Les derniers avis (20763 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Ambassador Magma
Ambassador Magma

Depuis quelques années, il n'y avait pas eu de nouvelle série de Tezuka disponible en français, seulement des remakes par d'autres auteurs ou des rééditions. Isan Manga change ça en sortant 3 séries cette année et deux autres sont prévus pour l'an prochain. Leur choix pour l'instant ce porte vers les œuvres de science-fiction de l'auteur et si j'ai aimé certaines œuvres de Tezuka dans ce genre, ce n'est pas le cas avec cette série. C'est une série pour les jeunes des années 60 et cela se voit. Le scénario est simpliste et remplit de facilité. Ainsi, il y a un méchant extraterrestre avec des pouvoirs incroyables qui envahit la terre, mais vous en faites pas un simple gamin va contrecarrer ses plans avec l'aide de son papa et de robots dont le Magma du titre qui est bien fort et pratiquement invincible. Je peux clairement imaginer des gamins japonais des années 60 trouver cette série absolument génial. Moi en tant qu'adulte du 21ème siècle je trouve que cela n'a pas bien vieillit et ne va intéresser que quelques fans du maitre. Il y a quelques très bonnes scènes, mais globalement je me suis ennuyé. Un truc qui m'a fait rigolé est que le gros méchant aime bien les enfants et cela n'a pas la même signification qu'il y a 60 ans dans l'esprit des gens.

10/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Michel Vaillant
Michel Vaillant

Je n’ai pas l’outrecuidance de vous présenter Michel Vaillant, le pilote automobile français de l'écurie de la marque créée par son père la Vaillante. Il est un des meilleurs pilotes du monde mais pas de pot au-delà du fait qu’il doit tenir un volant, il doit aussi régler des problèmes intérieurs ou extérieurs à la course ! Et ça pendant … 70 albums ! Qui dit mieux ? J’avoue que je n’ai pas tout lu. Les histoires sont un peu redondantes même si à travers les albums nous découvrons à vitesse grand V, les circuits du monde entier. A vous Le Mans, Indianapolis, ou encore Monaco… Jean Graton a bien bossé son sujet. Les circuits sont bien représentés avec d’autant plus de réalisme et de minutie qu’à priori le dessinateur prend l'habitude de s’y rendre en personne. C’est beau visuellement et les amateurs seront gâtés. Durant ma jeunesse, je n’étais pas complétement dingue de cette série. C’est encore vrai aujourd’hui. Après la relecture de certains albums je trouve même que cette répétitivité dans le scénario est ennuyeuse. Comme un refrain entêtant. Alors oui cela a vieilli et les protagonistes de la nouvelle saison , Benjamin Bénéteau, Marc Bourgne ou encore Vincent Dutreuil sont dans la même lignée que celle fixée par Jean Graton. Je dis oui pour quelques albums pour découvrir ce personnage emblématique de la BD, mais pas au point de se procurer tous les albums.

10/10/2021 (modifier)
Couverture de la série On achève bien les cons !
On achève bien les cons !

Si après les chevaux, on achève les cons, nous sommes tous en danger car nous sommes tous le con de quelqu'un. Tonton Lautner flingue avec conscience le monde politico-médiatique de la fin des années 90. C'est peut être une réaction épidermique à l'élection de 2002. Dans un ouvrage caricatural à la manière de Lauzier, G.Lautner nous décrit une micro-société égocentrée à la recherche perpétuelle d'argent et de pouvoir. Si Sidney Pollack et Horace McCoy nous décrivaient la misère humaine d'une Amérique pauvre, Lautner s'amuse à nous montrer la misère humaine d'une société pleine de fric à ne plus savoir qu'en faire. C'est très bien servi par les dessins caricaturaux de P. Castaza qui croque des célébrités de l'époque. C'est toujours caustique, souvent drôle et parfois injuste. Injuste pour les émissions du type "Qui Veut Gagner des Millions" où les questions semblent bébêtes avec des gains exorbitants en comparaison. Je préfère un angle de vue comme Slumdog Millionaire où la connaissance émotionnelle prend le pas sur un savoir académique. D'ailleurs il n'est pas si évident de savoir qui a tué Henri IV quand on est né à Cluj, Douala ou Manille. De même les insultes racistes et les magouilles politique/immobilier sont très antérieures à cette époque. L'intrigue policière n'en est pas une, elle sert uniquement à porter la charge contre les Beaufs.

10/10/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Amour Propre (Ne le reste ...)
L'Amour Propre (Ne le reste ...)

La découverte du point G de sa partenaire est-il le Graal du bon.ne amant.e ? Voilà la réponse à laquelle notre héros ,éternel adolescent sans beaucoup de caractère, devra répondre. Cela donne l'occasion à Martin Veyron de proposer un ouvrage un brin provocateur à l'époque. En multipliant les scènes de sexe, certaines bien explicites, en abordant le thème de la sodomie dans un ouvrage non classé adult only, l'auteur provoque à bon compte un public considéré comme coincé . Je n'aime pas son dessin et les couleurs pastel rendent une image assez fade à mon goût. Seuls les corps féminins pleins de rondeurs trouvent grâce à mes yeux. Le scénario se résume à une suite plus ou moins coquine de scénettes. Mais peut être ai je manqué quelque chose dans l'humour bien réel de M.Veyron puisqu'il nous prévient par une phrase de S.Gainsbourg que "L'amour physique est sans issue" Aux dernières nouvelles, on est toujours à la recherche du point G

10/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Bernard Lermite
Bernard Lermite

Je ne suis pas un amateur inconditionnel de l'œuvre de Martin Veyron. Celle-ci a eu une part de succès dans les années 80. C'était une époque de déconstruction des modèles issus de l'après-guerre. Peu ou pas de décors ni de couleurs, monsieur Veyron propose un dessin que je trouve sans profondeur ni relief. La sexualité féminine pseudo libérée est une ligne de force de son œuvre. En contrepoint il propose le personnage de Bernard Lermite, éternel adolescent pour qui le mot engagement est un gros mot. Il s'en suit une suite de(bonnes) aventures au gré du vent sans vraiment plus d'intérêt que le coup d'un soir. C'est une époque où un scénariste de renom (Veyron) pouvait faire dire à un petit Africain " Venez bwana, c'est paw là..."(p21)ou à un Japonais "Si l'honoLable monsieur..." (p10). J'aime bien la bande dessinées qui nous renvoie à nos errements passés même si aujourd'hui c'est insupportable!!

10/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Larkia
Larkia

Quand j’achète une bande dessinée « plein pot », j’ai envie d’en avoir pour mon argent. Sur ce coup là, je me suis laissé abuser et je n’apprécie pas du tout. L’histoire ne tient pas la route. Larkia – c’est le nom de l’héroïne - est un pâle succédané de Mad Max. Je vous raconte le début, c’est trop drôle ! Larkia accouche dans un entrepôt crado à même le sol. Une veille qui sort de nul part tarde à l’aider, trop occupée à boire un coup. Olalalala que va-t-il se passer ? Elle se décide à venir l’assister car ô miracle elle a un scalpel dans sa poche pour faire une épisiotomie. Ouf ! Alléluia c’est un garçon ... mais Il faut recoudre. Coup de bol, mémé Macgyver a du fil de pêche et un hameçon ! Larkia s’évanouie sous la douleur. Quand elle se réveille, la vieille est morte. Pas de pot ! Elle prend donc un sidecar et elle trace la route, direction le désert plein gaz. Tout d’un coup un hélicoptère avec 5 garçons testostéronés se mettent à la poursuivre. J’ai peur pour Larkia et le bébé ! La belle se réfugie dans un dinner’s abandonné. Grosses bagarres. Elle n’a pas de flingue mais grosse surprise, avec un gosse dans ses bras, elle réussi à vaincre ces soldats surarmés et entrainés. Alors cela ne vous donne pas envie de connaitre la suite ? La suite de l’histoire, c’est du même acabit. Je siffle donc la fin de la récré. Stop. Ingrid Chabbert a sans doute voulu mettre en avant une sorte de super héros à la sauce féminine dans un décor post apocalyptique. D’ailleurs elle le dit elle-même, elle s’est inspirée de Furiosa, personnage de fiction créé par George Miller et apparaissant la première fois dans le film Mad Max, Fury Road. Ben… au final c’est raté ! Alors oui ça bouge dans tous les sens. Les balles fusent. Mais il n’y a aucune cohérence dans l’histoire. Je n’ai pas tout compris quand j’ai refermé l’album. Et sans vouloir polémiquer, Larkia aurait eu une autre saveur si le héros avait été masculin. Je ne jette pourtant pas tout. Le graphisme sauve l’album. Ouf ! Pas la peine d’acheter cet album. Attendez de le trouver dans un vide grenier, cela ne devrait pas tarder. Scénario 1 / Graphisme 3 = 2 étoiles seulement

09/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série De mémoire
De mémoire

Cette bd avait tout pour être intéressante, mais finalement je rejoins les avis ci-dessous. Un dessin qui ne m'a pas laissé insensible. J'ai aimé son côté "pas fini", surtout au niveau des visages. Un découpage qui apporte un certain dynamisme. De belles couleurs dans les tons pâles. Le point fort de cet album. Côté scénario, un début d'histoire qui démarre fort avec cette excellente idée : l'hypermnésie. Mais cela se délite dès l'apparition des agents de la CIA dont le QI est proche de zéro. A partir de ce moment cela devient du n'importe quoi. Ce n'est plus crédible. Une fin d'album en eau de boudin. Dommage ça aurait pu être vraiment bien. Dispensable.

08/10/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chroniques de Riverdale
Les Chroniques de Riverdale

Hé tout le monde j'ai une idée géniale ! On va reprendre une vieille série, genre Gaston Lagaffe, et on va la dépoussiérer en la transformant en série réaliste ! Mieux, on va faire une série Netflix qui fera de l'univers de Gaston Lagaffe un clone de Twin Peaks ! On retrouverait les personnages qui seront maintenant totalement sérieux et il y aura rien d'amusant. De plus, certains personnages secondaires auront une tête totalement différente, déroutant ceux qui ont lu la série originale ! En plus, on va faire un comics de la série qui montrerait des tranches de vies des personnages dans des histoires courtes sans intérêt pour ceux qui n'auront pas vu la série télé vu que c'est un complément. Ça sera illustré par des dessinateurs ayant un style réaliste froid et fade ! Je suis certain que ça va cartonné ! Bon plus sérieusement, je n'ai pas vu la série Riverdale et ce que j'ai vu dans le premier tome ne me donne pas envie de la regarder. Si vous l'avez vue et adorée, ce comics va surement plus vous plaire. Ajoutons en bonus il y a un rédactionnel expliquant l'histoire d'Archie à travers la décennie et j'adore qu'on m'explique qu'avant la série Riverdale et le virage vers le réaliste qui apparemment est un succès, Archie était inconnu en dehors des États-Unis parce que : 1. La série est connue au Québec, éditée pendant des décennies par les éditions Héritage. C'était tellement populaire qu'alors que les ventes des comics de super-héros DC et Marvel ont commencées à baisser au point que l'éditeur a arrêté de les traduire, Archie était toujours là et était le seul comics disponible en kiosque qu'on pouvait trouver en langue français depuis au moins la fin des années 90. Héritage a même été jusqu'à publier des albums cartonnés. 2. Le dessin animé Archie, mystère et compagnie a été diffusé dans les années 2000 en France (et aussi au Québec) et en plus c'était une co-production États-Unis-France.

08/10/2021 (modifier)
Couverture de la série La Droite part en couilles
La Droite part en couilles

Si j'avais lu ces dessins à l'époque de leur publication (années 1990), sans doute aurais-je été plus indulgent, car davantage sensible au côté démolition d'hommes (surtout) et de femmes politiques alors au sommet de leur carrière (à part Sarkozy). Mais quelques années après, tout cela perd de son mordant et, osons le dire, de son intérêt. Car, hélas, la plupart de ces dessins ne sont pas forcément assez drôles par eux-mêmes, et l’actualité les ayant relégués au rang de souvenir, je n'ai pas été captivé par l'humour de Willem. Alors, certes, on y retrouve son côté "provo", la hargne contre une certaine bienpensance de droite qui habitait tous les auteurs (et lecteurs ?) de Charlie, mais cela ne suffit pas ici pour me faire apprécier ce recueil. Note réelle 2,5/5.

05/10/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Marsupilami
Marsupilami

"Le Marsupilami" est une série qui s'est perdue dans le nombre d'albums, la facilité de sortie et l'argent facile, et c'est regrettable puisque j'ai toujours une certaine affection pour les premiers albums de la série, qui restent de bonne facture selon moi. Les douze premiers albums sont, à mes yeux, de bonnes factures. Sans parler d'un chef-d’œuvre, on a des BD qui ont chacune un intérêt, une histoire pas désagréable et exploitent plutôt bien l'idée du Marsupilami. Le pollen du mont Urticando avec sa façon de montrer l'apprentissage "à la dure" des petits, Mars le noir et son message sur la différence, Baby Prinz qui moquait les dictatures sud-américaines, la question de l'or américain dans le diptyque de Boavista, les civilisations anciennes, jusqu'aux critiques du capitalisme sauvage dans Houbab Banana. Chaque album a quelques gags amusants, des bonnes idées et une petite leçon morale. Encore une fois, sans crier au grand art, je trouvais cela sympathique et agréable pour les plus jeunes. Cela dit, la série s'embourbe un peu, ensuite, dans des albums plutôt moyens et oubliables, ou le Marsupilami passe souvent au second plan face aux humains, et globalement les derniers albums n'ont pas laissés du tout de trace dans ma mémoire. Et c'est dommage, comme tant d'autres séries il aurait probablement fallu s'arrêter lorsque les idées étaient encore bonnes, et que la série ne sentait pas à ce point l'argent facile. Dommage, mais je pense que les premiers albums seraient toujours aussi bon pour les enfants aujourd'hui !

05/10/2021 (modifier)