre est assez épais avec plus de 200 pages, pour autant cela se lit assez vite et on n'en retient pas grand chose. On se trouve à une époque indéfinie mais contemporaine, voire dans un futur proche, dans un lieu qu'on ne situe pas où se trouve La Baie. Magda a 14 ans et on sent un certain ennui dans son adolescence, une relation un peu compliquée avec sa mère, un père absent. Elle se rend compte de l'évolution de son environnement, les paysages ruraux laissant la place aux zones industrielles. Son ami et son frère sont aussi partis à la ville, la Méta Station, et elle semble seule sans autre ami(e). Un chat, Ficelle.
Pas mal de passages oniriques, d'autres clairement de trips psychédéliques après abus de stupéfiants, dont des fleurs. Pas déplaisant mais peu de matière. Peut-être aura-t-on un second tome.
C'est le premier ouvrage du genre que je lis de cette collection particulière. Il était coincé entre deux gros albums "standard", tout petit, tout fin. Je le déplie par curiosité et 30 secondes après c'était rangé. On a en gros un pliage en accordéon d'environ 3 pages A4 de haut et l'histoire se déroule de bas en haut avec une continuité entre les étages d'une maison en commençant logiquement par le toit que des extra-terrestres traversent pour atterrir dans le grenier. C'est même pas recto verso, et six euros tout de même pour une histoire mignonnette qu'on aurait pu ranger aussi bien en humour que science-fiction.
Pas le meilleur leporello de la collection, celui-ci... Le récit est d'autant plus rapide à lire qu'il est totalement muet à l'exception de la dernière case. Comme toujours, le principe est amusant et plutôt plaisant, mais il manque vraiment quelque chose pour donner du relief à l'histoire, d'autant que la chute est dans l'ensemble assez convenue, en tous cas pas assez originale pour relever le niveau.
Le dessin n'est pas laid, mais là non plus, rien de transcendant, et je trouve que les décors auraient pu être davantage exploités. Rien d'absolument déplaisant pour autant, l'ensemble manque juste de saveur, ni plus, ni moins.
Je n'ai pas trop su sur quel pied danser avec cet album.
Le récit est parfois assez détaillé, n'hésitant pas à passer du temps sur des personnages ou des faits finalement peu importants, des péripéties, et parfois il présente d'importantes ellipses temporelles. De même, une partie importante de l'histoire, expliquant l'origine de Layla, est présentée en deux pages hyper-condensées. Ça n'est probablement que moi, mais soit ça n'était pas si important, et dans ce cas un peu de texte aurait suffi, soit c'était important et dans ce cas ces deux pages sont un peu rapides... Je penche en faveur du trop rapide car elles ne m'ont guère convaincu.
Un certain nombre de personnages sont présentés, et leur histoire développée, mais il est difficile de s'en sentir proche et de les trouver attachants. Qu'il s'agisse du roi, de sa fille, de Krescias, du prêtre, de Layla ou Ananta, j'ai lu leurs aventures mais de façon très dépassionnée. Ils ne m'ont à aucun moment touché, alors même qu'il y a de la matière. De même pour Grenouille, je n'ai pas cru à son amour ou désir pour la femme serpent.
Et le dessin enfin, s'il présente d'indéniables qualités et présente très bien, ne me touche pas non plus.
Dans l'ensemble donc, je n'ai pas été convaincu par cet album qui sans être mauvais ni désagréable n'a cependant vraiment pas réussi à m'emporter avec lui.
Note réelle : 2,5 / 5.
Je ne sais pas à qui s'adresse cet album. A un jeune public j'imagine. En tout cas sans doute pas à moi - qui suis pourtant friand d'humour, de strips gags.
Mais à part quelques rares sourires, je n'ai pas trouvé ici de quoi suffisamment agiter mes zygomatiques. C'est généralement trop convenu, gentil. Il y manque du punch, de la noirceur, une autodérision (puisque cela semble proche d'une inspiration autobiographique) qui aurait pu davantage me convenir.
Alors qu'en fait nous suivons une série d'anecdotes se déroulant au coeur d'une famille ordinaire.
Pas emballant donc. Pas emballé en tout cas.
Mouais, bof.
C’est je crois le premier album publié par Hugot (j’ai lu l’édition originale parue aux éditions du Square, celle-ci étant ensuite reprise par Dargaud 5 ans plus tard), et la lecture fut laborieuse.
Ces histoires courtes sont pleines de loufoqueries, d’intrigues, de dialogues et de péripéties absurdes, légèrement provocatrices (prépubliées pour certaines dans Charlie Hebdo, donc pas étonnant !). Mais le problème, c’est que c’est rarement (vraiment très rarement) drôle, et souvent abscons ou lourdingue. Et je dois dire que le fait de lire l’ensemble (près de 90 pages) d’une traite a sans doute accentué le côté indigeste de ces histoires.
Cela peut ressembler à ce que fera plus tard Thiriet chez Fluide, mais c’est moins drôle, moins percutant. Surtout qu’en plus c’est très verbeux, les textes emplissent de nombreuses cases.
Bref, c’est une curiosité dont la lecture s’est révélée décevante, j’ai fini l’album sans enthousiasme.
J'ai découvert cette BD en l'empruntant à la médiathèque de la faculté, et je ne regrette pas de l'avoir découvert ainsi. Parce que cette BD n'est pas franchement bonne, je dois le dire.
La BD traite de beaucoup de sujets différents, et c'est le principal défaut. La BD est brouillonne, avec plusieurs axes proposée. L'auteure nous parle de ses premiers jours en hôpital psychiatrique, de la conception de la psychiatrie et de son histoire, de la vision de Foucault et son apport au sujet, et enfin du syndrome de l'imposteur, des études de psychiatrie et du profil des étudiants. Rien qu'a en faire la liste, je crois en avoir oublié un ou deux, et ça donne une idée de l'éclatement en tout sens que contient cette BD.
A la lecture, je l'ai clairement senti quand, au milieu du livre environ, je l'ai posé pour aller me faire à manger, et que je me suis interrogé sur le déroulé de la BD. Je n'avais aucune idée de là où la BD voulait aller et ce dont elle parlait au final. Et je crois que c'est un peu symptomatique d'une BD faite avec enthousiasme mais pas assez canalisée : trop de choses mises en avant, pas assez de liens entre les idées, et un sentiment général de fourre-tout. Bien que deux axes se dégagent principalement, le syndrome de l'imposteur de l'auteure et son impact sur sa vie, ainsi que le milieu des asiles psychiatriques et leur évolution. Mais entre les deux, les quelques liens sont ténus. On sent que l'auteur veut parler de la question de la normalité (et de la norme sociale) au regard du médecin et des patients qui se confondent parfois. Mais aussi quelques réflexions sur la société et nos perceptions des malades (notamment politique).
Bref, il y a matière à réflexion, beaucoup de concepts intéressants à découvrir, mais le tout est souvent enrobé de termes un peu complexes (citer Michel Foucault sans le décrypter, c'est difficile à lire). Et c'est le souci que j'ai : ce n'est pas mauvais, mais on sent que la BD est incomplète. L'auteure a fait sa première œuvre emportée par la fougue de sa passion, et cela se sent, mais pour le reste, il faut encore du temps et de la maitrise. En résumé, c'est lisible, parfois intéressant, mais trop brouillon dans l'ensemble pour que je recommande vraiment. L'auteure se serait limité à un seul des deux axes pour commencer, la BD aurait largement gagnée en clarté, j'en suis persuadé.
Mon opinion envers cette série s'est dégradé tome après tome.
J'ai été initialement attiré par le graphisme et la promesse d'une série dans la lignée de Okko.
Pour ce qui est du dessin, je n'ai pas été déçu. Ce n'est pas du niveau de Hub, mais c'est bien dessiné, dynamique et soigné à la fois, avec une bonne colorisation aussi. Et la qualité reste constante sur chaque album. Bref, visuellement, il y avait ce qu'il faut pour faire une bonne BD.
Mais c'est le scénario qui ne m'a pas convaincu du tout.
Le premier tome présente une intrigue très classique. Les sbires d'un seigneur abusif veulent éliminer deux témoins innocents d'un méfait commis par leur prince mais une ronin très douée au sabre et sortie de nulle part va décider de leur servir de garde du corps héroïque et de les accompagner jusqu'à un abri. J'ai commencé par me sentir un peu trahi de voir que malgré un titre de série très japonais, cet album se déroule en Chine. Mais une Chine très japonisante par moment, au point que j'ai persisté à me demander où ça se passait vraiment. D'autant que les personnages y ont régulièrement des comportements d'occidentaux modernes donc difficile de se sentir plongé dans une ambiance exotique : on est dans de l'Extrême-Orient de bazar pour série de divertissement.
Le scénario ensuite se laisse lire mais ne représente guère plus qu'une suite de péripéties assez clichés, avec un rebondissement de fin très téléphoné. Rien de mauvais mais rien de palpitant. Juste une légère curiosité d'en apprendre plus sur cette fameuse guerrière et de comprendre ses origines.
Le second tome tente justement de répondre en partie à cette question mais désarçonne le lecteur puisqu'il s'avère visiblement qu'il se déroule avant l'histoire du premier tome sans que ce soit indiqué clairement. L'action se déroule cette fois au Japon et on y découvre l'héroïne du tome précédent dans le rôle d'une princesse érudite et un peu casanière, sorte d'adolescente gâtée et un peu insouciante. Elle parait si différente de ce qu'elle était dans le premier tome que j'en suis venu à me demander si c'était bien le même personnage.
Ca n'aurait pas été un problème si l'intrigue tournant autour d'elle n'avait pas été aussi bancale. Je n'ai quasiment rien compris aux intentions des protagonistes et à la raison de pourquoi ils mettent en place quelque chose d'aussi compliqué et risqué autour de la princesse. Ca parait totalement artificiel, sans crédibilité ni investissement du lecteur.
Cet album là m'a nettement ennuyé et je n'étais pas très motivé à l'idée de lire le suivant, malgré un cliffhanger en fin de tome.
En ouvrant le troisième, j'ai découvert avec surprise que le cliffhanger du précédent était complètement zappé, comme si la dernière page du tome 2 n'avait jamais existé. C'est pourtant bien la suite de la même histoire à laquelle on va avoir droit, mais mise en scène comme si la fin du tome précédent avait été remodelée par les auteurs, me donnant là encore l'impression d'avoir été une péripétie purement artificielle et donc réduisant à néant mon intérêt pour cette intrigue.
D'autant plus que la suite part de plus en plus dans tous les sens, avec même l'apparition incongrue à un moment donné d'une grosse dose de fantastique sortie de n'importe où et totalement inutile dans le cadre de l'intrigue. Les motivations des protagonistes sont toujours aussi confuses, voire incompréhensibles, et l'héroïne change encore une fois assez radicalement de comportement.
Arrivé à ce stade, j'en avais ras-le-bol de ma lecture, et j'ai été encore plus agacé de voir que la fin de ce tome renvoyait à un album d'une autre série, "Samurai Origines" pour avoir la suite des aventures de l'héroïne. Ce sera clairement sans moi.
Un album de Vincent Vanoli bien abscons pour ne pas changer, cette fois aux éditions Six pieds sous terre avec un grand format. Son dessin noir et blanc est absolument superbe, je le trouve au sommet de son art, mais alors l'histoire n'est pas si claire, ou alors ne laisse pas toutes les clés pour qu'on l'appréhende. Il s'agit d'un homme visiblement sculpteur de son état qui rentre chez lui débarquant d'une forêt mais il est comme amnésique. Il a oublié qu'il a fait une œuvre bien particulière avec son ex-femme, ce que sa voisine qui l'épie jour après jour sait très bien, elle qui voulait être son nouveau modèle. Il se cherche petit à petit, la mémoire va-t-elle lui revenir... ?
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Sept Héros
J'aime les histoires de super-héros et de super-pouvoirs, et j'aime les histoires fantastiques en général. J'étais donc naturellement attiré vers cet album que je voyais comme un bon divertissement en one-shot sur un sujet qui me plait. Mais j'ai été déçu. Le graphisme est correct mais peu enthousiasmant. L'intrigue est molle et passant par beaucoup de clichés et de déjà-vus. Alors qu'un récit de super-héros doit marquer avant tout par ses personnages et leurs pouvoirs, ici j'ai trouvé les protagonistes peu charismatiques : je ne me suis attaché à aucun d'entre eux. Quant à leurs pouvoirs, ils sont banals et n'éveillent pas l'intérêt. La mise en scène est légèrement décousue, avec pas mal d'ellipses pour tenir en un unique album, et elle peine à instaurer son ambiance. Quant à l'antagoniste principal, il semble pompé sur celui de la série télévisée Heroes, et la manière de s'en débarrasser ressemble trop à celle du premier film Iron Man. Trop de déjà-vus et pas assez d'intérêt éveillé : je me suis ennuyé.
Quitter la baie
La couverture est plutôt jolie. Cela tranche avec l'intérieur en noir et blanc même si le dessin reste bien, lisible et d'un bon niveau pour ce qui semble être le premier ouvrage de l'auteur, notamment une double page d'une fête dans une maison en coupe fourmillant de détails. Le livre est assez épais avec plus de 200 pages, pour autant cela se lit assez vite et on n'en retient pas grand chose. On se trouve à une époque indéfinie mais contemporaine, voire dans un futur proche, dans un lieu qu'on ne situe pas où se trouve La Baie. Magda a 14 ans et on sent un certain ennui dans son adolescence, une relation un peu compliquée avec sa mère, un père absent. Elle se rend compte de l'évolution de son environnement, les paysages ruraux laissant la place aux zones industrielles. Son ami et son frère sont aussi partis à la ville, la Méta Station, et elle semble seule sans autre ami(e). Un chat, Ficelle. Pas mal de passages oniriques, d'autres clairement de trips psychédéliques après abus de stupéfiants, dont des fleurs. Pas déplaisant mais peu de matière. Peut-être aura-t-on un second tome.
Pelote cosmique
C'est le premier ouvrage du genre que je lis de cette collection particulière. Il était coincé entre deux gros albums "standard", tout petit, tout fin. Je le déplie par curiosité et 30 secondes après c'était rangé. On a en gros un pliage en accordéon d'environ 3 pages A4 de haut et l'histoire se déroule de bas en haut avec une continuité entre les étages d'une maison en commençant logiquement par le toit que des extra-terrestres traversent pour atterrir dans le grenier. C'est même pas recto verso, et six euros tout de même pour une histoire mignonnette qu'on aurait pu ranger aussi bien en humour que science-fiction.
Pelote cosmique
Pas le meilleur leporello de la collection, celui-ci... Le récit est d'autant plus rapide à lire qu'il est totalement muet à l'exception de la dernière case. Comme toujours, le principe est amusant et plutôt plaisant, mais il manque vraiment quelque chose pour donner du relief à l'histoire, d'autant que la chute est dans l'ensemble assez convenue, en tous cas pas assez originale pour relever le niveau. Le dessin n'est pas laid, mais là non plus, rien de transcendant, et je trouve que les décors auraient pu être davantage exploités. Rien d'absolument déplaisant pour autant, l'ensemble manque juste de saveur, ni plus, ni moins.
Layla - Conte des Marais Ecarlates
Je n'ai pas trop su sur quel pied danser avec cet album. Le récit est parfois assez détaillé, n'hésitant pas à passer du temps sur des personnages ou des faits finalement peu importants, des péripéties, et parfois il présente d'importantes ellipses temporelles. De même, une partie importante de l'histoire, expliquant l'origine de Layla, est présentée en deux pages hyper-condensées. Ça n'est probablement que moi, mais soit ça n'était pas si important, et dans ce cas un peu de texte aurait suffi, soit c'était important et dans ce cas ces deux pages sont un peu rapides... Je penche en faveur du trop rapide car elles ne m'ont guère convaincu. Un certain nombre de personnages sont présentés, et leur histoire développée, mais il est difficile de s'en sentir proche et de les trouver attachants. Qu'il s'agisse du roi, de sa fille, de Krescias, du prêtre, de Layla ou Ananta, j'ai lu leurs aventures mais de façon très dépassionnée. Ils ne m'ont à aucun moment touché, alors même qu'il y a de la matière. De même pour Grenouille, je n'ai pas cru à son amour ou désir pour la femme serpent. Et le dessin enfin, s'il présente d'indéniables qualités et présente très bien, ne me touche pas non plus. Dans l'ensemble donc, je n'ai pas été convaincu par cet album qui sans être mauvais ni désagréable n'a cependant vraiment pas réussi à m'emporter avec lui. Note réelle : 2,5 / 5.
Ada & Rosie
Je ne sais pas à qui s'adresse cet album. A un jeune public j'imagine. En tout cas sans doute pas à moi - qui suis pourtant friand d'humour, de strips gags. Mais à part quelques rares sourires, je n'ai pas trouvé ici de quoi suffisamment agiter mes zygomatiques. C'est généralement trop convenu, gentil. Il y manque du punch, de la noirceur, une autodérision (puisque cela semble proche d'une inspiration autobiographique) qui aurait pu davantage me convenir. Alors qu'en fait nous suivons une série d'anecdotes se déroulant au coeur d'une famille ordinaire. Pas emballant donc. Pas emballé en tout cas.
Tous en scène !
Mouais, bof. C’est je crois le premier album publié par Hugot (j’ai lu l’édition originale parue aux éditions du Square, celle-ci étant ensuite reprise par Dargaud 5 ans plus tard), et la lecture fut laborieuse. Ces histoires courtes sont pleines de loufoqueries, d’intrigues, de dialogues et de péripéties absurdes, légèrement provocatrices (prépubliées pour certaines dans Charlie Hebdo, donc pas étonnant !). Mais le problème, c’est que c’est rarement (vraiment très rarement) drôle, et souvent abscons ou lourdingue. Et je dois dire que le fait de lire l’ensemble (près de 90 pages) d’une traite a sans doute accentué le côté indigeste de ces histoires. Cela peut ressembler à ce que fera plus tard Thiriet chez Fluide, mais c’est moins drôle, moins percutant. Surtout qu’en plus c’est très verbeux, les textes emplissent de nombreuses cases. Bref, c’est une curiosité dont la lecture s’est révélée décevante, j’ai fini l’album sans enthousiasme.
Le Syndrome de l'imposteur
J'ai découvert cette BD en l'empruntant à la médiathèque de la faculté, et je ne regrette pas de l'avoir découvert ainsi. Parce que cette BD n'est pas franchement bonne, je dois le dire. La BD traite de beaucoup de sujets différents, et c'est le principal défaut. La BD est brouillonne, avec plusieurs axes proposée. L'auteure nous parle de ses premiers jours en hôpital psychiatrique, de la conception de la psychiatrie et de son histoire, de la vision de Foucault et son apport au sujet, et enfin du syndrome de l'imposteur, des études de psychiatrie et du profil des étudiants. Rien qu'a en faire la liste, je crois en avoir oublié un ou deux, et ça donne une idée de l'éclatement en tout sens que contient cette BD. A la lecture, je l'ai clairement senti quand, au milieu du livre environ, je l'ai posé pour aller me faire à manger, et que je me suis interrogé sur le déroulé de la BD. Je n'avais aucune idée de là où la BD voulait aller et ce dont elle parlait au final. Et je crois que c'est un peu symptomatique d'une BD faite avec enthousiasme mais pas assez canalisée : trop de choses mises en avant, pas assez de liens entre les idées, et un sentiment général de fourre-tout. Bien que deux axes se dégagent principalement, le syndrome de l'imposteur de l'auteure et son impact sur sa vie, ainsi que le milieu des asiles psychiatriques et leur évolution. Mais entre les deux, les quelques liens sont ténus. On sent que l'auteur veut parler de la question de la normalité (et de la norme sociale) au regard du médecin et des patients qui se confondent parfois. Mais aussi quelques réflexions sur la société et nos perceptions des malades (notamment politique). Bref, il y a matière à réflexion, beaucoup de concepts intéressants à découvrir, mais le tout est souvent enrobé de termes un peu complexes (citer Michel Foucault sans le décrypter, c'est difficile à lire). Et c'est le souci que j'ai : ce n'est pas mauvais, mais on sent que la BD est incomplète. L'auteure a fait sa première œuvre emportée par la fougue de sa passion, et cela se sent, mais pour le reste, il faut encore du temps et de la maitrise. En résumé, c'est lisible, parfois intéressant, mais trop brouillon dans l'ensemble pour que je recommande vraiment. L'auteure se serait limité à un seul des deux axes pour commencer, la BD aurait largement gagnée en clarté, j'en suis persuadé.
Senseï
Mon opinion envers cette série s'est dégradé tome après tome. J'ai été initialement attiré par le graphisme et la promesse d'une série dans la lignée de Okko. Pour ce qui est du dessin, je n'ai pas été déçu. Ce n'est pas du niveau de Hub, mais c'est bien dessiné, dynamique et soigné à la fois, avec une bonne colorisation aussi. Et la qualité reste constante sur chaque album. Bref, visuellement, il y avait ce qu'il faut pour faire une bonne BD. Mais c'est le scénario qui ne m'a pas convaincu du tout. Le premier tome présente une intrigue très classique. Les sbires d'un seigneur abusif veulent éliminer deux témoins innocents d'un méfait commis par leur prince mais une ronin très douée au sabre et sortie de nulle part va décider de leur servir de garde du corps héroïque et de les accompagner jusqu'à un abri. J'ai commencé par me sentir un peu trahi de voir que malgré un titre de série très japonais, cet album se déroule en Chine. Mais une Chine très japonisante par moment, au point que j'ai persisté à me demander où ça se passait vraiment. D'autant que les personnages y ont régulièrement des comportements d'occidentaux modernes donc difficile de se sentir plongé dans une ambiance exotique : on est dans de l'Extrême-Orient de bazar pour série de divertissement. Le scénario ensuite se laisse lire mais ne représente guère plus qu'une suite de péripéties assez clichés, avec un rebondissement de fin très téléphoné. Rien de mauvais mais rien de palpitant. Juste une légère curiosité d'en apprendre plus sur cette fameuse guerrière et de comprendre ses origines. Le second tome tente justement de répondre en partie à cette question mais désarçonne le lecteur puisqu'il s'avère visiblement qu'il se déroule avant l'histoire du premier tome sans que ce soit indiqué clairement. L'action se déroule cette fois au Japon et on y découvre l'héroïne du tome précédent dans le rôle d'une princesse érudite et un peu casanière, sorte d'adolescente gâtée et un peu insouciante. Elle parait si différente de ce qu'elle était dans le premier tome que j'en suis venu à me demander si c'était bien le même personnage. Ca n'aurait pas été un problème si l'intrigue tournant autour d'elle n'avait pas été aussi bancale. Je n'ai quasiment rien compris aux intentions des protagonistes et à la raison de pourquoi ils mettent en place quelque chose d'aussi compliqué et risqué autour de la princesse. Ca parait totalement artificiel, sans crédibilité ni investissement du lecteur. Cet album là m'a nettement ennuyé et je n'étais pas très motivé à l'idée de lire le suivant, malgré un cliffhanger en fin de tome. En ouvrant le troisième, j'ai découvert avec surprise que le cliffhanger du précédent était complètement zappé, comme si la dernière page du tome 2 n'avait jamais existé. C'est pourtant bien la suite de la même histoire à laquelle on va avoir droit, mais mise en scène comme si la fin du tome précédent avait été remodelée par les auteurs, me donnant là encore l'impression d'avoir été une péripétie purement artificielle et donc réduisant à néant mon intérêt pour cette intrigue. D'autant plus que la suite part de plus en plus dans tous les sens, avec même l'apparition incongrue à un moment donné d'une grosse dose de fantastique sortie de n'importe où et totalement inutile dans le cadre de l'intrigue. Les motivations des protagonistes sont toujours aussi confuses, voire incompréhensibles, et l'héroïne change encore une fois assez radicalement de comportement. Arrivé à ce stade, j'en avais ras-le-bol de ma lecture, et j'ai été encore plus agacé de voir que la fin de ce tome renvoyait à un album d'une autre série, "Samurai Origines" pour avoir la suite des aventures de l'héroïne. Ce sera clairement sans moi.
La Femme d'argile
Un album de Vincent Vanoli bien abscons pour ne pas changer, cette fois aux éditions Six pieds sous terre avec un grand format. Son dessin noir et blanc est absolument superbe, je le trouve au sommet de son art, mais alors l'histoire n'est pas si claire, ou alors ne laisse pas toutes les clés pour qu'on l'appréhende. Il s'agit d'un homme visiblement sculpteur de son état qui rentre chez lui débarquant d'une forêt mais il est comme amnésique. Il a oublié qu'il a fait une œuvre bien particulière avec son ex-femme, ce que sa voisine qui l'épie jour après jour sait très bien, elle qui voulait être son nouveau modèle. Il se cherche petit à petit, la mémoire va-t-elle lui revenir... ?