Profitant du déménagement et des réorganisations de mes bibliothèques, je tombe parfois sur des petites BD oubliées dans mes étagères. C'est le cas du Petit Noël et de l'Elaoin, une BD que j'avais depuis des années dans les stocks.
Et en la relisant, je trouve que c'est un peu trop gentillet et mignon pour moi. Ça sent la bonne volonté, le conte gentil de Noël pour enfant, mais malheureusement je trouve que ça ne dépasse pas beaucoup ce postulat de base. Les histoires sont mignonnes, mais ça sent un peu trop le vieux à mon gout. C'est le genre de série que j'avais lu étant bien plus jeune et pour laquelle j'ai une certaine tendresse aujourd'hui, mais peu de souvenirs et pratiquement pas d'envie de relecture.
La série est assez mineure au final, et je n'en ai pas eu plus l'intérêt que ça. A lire par curiosité, si vous tombez dessus ou si vous avez envie de vous faire l'intégrale des publications de Franquin. Mais pour ma part, c'est un bof.
Après avoir massacré Archie avec Riverdale présente Afterlife with Archie, le scénariste Roberto Aguirre-Sacasa s'en prend à cette pauvre Sabrina. Bon, le fait qu'à la base Sabrina soit une sorcière fait en sorte que cela fait plus de sens de la mettre dans un récit fantastique qu'Archie et sa bande. Ce que j'ai moins aimé est qu'on transforme l'univers de Sabrina en un truc sombre.
En fait, cela m'aurait moins dérangé si au moins l'histoire était captivante et ce n'est pas le cas. Un détail amusant : j'ai trouvé l'histoire moins cliché que « Afterlife with Archie », mais je me suis encore plus ennuyé à la lecture de ce Sabrina. La faute au dessinateur qui jusqu'à présent n'avait fait que des illustrations de couvertures et disons que ça se voit. C'est un bon dessin pour des illustrations qui marche moins bien pour une BD. Les personnages sont figés même dans les scènes d'actions et ça manque cruellement de fluidité dans la narration. Alors qu' « Afterlife with Archie » se lisait bien, là j'ai eu l'impression que je mettais une éternité chaque fois que je lisais une page.
Il y a quelques scènes fortes qui se détachent du lot, mais globalement je trouve que c'est juste pas passionnant à lire.
Oui Enki Bilal a du talent mais ses bd ne sont pas toutes de grande qualité. La faute à des scénarios tarabiscotés.
C'est le cas pour ce Animal'z.
Graphiquement c'est sublime, on est plus près du crayonné que du dessin fini, mais cela aide à créer cette atmosphère post-apocalyptique. Univers qui est renforcé par des couleurs bleus/gris avec des touches de rouges.
J'ai toujours ce petit reproche sur les visages, je trouve qu'ils se ressemblent beaucoup.
Je me suis forcé en début de lecture pour tenter de rentrer dans l'histoire et quand j'ai compris où voulait en venir Bilal, il était trop tard pour que je m'attache aux personnages. Il m'a perdu.
Une histoire qui n'a pas de fin (pour moi).
Et toutes ces citations .... ça en devient pénible.
Bref une lecture compliquée, sans plaisir.
Pour les inconditionnels de Bilal.
Note réelle : 2,5.
Naruto, le shonen-type, connu et archi-connu, adapté en tout support et produit dérivé. C'est bien simple, impossible de passer à côté de ce manga lorsque l'on s'y intéresse un peu, impossible de passer à côté de ce shonen lorsque l'on découvre le genre. Même ceux qui n'aiment pas la BD en ont entendus parler !
Adulé par les uns, conspués par les autres, Naruto a déchainé les passions à sa sortie (pendant 14 ans quand même) et continue aujourd'hui d'incarner cette vague d'importation du manga depuis le Japon. Une icône, un symbole, même. Difficile de critiquer une telle œuvre, marquante dans le paysage de la Bande-dessinée contemporaine, qu'on le veuille ou non.
Pour ma part, c'est un gros Bof, poussé dans un soupir qui me vide bien les poumons. Lorsque j'ai découvert Naruto, au collège, je n'étais déjà pas très fan du genre. C'était beaucoup de bagarres et de coups inventifs mais qui me semblaient trop peu intéressants. En fait, je préférais la "simplicité" de Dragon Ball et ses combats plus nerveux et percutants. Mais surtout, l'histoire pêchait beaucoup à mes yeux. Les classiques du genre étaient présents, d'accord, pas de soucis. Mais parfois un peu trop poussés à l'extrême. J'ai toujours eu du mal avec les gens à la Sazuké, sombre et mystérieux avec un passé qu'ils tentent de résoudre. Et de fait, je n'ai jamais cru dans l'amitié Sazuké-Naruto, pas plus que je n'ai cru dans leurs relations amoureuses. Cela faisait bien trop adolescent pour moi.
J'ai lu le manga jusqu'au tome 28, lorsque l'histoire se déploie enfin un peu et prend son envol vers des sujets plus sombres et autres. Mais malheureusement, j'étais déjà lassé des personnages multiples et pour autant pas très intéressants, des intrigues qui se voulaient plus matures et manquaient de sérieux sur plein de points. Le gros hic, à mes yeux, c'est le fait que des adolescents au début de leur entrainement arrivent rapidement à concurrencer leurs maitres. Autant dans Dragon Ball je trouvais ça logique en voyant justement les années passer (et le fait que c'était principalement Sangoku qui était bien plus fort que les autres), alors que là ça donne vite une impression d'un peu n'importe quoi avec une montée en puissance assez incompréhensible.
Bref, j'ai jeté l'éponge, et après plusieurs années sans avoir cherché à lire la fin, je me rends compte que cela ne m'intéresse pas plus que ça. C'est trop "classique", trop peu intéressant à mes yeux. Le shonen par excellence ne m'attire finalement pas. Je resterais sur Dragon Ball, qui me fait bien plus rire et profite de combats bien plus dynamiques (et moins longs, aussi). Entre les deux, mon cœur à choisi !
Série très décevante alors que la conquête de l’Amérique centrale, la mission de Cortes, les villes aztèques et les paysages auraient pu constituer un décor fantastique pour une bonne histoire. Mais l’effet retombe vite ! Le scénario est quasiment sans intérêt et les personnages peu charismatiques sont aussi peu crédibles pour certains. Franchement, la chef de bande qui a l’air de sortir tout droit d’un bal costumé est carrément ridicule avec son costume impeccable et ses bottes cirées. Le premier tome donnait un bon rythme, une intrigue, de la tension et puis au fil des autres albums ça devient confus et on se demande si la dimension fantastique était vraiment indispensable alors que la civilisation aztèque était déjà très riche. Bref, tout ça n’a pas beaucoup d’intérêt et on a l’impression que Dufaux réutilise à l’infini les bonnes vieilles recettes qui ont fait d’autres succès de librairie. A l’inverse, le dessin est assez bon avec des belles grandes cases verticales et une belle ambiance générale.
Sur le papier, cette bd s'annonçait comme plutôt intéressante : une vieille femme s'apprête à mettre la dernière main sur une encyclopédie des peurs, lorsque son chien le dévore (l'encyclopédie en question). Ne cédant pas à la panique, elle décide d'envoyer sa petite-fille (fraîchement débarquée) d'aller à sa place recueillir l'essence de ces peurs.
Sur le papier, ça pouvait être pas mal, sauf que très vite j'ai déchanté. Si je n'ai rien contre l'humour, l'idée d'en parsemer l'histoire (qui est déjà fantaisiste en soi) ne me semble pas bonne... Et je me rends compte que le public visé par une telle série est en fait très jeune. Pas des primo-lecteurs, plutôt des préadolescents, qu'on n'estime pas forcément aptes à lire une bonne histoire... Les péripéties s'enchaînent sans vraiment être relevées, l'un des ressorts est le caractère acariâtre de la grand-mère, qui passe beaucoup de temps à houspiller son majordome, et franchement c'est lourd, même dans une lecture pour préadolescents...
Côté dessin, je trouve celui d'Ewen Blain vraiment faiblard ; on a l'impression qu'il lorgne du côté de Miyazaki première époque, celui de Heidi, sans en posséder le charme primal. Il reste une jolie maquette, qui respecte l'idée d'encyclopédie, mais ne cache pas vraiment la faiblesse de l'ensemble.
Pour le bicentenaire de la mort de notre "grand" Napoléon, cette ancienne série tombe à pic dans mon escarcelle. Amateur de livres d'historiens "sérieux", je suis toujours un peu circonspect sur des adaptations BD qui prennent forcément des raccourcis et amplifient le côté romanesque. J'ai débuté la série par l'excellent T3 " Sur les Routes d'Espagne"; Ce n'est pas l'épisode le plus connu et le plus glorieux de la période Napoléonienne. J'ai trouvé l'esprit de résistance du peuple espagnol très bien rendu avec un héros qui s'efface devant le combat de ceux qui veulent libérer leur pays de l'envahisseur à la brutalité abominable. J'ai beaucoup aimé les passages en espagnol et en anglais qui montrent de façon réaliste la difficulté pour un fugitif à passer inaperçu à cause du langage. J'y reviendrai.
J'ai donc repris la série par son début et j'ai été très déçu.
Voila un héros , François Jullien, Ardennais (comme mon fils aîné), fils à papa mon colon et neveu à tonton président de cour d'appel, traficoteur, Don Juan de pacotille, déserteur, traître à son pays et sa famille, assassin de gendarmes ( dans le dos c'est plus facile) ayant la conscience politique d'un enfant et dont les seuls talents (hors le lit) sont de savoir sauter du premier étage ou plonger dans l'eau glacial de la hollande du mois de février. J'ai du m'accrocher pour m'intéresser à un tel personnage.
Puisque nous sommes dans une série un peu historique, j'aimerais savoir comment un Ardennais avec un accent à couper au couteau ( nous sommes en 1813) qui ne parle ni le Hollandais ni aucun dialecte de province française peut traverser incognito avec un anglais à se côté toute la France!!! Et oui en 1812 un étranger dans le Berry devait être aussi visible qu'une mouche dans du lait.
C'est aussi invraisemblable de croire qu'un novice puisse tenir plus de deux secondes contre un bretteur confirmé.
J'arrête là...
Pour les amateurs d'uniformes d'Empire qui avaient de l'allure pour mourir.
J'ai vraiment pas aimé sauf le tome 3
Voici une série érotique soft qui n'a pas révolutionné le monde de la BD. Hardan a profité du succès du moment de Dany pour ajouter sa pierre à la maison (pas close encore que ... certains gags). Les jolies femmes sont dessinées avec goût et ont des positions plus sensuelles et érotiques qu'explicites. Les gags sont assez convenus mais l'exercice de l'album est difficile car ce n'est pas évident de se renouveler sur 48 pages. Rien de méchant ne transpire dans ces gags qui sont sur un mode coquin. Si, j'ai noté un gag un peu méchant où la femme frustrée se retrouve nue pour attirer l'attention de son mari indifférent. Il lui reproche alors d'être toute fripée. Oups pas sympa
Une lecture qui ne prend pas la tête et qui peut vous changer les idées noires.
Le premier tome a été prépublié dans le Journal Tintin, et cette série est sans doute la première ou l’une des toutes premières publications en album de Jean Dufaux. Deux tomes ont été publiés, et un troisième, « Quantrill » (personnage mal orthographié au début du tome 2, au passage), était annoncé pour fin 1987, mais n’est jamais paru.
C’est en tout cas l’occasion de découvrir ce « péché de jeunesse » de Dufaux, qui développe là un scénario relativement classique (comme le dessin de Musquera) dans un univers western, plutôt éloigné des séries qu’il produira par la suite. Même s’il introduit déjà quelques toutes petites touches de fantastique.
Le premier tome peut se lire comme un one-shot, mais le second paru ne livre pas du tout la fin d’une histoire qui devait se conclure dans le tome suivant, jamais paru, la série ayant été abandonnée, Dufaux se lançant dans d’autres séries.
Globalement, je suis resté sur ma faim. Le rythme est lent (l’action autour de Melly est entrecoupée par de plus ou moins longues digressions sur des batailles de la guerre de Sécession, en 1863 pour le premier, en 1865 pour le second). C’est aussi parfois inutilement bavard.
Enfin, Melly est censée être une métisse « bien noire » (des sudistes ne la connaissant pas l’appellent « négresse », mais si sa plastique est irréprochable, elle est franchement bien plus blanche que noire). Son père est blanc, et sa mère, entraperçue sur une photo dans le premier tome, donc Noire théoriquement, ne l’est pas franchement non plus ! Il y a là un petit manque de crédibilité...
Bref, les débuts de Dufaux, dans une série abandonnée, mais qui de toute façon manquait je trouve de souffle, même si le troisième tome annoncé, autour de Quantrill, pouvait redynamiser l’ensemble – on ne le saura jamais.
Note réelle 2,5/5.
Le concept de départ est intéressant. Des amis sont à une petite fête dans un appartement parisien. Alors que la soirée commençait à mal tourner à cause d'un ex jaloux, soudain ils se rendent compte que la ville est inondée ! Et pas qu'un peu car ils doivent bien se trouver au 4 ou 5ème étage. C'est un peu comme ce film avec Romain Duris "Dans la brume", sauf que là c'est de l'eau et pas de la brume. Et comme dans ce film l'origine de ce phénomène est et restera inexpliquée.
L'idée originale de l'album chez Manolosanctis que j'ai découverte en lisant la préface est que le récit est réalisée par un collectif d'auteurs où chacun vient dessiner quelques planches. Là où cela pèche est sur la cohérence de l'ensemble, pas tant sur l'aspect graphique car je m'en moque, chaque auteur ayant son style et à quelques exceptions près j'ai trouvé que les dessins étaient biens, mais sur l'aspect narratif. Chacun vient donner sa vision sur ce postulat de départ de la montée des eaux, certains auteurs vont la jouer un peu survivaliste (la survie pouvant consister à plonger chercher un paquet de clopes...), d'autres la jouent dans un registre plus romantique ou nostalgique. Cela manque un peu de continuité.
Pas mal pour l'exercice de style mais pas mémorable.
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Le Petit Noël
Profitant du déménagement et des réorganisations de mes bibliothèques, je tombe parfois sur des petites BD oubliées dans mes étagères. C'est le cas du Petit Noël et de l'Elaoin, une BD que j'avais depuis des années dans les stocks. Et en la relisant, je trouve que c'est un peu trop gentillet et mignon pour moi. Ça sent la bonne volonté, le conte gentil de Noël pour enfant, mais malheureusement je trouve que ça ne dépasse pas beaucoup ce postulat de base. Les histoires sont mignonnes, mais ça sent un peu trop le vieux à mon gout. C'est le genre de série que j'avais lu étant bien plus jeune et pour laquelle j'ai une certaine tendresse aujourd'hui, mais peu de souvenirs et pratiquement pas d'envie de relecture. La série est assez mineure au final, et je n'en ai pas eu plus l'intérêt que ça. A lire par curiosité, si vous tombez dessus ou si vous avez envie de vous faire l'intégrale des publications de Franquin. Mais pour ma part, c'est un bof.
Les Nouvelles Aventures de Sabrina
Après avoir massacré Archie avec Riverdale présente Afterlife with Archie, le scénariste Roberto Aguirre-Sacasa s'en prend à cette pauvre Sabrina. Bon, le fait qu'à la base Sabrina soit une sorcière fait en sorte que cela fait plus de sens de la mettre dans un récit fantastique qu'Archie et sa bande. Ce que j'ai moins aimé est qu'on transforme l'univers de Sabrina en un truc sombre. En fait, cela m'aurait moins dérangé si au moins l'histoire était captivante et ce n'est pas le cas. Un détail amusant : j'ai trouvé l'histoire moins cliché que « Afterlife with Archie », mais je me suis encore plus ennuyé à la lecture de ce Sabrina. La faute au dessinateur qui jusqu'à présent n'avait fait que des illustrations de couvertures et disons que ça se voit. C'est un bon dessin pour des illustrations qui marche moins bien pour une BD. Les personnages sont figés même dans les scènes d'actions et ça manque cruellement de fluidité dans la narration. Alors qu' « Afterlife with Archie » se lisait bien, là j'ai eu l'impression que je mettais une éternité chaque fois que je lisais une page. Il y a quelques scènes fortes qui se détachent du lot, mais globalement je trouve que c'est juste pas passionnant à lire.
Animal'z (Coup de sang)
Oui Enki Bilal a du talent mais ses bd ne sont pas toutes de grande qualité. La faute à des scénarios tarabiscotés. C'est le cas pour ce Animal'z. Graphiquement c'est sublime, on est plus près du crayonné que du dessin fini, mais cela aide à créer cette atmosphère post-apocalyptique. Univers qui est renforcé par des couleurs bleus/gris avec des touches de rouges. J'ai toujours ce petit reproche sur les visages, je trouve qu'ils se ressemblent beaucoup. Je me suis forcé en début de lecture pour tenter de rentrer dans l'histoire et quand j'ai compris où voulait en venir Bilal, il était trop tard pour que je m'attache aux personnages. Il m'a perdu. Une histoire qui n'a pas de fin (pour moi). Et toutes ces citations .... ça en devient pénible. Bref une lecture compliquée, sans plaisir. Pour les inconditionnels de Bilal. Note réelle : 2,5.
Naruto
Naruto, le shonen-type, connu et archi-connu, adapté en tout support et produit dérivé. C'est bien simple, impossible de passer à côté de ce manga lorsque l'on s'y intéresse un peu, impossible de passer à côté de ce shonen lorsque l'on découvre le genre. Même ceux qui n'aiment pas la BD en ont entendus parler ! Adulé par les uns, conspués par les autres, Naruto a déchainé les passions à sa sortie (pendant 14 ans quand même) et continue aujourd'hui d'incarner cette vague d'importation du manga depuis le Japon. Une icône, un symbole, même. Difficile de critiquer une telle œuvre, marquante dans le paysage de la Bande-dessinée contemporaine, qu'on le veuille ou non. Pour ma part, c'est un gros Bof, poussé dans un soupir qui me vide bien les poumons. Lorsque j'ai découvert Naruto, au collège, je n'étais déjà pas très fan du genre. C'était beaucoup de bagarres et de coups inventifs mais qui me semblaient trop peu intéressants. En fait, je préférais la "simplicité" de Dragon Ball et ses combats plus nerveux et percutants. Mais surtout, l'histoire pêchait beaucoup à mes yeux. Les classiques du genre étaient présents, d'accord, pas de soucis. Mais parfois un peu trop poussés à l'extrême. J'ai toujours eu du mal avec les gens à la Sazuké, sombre et mystérieux avec un passé qu'ils tentent de résoudre. Et de fait, je n'ai jamais cru dans l'amitié Sazuké-Naruto, pas plus que je n'ai cru dans leurs relations amoureuses. Cela faisait bien trop adolescent pour moi. J'ai lu le manga jusqu'au tome 28, lorsque l'histoire se déploie enfin un peu et prend son envol vers des sujets plus sombres et autres. Mais malheureusement, j'étais déjà lassé des personnages multiples et pour autant pas très intéressants, des intrigues qui se voulaient plus matures et manquaient de sérieux sur plein de points. Le gros hic, à mes yeux, c'est le fait que des adolescents au début de leur entrainement arrivent rapidement à concurrencer leurs maitres. Autant dans Dragon Ball je trouvais ça logique en voyant justement les années passer (et le fait que c'était principalement Sangoku qui était bien plus fort que les autres), alors que là ça donne vite une impression d'un peu n'importe quoi avec une montée en puissance assez incompréhensible. Bref, j'ai jeté l'éponge, et après plusieurs années sans avoir cherché à lire la fin, je me rends compte que cela ne m'intéresse pas plus que ça. C'est trop "classique", trop peu intéressant à mes yeux. Le shonen par excellence ne m'attire finalement pas. Je resterais sur Dragon Ball, qui me fait bien plus rire et profite de combats bien plus dynamiques (et moins longs, aussi). Entre les deux, mon cœur à choisi !
Conquistador
Série très décevante alors que la conquête de l’Amérique centrale, la mission de Cortes, les villes aztèques et les paysages auraient pu constituer un décor fantastique pour une bonne histoire. Mais l’effet retombe vite ! Le scénario est quasiment sans intérêt et les personnages peu charismatiques sont aussi peu crédibles pour certains. Franchement, la chef de bande qui a l’air de sortir tout droit d’un bal costumé est carrément ridicule avec son costume impeccable et ses bottes cirées. Le premier tome donnait un bon rythme, une intrigue, de la tension et puis au fil des autres albums ça devient confus et on se demande si la dimension fantastique était vraiment indispensable alors que la civilisation aztèque était déjà très riche. Bref, tout ça n’a pas beaucoup d’intérêt et on a l’impression que Dufaux réutilise à l’infini les bonnes vieilles recettes qui ont fait d’autres succès de librairie. A l’inverse, le dessin est assez bon avec des belles grandes cases verticales et une belle ambiance générale.
L'Encyclopédie des peurs
Sur le papier, cette bd s'annonçait comme plutôt intéressante : une vieille femme s'apprête à mettre la dernière main sur une encyclopédie des peurs, lorsque son chien le dévore (l'encyclopédie en question). Ne cédant pas à la panique, elle décide d'envoyer sa petite-fille (fraîchement débarquée) d'aller à sa place recueillir l'essence de ces peurs. Sur le papier, ça pouvait être pas mal, sauf que très vite j'ai déchanté. Si je n'ai rien contre l'humour, l'idée d'en parsemer l'histoire (qui est déjà fantaisiste en soi) ne me semble pas bonne... Et je me rends compte que le public visé par une telle série est en fait très jeune. Pas des primo-lecteurs, plutôt des préadolescents, qu'on n'estime pas forcément aptes à lire une bonne histoire... Les péripéties s'enchaînent sans vraiment être relevées, l'un des ressorts est le caractère acariâtre de la grand-mère, qui passe beaucoup de temps à houspiller son majordome, et franchement c'est lourd, même dans une lecture pour préadolescents... Côté dessin, je trouve celui d'Ewen Blain vraiment faiblard ; on a l'impression qu'il lorgne du côté de Miyazaki première époque, celui de Heidi, sans en posséder le charme primal. Il reste une jolie maquette, qui respecte l'idée d'encyclopédie, mais ne cache pas vraiment la faiblesse de l'ensemble.
François Jullien
Pour le bicentenaire de la mort de notre "grand" Napoléon, cette ancienne série tombe à pic dans mon escarcelle. Amateur de livres d'historiens "sérieux", je suis toujours un peu circonspect sur des adaptations BD qui prennent forcément des raccourcis et amplifient le côté romanesque. J'ai débuté la série par l'excellent T3 " Sur les Routes d'Espagne"; Ce n'est pas l'épisode le plus connu et le plus glorieux de la période Napoléonienne. J'ai trouvé l'esprit de résistance du peuple espagnol très bien rendu avec un héros qui s'efface devant le combat de ceux qui veulent libérer leur pays de l'envahisseur à la brutalité abominable. J'ai beaucoup aimé les passages en espagnol et en anglais qui montrent de façon réaliste la difficulté pour un fugitif à passer inaperçu à cause du langage. J'y reviendrai. J'ai donc repris la série par son début et j'ai été très déçu. Voila un héros , François Jullien, Ardennais (comme mon fils aîné), fils à papa mon colon et neveu à tonton président de cour d'appel, traficoteur, Don Juan de pacotille, déserteur, traître à son pays et sa famille, assassin de gendarmes ( dans le dos c'est plus facile) ayant la conscience politique d'un enfant et dont les seuls talents (hors le lit) sont de savoir sauter du premier étage ou plonger dans l'eau glacial de la hollande du mois de février. J'ai du m'accrocher pour m'intéresser à un tel personnage. Puisque nous sommes dans une série un peu historique, j'aimerais savoir comment un Ardennais avec un accent à couper au couteau ( nous sommes en 1813) qui ne parle ni le Hollandais ni aucun dialecte de province française peut traverser incognito avec un anglais à se côté toute la France!!! Et oui en 1812 un étranger dans le Berry devait être aussi visible qu'une mouche dans du lait. C'est aussi invraisemblable de croire qu'un novice puisse tenir plus de deux secondes contre un bretteur confirmé. J'arrête là... Pour les amateurs d'uniformes d'Empire qui avaient de l'allure pour mourir. J'ai vraiment pas aimé sauf le tome 3
Les Saintes Nitouches
Voici une série érotique soft qui n'a pas révolutionné le monde de la BD. Hardan a profité du succès du moment de Dany pour ajouter sa pierre à la maison (pas close encore que ... certains gags). Les jolies femmes sont dessinées avec goût et ont des positions plus sensuelles et érotiques qu'explicites. Les gags sont assez convenus mais l'exercice de l'album est difficile car ce n'est pas évident de se renouveler sur 48 pages. Rien de méchant ne transpire dans ces gags qui sont sur un mode coquin. Si, j'ai noté un gag un peu méchant où la femme frustrée se retrouve nue pour attirer l'attention de son mari indifférent. Il lui reproche alors d'être toute fripée. Oups pas sympa Une lecture qui ne prend pas la tête et qui peut vous changer les idées noires.
Melly Brown
Le premier tome a été prépublié dans le Journal Tintin, et cette série est sans doute la première ou l’une des toutes premières publications en album de Jean Dufaux. Deux tomes ont été publiés, et un troisième, « Quantrill » (personnage mal orthographié au début du tome 2, au passage), était annoncé pour fin 1987, mais n’est jamais paru. C’est en tout cas l’occasion de découvrir ce « péché de jeunesse » de Dufaux, qui développe là un scénario relativement classique (comme le dessin de Musquera) dans un univers western, plutôt éloigné des séries qu’il produira par la suite. Même s’il introduit déjà quelques toutes petites touches de fantastique. Le premier tome peut se lire comme un one-shot, mais le second paru ne livre pas du tout la fin d’une histoire qui devait se conclure dans le tome suivant, jamais paru, la série ayant été abandonnée, Dufaux se lançant dans d’autres séries. Globalement, je suis resté sur ma faim. Le rythme est lent (l’action autour de Melly est entrecoupée par de plus ou moins longues digressions sur des batailles de la guerre de Sécession, en 1863 pour le premier, en 1865 pour le second). C’est aussi parfois inutilement bavard. Enfin, Melly est censée être une métisse « bien noire » (des sudistes ne la connaissant pas l’appellent « négresse », mais si sa plastique est irréprochable, elle est franchement bien plus blanche que noire). Son père est blanc, et sa mère, entraperçue sur une photo dans le premier tome, donc Noire théoriquement, ne l’est pas franchement non plus ! Il y a là un petit manque de crédibilité... Bref, les débuts de Dufaux, dans une série abandonnée, mais qui de toute façon manquait je trouve de souffle, même si le troisième tome annoncé, autour de Quantrill, pouvait redynamiser l’ensemble – on ne le saura jamais. Note réelle 2,5/5.
13m28
Le concept de départ est intéressant. Des amis sont à une petite fête dans un appartement parisien. Alors que la soirée commençait à mal tourner à cause d'un ex jaloux, soudain ils se rendent compte que la ville est inondée ! Et pas qu'un peu car ils doivent bien se trouver au 4 ou 5ème étage. C'est un peu comme ce film avec Romain Duris "Dans la brume", sauf que là c'est de l'eau et pas de la brume. Et comme dans ce film l'origine de ce phénomène est et restera inexpliquée. L'idée originale de l'album chez Manolosanctis que j'ai découverte en lisant la préface est que le récit est réalisée par un collectif d'auteurs où chacun vient dessiner quelques planches. Là où cela pèche est sur la cohérence de l'ensemble, pas tant sur l'aspect graphique car je m'en moque, chaque auteur ayant son style et à quelques exceptions près j'ai trouvé que les dessins étaient biens, mais sur l'aspect narratif. Chacun vient donner sa vision sur ce postulat de départ de la montée des eaux, certains auteurs vont la jouer un peu survivaliste (la survie pouvant consister à plonger chercher un paquet de clopes...), d'autres la jouent dans un registre plus romantique ou nostalgique. Cela manque un peu de continuité. Pas mal pour l'exercice de style mais pas mémorable.