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Couverture de la série Les Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse
Les Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse

Pour cette ancienne série des années 80 on prend un brin de paléontologie, un soupçon d'astronomie, un chouia d'aventure pour aboutir à bof bof. Notre couple ? d'aventuriers scientifiques amateurs jouent de malchance avec leurs appareils photos pour immortaliser la rencontre qui révolutionnera la science des origines. Les scénarii utilisent des schémas assez connus (Nessie, sectes, extra-terrestres) mais sans vraiment approfondir. Les personnages sont sympathiques mais développent peu les relations qui peuvent se tisser entre eux. Marie un peu nunuche au début prend de l'étoffe par la suite ce qui est bien. Des fins genre queue de poisson qui montrent l'inachèvement des scénarii. J'aime le dessin de Magda quand elle reproduit l'atmosphère écossaise. Pour la curiosité du moyen 2,5

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Moines de Bourgogne
Les Moines de Bourgogne

Oulahh ! Ben, pour le coup, je l’ai trouvé très peu inspiré, Eric Corbeyran. C’est dommage car, d’une part, il avait en Brice Goepfert un dessinateur on ne peut plus approprié pour illustrer ce récit historique et, d’autre part, le sujet me paraissait des plus riches. Pensez donc, les moines cisterciens ! Un ordre religieux qui suit des principes rigoureux et louables, qui a su par son savoir-faire faire fructifier les terres qui lui ont été léguées (ou qu’il a rachetées) au fil du temps. Paysans travailleurs et observateurs, fabricants méticuleux, marchands opiniâtres, les moines cisterciens ont fait évoluer ces trois domaines par leur travail et grâce à l’échange de leurs expériences. Et là, on a juste droit à une petite historiette d’un pauvre enfant abandonné et mal dans sa peau, recueilli par les moines qui le confient à une famille d’accueil avant de le récupérer à se demande quelques années plus tard, avant de le voir partir aux Croisades sans grande motivation et de le voir revenir légèrement illuminé… mais qui serait à l’origine de toutes les innovations viticoles nées en Bourgogne. Non seulement j’ai trouvé le destin de ce personnage sans intérêt et très artificiel mais en plus, en lui attribuant toutes ces innovations, Corbeyran se prive de la matière que pouvait offrir la compétence de l’ordre cistercien dans son ensemble. C’est con parce que Brice Goepfert offre de bien jolies planches dans ce style réaliste et classique si cher à Glénat. J’ai beaucoup aimé la représentation des différents bâtiments ainsi que certaines cases dédiées à la nature. Et le dossier en fin d’album s’est révélé instructif. … Mais l’histoire imaginée par Corbeyran… pffff… Qu’est-ce que je me suis ennuyé… S’il n’y a avait eu le dessin et le dossier, c’eut été une étoile et rien de plus !

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Madila
Madila

C'est l'avis de Zelda qui m'a fait rajouté une étoile à cette ancienne série. C'est agréable de lire des avis aussi bien écrits avec cœur et avec une pensée personnelle qui sort de la technique pure. Le dessin stylé mode sort de l'ordinaire mérite une bonne appréciation même si je trouve les visages trop semblables les uns aux autres, surtout pour les femmes. Mais le gros défaut comme souligné ailleurs est le scénario. Je n'ai lu que Rouge Rubis mais je me sens incapable de rechercher un autre tome. J' aime les thrillers et je trouve l'histoire invraisemblable du début à la fin. Même en considérant la part de fiction, je pourrais faire une ou des remarques à chaque rebondissement du récit. Les personnages sont vides et ces histoires d'ultra riches qui se bouffent est d'un ennui mortel. Dommage car on sent une qualité littéraire affirmée dans la narration de l'épisode. Désolé Zelda 2 c'est mon maximum.

24/11/2021 (modifier)
Par Solo
Note: 2/5
Couverture de la série Revoir Paris
Revoir Paris

Après lecture de l'édition intégrale, il y a de très belles qualités graphiques mais je ne suis pas conquis du tout par le scénario. L'univers présenté est très beau, contemplatif. J'aurais moi aussi le nez en l'air à m'en faire un torticolis. On voit bien que le travail du dessinateur était très minutieux, détaillé, alors que le rendu final est tout à fait clair et aéré. En matière de voyage, j'ai apprécié me transporter au gré du chemin pris par Kârinh, l'héroïne un peu rebelle qui a quitté l'Arche pour effectuer une mission de prise de contact sur Terre, à Paris, et qui n'a aucune confiance envers ses supérieurs. Mais ce personnage ne m'a pas franchement plu. Faute aux dialogues, que je trouve assez figés et neutres. Et je pense la même chose sur les personnages, leurs expressions sont assez glaciales à mes yeux. Ainsi la sensibilité et la douceur de Kârinh ne me sont pas parvenues et je n'ai ressenti aucune empathie particulière. Quitte à aller jusqu'au bout de l'idée, elle m'a même fatigué à ne plus avoir de forces à chaque fois qu'elle marchait 100 mètres. Son regard porté sur le passé et sa vision idéalisée de Paris sont intéressants, tout comme ses rêves et ses problèmes de toxicomane, mais je n'arrive pas à m'y retrouver dans la manière dont cela a été exploité. Et puis l'intrigue en elle-même... La fin ne nous dit rien (un second cycle était prévu à la base?), le début prend une plombe, les péripéties m'apparaissent ennuyeuses, on ne sait rien ou presque de l'Arche, on apprend très peu de choses sur les origines du désastre sur Terre, le sujet parental est anecdotique et simpliste, les raccourcis s'enchaînent à foison (Mikhail), certaines scènes sont inexpliquées (comprendre: il fallait les expliquer). Et puis malgré tout l'espace-temps dans lequel on est envoyé, il y a trop de dialogues futiles qui gâchent le tempo et le relâchement. Une note sévère par rapport au dessin, mais une note en accord avec ma déception sur l'ensemble.

24/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Fléau - Impossible de l'arrêter
Le Fléau - Impossible de l'arrêter

Il y a eu tellement de changements dans l'univers de Marvel cette dernière décennie que franchement je suis complétement perdu et j'ai plus trop envie de lire les nouvelles séries de cet éditeur. Je me concentre donc surtout sur les intégrales des vieux comics Marvel et je lis une nouveauté lorsqu'il y a un scénariste que j'aime bien aux manettes. C'est donc pour cela que j'ai lu ce one-shot qui met en vedette le Fléau, un méchant qui est maintenant un gentil pour je ne sais quelle raison, j'ai vu que c'était par le scénariste Fabian Nicieza qui a fait quelques comics que j'aime bien. Malheureusement, il est en petite forme ici. Je n'ai pas trouvé l'histoire passionnante même s'il y a quelques éléments intéressants comme le fait que le Fléau recherche la rédemption. Le gros problème est que je trouve que le récit va trop vite, tellement vite que j'avais l'impression qu'il manquait des parties au scénario, comme si je n'avais lu que la moitié de cette mini-série tellement les ellipses sont grosses par moment ! Du coup rien n'est vraiment développé et en plus le dessin n'est pas très agréable à regarder. Oubliable.

23/11/2021 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Berezina, d'après le récit de Sylvain Tesson
Berezina, d'après le récit de Sylvain Tesson

Comment cette défaite militaire de Napoleon à fait entrer le terme Berezina dans le langage courant. J'espérais le découvrir avec cet album. Ce fut un peu le cas, mais globalement cette lecture fut assez mitigée. Le choix narratif assumé de l'auteur n'est pas de nous livrer un récit historique, mais de nous proposer un roman graphique basé sur le périple de l'explorateur Sylvain Tesson, qui a re parcourut la route de l'empereur en 2012, 200 ans pile après la défaite de Napoléon. Ce qui ne marche pas, c'est que le récit n'arrive à rendre intéressant ni le road trip contemporain, ni le récit historique associé. On alterne sans cesse les séquences dans le présent et les flash back historiques. 2 pages de l'un, 2 pages de l'autre, 4 cases de l'un, 3 cases de l'autre. Il y a énormément à dire sur les 2 parties mais du coup, rien n'est développé à fond. On sent bien la recherche du parallèle entre les deux, le parcours initiatique des passionnés sur la route originelle, mais tout ça donne une narration expéditive et parfois confuse. Beaucoup d'évènements qui arrivent à notre équipage d'explorateurs sont servis sous forme de courtes anecdotes de voyage. Mais ça manque de liant. On attend leur amis russes qui ont des ennuis mécaniques pendant des pages et des pages. A coté de ça, ils se perdent à pied (alors qu'ils voyagent en side-car) dans une foret enneigée, ils sont gelés, ça à l'air terrible. Comment sont ils arrivé là et pourquoi ? On ne le saura pas. Par contre ils s'en sortent en une case en croisant une route et en faisant du stop. Coté historique, il y a tellement à dire aussi que ce n'est pas simple pour le néophyte de saisir tous les enjeux de ce conflit. La mauvaise idée c'est également de faire usage de synonymes, métaphores et autres surnoms pour désigner les lieux et les personnages. Du coup le même néophyte sera perdu et ne saura pas si on parle des français ou des russes... Un peu dommage. On sent que c'est fait par des passionnés d'histoire (il faut sacrément l'être pour faire le voyage qu'ils ont fait), mais le contrecoup c'est qu'on dirait que ça s'adresse à des connaisseurs. Dans l'ensemble on comprend quand même que Napoléon et son armée ont fui la Russie et qu'à chaque ville croisée il a perdu de plus en plus d'hommes. Et qu'au final c'est un véritable carnage niveau perte humaines. La partie qui relate la bataille autour de la Berezina est par contre plus efficace, car un peu plus développée. Il y a quelques cartes et schémas qui expliquent habilement la disposition des force en présence, les options de route, les pièges tendus, etc... Coté graphique le dessin des personnages en parka ou en uniforme ne permet pas toujours de les reconnaitre. Les décors, notamment les monuments russes, sont eux bien réussis. Au final, une lecture qui n'apporte hélas pas tout l'intérêt et les détails que j'espérais y trouver.

22/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Capitaine Apache
Capitaine Apache

Voici une série beaucoup plus intéressante qu'il n'y paraît après une première lecture rapide. Elle me renvoie immanquablement à l'album de Duhamel Fausses pistes. La série appartient à un mouvement anticolonialiste et anti-raciste des années 70. Je ne vais surtout pas m'en plaindre ; Elle visait un public jeune donc à l'esprit très malléable et très réceptif à ce type de récit. Mais voilà combattre des représentations simplistes à la Hollywood par d'autres représentations simplistes ne me convient guère. Sur des sujets historiques aussi sérieux et pas encore refermés c'est la porte ouverte à des critiques destructives. L'ouvrage traite sous forme de courtes histoires anecdotiques souvent dramatiques des guerres indiennes Apaches Chiricahua en Arizona et Nouveau Mexique. Le scénariste monsieur Lécureux nous présente un nouveau héros Blanc qui prend parti pour la cause Indienne. Il y eut une véritable éclosion de ces héros à cette époque le plus célèbre étant Blueberry mais mon préféré reste Buddy Longway. Ici notre Irlandais rouquin épouse une indienne puis parcours le pays avec son fils pour redresser les torts infligés aux Indiens. Son fils devenant par la suite un leader de la seconde guerre Apache. C'est la fin des Guerres Indiennes qui ont commencé près de 100 ans plus tôt. Les auteurs mettent l'accent sur les massacres, les injustices et les violations de traités bien réels subits par les Indiens de la part des gouvernements et des pionniers. Mais la première contradiction insurmontable à mon avis pour les scénaristes, est que ces héros sont eux-mêmes des colonisateurs ou issus de la vague colonisatrice. Or avant les fusils, c'est la venue des Européens avec leurs virus pathogènes pour les Indiens qui a été la grande source de la mortalité des millions de morts Amérindiens. Tous ces héros sont donc vecteurs de mort rien que par leurs présences. La seconde contradiction est de présenter Buffalo Bill comme un héros du Pony Express alors qu'il a été la source de l'autre grande cause de la mortalité des Indiens, la tuerie insensée des bisons. Cela a provoqué famines, malnutritions et maladies comme l'explique très bien Derib dans Celui qui est né deux fois et d'autres historiens Lécureux est parti de l'affaire Bascom pour établir son récit. Mais là aussi les historiens modernes montrent que son récit est pour le moins biaisé au-delà de la partie romanesque indispensable à sa création. En effet Cochise ne peut pas être présenté comme un ange innocent. Ni les Indiens tous gentils à part quelques incontrôlables. Les Guerres Indiennes ont fait quelques 40000 morts Indiens en 110 ans mais aussi 20000 Blancs. On est loin d'un ratio comme l'invasion de l'armée soviétique en Afghanistan. Après sa fuite Cochise prend en otage des Blancs pour les échanger contre les prisonniers ( dont le frère de Cochise et ses neveux). Devant le refus de Bascom, Cochise s'enfuit en laissant ses prisonniers morts. C'est alors que Bascom fit pendre le frère de Cochise, d'où la guerre. (Once They Moved Like The Wind de David Roberts 1993) Ce long développement pour montrer que l'Histoire se plie mal au manichéisme sauf à vouloir la travestir. Je trouve les dessins très dynamiques pour les actions et les corps mais quelconques pour les paysages et les ambiances. Quant aux couleurs je n'aime pas du tout.

22/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Amants de Shamhat - La véritable histoire de Gilgamesh
Les Amants de Shamhat - La véritable histoire de Gilgamesh

Gilgamesh est un héros mythique que je connais que de nom ou alors si j'ai lu son histoire un jour je ne m'en souviens pas. Le fait que je ne sois pas un grand connaisseur de Gilgamesh a probablement contribué au fait que je ne suis pas rentré dans l'histoire parce que j'ai eu l'impression qu'il fallait certaines connaissances pour apprécier ou au moins comprendre l'album parce que j'étais un peu perdu au début du récit. L'éditeur dit que Berberian raconte la vie de ce roi de manière très drôle et c'est vrai que certaines répliques sont bonnes et que le sadisme de ce roi donne lieu à quelques touches d'humour noir, mais globalement j'ai trouvé le récit pas amusant du tout et même ennuyeux. La faute au fait que je n'ai pas trouvé les personnages attachants et que je me foutais de ce qui leur arrivait. Je pense que je ne fais tout simplement pas parti du public-cible vu les commentaires élogieux que j'ai trouvé un peu partout sur internet. Si vous être un gros fan de l'auteur et de son style, vous allez surement mieux apprécier que moi. Je pense que ce qui s'est passé est que vu le titre et le sujet, je pensais lire une aventure épique alors qu'on est plus dans du théâtre pour bobos (la mise en scène et la manière dont bouge les personnages m'ont souvent donné l'impression que je regardais une pièce de théâtre au lieu de lire une BD).

21/11/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Le Bourreau
Le Bourreau

Un triptyque qui ne m'a pas convaincu. Une catastrophe scénaristique, même le premier tome m'a désappointé à la différence de certains avis ci-dessous. Une retranscription du "super héros" au moyen âge. Une idée de départ pas si mauvaise que ça, mais bon le traitement narratif réalisé par Cabella ne m'a pas emporté et ça va de mal en pis de tome en tome. Que tous les rois de France eussent eu un jumeaux et ressortir le mythe du masque de fer .... Des personnages qui ne m'ont pas intéressé, ils sont vides d'émotions. Un mélange Indigeste. Heureusement graphiquement c'est pas mal, le Paris moyenâgeux est superbe. Un découpage classique. Une jolie colorisation. Ma lecture a tenu plus du supplice que d'un moment de détente. Dispensable.

21/11/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Black Alligator
Black Alligator

C'est un drôle d'album... Ca ressemble à une sorte d'hommage à l'âge d'or des yéyés, truffé de référence à Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers, Gene Vincent, Elvis Presley et consorts. Doc JPP, manifestement à l'origine du projet, s'est adjoint les services de José Jover, autre grand amateur de cette époque musicale, pour un récit mettant en scène ces has been cherchant à revenir littéralement sur le devant de la scène. L'ensemble est un peu maladroit, on a droit à une sorte de virée d'une bande de pépés nostalgiques de leurs années de gloire, ils passent beaucoup de temps à râler, puis, quand ils redeviennent des stars, se demandent quelles sont les contreparties du pacte passé avec une créature invoquée un soir de beuverie... Des adolescents très attardés, en somme. Et lorsque leur tour semble être passé, une autre péripétie survient, et.. ça s'arrête. C'est frustrant car ça s'arrête de façon abrupte. L'album s'achève sur un dossier regroupant quelques planches et illustrations anciennes de Doc JPP. Il reste deux idées intéressantes : le pacte conclu avec un alligator noir, inspiré par celle d'un pionnier du blues, et les roadies incarnés par des zombies... Etrange mais rigolo, même si trop peu exploité à mon avis; Le style de l'auteur est un brin suranné, hésitant entre la caricature et le semi-réalisme. C'est assez typique de l'iconographie associée aux yéyés, donc dans l'esprit de l'histoire. Par contre la mise en couleurs est ratée, pleine de couleurs saturées, voire sursaturées. A réserver aux amateurs du rock des années 1960, comme "Rock and Roll Comics", autre titre de la même collection.

20/11/2021 (modifier)