Les derniers avis (20763 avis)

Par Titanick
Note: 2/5
Couverture de la série Tchaï Masala - Monologue Hindi
Tchaï Masala - Monologue Hindi

Tout ce qui touche à l’Inde m'intéresse a priori. Transformer un récit de voyage en le romançant sous la forme de la recherche d'un homme disparu, pourquoi pas. Eh bien je n'ai pas été convaincue. Ni par « l'intrigue » qui ne m'a pas intéressée, ni par l'atmosphère que j'ai trouvée plutôt desservie par un dessin à mon goût trop gras et trop simple pour rendre compte de l'ambiance qui règne à Bombay ou ailleurs. Trop en noir et blanc aussi, je ne m'y suis pas retrouvée. Certes, l'auteur a bien voyagé sur place, mais j'ai surtout eu l'impression qu'il a fait un reportage photo, quelques vues à chaque ville qu'il a traversée, et qu'il a retranscrites en dessin et s'y est mis en scène. Ça ne me suffit pas pour que je trouve son récit passionnant, sans qu'il soit franchement mauvais non plus. Une lecture que j'oublierai vite, passons à autre chose...

29/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Aldébaran
Aldébaran

En 1992, le troisième Sommet de la Terre à Rio (qui se souvient des deux premiers ?) est la première réunion vraiment importante qui met l'écologie comme priorité première pour la survie de notre planète. Aldébaran qui s'appuie sur la diversité biologique d'une faune et flore exceptionnelles est pour moi une suite logique de la prise de conscience naissante de ce sujet. La Science-Fiction est le champ de tous les possibles et celui que choisit Léo désoriente un peu car nous sommes loin d'un scénario type "guerre des étoiles". J'aime beaucoup le dynamisme des héros de ces albums. Kim et Marc sont toujours en mouvement et cela permet de visiter des paysages superbes sur les plages ou dans les forêts. Le dessin et les couleurs ne me déplaisent pas sauf quand les personnages restent la bouche ouverte de stupéfaction. Cela leur donne un petit air figé de poissons cherchant à respirer. Le zeste d'érotisme ne me choque pas du tout, au contraire. Les rebondissements sont nombreux et bien amenés. Malheureusement, j'ai plusieurs points qui me chagrinent beaucoup. Marc, Kim et consorts sont les descendants d'une expédition de 1500 pionniers choisis par l'ONU en 2078. C'est peu pour coloniser un territoire plus grand que l'Afrique et l'Europe réunies (La carte du début est trompeuse car ne tient pas compte de la perspective). De plus, en 2078, le monde sera très majoritairement Asiatique et Africain. Le monde urbain que nous propose Léo me rappelle les villages méditerranéens des années 50/60, sympathiques mais loin des standards de Djakarta, Mumbai ou Lagos. Dans la même veine presque tous les responsables importants de l'histoire (sauf Driss) sont de même origine. Cela manque d'anticipation à mon avis. Le personnage d'Alexa me gène. Formée au close-combat, elle a le coup de feu facile pour un savant travaillant sur la biodiversité (même si elle se trouve en état de légitime défense). Comme Pad qui attire et tue des oiseaux javelots pour se faire du fric, bof bof. Pour conclure, l'épilogue proposé par Léo me laisse pantois. "Boom économique", "le trafic maritime et aérien s'intensifia", "les industries se développèrent". Waouh.... un vrai programme pour le premier Sommet de la Terre Stockholm en 72.

29/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Mother
Mother

Pas grand-chose à dire de cette lecture, qui ne m’a vraiment pas convaincu. J’aime plutôt le dessin de Sorel (qui produit ici encore quelque chose de fort et beau) – mais je l’ai trouvé ici un peu trop sombre, rendant la lecture de certaines planches malaisée. D’autant plus que l’intrigue, mêlant mère hyper possessive, schizophrénie ou autres problèmes psychologiques, m’a perdu assez rapidement. D’abord parce que je pense ne pas avoir tout compris. Ensuite parce qu’on traverse cette histoire trop rapidement, sans pouvoir s’attacher aux personnages ou à la narration. Lecture décevante donc.

29/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Cixi de Troy
Cixi de Troy

C'est le nom de Vatine qui avait attiré mon attention. Une belle déception. Je suis plutôt fan de son dessin mais là il est en dessous de ce qu'il produit d'habitude, on est loin d'Aquablue ou de Niourk. Ce n'est pas moche, on dirait une commande réalisée sans envie, pas la moindre étincelle au coin de l'œil. Mais bon il faut bien se nourrir. Le troisieme tome avec Adrien Floch ne sauve pas cette mini série. Une colorisation informatisée des plus banale. Côté scénario ce n'est pas mieux, on sait juste ce que Cixi a vécu entre les épisodes 5 et 6 de Lanfeust de Troy. On n'apprend rien de transcendant. Une narration fluide. A trop vouloir tirer sur le filon Troy, j'en ai attrapé une indigestion. Pour les inconditionnels du monde de Troy.

29/09/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Tomorrow
Tomorrow

Bon bon bon... Pas vraiment convaincu par ce titre qui, s'il a certaines qualités indéniables, n'aura pas réussi à me convaincre d'un point de vue crédibilité globale. Oscar Fuentes est un ado particulier surdoué pour le violoncelle mais qui gère assez mal ses émotions, il est neuro-atypique. Ce jour là il a une audition à laquelle l'accompagne sa mère, mais pas sa sœur jumelle avec qui il noue pourtant une relation assez fusionnelle. C'est aussi ce jour précis qu'un virus informatique passe la barrière "des espèces" pour s'en prendre à l'humanité. Mais seuls les adultes semblent en être victime. Le jury d'Oscar ainsi que sa mère s'effondrent raides morts à la fin de son audition, commence alors pour Oscar une course contre la montre pour retrouver sa sœur... On suit également le parcours de Drevon, un spécialiste en sécurité informatique en relation avec le créateur russe de ce virus. Tiraillé entre son devoir et la survie de sa famille, il va quand même tenter le maximum pour anéantir ce virus. Viennent ensuite un groupe de jeunes sportifs et un autre groupe parti en stage d'intégration d’entreprise dans le désert... Peter Milligan nous propose donc un scénario chorale autour de ces quatre groupes qui vont affronter l'effondrement de la société qu'ils connaissent. Entre les gangs survivalistes de jeunes que Cira la sœur d'Oscar va intégrer et les forces de l'ordre qui vont tenter tant bien que mal de rétablir l'ordre, c'est plutôt le chaos qui prédomine et s'impose. Surtout que ce virus s'attaque avant tout aux adultes... Si le pitch suscite la curiosité, surtout en ces moments de pandémie, j'avoue avoir tiquer sur plusieurs points essentiels du scénario. Tout d'abord, le passage du virus de la machine à l'homme... pourquoi pas... la SF a proposé des scénarios bien plus alambiqués. Mais là, aucune explication, juste pif pouf, un hacker de renom russe balance son virus, et hop ! Deuxième point qui m'a fait beaucoup tiquer c'est le contact quasi immédiat qu'établie notre expert en cyber sécurité et le hacker russe. D'une déjà, le mec devine tout de suite d'où vient l'attaque, et deuzio entre en contact "finger in ze noze" avec lui pour essayer de trouver une solution... Heuuuu comment dire, moi j'y crois pas une seconde ! Le point positif de cet album tient heureusement au graphisme de Jesus Hervas (dessin) et James Devlin (colorisation) qui donne lieu a de magnifique planches (mention spéciale aux chapitres consacrés au gang qu'intègre la sœur d'Oscar). Au final un album aux charme graphique indéniable mais qui n'aura pas su me convaincre d'un point de vue scénaristique. Dommage.

27/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Sept yakuzas
Sept yakuzas

Nouvelle déception que cet épisode de Sept. Une histoire de vengeance. Un nonagénaire en couche culotte aidé de six autres yakuzas aux look très différents vont partir en guerre contre le nouveau gang qui a pris le pouvoir. Avec sa demi surprise en conclusion qu'on voit arriver comme le nez sur le visage. Une narration faite de nombreux flash-back retraçant le passé et une présentation des yakuzas qui n'aide pas à la fluidité du récit. Un scénario convenu. Un dessin gras qui n'est pas du plus bel effet. Une jolie colorisation. Une lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Dispensable.

26/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Major Burns
Major Burns

Un album franchement ennuyeux. C'est humoristique et je n'ai pas du tout ri ! Le pire est que certaines situations sont marrantes, mais je n'ai pas ri ou même souri à cause de la mise en scène. Je la trouve plate et je trouve que le rythme va trop vite. Il y a trop d'idées dans ces courtes histoires et les scènes s'enchainent un peu mal par moment. Je pense notamment à l'histoire avec le loup-garou qui a de bons gags, mais tout tombe à plat à cause du dessin. Ajoutons que certaines histoires sont juste inintéressantes. Donc voilà un album dispensable. Dans le genre « parodie se passant dans l'Angleterre victorienne », il y a bien mieux comme Baker Street par exemple.

26/09/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Amore
Amore

Amore est une suite de courts récits, sorte de nouvelles, sur le thème de l'amour. Ce qui frappe immédiatement (et qu'on retient une fois l'album refermé) c'est l'univers graphique. Les ambiances sont vraiment réussies, le dessin et les couleurs donnent envie de plonger dans ces mini histoires. Malheureusement celles-ci se révèlent relativement plates et présentent au final un intérêt assez limité. Reconnaissons que l'exercice de style n'est pas évident, mais en 8-10 pages, il est trop rare que ces historiettes arrivent à toucher le lecteur. D'un coté c'est bien court pour s'attacher à un des personnages. C'est également trop court pour avoir le temps d'être touché par telle ou telle aventure. Du coup ce n'est jamais poignant, ce n'est même jamais un peu émouvant. Ce n'est ni drôle, ni poétique, ou si peu. Bref c'est banal. A l'exception d'une ou deux histoires grand max, il n'y a pas de pirouette qui vient conclure une intrigue, le genre de surprise qui vous arrache un sourire, et qui vous fait dire "ah ah je l'avais pas vu venir cette conclusion". Pas de surprise donc, pas d"émotion, et pas de rire non plus. Au final c'est assez mince, Amore est une succession d'histoires quelconques, qui plaira peut être aux fans d'histoires contemplatives.

26/09/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Iznogoud
Iznogoud

Après des relectures et des tentatives, je dois dire que je suis aussi de ceux qui estiment peu Iznogoud. Le défaut, à mes yeux, c'est qu'en comparaison avec d'autres séries de Goscinny, celle-là se démarque moins. L'humour est là, mais Iznogoud me fait toujours peu rire en comparaison d'un Astérix. D'autre part, le principe est assez rapidement expliqué et dans les quelques albums que j'ai lu, j'ai déjà noté une certaine répétition du genre. Izonogoud est une BD extrèmement connue, et mon avis ne changera pas cet état de fait, j'en suis conscient. Car elle apportait des nouveautés pour son époque : un personnage central qui est le méchant, les jeux de mot des noms de tous les personnages, les histoires courtes tournant autour de comment évincer ce gentil calife. C'est amusant à lire lorsque l'on n'a qu'un seul album, certains gags font réellement mouche, mais je n'ai pas envie d'en avoir chez moi ou d'en lire plus. La série me donne parfois l'impression d'être datée et un peu trop coincé dans son idée de base. Je n'ai pas spécialement cherché à voir les différences entre la période Goscinny et celle après, mais cette BD n'est pas faite pour moi. Tant pis, je me consolerais en relisant mes Asterix !

24/09/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Bouffon
Bouffon

Après lecture, je ressors très peu satisfait de cette histoire. Et, encore une fois, je trouve cela dommage. Il y a quelque chose d'intéressant dedans, de réellement prenant même au début, mais une fin trop rapide et abrupte, une histoire qui me semble jouer sur la morale et les sous-entendus, mais qui me semble trop simple, et une sensation d'un peu être passé à côté de l'ensemble. Pourtant le début est excellent, avec cette découverte d'un narrateur étonnant et d'une histoire sombre qui ne commence pas bien du tout. Mais la noirceur et le côté glauque du début s'estompent un peu trop vite à mon gout, laissant place à une deuxième partie jouant sur le fantastique avec une émotion distillée dans ces pages. Cependant, j'ai une sacrée réserve dessus : le narrateur pourrait tout aussi bien avoir inventé/rêvé toute cette histoire (et j'ai eu le sentiment que c'était le cas pendant ma lecture), notamment lorsque le Bouffon s'éloigne du château. Mais cette fin très abrupte ne semble rien résoudre. Même si j'ai trouvé que l'émotion était présente dans la séquence rêvée au bord de l'eau, il manque une réelle conclusion quant au devenir de cet enfant hors norme. C'est presque comme si il manquait une partie de l'histoire. Et surtout, cela laisse un sentiment d'inachevé après ma lecture, sentiment qui a clairement prit le pas sur le reste des idées. Pour le dessin, c'est très clair et lisible, assez agréable et raccord avec le propos. J'aurais bien aimé apprécier l’œuvre, mais elle reste finalement un peu en retrait dans mon esprit. C'est ce que j'ai déjà ressenti dans certaines œuvres de Zidrou, comme s'il ne s'autorisait pas à conclure (même parfois cruellement) ses histoires. "Bouffon" n'est donc pas mauvais, loin de là, juste assez oubliable selon moi. Elle n'a pas eu pour moi le même attrait que d'autres histoires se passant au Moyen-Âge, et spontanément ce n'est pas elle que je souhaiterais relire.

21/09/2021 (modifier)