Je suis un peu mitigé sur cette BD.
Pourtant elle partait sur de bonnes bases : des flics ripoux qui décident de braquer la maffia mexicaine lors de négociations avec les yakuzas, mais un électron libre va faire capoter la chose, le premier tome se terminant par la mystérieuse disparition du butin, le second apportant une résolution.
C'est donc un point de départ classique, quoique pompé sur la fameuse série TV "The Shield".
Mais petit à petit cela dérape car on nous met dans les pattes une multitudes d'intervenants divers dont le lien n'apparaîtra que dans le second tome, sans pour autant être vraiment convaincant. Le tout finissant dans une espèce de bordel généralisé et fusillades aussi fatigantes que peu crédibles. Le scénar du tome 2 a été voté par des internautes, et cela se voit, au lieu d'une histoire planifiée telle quelle du début à la fin on dirait une succession d'idées collées au jour le jour dans ce second opus.
Graphiquement, sans être laid, c'est assez statique : l'originalité est que la plupart des protagonistes sont inspirés de personnages réels. Ce qui peut paraître amusant au départ devient tout aussi lourd que les rebondissements multiples du scénario, c'est overdose, il y a trop de tout.
Et on ne peut pas dire qu'ils soient expressifs (quand la petite fille de l'héroïne retrouve sa mère après une longue séparation, son expression de joie est probablement la plus belle représentation bovine qui soit), ni parfaitement réussis, j'ai eu du mal à identifier certains tant les regards semblent être identiques.
Au menu on a :
Samuel L Jackson (flic véreux)
igor et grischka bogdanov (tueurs russes)
hulk hogan (tueur russe)
Georges Clooney (flic véreux)
vin diesel (maffieux mexicain)
Michael Clarke Duncan (directeur d'une agence de chasseurs de primes)
Lanc Henriksen (perso en arrière-plan)
Danny de Vito (personnage recherché au coeur des deux récits)
Gillian Anderson (procureur)
Lewis Hamilton ou rappeur (cuisto)
Et je vous dis il y en a plein d'autres que j'ai pas pu identifier. Le chef des maffieux mexicains est quelqu'un de connu (Ed Norton?)
Ajoutons que pour ceux qui adorent les plans nichons, rassurez-vous : il y en a plein, toutes les femmes sont jolies et ont de gros seins qu'elle exhibent dès qu'elles le peuvent.
En général, je suis gentil lecteur du dessinateur/auteur Gürsel, mais cette fois-ci, je trouve que c'est doublement bâclé : dessin et gag.
Les gags sont au choix : très connus, ou peu rigolos, ou les deux en même temps. Je n'ai pas souvent souri (mais c'est arrivé quand même), et je rappelle que je ne déteste pas l'auteur. Néanmoins, ce n'est pas nul de chez nul, comparativement à ce que j'ai pu lire ailleurs.
Les dessins sont rapidement vite faits, avec des visages qui changent parfois de case en case. On sent que ça a été souvent dessiné en 4ème vitesse. Dans mes instants de pessimisme, je me dis que Gürsel a fait uniquement les crayonnés et que c'est un assisant néophyte embauché la veille à la sortie de la maternelle ou de l'école primaire qui aurait encré. Parfois, je me demande si le dessinateur n'a pas carrément ''feutré'' en direct sur sa planche avec un minimum de retouches. D'autres noms très connus le font bien, quitte à recourir à une tonne de blanc correcteur !
Je sais qu'il faut bien vivre, je suppose que c'était alimentaire, le frigo ne se remplit pas tout seul...
Néanmoins, Gürsel a démontré plus d'une fois qu'il s'avait être un bon dessinateur, parfois satirique (voir ses exploits dans son pays natal, la Turquie).
Le graphisme est plutôt bien, fin avec des cases fourmillant de détails. Pour le reste c’est nul. Une héroïne caricaturale et pas du tout réaliste. Une histoire à dormir debout. Un scénario sans personnalité. Des rebondissements miraculeux qui sortent de nulle part ou à contre-coup. Bref rien d’emballant au final sur ce premier opus de la série. Une série qui sera in fine abandonnée par soleil. Au vu du contenu c’était prévisible que les lecteurs n’adhéreraient pas aux aventures soi-disant trépidantes de Théophilia.
Rien de bien excitant. Vous pouvez passer votre tour.
J'avoue être passé complètement à côté de ce truc. Est-ce humoristique ? Moi ça ne m'a pas fait rire, ni même sourire. Est-ce un gros délire ? Personnellement je ne vois que cela, mais pour qu'un délire soit bien fichu je croie qu'il faut être deux. deux auteurs ça tombe bien, mais il ne faut pas oublier le troisième larron à savoir le lecteur, Là encore je suis resté sur le bord du chemin.
Les autres récits de Mr Panaccione m'avaient bien plu, mais là je suis un peu dépité par son dessin qui ressemble plus à ces gribouillis que l'on peut faire dans le coin d'un bloc au cours d'une réunion particulièrement chiante.
Si le début du scénario peut paraitre intriguant j'avoue avoir très vite lâché l'affaire, j'ai réessayé, mais rien n'y a fait. J'avais quasiment acheté cette BD les yeux fermés sur un nom, mal m'en a pris, ce n'est pas pour moi.
Note 2,5/5.
Le mot qui me vient à l’esprit quand j’évoque cette bd, c’est « neutre ».
Je n’ai pas été captivé, il fallait que je fasse un effort pour reprendre la lecture après une pause et puis finalement j’ai lâché la lecture au tome 3.
La bd m’a donné l’impression d’être dans une aventure de Scoobi-Doo version fantastique adulte.
L’intrigue ne m’a pas passionné et surtout je n’ai pas ressenti de proximité avec les protagonistes.
Je comprends ce que l’auteure a voulu réaliser, mais pour moi la pâte n’a pas prise.
Pourtant j’aime bien le travail d’Isabelle Dethan notamment sur les premiers tomes de la série Sur les Terres d'Horus où le dessin est magnifique et les scénarios prenants.
Si tout le monde n’est pas vieux dans cette histoire, tous les personnages sont moches (physiquement et dans leur attitude) et férocement méchants !
Cuneo, auteur argentin que je découvre avec cet album (je ne sais pas s’il a publié autre chose) a ici fait un mixe entre sa culture d’origine (un caudillo sénile avec une femme prénommée Evita…) et la France où il s’était installé (l’action se passe dans un Paris revisité).
Résumer l’histoire serait difficile et inutile. C’est un gros défouloir, un jeu de massacre mêlant le loufoque, une dose de trash et de provocation, un érotisme moche, et une furieuse critique de certains travers de nos sociétés (inégalités sociales, peoplisation de l'actualité, intolérances contre les minorités et prétendues déviances sexuelles, etc.). Cuneo ne s’embarrasse pas avec de la finesse ou une quelconque vision cartésienne des choses. Bien au contraire, ça part dans tous les sens, les dialogues fusent, les attentats et fusillades dézinguent à tout-va.
Le casting (que la couverture met en avant, à défaut de le mettre en valeur) est déjà des plus improbables. Dans un pays imaginaire (une Argentine parisienne donc), théoriquement dirigé par un dictateur grabataire et mourant, nous suivons une vieille rombière, Apollonia, grande bourgeoise remplie de prévention de classe, qui est là pour bien vivre, s’en mettre plein les poches, et dézinguer du pauvre (à coup d’insultes et de balles). Elle est accompagnée d’un petit fils, nabot nazillon capricieux et infecte répondant au nom de Jean-Marie…, est copine de la femme du dictateur, Evita (qui montre en permanence un sourire ravageur et une poitrine et des fesses débordant de ses courts vêtements). Régulièrement, des pauvres viennent quémander une petite part du gâteau, et des terroristes dynamitent et échangent quelques tirs avec Apollonia.
Tout est outrancier, du dessin hautement caricatural (même la colorisation est criarde) au scénario, un brin déjanté (du Vuillemin, du Reiser, un chouia d’Edika dans certaines caractéristiques du dessin et du scénario). Pourquoi pas ? Mais ce défouloir un peu gratuit m’a un peu lassé au bout d’un moment. C’est finalement trop linéaire, monocorde, et l’humour s’émousse rapidement.
A noter que Cuneo, qui a pas mal publié dans les magazines liés à la communauté homosexuelle, cherche parfois à illustrer la liberté sexuelle (et fait plusieurs allusions aux remarques haineuses contre les malades du sida qui pouvaient être faites à l’époque).
C’est un album pas courant, mais qui m’a un peu laissé sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Voila un one shot méconnu dont je n'attendais pas grand chose mais dont je ne pourrais pas dire qu'il m'a déçu, disons qu'il ne m'a pas séduit comme je l'aurais voulu. Le décor aurait pu contribuer à mon intérêt puisqu'il est situé en Bretagne, dès la première page, j'y reconnais la rue Kereon à Quimper, et ensuite l'action se transporte dans un village fictif, histoire de ne pas impliquer un vrai village, mais tout ce qui s'y passe m'a laissé dubitatif.
En fait, cette histoire de vengeance à travers le temps m'a semblé complètement invraisemblable ; certes c'est un récit fantastique, mais quand même, j'ai vu des récits fantastiques situés dans le quotidien, utiliser un peu mieux cet élément. A la fin, lorsque les personnages enlèvent leurs masques, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire, j'ai trouvé ce procédé vraiment trop gros et pas du tout crédible.
Au niveau graphique, c'est pas mal, disons que le dessin de Roels est irrégulier, avec des cases bien et des cases très moyennes, sa faiblesse venant surtout des visages ; je n'avais lu de lui que Oknam où déjà son dessin semblait peu maîtrisé, et ici, la bande est réalisée un an après Oknam, il y a une légère évolution mais c'est pas terrible quand même. L'ensemble du style graphique est bon, notamment sur les décors mais le trait des visages et sur certaines proportions n'est pas toujours réussi. Dommage que ce récit soit si moyen, ça aurait pu être tourné autrement, avec plus de sérieux.
Je ne suis plus satisfait par cette série, alors qu'elle me plaisait encore il y a 3/4 ans c'est marrant. (Tome 1 + 2)
Le choix de colorisation, le trait gras, le recopiage de différentes sources que je trouve dessiné "à la hâte"... Tout ça ne me plaît pas dans la forme. Je ne vois pas la patte personnelle de l'auteur qui permettrait de trouver le rendu intéressant. Je ne vois qu'un calque sans véritable saveur. Mais bon, ce défaut, je l'ai toujours ressenti.
Le découpage des planches, c'est irrégulier et l'ensemble me paraît toujours trop chargé. Et puis pour comprendre les images (oui parce-que je vois ça comme des images moi), franchement je me suis dis "qu'est ce que ça fout là, ça ?". Ça aussi je me l'étais déjà dis dès les premières lectures.
Que cette BD reçoive un prix pour l'audace me paraît tout a fait mérité. C'est clair, Jens Harder a attaqué un sacré sujet et a choisi de le traiter d'une façon singulière. C'est tout à son honneur.
Aussi je ne critiquerai pas le point de vue ni le choix d'orientation de l'évolution, tout simplement parce-que je suis pas à l'aise du tout sur le sujet et aussi parce-que l'auteur indique lui-même avoir pris parti, sinon l'oeuvre n'aurait tout simplement pas eu lieu. C'est sujet à débat, voilà tout.
Je rajoute aussi que je suis le premier intéressé et curieux pour apprendre de nouvelles choses. Là-dessus, en soi, on a un dossier costaud. Peut-être mériterait-t-il une 3eme étoile pour les infos que cette série permet de récolter.
Sur la manière par contre, je ne suis plus du tout en phase. Voilà mon opinion : l'auteur s'est pris pour un vulgarisateur scientifique sans être scientifique à la base, mais puisque ça ne suffit ppas,il en profite pour étaler ses connaissances à travers des images iconographiques qui devraient quoi ? Nous faire mieux comprendre le rapport entre le passé et le présent ? Entre le mythe et les faits ? Ma pensée profonde, c'est que l'auteur a trouvé "stylé" d'insérer ses propres images: ça fait complexe et mec vachement cultivé. Et en réalité, je me dis que lui-même ne sait pas ce qu'il faisait. Je ne vois aucune cohérence, juste une succession d'images.
Alors au choix:
1- On lâche l'affaire
2- On se coltine les mots et les dates qu'on abordera jamais dans aucune discussion de notre vie, sauf si on veut se la raconter : "ouais t'as vu la période cryptozoïque quand il a représenté les dieux Tlaloc et Poséidon pour annoncer le début de la pluie. C'était genre hy-per puissant! Quand je pense que ça a été annonciateur de la période proterozoïque c'est quand même fou, non?"
Plus sérieusement. Je salue l'audace, mais le projet déborde trop d'orgueil. Et quand j'apprends en plus que le tome 3 laissera place au futur... Eh bien moi, cramponné au présent et conforté par ma position, je trouve ça ridicule par avance.
Je comprends que ça puisse plaire, c'est novateur et osé, mais chez moi les goûts ont changé.
Les éditions du Triton ont regroupé dans ce recueil plusieurs histoires illustrées (et scénarisée pour l’une d’entre elles) par Neal Adams au cours des années 1970. C’est assez éclectique, sur le fond et sur la forme.
Pour commencer par le dessin d’Adams, il est nerveux, possède de réelles qualités, mais c’est ici inégal (et déjà changeant parfois de style). Je dois aussi dire que l’encrage n’est pas toujours réussi (parfois insuffisant, ou alors trop chargé sur l’histoire « La Chose »).
Quant aux histoires, là aussi c’est éclectique, inégal, et globalement décevant.
La première tourne autour de l’histoire de Dracula (déjà, lors des combats censés se dérouler au milieu du XIVème siècle, certaines pièces d’équipement comme les bottes ou coiffes, font davantage penser aux XVIIème ou XVIIIème siècles !), il y a ensuite de la SF, puis une histoire mêlant thématiques western et polar, sur un ton vaguement caricatural et humoristique. Puis, après 2 histoires fantastiques, une longue histoire inspirée de l’univers de Conan clôt l’album.
C’est un peu fourre-tout, comme vous le voyez. Mais surtout, je n’ai pas trouvé l’ensemble extraordinaire.
Les éditions du Triton ont publié à cette époque pas mal de recueils d’auteurs américains (voir ceux qui sont référencés sur le site – il y en eut d’autres), et cela pouvait permettre aux lecteurs européens de les découvrir. Mais cet album n’est clairement pas de ceux auxquels j’ai accroché, fond et forme me laissant sur ma faim.
La lose ! Deux albums, un petit tour et puis s'en va. A vouloir faire du pognon avec des séries à rallonge, l’éditeur Albin Michel s’est fourvoyé et tout ça dans le mépris de ses lecteurs. Je m’explique. Alors qu’il y avait de la matière pour une série en 2 tomes, non non on tire jusqu’à la corde l’histoire en multipliant les personnages à travers des groupuscules, des mercenaires plus ou moins officiels, et des organismes gouvernementaux américains (CIA, NSA, FBI, DEA) pour au final une histoire alambiquée et touffue.
La diplomatie est la façade du gouvernement américain mais en coulisse, tous les coups sont permis pour faire abdiquer l’homme fort du Venezuela , le dictateur Loboblanco qui trempe allégrement dans tous les trafics.
Rien de bien exceptionnel dans cette aventure compliquée. Cela reste un moment de divertissement mais rien de bien fou fou avec ces deux albums. A noter quelques doses de sexe mais ne vous emballez pas non plus.
Adepte de BD d’action, je n’ai pas trouvé mon compte d’adrénaline. La formule proposée est trop dense et cela ne favorise pas une lecture fluide.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Eightball Hunter
Je suis un peu mitigé sur cette BD. Pourtant elle partait sur de bonnes bases : des flics ripoux qui décident de braquer la maffia mexicaine lors de négociations avec les yakuzas, mais un électron libre va faire capoter la chose, le premier tome se terminant par la mystérieuse disparition du butin, le second apportant une résolution. C'est donc un point de départ classique, quoique pompé sur la fameuse série TV "The Shield". Mais petit à petit cela dérape car on nous met dans les pattes une multitudes d'intervenants divers dont le lien n'apparaîtra que dans le second tome, sans pour autant être vraiment convaincant. Le tout finissant dans une espèce de bordel généralisé et fusillades aussi fatigantes que peu crédibles. Le scénar du tome 2 a été voté par des internautes, et cela se voit, au lieu d'une histoire planifiée telle quelle du début à la fin on dirait une succession d'idées collées au jour le jour dans ce second opus. Graphiquement, sans être laid, c'est assez statique : l'originalité est que la plupart des protagonistes sont inspirés de personnages réels. Ce qui peut paraître amusant au départ devient tout aussi lourd que les rebondissements multiples du scénario, c'est overdose, il y a trop de tout. Et on ne peut pas dire qu'ils soient expressifs (quand la petite fille de l'héroïne retrouve sa mère après une longue séparation, son expression de joie est probablement la plus belle représentation bovine qui soit), ni parfaitement réussis, j'ai eu du mal à identifier certains tant les regards semblent être identiques. Au menu on a : Samuel L Jackson (flic véreux) igor et grischka bogdanov (tueurs russes) hulk hogan (tueur russe) Georges Clooney (flic véreux) vin diesel (maffieux mexicain) Michael Clarke Duncan (directeur d'une agence de chasseurs de primes) Lanc Henriksen (perso en arrière-plan) Danny de Vito (personnage recherché au coeur des deux récits) Gillian Anderson (procureur) Lewis Hamilton ou rappeur (cuisto) Et je vous dis il y en a plein d'autres que j'ai pas pu identifier. Le chef des maffieux mexicains est quelqu'un de connu (Ed Norton?) Ajoutons que pour ceux qui adorent les plans nichons, rassurez-vous : il y en a plein, toutes les femmes sont jolies et ont de gros seins qu'elle exhibent dès qu'elles le peuvent.
La Restauration
En général, je suis gentil lecteur du dessinateur/auteur Gürsel, mais cette fois-ci, je trouve que c'est doublement bâclé : dessin et gag. Les gags sont au choix : très connus, ou peu rigolos, ou les deux en même temps. Je n'ai pas souvent souri (mais c'est arrivé quand même), et je rappelle que je ne déteste pas l'auteur. Néanmoins, ce n'est pas nul de chez nul, comparativement à ce que j'ai pu lire ailleurs. Les dessins sont rapidement vite faits, avec des visages qui changent parfois de case en case. On sent que ça a été souvent dessiné en 4ème vitesse. Dans mes instants de pessimisme, je me dis que Gürsel a fait uniquement les crayonnés et que c'est un assisant néophyte embauché la veille à la sortie de la maternelle ou de l'école primaire qui aurait encré. Parfois, je me demande si le dessinateur n'a pas carrément ''feutré'' en direct sur sa planche avec un minimum de retouches. D'autres noms très connus le font bien, quitte à recourir à une tonne de blanc correcteur ! Je sais qu'il faut bien vivre, je suppose que c'était alimentaire, le frigo ne se remplit pas tout seul... Néanmoins, Gürsel a démontré plus d'une fois qu'il s'avait être un bon dessinateur, parfois satirique (voir ses exploits dans son pays natal, la Turquie).
Theophilia Werner
Le graphisme est plutôt bien, fin avec des cases fourmillant de détails. Pour le reste c’est nul. Une héroïne caricaturale et pas du tout réaliste. Une histoire à dormir debout. Un scénario sans personnalité. Des rebondissements miraculeux qui sortent de nulle part ou à contre-coup. Bref rien d’emballant au final sur ce premier opus de la série. Une série qui sera in fine abandonnée par soleil. Au vu du contenu c’était prévisible que les lecteurs n’adhéreraient pas aux aventures soi-disant trépidantes de Théophilia. Rien de bien excitant. Vous pouvez passer votre tour.
Toajêne
J'avoue être passé complètement à côté de ce truc. Est-ce humoristique ? Moi ça ne m'a pas fait rire, ni même sourire. Est-ce un gros délire ? Personnellement je ne vois que cela, mais pour qu'un délire soit bien fichu je croie qu'il faut être deux. deux auteurs ça tombe bien, mais il ne faut pas oublier le troisième larron à savoir le lecteur, Là encore je suis resté sur le bord du chemin. Les autres récits de Mr Panaccione m'avaient bien plu, mais là je suis un peu dépité par son dessin qui ressemble plus à ces gribouillis que l'on peut faire dans le coin d'un bloc au cours d'une réunion particulièrement chiante. Si le début du scénario peut paraitre intriguant j'avoue avoir très vite lâché l'affaire, j'ai réessayé, mais rien n'y a fait. J'avais quasiment acheté cette BD les yeux fermés sur un nom, mal m'en a pris, ce n'est pas pour moi.
La Maison aux 100 portes
Note 2,5/5. Le mot qui me vient à l’esprit quand j’évoque cette bd, c’est « neutre ». Je n’ai pas été captivé, il fallait que je fasse un effort pour reprendre la lecture après une pause et puis finalement j’ai lâché la lecture au tome 3. La bd m’a donné l’impression d’être dans une aventure de Scoobi-Doo version fantastique adulte. L’intrigue ne m’a pas passionné et surtout je n’ai pas ressenti de proximité avec les protagonistes. Je comprends ce que l’auteure a voulu réaliser, mais pour moi la pâte n’a pas prise. Pourtant j’aime bien le travail d’Isabelle Dethan notamment sur les premiers tomes de la série Sur les Terres d'Horus où le dessin est magnifique et les scénarios prenants.
Vieille, moche et méchante
Si tout le monde n’est pas vieux dans cette histoire, tous les personnages sont moches (physiquement et dans leur attitude) et férocement méchants ! Cuneo, auteur argentin que je découvre avec cet album (je ne sais pas s’il a publié autre chose) a ici fait un mixe entre sa culture d’origine (un caudillo sénile avec une femme prénommée Evita…) et la France où il s’était installé (l’action se passe dans un Paris revisité). Résumer l’histoire serait difficile et inutile. C’est un gros défouloir, un jeu de massacre mêlant le loufoque, une dose de trash et de provocation, un érotisme moche, et une furieuse critique de certains travers de nos sociétés (inégalités sociales, peoplisation de l'actualité, intolérances contre les minorités et prétendues déviances sexuelles, etc.). Cuneo ne s’embarrasse pas avec de la finesse ou une quelconque vision cartésienne des choses. Bien au contraire, ça part dans tous les sens, les dialogues fusent, les attentats et fusillades dézinguent à tout-va. Le casting (que la couverture met en avant, à défaut de le mettre en valeur) est déjà des plus improbables. Dans un pays imaginaire (une Argentine parisienne donc), théoriquement dirigé par un dictateur grabataire et mourant, nous suivons une vieille rombière, Apollonia, grande bourgeoise remplie de prévention de classe, qui est là pour bien vivre, s’en mettre plein les poches, et dézinguer du pauvre (à coup d’insultes et de balles). Elle est accompagnée d’un petit fils, nabot nazillon capricieux et infecte répondant au nom de Jean-Marie…, est copine de la femme du dictateur, Evita (qui montre en permanence un sourire ravageur et une poitrine et des fesses débordant de ses courts vêtements). Régulièrement, des pauvres viennent quémander une petite part du gâteau, et des terroristes dynamitent et échangent quelques tirs avec Apollonia. Tout est outrancier, du dessin hautement caricatural (même la colorisation est criarde) au scénario, un brin déjanté (du Vuillemin, du Reiser, un chouia d’Edika dans certaines caractéristiques du dessin et du scénario). Pourquoi pas ? Mais ce défouloir un peu gratuit m’a un peu lassé au bout d’un moment. C’est finalement trop linéaire, monocorde, et l’humour s’émousse rapidement. A noter que Cuneo, qui a pas mal publié dans les magazines liés à la communauté homosexuelle, cherche parfois à illustrer la liberté sexuelle (et fait plusieurs allusions aux remarques haineuses contre les malades du sida qui pouvaient être faites à l’époque). C’est un album pas courant, mais qui m’a un peu laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Les Fous de Monk
Voila un one shot méconnu dont je n'attendais pas grand chose mais dont je ne pourrais pas dire qu'il m'a déçu, disons qu'il ne m'a pas séduit comme je l'aurais voulu. Le décor aurait pu contribuer à mon intérêt puisqu'il est situé en Bretagne, dès la première page, j'y reconnais la rue Kereon à Quimper, et ensuite l'action se transporte dans un village fictif, histoire de ne pas impliquer un vrai village, mais tout ce qui s'y passe m'a laissé dubitatif. En fait, cette histoire de vengeance à travers le temps m'a semblé complètement invraisemblable ; certes c'est un récit fantastique, mais quand même, j'ai vu des récits fantastiques situés dans le quotidien, utiliser un peu mieux cet élément. A la fin, lorsque les personnages enlèvent leurs masques, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire, j'ai trouvé ce procédé vraiment trop gros et pas du tout crédible. Au niveau graphique, c'est pas mal, disons que le dessin de Roels est irrégulier, avec des cases bien et des cases très moyennes, sa faiblesse venant surtout des visages ; je n'avais lu de lui que Oknam où déjà son dessin semblait peu maîtrisé, et ici, la bande est réalisée un an après Oknam, il y a une légère évolution mais c'est pas terrible quand même. L'ensemble du style graphique est bon, notamment sur les décors mais le trait des visages et sur certaines proportions n'est pas toujours réussi. Dommage que ce récit soit si moyen, ça aurait pu être tourné autrement, avec plus de sérieux.
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
Je ne suis plus satisfait par cette série, alors qu'elle me plaisait encore il y a 3/4 ans c'est marrant. (Tome 1 + 2) Le choix de colorisation, le trait gras, le recopiage de différentes sources que je trouve dessiné "à la hâte"... Tout ça ne me plaît pas dans la forme. Je ne vois pas la patte personnelle de l'auteur qui permettrait de trouver le rendu intéressant. Je ne vois qu'un calque sans véritable saveur. Mais bon, ce défaut, je l'ai toujours ressenti. Le découpage des planches, c'est irrégulier et l'ensemble me paraît toujours trop chargé. Et puis pour comprendre les images (oui parce-que je vois ça comme des images moi), franchement je me suis dis "qu'est ce que ça fout là, ça ?". Ça aussi je me l'étais déjà dis dès les premières lectures. Que cette BD reçoive un prix pour l'audace me paraît tout a fait mérité. C'est clair, Jens Harder a attaqué un sacré sujet et a choisi de le traiter d'une façon singulière. C'est tout à son honneur. Aussi je ne critiquerai pas le point de vue ni le choix d'orientation de l'évolution, tout simplement parce-que je suis pas à l'aise du tout sur le sujet et aussi parce-que l'auteur indique lui-même avoir pris parti, sinon l'oeuvre n'aurait tout simplement pas eu lieu. C'est sujet à débat, voilà tout. Je rajoute aussi que je suis le premier intéressé et curieux pour apprendre de nouvelles choses. Là-dessus, en soi, on a un dossier costaud. Peut-être mériterait-t-il une 3eme étoile pour les infos que cette série permet de récolter. Sur la manière par contre, je ne suis plus du tout en phase. Voilà mon opinion : l'auteur s'est pris pour un vulgarisateur scientifique sans être scientifique à la base, mais puisque ça ne suffit ppas,il en profite pour étaler ses connaissances à travers des images iconographiques qui devraient quoi ? Nous faire mieux comprendre le rapport entre le passé et le présent ? Entre le mythe et les faits ? Ma pensée profonde, c'est que l'auteur a trouvé "stylé" d'insérer ses propres images: ça fait complexe et mec vachement cultivé. Et en réalité, je me dis que lui-même ne sait pas ce qu'il faisait. Je ne vois aucune cohérence, juste une succession d'images. Alors au choix: 1- On lâche l'affaire 2- On se coltine les mots et les dates qu'on abordera jamais dans aucune discussion de notre vie, sauf si on veut se la raconter : "ouais t'as vu la période cryptozoïque quand il a représenté les dieux Tlaloc et Poséidon pour annoncer le début de la pluie. C'était genre hy-per puissant! Quand je pense que ça a été annonciateur de la période proterozoïque c'est quand même fou, non?" Plus sérieusement. Je salue l'audace, mais le projet déborde trop d'orgueil. Et quand j'apprends en plus que le tome 3 laissera place au futur... Eh bien moi, cramponné au présent et conforté par ma position, je trouve ça ridicule par avance. Je comprends que ça puisse plaire, c'est novateur et osé, mais chez moi les goûts ont changé.
Ténèbres écarlates
Les éditions du Triton ont regroupé dans ce recueil plusieurs histoires illustrées (et scénarisée pour l’une d’entre elles) par Neal Adams au cours des années 1970. C’est assez éclectique, sur le fond et sur la forme. Pour commencer par le dessin d’Adams, il est nerveux, possède de réelles qualités, mais c’est ici inégal (et déjà changeant parfois de style). Je dois aussi dire que l’encrage n’est pas toujours réussi (parfois insuffisant, ou alors trop chargé sur l’histoire « La Chose »). Quant aux histoires, là aussi c’est éclectique, inégal, et globalement décevant. La première tourne autour de l’histoire de Dracula (déjà, lors des combats censés se dérouler au milieu du XIVème siècle, certaines pièces d’équipement comme les bottes ou coiffes, font davantage penser aux XVIIème ou XVIIIème siècles !), il y a ensuite de la SF, puis une histoire mêlant thématiques western et polar, sur un ton vaguement caricatural et humoristique. Puis, après 2 histoires fantastiques, une longue histoire inspirée de l’univers de Conan clôt l’album. C’est un peu fourre-tout, comme vous le voyez. Mais surtout, je n’ai pas trouvé l’ensemble extraordinaire. Les éditions du Triton ont publié à cette époque pas mal de recueils d’auteurs américains (voir ceux qui sont référencés sur le site – il y en eut d’autres), et cela pouvait permettre aux lecteurs européens de les découvrir. Mais cet album n’est clairement pas de ceux auxquels j’ai accroché, fond et forme me laissant sur ma faim.
War Corporate
La lose ! Deux albums, un petit tour et puis s'en va. A vouloir faire du pognon avec des séries à rallonge, l’éditeur Albin Michel s’est fourvoyé et tout ça dans le mépris de ses lecteurs. Je m’explique. Alors qu’il y avait de la matière pour une série en 2 tomes, non non on tire jusqu’à la corde l’histoire en multipliant les personnages à travers des groupuscules, des mercenaires plus ou moins officiels, et des organismes gouvernementaux américains (CIA, NSA, FBI, DEA) pour au final une histoire alambiquée et touffue. La diplomatie est la façade du gouvernement américain mais en coulisse, tous les coups sont permis pour faire abdiquer l’homme fort du Venezuela , le dictateur Loboblanco qui trempe allégrement dans tous les trafics. Rien de bien exceptionnel dans cette aventure compliquée. Cela reste un moment de divertissement mais rien de bien fou fou avec ces deux albums. A noter quelques doses de sexe mais ne vous emballez pas non plus. Adepte de BD d’action, je n’ai pas trouvé mon compte d’adrénaline. La formule proposée est trop dense et cela ne favorise pas une lecture fluide.