Je ne suis plus satisfait par cette série, alors qu'elle me plaisait encore il y a 3/4 ans c'est marrant. (Tome 1 + 2)
Le choix de colorisation, le trait gras, le recopiage de différentes sources que je trouve dessiné "à la hâte"... Tout ça ne me plaît pas dans la forme. Je ne vois pas la patte personnelle de l'auteur qui permettrait de trouver le rendu intéressant. Je ne vois qu'un calque sans véritable saveur. Mais bon, ce défaut, je l'ai toujours ressenti.
Le découpage des planches, c'est irrégulier et l'ensemble me paraît toujours trop chargé. Et puis pour comprendre les images (oui parce-que je vois ça comme des images moi), franchement je me suis dis "qu'est ce que ça fout là, ça ?". Ça aussi je me l'étais déjà dis dès les premières lectures.
Que cette BD reçoive un prix pour l'audace me paraît tout a fait mérité. C'est clair, Jens Harder a attaqué un sacré sujet et a choisi de le traiter d'une façon singulière. C'est tout à son honneur.
Aussi je ne critiquerai pas le point de vue ni le choix d'orientation de l'évolution, tout simplement parce-que je suis pas à l'aise du tout sur le sujet et aussi parce-que l'auteur indique lui-même avoir pris parti, sinon l'oeuvre n'aurait tout simplement pas eu lieu. C'est sujet à débat, voilà tout.
Je rajoute aussi que je suis le premier intéressé et curieux pour apprendre de nouvelles choses. Là-dessus, en soi, on a un dossier costaud. Peut-être mériterait-t-il une 3eme étoile pour les infos que cette série permet de récolter.
Sur la manière par contre, je ne suis plus du tout en phase. Voilà mon opinion : l'auteur s'est pris pour un vulgarisateur scientifique sans être scientifique à la base, mais puisque ça ne suffit ppas,il en profite pour étaler ses connaissances à travers des images iconographiques qui devraient quoi ? Nous faire mieux comprendre le rapport entre le passé et le présent ? Entre le mythe et les faits ? Ma pensée profonde, c'est que l'auteur a trouvé "stylé" d'insérer ses propres images: ça fait complexe et mec vachement cultivé. Et en réalité, je me dis que lui-même ne sait pas ce qu'il faisait. Je ne vois aucune cohérence, juste une succession d'images.
Alors au choix:
1- On lâche l'affaire
2- On se coltine les mots et les dates qu'on abordera jamais dans aucune discussion de notre vie, sauf si on veut se la raconter : "ouais t'as vu la période cryptozoïque quand il a représenté les dieux Tlaloc et Poséidon pour annoncer le début de la pluie. C'était genre hy-per puissant! Quand je pense que ça a été annonciateur de la période proterozoïque c'est quand même fou, non?"
Plus sérieusement. Je salue l'audace, mais le projet déborde trop d'orgueil. Et quand j'apprends en plus que le tome 3 laissera place au futur... Eh bien moi, cramponné au présent et conforté par ma position, je trouve ça ridicule par avance.
Je comprends que ça puisse plaire, c'est novateur et osé, mais chez moi les goûts ont changé.
Les éditions du Triton ont regroupé dans ce recueil plusieurs histoires illustrées (et scénarisée pour l’une d’entre elles) par Neal Adams au cours des années 1970. C’est assez éclectique, sur le fond et sur la forme.
Pour commencer par le dessin d’Adams, il est nerveux, possède de réelles qualités, mais c’est ici inégal (et déjà changeant parfois de style). Je dois aussi dire que l’encrage n’est pas toujours réussi (parfois insuffisant, ou alors trop chargé sur l’histoire « La Chose »).
Quant aux histoires, là aussi c’est éclectique, inégal, et globalement décevant.
La première tourne autour de l’histoire de Dracula (déjà, lors des combats censés se dérouler au milieu du XIVème siècle, certaines pièces d’équipement comme les bottes ou coiffes, font davantage penser aux XVIIème ou XVIIIème siècles !), il y a ensuite de la SF, puis une histoire mêlant thématiques western et polar, sur un ton vaguement caricatural et humoristique. Puis, après 2 histoires fantastiques, une longue histoire inspirée de l’univers de Conan clôt l’album.
C’est un peu fourre-tout, comme vous le voyez. Mais surtout, je n’ai pas trouvé l’ensemble extraordinaire.
Les éditions du Triton ont publié à cette époque pas mal de recueils d’auteurs américains (voir ceux qui sont référencés sur le site – il y en eut d’autres), et cela pouvait permettre aux lecteurs européens de les découvrir. Mais cet album n’est clairement pas de ceux auxquels j’ai accroché, fond et forme me laissant sur ma faim.
La lose ! Deux albums, un petit tour et puis s'en va. A vouloir faire du pognon avec des séries à rallonge, l’éditeur Albin Michel s’est fourvoyé et tout ça dans le mépris de ses lecteurs. Je m’explique. Alors qu’il y avait de la matière pour une série en 2 tomes, non non on tire jusqu’à la corde l’histoire en multipliant les personnages à travers des groupuscules, des mercenaires plus ou moins officiels, et des organismes gouvernementaux américains (CIA, NSA, FBI, DEA) pour au final une histoire alambiquée et touffue.
La diplomatie est la façade du gouvernement américain mais en coulisse, tous les coups sont permis pour faire abdiquer l’homme fort du Venezuela , le dictateur Loboblanco qui trempe allégrement dans tous les trafics.
Rien de bien exceptionnel dans cette aventure compliquée. Cela reste un moment de divertissement mais rien de bien fou fou avec ces deux albums. A noter quelques doses de sexe mais ne vous emballez pas non plus.
Adepte de BD d’action, je n’ai pas trouvé mon compte d’adrénaline. La formule proposée est trop dense et cela ne favorise pas une lecture fluide.
Je me suis procuré ces 2 albums lors de mon pèlerinage annuel à Angoulême. Pas trop de monde à faire la queue pour une dédicace, et Kash le dessinateur semble abordable et prêt à échanger avec ses lecteurs. Pourquoi pas. J’y vais donc les yeux fermés. Le courant passe. Deux dédicaces du tonnerre. Il ne me reste plus qu’à découvrir le récit.
Mauvaise pioche ! Non pas sur le dessin en lui-même plutôt agréable, mais sur l’histoire. C’est trop alambiqué. Trop de personnages. Trop d’invraisemblances. On se perd dans les méandres de ce récit sans queue ni tête. Du coup j’ai failli lâcher dès le premier album. La lecture est pénible. Tu dois revenir régulièrement en arrière pour essayer de comprendre tout en jonglant avec les rituels sataniques. Les révélations explosives s’enchainent mais cela fait pschitt ! Les incohérences se succèdent sans que cela émeuve qui que ce soit.
Au final une lecture hachée et ennuyeuse avec une seule envie, que celle-ci se termine au plus vite. Quel dommage.
J’ai hésité à classer cet album en érotique, ou en SF, mais l’essentiel de l’intrigue se déroule dans des décors western : donc voilà pour le classement en inclassable. Et voilà aussi pourquoi il va être malaisé de décrire l’intrigue, totalement foutraque, improbable, dans ses grandes lignes comme dans ses petites.
Quelques temps après sa mort, Géronimo est de retour !, et soulève les groupes apaches pour obtenir vengeance, usant de pouvoirs mystérieux pour neutraliser ses adversaires. On apprend rapidement que ces pouvoirs lui viennent d’extraterrestres, qui le poussent à se révolter, alors que plusieurs cow-boys cherchent à lutter contre lui, tout en souhaitant récupérer quelques prisonnières.
Car il faut ajouter que les très nombreuses femmes présentes dans l’album (indiennes, blanches ou extra-terrestres) sont toutes à fortes poitrines – qu’elles cachent très peu, l’ambiance est torride !
Le dessin de Géron, qui a un très bon coup de crayon, et qui use d’un érotisme agressif, m’a un peu fait penser à celui de Wallace Wood ou de Rand Holmes (mais son trait se rapproche aussi de celui de Carlos Gimenez) . En tout cas, il y a un côté comics dans son trait, avec sa propension à dessiner des hommes bodybuildés, des femmes sculpturales, ça en est presque caricatural. Mais cela devait convenir aux lecteurs du magazine « pour adultes » Curiosity, dans lequel officiaient les deux auteurs.
Le scénario de Deligne, et surtout ses dialogues (c’est le point faible je trouve), m’ont laissé sur ma faim. Le côté déjanté et caricatural, loufoque, est intéressant, mais il y a ici quelque chose qui manque, je ne sais pas trop quoi. On n’est pas loin de ce que certains pockets érotiques pouvaient produire dans les années 1970-80, même si on a là une intrigue plus longue et plus élaborée (quoi qu’on pense de la qualité de cette intrigue).
Enfin, je reste frustré par le fait que l’aspect SF n’ait finalement pas été totalement exploité, expliqué. Pourquoi les extraterrestres étaient-ils là (leur départ est précipité) ? De plus l’esthétique presque bondage soft des costumes (et des tuyaux reliés aux sexe, seins, bouche des extraterrestres, leur combinaisons, etc.), les anneaux sur les seins de certaines femmes, tout cela reste assez mystérieux, mis à part que cela participe de cette ambiance érotique omniprésente.
C’est en tout cas une petite curiosité (la collection porte bien son nom !) à découvrir à l’occasion (je ne regrette pas ma lecture), même si l’album ne se rencontre pas très souvent.
Note réelle 2,5/5.
Autant j'avais aimé Wika, la dernière production d'Olivier Ledroit, autant là je suis plus dubitatif.
Il est aussi au scénario et je trouve que c'est le point faible de cet album. Histoire ésotérique, cosmique et scientifique avec un vocabulaire très pointu qui rend la lecture difficile. Je m'y suis pris en trois fois pour terminer ce premier tome, avec quelques vérifications sur le sens de certains mots.
Heureusement le dessin donne envie de finir la lecture. Nous traversons un Paris sublimé, il suffit de regarder Le Louvre et sa pyramide de verre. Par contre, notre héros est moins réussi avec quelques fois un visage caricatural et sans expression.
L'idée de mettre la synesthésie au centre du récit est plutôt bonne, c'est plus sa déclinaison narrative qui m'a posé des soucis. Par contre, elle nous donne l'occasion de sublimes planches cosmiques.
Ledroit a fait un travail de recherche conséquent pour rendre le "côté" scientifique crédible.
J'attends la suite pour savoir où va nous mener ce nouveau chevalier des temps modernes ... Et ne pas être déçu.
Note réelle : 2,5.
La première partie de cette BD est vraiment captivante. Nous suivons le parcours de Rachel, une voyante d'exception. Cependant, passé cette merveilleuse partie, les auteurs nous embarquent dans d'autres histoires dont je n'ai pas compris l'intérêt. Il n'y a aucune transition, j'ai eu l'impression de lire plusieurs BD indépendantes les unes des autres.
Alors oui, la fin vient légèrement nous éclairer et vient lier les histoires entre elles, mais malheureusement c'est trop tard. Le mal est fait et l'intérêt n'est plus là.
En revanche, les dessins sont magnifiques, empli de poésies et chacune des planches parlent d'elle-même. De plus, la narration est très fluide. Même si je n'ai pas aimé l'histoire, il était plaisant de lire cette BD tellement elle est bien construite.
2 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Ce petit album, comme tous ceux de la collection Patte de Mouche, est vite lu. La lecture est fluide, pas désagréable, mais quand même un peu creuse je trouve.
Nous suivons une tortue, qui se promène et qui, lors de chacune de ses pauses, s'endort quelques siècles, plusieurs milliers, voire plusieurs millions d'années. Mais, imperturbable, elle poursuit sa route, alors même que le monde change bien évidemment beaucoup autour d'elle.
A mi-chemin, nous comprenons que ce sont les bouleversements induits par l'homme et son comportement qui sont au cœur de l'album, même si notre tortue n'en a cure, et si elle survit à l'homme, en trouvant en bout de course une conclusion agréable à sa balade quasi somnambulique.
Une critique indirecte de l'action humaine, mais que j'ai trouvée trop légère, manquant de fond ou d'humour, d'un angle d'attaque propre à faire sortir l'histoire d'un ordinaire certes sympathique, mais quand même frustrant.
Note réelle 2,5/5.
C’est un récit assez court, vite lu. Normal pour les 32 pages, mais c’est aussi que je suis resté sur ma faim quant au développement de l’histoire.
En effet, j’aurais bien vu, si ce n’est des explications (pas forcément nécessaires dans une intrigue qui vire au fantastique au bout d’un moment), du moins des pistes sur lesquelles m’engager. Car en l’état, une fois qu’on a suivi le héros après ses cuites, ses réveils au lit se demandant qui il a bien pu « pécho » (le personnage n’est pas des plus sympathiques, pour le peu que nous en savons), et qu’est apparu la « bête » (sorte de gros nounours) à ses côtés, ça s’arrête brusquement.
Dessin et récit relativement fluide, mais qui mène à une sorte d’impasse frustrante donc. Comme si ne nous avait été donné à lire qu’une ébauche d’un scénario plus abouti…
Si Sloane a été dithyrambique sur cet album, je vous l’annonce tout de go sans prendre des pincettes, je suis plus que dubitatif après avoir parcouru celui-ci. Je n’ai rien trouvé de jubilatoire dans la quête de ce viel homme, gardien de phare de son état, qui sent venir la mort roder autour de lui. Au crépuscule de sa vie, Jonathan Struppy ouvre de vieux manuscrits pour nous présenter sa famille, de vieux loups de mer, à travers des aventures rocambolesques teintées de fantastique.
C’est tortueux. Ces mini récits s’enchainent sans rythme. La mer est le seul lien entre les différents chapitres. Rien de bien folichon au final. J’ai failli lâcher prise à mi-parcours. Ce qui m’a fait tenir le coup jusqu’au bout, c’est le dessin de Boix. Seule la couverture est colorisée. Quel dommage. Quel gâchis d’être resté que sur le noir et blanc. La mer déchainée, les paysages exotiques, les vieux bateaux … il y avait de la matière - par la couleur - à soutenir le dessin.
Déception au final mais je vais m’en remettre rassurez-vous. Cette désillusion m’amène a ne mettre que 2 étoiles à cet album.
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Je ne suis plus satisfait par cette série, alors qu'elle me plaisait encore il y a 3/4 ans c'est marrant. (Tome 1 + 2) Le choix de colorisation, le trait gras, le recopiage de différentes sources que je trouve dessiné "à la hâte"... Tout ça ne me plaît pas dans la forme. Je ne vois pas la patte personnelle de l'auteur qui permettrait de trouver le rendu intéressant. Je ne vois qu'un calque sans véritable saveur. Mais bon, ce défaut, je l'ai toujours ressenti. Le découpage des planches, c'est irrégulier et l'ensemble me paraît toujours trop chargé. Et puis pour comprendre les images (oui parce-que je vois ça comme des images moi), franchement je me suis dis "qu'est ce que ça fout là, ça ?". Ça aussi je me l'étais déjà dis dès les premières lectures. Que cette BD reçoive un prix pour l'audace me paraît tout a fait mérité. C'est clair, Jens Harder a attaqué un sacré sujet et a choisi de le traiter d'une façon singulière. C'est tout à son honneur. Aussi je ne critiquerai pas le point de vue ni le choix d'orientation de l'évolution, tout simplement parce-que je suis pas à l'aise du tout sur le sujet et aussi parce-que l'auteur indique lui-même avoir pris parti, sinon l'oeuvre n'aurait tout simplement pas eu lieu. C'est sujet à débat, voilà tout. Je rajoute aussi que je suis le premier intéressé et curieux pour apprendre de nouvelles choses. Là-dessus, en soi, on a un dossier costaud. Peut-être mériterait-t-il une 3eme étoile pour les infos que cette série permet de récolter. Sur la manière par contre, je ne suis plus du tout en phase. Voilà mon opinion : l'auteur s'est pris pour un vulgarisateur scientifique sans être scientifique à la base, mais puisque ça ne suffit ppas,il en profite pour étaler ses connaissances à travers des images iconographiques qui devraient quoi ? Nous faire mieux comprendre le rapport entre le passé et le présent ? Entre le mythe et les faits ? Ma pensée profonde, c'est que l'auteur a trouvé "stylé" d'insérer ses propres images: ça fait complexe et mec vachement cultivé. Et en réalité, je me dis que lui-même ne sait pas ce qu'il faisait. Je ne vois aucune cohérence, juste une succession d'images. Alors au choix: 1- On lâche l'affaire 2- On se coltine les mots et les dates qu'on abordera jamais dans aucune discussion de notre vie, sauf si on veut se la raconter : "ouais t'as vu la période cryptozoïque quand il a représenté les dieux Tlaloc et Poséidon pour annoncer le début de la pluie. C'était genre hy-per puissant! Quand je pense que ça a été annonciateur de la période proterozoïque c'est quand même fou, non?" Plus sérieusement. Je salue l'audace, mais le projet déborde trop d'orgueil. Et quand j'apprends en plus que le tome 3 laissera place au futur... Eh bien moi, cramponné au présent et conforté par ma position, je trouve ça ridicule par avance. Je comprends que ça puisse plaire, c'est novateur et osé, mais chez moi les goûts ont changé.
Ténèbres écarlates
Les éditions du Triton ont regroupé dans ce recueil plusieurs histoires illustrées (et scénarisée pour l’une d’entre elles) par Neal Adams au cours des années 1970. C’est assez éclectique, sur le fond et sur la forme. Pour commencer par le dessin d’Adams, il est nerveux, possède de réelles qualités, mais c’est ici inégal (et déjà changeant parfois de style). Je dois aussi dire que l’encrage n’est pas toujours réussi (parfois insuffisant, ou alors trop chargé sur l’histoire « La Chose »). Quant aux histoires, là aussi c’est éclectique, inégal, et globalement décevant. La première tourne autour de l’histoire de Dracula (déjà, lors des combats censés se dérouler au milieu du XIVème siècle, certaines pièces d’équipement comme les bottes ou coiffes, font davantage penser aux XVIIème ou XVIIIème siècles !), il y a ensuite de la SF, puis une histoire mêlant thématiques western et polar, sur un ton vaguement caricatural et humoristique. Puis, après 2 histoires fantastiques, une longue histoire inspirée de l’univers de Conan clôt l’album. C’est un peu fourre-tout, comme vous le voyez. Mais surtout, je n’ai pas trouvé l’ensemble extraordinaire. Les éditions du Triton ont publié à cette époque pas mal de recueils d’auteurs américains (voir ceux qui sont référencés sur le site – il y en eut d’autres), et cela pouvait permettre aux lecteurs européens de les découvrir. Mais cet album n’est clairement pas de ceux auxquels j’ai accroché, fond et forme me laissant sur ma faim.
War Corporate
La lose ! Deux albums, un petit tour et puis s'en va. A vouloir faire du pognon avec des séries à rallonge, l’éditeur Albin Michel s’est fourvoyé et tout ça dans le mépris de ses lecteurs. Je m’explique. Alors qu’il y avait de la matière pour une série en 2 tomes, non non on tire jusqu’à la corde l’histoire en multipliant les personnages à travers des groupuscules, des mercenaires plus ou moins officiels, et des organismes gouvernementaux américains (CIA, NSA, FBI, DEA) pour au final une histoire alambiquée et touffue. La diplomatie est la façade du gouvernement américain mais en coulisse, tous les coups sont permis pour faire abdiquer l’homme fort du Venezuela , le dictateur Loboblanco qui trempe allégrement dans tous les trafics. Rien de bien exceptionnel dans cette aventure compliquée. Cela reste un moment de divertissement mais rien de bien fou fou avec ces deux albums. A noter quelques doses de sexe mais ne vous emballez pas non plus. Adepte de BD d’action, je n’ai pas trouvé mon compte d’adrénaline. La formule proposée est trop dense et cela ne favorise pas une lecture fluide.
La Dixième Symphonie (Vanity)
Je me suis procuré ces 2 albums lors de mon pèlerinage annuel à Angoulême. Pas trop de monde à faire la queue pour une dédicace, et Kash le dessinateur semble abordable et prêt à échanger avec ses lecteurs. Pourquoi pas. J’y vais donc les yeux fermés. Le courant passe. Deux dédicaces du tonnerre. Il ne me reste plus qu’à découvrir le récit. Mauvaise pioche ! Non pas sur le dessin en lui-même plutôt agréable, mais sur l’histoire. C’est trop alambiqué. Trop de personnages. Trop d’invraisemblances. On se perd dans les méandres de ce récit sans queue ni tête. Du coup j’ai failli lâcher dès le premier album. La lecture est pénible. Tu dois revenir régulièrement en arrière pour essayer de comprendre tout en jonglant avec les rituels sataniques. Les révélations explosives s’enchainent mais cela fait pschitt ! Les incohérences se succèdent sans que cela émeuve qui que ce soit. Au final une lecture hachée et ennuyeuse avec une seule envie, que celle-ci se termine au plus vite. Quel dommage.
Le Fantôme de Géronimo
J’ai hésité à classer cet album en érotique, ou en SF, mais l’essentiel de l’intrigue se déroule dans des décors western : donc voilà pour le classement en inclassable. Et voilà aussi pourquoi il va être malaisé de décrire l’intrigue, totalement foutraque, improbable, dans ses grandes lignes comme dans ses petites. Quelques temps après sa mort, Géronimo est de retour !, et soulève les groupes apaches pour obtenir vengeance, usant de pouvoirs mystérieux pour neutraliser ses adversaires. On apprend rapidement que ces pouvoirs lui viennent d’extraterrestres, qui le poussent à se révolter, alors que plusieurs cow-boys cherchent à lutter contre lui, tout en souhaitant récupérer quelques prisonnières. Car il faut ajouter que les très nombreuses femmes présentes dans l’album (indiennes, blanches ou extra-terrestres) sont toutes à fortes poitrines – qu’elles cachent très peu, l’ambiance est torride ! Le dessin de Géron, qui a un très bon coup de crayon, et qui use d’un érotisme agressif, m’a un peu fait penser à celui de Wallace Wood ou de Rand Holmes (mais son trait se rapproche aussi de celui de Carlos Gimenez) . En tout cas, il y a un côté comics dans son trait, avec sa propension à dessiner des hommes bodybuildés, des femmes sculpturales, ça en est presque caricatural. Mais cela devait convenir aux lecteurs du magazine « pour adultes » Curiosity, dans lequel officiaient les deux auteurs. Le scénario de Deligne, et surtout ses dialogues (c’est le point faible je trouve), m’ont laissé sur ma faim. Le côté déjanté et caricatural, loufoque, est intéressant, mais il y a ici quelque chose qui manque, je ne sais pas trop quoi. On n’est pas loin de ce que certains pockets érotiques pouvaient produire dans les années 1970-80, même si on a là une intrigue plus longue et plus élaborée (quoi qu’on pense de la qualité de cette intrigue). Enfin, je reste frustré par le fait que l’aspect SF n’ait finalement pas été totalement exploité, expliqué. Pourquoi les extraterrestres étaient-ils là (leur départ est précipité) ? De plus l’esthétique presque bondage soft des costumes (et des tuyaux reliés aux sexe, seins, bouche des extraterrestres, leur combinaisons, etc.), les anneaux sur les seins de certaines femmes, tout cela reste assez mystérieux, mis à part que cela participe de cette ambiance érotique omniprésente. C’est en tout cas une petite curiosité (la collection porte bien son nom !) à découvrir à l’occasion (je ne regrette pas ma lecture), même si l’album ne se rencontre pas très souvent. Note réelle 2,5/5.
Le Troisième Oeil
Autant j'avais aimé Wika, la dernière production d'Olivier Ledroit, autant là je suis plus dubitatif. Il est aussi au scénario et je trouve que c'est le point faible de cet album. Histoire ésotérique, cosmique et scientifique avec un vocabulaire très pointu qui rend la lecture difficile. Je m'y suis pris en trois fois pour terminer ce premier tome, avec quelques vérifications sur le sens de certains mots. Heureusement le dessin donne envie de finir la lecture. Nous traversons un Paris sublimé, il suffit de regarder Le Louvre et sa pyramide de verre. Par contre, notre héros est moins réussi avec quelques fois un visage caricatural et sans expression. L'idée de mettre la synesthésie au centre du récit est plutôt bonne, c'est plus sa déclinaison narrative qui m'a posé des soucis. Par contre, elle nous donne l'occasion de sublimes planches cosmiques. Ledroit a fait un travail de recherche conséquent pour rendre le "côté" scientifique crédible. J'attends la suite pour savoir où va nous mener ce nouveau chevalier des temps modernes ... Et ne pas être déçu. Note réelle : 2,5.
Le Don de Rachel
La première partie de cette BD est vraiment captivante. Nous suivons le parcours de Rachel, une voyante d'exception. Cependant, passé cette merveilleuse partie, les auteurs nous embarquent dans d'autres histoires dont je n'ai pas compris l'intérêt. Il n'y a aucune transition, j'ai eu l'impression de lire plusieurs BD indépendantes les unes des autres. Alors oui, la fin vient légèrement nous éclairer et vient lier les histoires entre elles, mais malheureusement c'est trop tard. Le mal est fait et l'intérêt n'est plus là. En revanche, les dessins sont magnifiques, empli de poésies et chacune des planches parlent d'elle-même. De plus, la narration est très fluide. Même si je n'ai pas aimé l'histoire, il était plaisant de lire cette BD tellement elle est bien construite. 2 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Monsieur Tortue
Ce petit album, comme tous ceux de la collection Patte de Mouche, est vite lu. La lecture est fluide, pas désagréable, mais quand même un peu creuse je trouve. Nous suivons une tortue, qui se promène et qui, lors de chacune de ses pauses, s'endort quelques siècles, plusieurs milliers, voire plusieurs millions d'années. Mais, imperturbable, elle poursuit sa route, alors même que le monde change bien évidemment beaucoup autour d'elle. A mi-chemin, nous comprenons que ce sont les bouleversements induits par l'homme et son comportement qui sont au cœur de l'album, même si notre tortue n'en a cure, et si elle survit à l'homme, en trouvant en bout de course une conclusion agréable à sa balade quasi somnambulique. Une critique indirecte de l'action humaine, mais que j'ai trouvée trop légère, manquant de fond ou d'humour, d'un angle d'attaque propre à faire sortir l'histoire d'un ordinaire certes sympathique, mais quand même frustrant. Note réelle 2,5/5.
Comment je me suis fait suicider
C’est un récit assez court, vite lu. Normal pour les 32 pages, mais c’est aussi que je suis resté sur ma faim quant au développement de l’histoire. En effet, j’aurais bien vu, si ce n’est des explications (pas forcément nécessaires dans une intrigue qui vire au fantastique au bout d’un moment), du moins des pistes sur lesquelles m’engager. Car en l’état, une fois qu’on a suivi le héros après ses cuites, ses réveils au lit se demandant qui il a bien pu « pécho » (le personnage n’est pas des plus sympathiques, pour le peu que nous en savons), et qu’est apparu la « bête » (sorte de gros nounours) à ses côtés, ça s’arrête brusquement. Dessin et récit relativement fluide, mais qui mène à une sorte d’impasse frustrante donc. Comme si ne nous avait été donné à lire qu’une ébauche d’un scénario plus abouti…
Le Phare (Boix)
Si Sloane a été dithyrambique sur cet album, je vous l’annonce tout de go sans prendre des pincettes, je suis plus que dubitatif après avoir parcouru celui-ci. Je n’ai rien trouvé de jubilatoire dans la quête de ce viel homme, gardien de phare de son état, qui sent venir la mort roder autour de lui. Au crépuscule de sa vie, Jonathan Struppy ouvre de vieux manuscrits pour nous présenter sa famille, de vieux loups de mer, à travers des aventures rocambolesques teintées de fantastique. C’est tortueux. Ces mini récits s’enchainent sans rythme. La mer est le seul lien entre les différents chapitres. Rien de bien folichon au final. J’ai failli lâcher prise à mi-parcours. Ce qui m’a fait tenir le coup jusqu’au bout, c’est le dessin de Boix. Seule la couverture est colorisée. Quel dommage. Quel gâchis d’être resté que sur le noir et blanc. La mer déchainée, les paysages exotiques, les vieux bateaux … il y avait de la matière - par la couleur - à soutenir le dessin. Déception au final mais je vais m’en remettre rassurez-vous. Cette désillusion m’amène a ne mettre que 2 étoiles à cet album.