Bof, bof, bof et re-bof. Une histoire invraisemblable et un dessin qui manque de lisibilité.
Un fond d'investissement va ruiner la vie de salariés en vendant leur entreprise et en la délocalisant en Inde.
Les salariés qui ont perdu leur travail vont se venger en prenant en otages ces magmas de la finance qui fêtent la nouvelle année sur un navire de croisière.
Je ne suis jamais arrivé ni à entrer dans cette vendetta, ni à m'attacher aux personnages. Un scénario trop improbable. Comment cette opération de piratage ne fuite pas avec le nombre de personnes concernées ? Comment croire à ce vol d'explosifs C4 sur un camp militaire ? Comment s'attacher aux personnages avec un récit si machinéen ? Comment s'emparer si facilement du paquebot ?
Trop gros pour moi.
Un dessin qui ne m'a pas enthousiasmé, pas assez lisible à mon goût malgré quelques belles cases représentant l'océan. Des visages figés et se ressemblant beaucoup. Des couleurs très sombres mêmes pour les scènes se déroulant en intérieur.
Voilà, vous êtes prévenus.
Quand j’ai commencé à feuilleter cette BD chez un bouquiniste, je suis tombé sous le charme d’un graphisme incroyable. Un trait bien noir, réaliste et détaillé dans le style des années 50. J’entrevois une réussite visuelle presque parfaite. Et puis il y a l’histoire … un mixte polar crasseux et fantastique. Quel dommage ce mélange. Mes premières impressions sont gommées par un scénario bien foireux. Mais que vient faire la magie noire dans les enquêtes de Mallory Hope ?
J’avoue ce récit hybride m’a très rapidement gonflé. La lecture fut laborieuse au point de stopper celle-ci avant la fin. Le personnage avec son masque à gaz qui accompagne le détective est grotesque et n’apporte rien. Je me suis ennuyé.
Comme je l’ai dit en introduction le dessin est magnifique. Le côté noir et blanc apporte une atmosphère mystérieuse et cafardeuse. C’est vraiment top !
Dessin 4,5 étoiles / Histoire 0,5 étoile = moyenne 2,5
Ce manga est le spin-off d'un animé offrant une histoire alternative à celui-ci.
Autant vous dire que si vous ne connaissez pas cet animé, vous n'allez pas y comprendre grand chose. Le lecteur est plongé d'emblée dans une action confuse et décousue, avec un personnage amnésique qui ne sait pas qui il est ni ce qu'il fait là, puis on comprend ensuite par bribes qu'il est dans un monde virtuel et qu'il fait partie d'un groupe de détectives qui enquête sur des meurtres liés à des accidents de voitures, lui depuis ce monde virtuel et d'autres directement dans la réalité. Ce monde virtuel en question, on comprend qu'il est formé de bribes de psychés du criminel et de ceux qui ont côtoyé ses crimes.
Déjà que ce le concept n'est pas simple à la base, la narration de ce manga achève de la rendre incompréhensible. La mise en scène est affreusement décousue, les différents noms des nombreux personnages sont assenés en grand nombre et on s'y perd très vite, le déroulement de l'histoire est haché, les enchainements régulièrement inintelligibles. On capte vaguement ce qu'il se passe mais uniquement par bribes et surtout de manière déplaisante à la lecture tant on a l'impression d'un chaos mal foutu empli d'action et des morceaux mal collés d'une enquête policière mouvementée.
Peut-être que les amateurs de l'animé s'y retrouveront, mais je doute que ce soit le cas pour les autres.
Mouais, un gros bof. Je n’ai clairement pas été emballé par cet album, qui regroupe quelques histoires courtes autour de deux personnages assez fades, Artie et Cob donc, détectives privés (même si cet aspect est finalement peu important dans les intrigues).
Intrigues qui vont un peu au hasard, au fil d’une inspiration hésitante. Cela part dans tous les sens, touchant parfois au polar, à la SF, à l’aventure pure – même si parodique, avec un humour qui se veut omniprésent, mais qui n’est hélas le plus souvent que trop terne, lourdingue et peu percutant. J’ai connu Pierre Ouin plus provocateur, mais là, je sors déçu de ma lecture.
Le dessin n’est pas extraordinaire, et un certain nombre de grosses fautes ponctuent la lecture (chose qui me gêne généralement).
Bref, un album peu courant,
"Par le co-créateur de The Boys" annonce fièrement le gros autocollant rouge sur la couverture de cet album. Argument publicitaire fallacieux et trompeur ! Il aurait fallu dire "Illustré par l'un des dessinateurs de la série The Boys". Car c'est bien le scénario qui fait la force de The Boys et les scénaristes de Space Bastards n'ont pour leur part aucune série aussi fameuse à mettre à leur actif.
Space Bastards, c'est une série de SF et d'action burnée dans une ambiance délirante et bourrin, à la limite du trash, qui n'est pas sans rappeler du Garth Ennis dans le ton et les éclats de bidoche. L'ennui, c'est qu'elle repose sur un concept bidon : les livraisons interplanétaires de colis sont privatisées et le prix de la livraison augmente en fonction du risque et surtout à chaque changement de livreur, ce qui amène les livreurs à former une bande de mercenaires pirates qui s'entretuent pour s'emparer des colis des autres et être le premier à l'amener à bon port. Le concept de base ne fonctionne pas dans l'idée et ça rend l'ensemble du récit faiblard car tout y sent l'artificiel. Si le récit était prenant, drôle ou original, ça ne serait qu'un détail mais non, c'est de l'action pour de l'action, des rebondissements tirés par les cheveux, des tentatives de trash humoristique qui tombent à plat tant les gags sont poussifs ou déjà vus dans ce domaine du politiquement incorrect, et il n'y a rien de suffisamment crédible pour donner envie de s'y intéresser.
On en vient à prendre la série pour ce qu'elle est à la base, un simple divertissement bourré de testostérone mais qui peine à amuser et dont on se fiche au fond de l'intrigue et des personnages.
Papa Situations, c'est le surnom donné à l'auteur car il est le père de la Youtubeuse nommée Léna Situations. Même si j'ai dû entendre parler du pseudo de cette dernière, je ne la connaissais pas du tout. Non pas que je ne sois jamais sur Youtube, bien au contraire, mais a priori l'algorithme ne m'a jamais proposé de vidéo de cette dernière, sans doute car il a rapidement déduit de mes habitudes que j'étais hermétique au monde de la mode et de ses influenceuses. Et je me suis rendu compte que de ne pas la connaitre ni en être un fan était un handicap pour apprécier cette BD car l'auteur, en bon père aimant et affectueux, s'y adresse en grande partie aux abonnés de sa fille qui connaissent ses œuvres, ses habitudes et ses phrases cultes, avec beaucoup de paroles implicites impliquant que vous ne les apprécierez à leur juste valeur qu'une fois que vous aurez vu ses vidéos et suivi ses vlogs. Du coup, j'ai eu trop souvent l'impression d'être laissé à l'écart du contenu de cet album, n'étant ni un membre de ces fans, ni un de ces lecteurs "aux cheveux grisonnants" ignorant de Youtube à qui il s'adresse aussi parfois quand il se veut plus didactique.
Graphiquement, c'est du niveau d'un bon amateur. Je ne veux pas dire que c'est laid, mais c'est quand même un dessin très figé, avec un panel réduit d'expressions, des décors vides, et honnêtement la mise en scène n'aide pas l'humour à fonctionner.
Pour le contenu, la narration est fluide et le discours est aimable donc on rentre assez vite dans la lecture. Et j'ai été plutôt intéressé par les quelques pages sur l'histoire de Youtube au sens large même si ce passage est un peu court. Mais là où je croyais aussi pouvoir découvrir le parcours de cette fameuse Youtubeuse et comprendre comment elle a réussi, on n'a droit qu'à un aperçu beaucoup trop concis de ses débuts : on apprend qu'après avoir tenu un blog sur la mode, elle a voulu se lancer des vidéos "lifestyle", que son père lui a offert une caméra et ensuite en quelques pages on apprend qu'elle a gagné plein d'abonnés, du buzz de quelques haters, et reçu plein de cadeaux de sponsors. OK... J'aurais aimé en savoir plus mais tant pis. Pour le reste, le gros de l'album, c'est l'auteur qui parle de lui et de sa relation à sa fille, avec pas mal de généralités et d'avis sur le monde et le Net en particulier, pas toujours passionnants. Hormis quelques doutes sur les toutes dernières pages de l'album, j'y note un sentiment général que Youtube est un média qui monte alors que pour moi il est déjà en décroissance et dépassé par des concurrents directs comme TikTok évidemment mais aussi par les streamers de Twitch par exemple, la jeunesse étant déjà passée à autre chose. Et le dernier quart de l'album parle du confinement et l'auteur en profite pour nous montrer les illustrations qu'il a publiées à l'époque, sur des sujets humoristiques assez rebattus vu la quantité de gags souvent plus maîtrisés qui étaient diffusées par de nombreux auteurs durant ces mois de Covid.
Je me sens un peu dur en écrivant cet avis car on y sent la sincérité de son auteur et son amour envers sa fille, mais honnêtement je me suis plutôt ennuyé.
La préface de Philippe Foerster a été la bienvenue car elle m’a apporté des clés de lecture bien utiles pour décoder les intentions d’Antonio Cossu. Ce récit cache en effet énormément d’éléments autobiographiques derrière un récit halluciné et fantasmagorique et ne pas s’en rendre compte et rester bloqué sur le seul aspect fantastique du récit m’aurait vite dégoûté de celui-ci.
Bon ! J’aurais quand même lu cet album rien que pour le dessin d’Antonio Cossu, que j’aime beaucoup. Il s’en dégage une ambiance malsaine et naïve qui m’a toujours charmé. Et l’emploi sans concession du noir et blanc accentue encore cette impression de nager en plein cauchemar étrange.
Au final, je ne suis quand même pas convaincu par ce premier tome même si certaines réflexions m’ont plu et si le dessin m’attire, mais le récit demeure trop symbolique par plusieurs côtés et, à force de s’obstiner à réaliser l’album qu’il désire sans tenir compte des attentes de son public, Antonio Cossu offre une autobiographie très hermétique et ne dégageant que peu d’empathie. Du coup, je suis resté spectateur des déambulations de son personnage, ne ressentant pas les émotions que j’attends d’une lecture. Je ne dis pas que c'est mal fait ou inintéressant, c'est juste que je me suis souvent ennuyé ferme.
Graphiquement et au niveau des scénarios, je suis un peu surpris de retrouver cet album chez les Humanos. Mais après tout pourquoi pas ?
On a là un recueil d’histoires ayant pour personnages principaux des policiers de base, d’un commissariat lambda (mise à part la première histoire – assez lourdingue, mais avec une chute plutôt réussie). Dessin et narration sont globalement fluides.
Mais voilà, ni l’un ni l’autre ne m’ont plu.
Le dessin, semi caricatural, est assez simple, avec une colorisation (lorsqu’il y en a) moyenne je trouve.
Quant aux histoires, elles développent un humour plutôt léger et convenu, qui manque clairement de punch, de surprise, et a peiné à me faire esquisser des sourires. Il aurait fallu la plupart du temps raccourcir les histoires, les rendre plus percutantes en les élaguant, et en cherchant de meilleurs gags.
En l’état, c’est un album dont la lecture m’a déçu.
Ce tome de la collection Vinifera revient sur les révoltes vigneronnes qui ont marqué l’année 1907 mais s’étale en vérité de 1900 à 1935, histoire de comprendre l’origine de ces révoltes et leurs répercussions à long terme.
Bon ! De prime abord, les motivations qui ont mené à la création et à la mise en place des AOP et autres AOC m’intéressaient et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai eu envie de lire cet album mais force est de reconnaître que cet aspect est finalement peu clairement mis en lumière au travers de ces pages et que la dimension fictive de l’album l’emporte sur son caractère documentaire.
Et là, pas de bol, le destin des différents personnages ne m’a pas spécialement touché tant il m’a semblé artificiel, d’un pathos insistant et finalement conçu bien plus pour pouvoir illustrer ces révoltes vigneronnes que pour proposer un vrai récit dramatique. Et à force de swinguer entre son caractère historique et sa dimension dramatique fictive, l’album n’aboutit nulle part. Les explications historiques me sont apparues peu claires et souvent superficielles tandis que, comme dit précédemment, l’aspect fictionnel est juste digne d’un téléfilm français (ce qui n’est pas vraiment un compliment de ma part).
Au niveau du dessin, le trait de Lucien Rollin est lisible et efficace. Pas le genre de trait qui marque une lecture mais un style qui convient à ce genre de concept, réaliste, sobre et très lisible.
Malheureusement, je me suis tellement ennuyé durant ma lecture que je n’ai même pas eu le courage de lire le dossier de fin d’album (qui, pour le coup, m’en aurait très certainement plus appris sur cette période en 10 pages que la bd). Cet album n’a donc pas atteint l’objectif qu’il s’était fixé et je ne peux donc dire que bof…
Je viens de retrouver cette bd offerte par mon CE pour la journée de la femme.
Le résultat est vraiment trop caricatural.
Ce one shot regroupant de petites histoires raconte des situations de femmes travaillant dans les métiers du "rail ". Lecture rapide, 32 pages seulement. Je n'ai pas apprécié l'humour utilisé, il ne met pas en valeur la gente féminine.
Il est dommage qu'elles ne soient cantonnées qu'à des rôles subalternes.
Pas envie de parler du dessin.
Trop stéréotypé à mon goût.
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Notre part des ténèbres
Bof, bof, bof et re-bof. Une histoire invraisemblable et un dessin qui manque de lisibilité. Un fond d'investissement va ruiner la vie de salariés en vendant leur entreprise et en la délocalisant en Inde. Les salariés qui ont perdu leur travail vont se venger en prenant en otages ces magmas de la finance qui fêtent la nouvelle année sur un navire de croisière. Je ne suis jamais arrivé ni à entrer dans cette vendetta, ni à m'attacher aux personnages. Un scénario trop improbable. Comment cette opération de piratage ne fuite pas avec le nombre de personnes concernées ? Comment croire à ce vol d'explosifs C4 sur un camp militaire ? Comment s'attacher aux personnages avec un récit si machinéen ? Comment s'emparer si facilement du paquebot ? Trop gros pour moi. Un dessin qui ne m'a pas enthousiasmé, pas assez lisible à mon goût malgré quelques belles cases représentant l'océan. Des visages figés et se ressemblant beaucoup. Des couleurs très sombres mêmes pour les scènes se déroulant en intérieur. Voilà, vous êtes prévenus.
Hope
Quand j’ai commencé à feuilleter cette BD chez un bouquiniste, je suis tombé sous le charme d’un graphisme incroyable. Un trait bien noir, réaliste et détaillé dans le style des années 50. J’entrevois une réussite visuelle presque parfaite. Et puis il y a l’histoire … un mixte polar crasseux et fantastique. Quel dommage ce mélange. Mes premières impressions sont gommées par un scénario bien foireux. Mais que vient faire la magie noire dans les enquêtes de Mallory Hope ? J’avoue ce récit hybride m’a très rapidement gonflé. La lecture fut laborieuse au point de stopper celle-ci avant la fin. Le personnage avec son masque à gaz qui accompagne le détective est grotesque et n’apporte rien. Je me suis ennuyé. Comme je l’ai dit en introduction le dessin est magnifique. Le côté noir et blanc apporte une atmosphère mystérieuse et cafardeuse. C’est vraiment top ! Dessin 4,5 étoiles / Histoire 0,5 étoile = moyenne 2,5
ID : invaded #Brake Broken
Ce manga est le spin-off d'un animé offrant une histoire alternative à celui-ci. Autant vous dire que si vous ne connaissez pas cet animé, vous n'allez pas y comprendre grand chose. Le lecteur est plongé d'emblée dans une action confuse et décousue, avec un personnage amnésique qui ne sait pas qui il est ni ce qu'il fait là, puis on comprend ensuite par bribes qu'il est dans un monde virtuel et qu'il fait partie d'un groupe de détectives qui enquête sur des meurtres liés à des accidents de voitures, lui depuis ce monde virtuel et d'autres directement dans la réalité. Ce monde virtuel en question, on comprend qu'il est formé de bribes de psychés du criminel et de ceux qui ont côtoyé ses crimes. Déjà que ce le concept n'est pas simple à la base, la narration de ce manga achève de la rendre incompréhensible. La mise en scène est affreusement décousue, les différents noms des nombreux personnages sont assenés en grand nombre et on s'y perd très vite, le déroulement de l'histoire est haché, les enchainements régulièrement inintelligibles. On capte vaguement ce qu'il se passe mais uniquement par bribes et surtout de manière déplaisante à la lecture tant on a l'impression d'un chaos mal foutu empli d'action et des morceaux mal collés d'une enquête policière mouvementée. Peut-être que les amateurs de l'animé s'y retrouveront, mais je doute que ce soit le cas pour les autres.
Artie & Cob se les prennent tous
Mouais, un gros bof. Je n’ai clairement pas été emballé par cet album, qui regroupe quelques histoires courtes autour de deux personnages assez fades, Artie et Cob donc, détectives privés (même si cet aspect est finalement peu important dans les intrigues). Intrigues qui vont un peu au hasard, au fil d’une inspiration hésitante. Cela part dans tous les sens, touchant parfois au polar, à la SF, à l’aventure pure – même si parodique, avec un humour qui se veut omniprésent, mais qui n’est hélas le plus souvent que trop terne, lourdingue et peu percutant. J’ai connu Pierre Ouin plus provocateur, mais là, je sors déçu de ma lecture. Le dessin n’est pas extraordinaire, et un certain nombre de grosses fautes ponctuent la lecture (chose qui me gêne généralement). Bref, un album peu courant,
Space Bastards
"Par le co-créateur de The Boys" annonce fièrement le gros autocollant rouge sur la couverture de cet album. Argument publicitaire fallacieux et trompeur ! Il aurait fallu dire "Illustré par l'un des dessinateurs de la série The Boys". Car c'est bien le scénario qui fait la force de The Boys et les scénaristes de Space Bastards n'ont pour leur part aucune série aussi fameuse à mettre à leur actif. Space Bastards, c'est une série de SF et d'action burnée dans une ambiance délirante et bourrin, à la limite du trash, qui n'est pas sans rappeler du Garth Ennis dans le ton et les éclats de bidoche. L'ennui, c'est qu'elle repose sur un concept bidon : les livraisons interplanétaires de colis sont privatisées et le prix de la livraison augmente en fonction du risque et surtout à chaque changement de livreur, ce qui amène les livreurs à former une bande de mercenaires pirates qui s'entretuent pour s'emparer des colis des autres et être le premier à l'amener à bon port. Le concept de base ne fonctionne pas dans l'idée et ça rend l'ensemble du récit faiblard car tout y sent l'artificiel. Si le récit était prenant, drôle ou original, ça ne serait qu'un détail mais non, c'est de l'action pour de l'action, des rebondissements tirés par les cheveux, des tentatives de trash humoristique qui tombent à plat tant les gags sont poussifs ou déjà vus dans ce domaine du politiquement incorrect, et il n'y a rien de suffisamment crédible pour donner envie de s'y intéresser. On en vient à prendre la série pour ce qu'elle est à la base, un simple divertissement bourré de testostérone mais qui peine à amuser et dont on se fiche au fond de l'intrigue et des personnages.
Papa Situations
Papa Situations, c'est le surnom donné à l'auteur car il est le père de la Youtubeuse nommée Léna Situations. Même si j'ai dû entendre parler du pseudo de cette dernière, je ne la connaissais pas du tout. Non pas que je ne sois jamais sur Youtube, bien au contraire, mais a priori l'algorithme ne m'a jamais proposé de vidéo de cette dernière, sans doute car il a rapidement déduit de mes habitudes que j'étais hermétique au monde de la mode et de ses influenceuses. Et je me suis rendu compte que de ne pas la connaitre ni en être un fan était un handicap pour apprécier cette BD car l'auteur, en bon père aimant et affectueux, s'y adresse en grande partie aux abonnés de sa fille qui connaissent ses œuvres, ses habitudes et ses phrases cultes, avec beaucoup de paroles implicites impliquant que vous ne les apprécierez à leur juste valeur qu'une fois que vous aurez vu ses vidéos et suivi ses vlogs. Du coup, j'ai eu trop souvent l'impression d'être laissé à l'écart du contenu de cet album, n'étant ni un membre de ces fans, ni un de ces lecteurs "aux cheveux grisonnants" ignorant de Youtube à qui il s'adresse aussi parfois quand il se veut plus didactique. Graphiquement, c'est du niveau d'un bon amateur. Je ne veux pas dire que c'est laid, mais c'est quand même un dessin très figé, avec un panel réduit d'expressions, des décors vides, et honnêtement la mise en scène n'aide pas l'humour à fonctionner. Pour le contenu, la narration est fluide et le discours est aimable donc on rentre assez vite dans la lecture. Et j'ai été plutôt intéressé par les quelques pages sur l'histoire de Youtube au sens large même si ce passage est un peu court. Mais là où je croyais aussi pouvoir découvrir le parcours de cette fameuse Youtubeuse et comprendre comment elle a réussi, on n'a droit qu'à un aperçu beaucoup trop concis de ses débuts : on apprend qu'après avoir tenu un blog sur la mode, elle a voulu se lancer des vidéos "lifestyle", que son père lui a offert une caméra et ensuite en quelques pages on apprend qu'elle a gagné plein d'abonnés, du buzz de quelques haters, et reçu plein de cadeaux de sponsors. OK... J'aurais aimé en savoir plus mais tant pis. Pour le reste, le gros de l'album, c'est l'auteur qui parle de lui et de sa relation à sa fille, avec pas mal de généralités et d'avis sur le monde et le Net en particulier, pas toujours passionnants. Hormis quelques doutes sur les toutes dernières pages de l'album, j'y note un sentiment général que Youtube est un média qui monte alors que pour moi il est déjà en décroissance et dépassé par des concurrents directs comme TikTok évidemment mais aussi par les streamers de Twitch par exemple, la jeunesse étant déjà passée à autre chose. Et le dernier quart de l'album parle du confinement et l'auteur en profite pour nous montrer les illustrations qu'il a publiées à l'époque, sur des sujets humoristiques assez rebattus vu la quantité de gags souvent plus maîtrisés qui étaient diffusées par de nombreux auteurs durant ces mois de Covid. Je me sens un peu dur en écrivant cet avis car on y sent la sincérité de son auteur et son amour envers sa fille, mais honnêtement je me suis plutôt ennuyé.
Marilyn's Blues
La préface de Philippe Foerster a été la bienvenue car elle m’a apporté des clés de lecture bien utiles pour décoder les intentions d’Antonio Cossu. Ce récit cache en effet énormément d’éléments autobiographiques derrière un récit halluciné et fantasmagorique et ne pas s’en rendre compte et rester bloqué sur le seul aspect fantastique du récit m’aurait vite dégoûté de celui-ci. Bon ! J’aurais quand même lu cet album rien que pour le dessin d’Antonio Cossu, que j’aime beaucoup. Il s’en dégage une ambiance malsaine et naïve qui m’a toujours charmé. Et l’emploi sans concession du noir et blanc accentue encore cette impression de nager en plein cauchemar étrange. Au final, je ne suis quand même pas convaincu par ce premier tome même si certaines réflexions m’ont plu et si le dessin m’attire, mais le récit demeure trop symbolique par plusieurs côtés et, à force de s’obstiner à réaliser l’album qu’il désire sans tenir compte des attentes de son public, Antonio Cossu offre une autobiographie très hermétique et ne dégageant que peu d’empathie. Du coup, je suis resté spectateur des déambulations de son personnage, ne ressentant pas les émotions que j’attends d’une lecture. Je ne dis pas que c'est mal fait ou inintéressant, c'est juste que je me suis souvent ennuyé ferme.
Fidèles au poste
Graphiquement et au niveau des scénarios, je suis un peu surpris de retrouver cet album chez les Humanos. Mais après tout pourquoi pas ? On a là un recueil d’histoires ayant pour personnages principaux des policiers de base, d’un commissariat lambda (mise à part la première histoire – assez lourdingue, mais avec une chute plutôt réussie). Dessin et narration sont globalement fluides. Mais voilà, ni l’un ni l’autre ne m’ont plu. Le dessin, semi caricatural, est assez simple, avec une colorisation (lorsqu’il y en a) moyenne je trouve. Quant aux histoires, elles développent un humour plutôt léger et convenu, qui manque clairement de punch, de surprise, et a peiné à me faire esquisser des sourires. Il aurait fallu la plupart du temps raccourcir les histoires, les rendre plus percutantes en les élaguant, et en cherchant de meilleurs gags. En l’état, c’est un album dont la lecture m’a déçu.
Les Révoltes vigneronnes
Ce tome de la collection Vinifera revient sur les révoltes vigneronnes qui ont marqué l’année 1907 mais s’étale en vérité de 1900 à 1935, histoire de comprendre l’origine de ces révoltes et leurs répercussions à long terme. Bon ! De prime abord, les motivations qui ont mené à la création et à la mise en place des AOP et autres AOC m’intéressaient et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai eu envie de lire cet album mais force est de reconnaître que cet aspect est finalement peu clairement mis en lumière au travers de ces pages et que la dimension fictive de l’album l’emporte sur son caractère documentaire. Et là, pas de bol, le destin des différents personnages ne m’a pas spécialement touché tant il m’a semblé artificiel, d’un pathos insistant et finalement conçu bien plus pour pouvoir illustrer ces révoltes vigneronnes que pour proposer un vrai récit dramatique. Et à force de swinguer entre son caractère historique et sa dimension dramatique fictive, l’album n’aboutit nulle part. Les explications historiques me sont apparues peu claires et souvent superficielles tandis que, comme dit précédemment, l’aspect fictionnel est juste digne d’un téléfilm français (ce qui n’est pas vraiment un compliment de ma part). Au niveau du dessin, le trait de Lucien Rollin est lisible et efficace. Pas le genre de trait qui marque une lecture mais un style qui convient à ce genre de concept, réaliste, sobre et très lisible. Malheureusement, je me suis tellement ennuyé durant ma lecture que je n’ai même pas eu le courage de lire le dossier de fin d’album (qui, pour le coup, m’en aurait très certainement plus appris sur cette période en 10 pages que la bd). Cet album n’a donc pas atteint l’objectif qu’il s’était fixé et je ne peux donc dire que bof…
Les Cheminotes
Je viens de retrouver cette bd offerte par mon CE pour la journée de la femme. Le résultat est vraiment trop caricatural. Ce one shot regroupant de petites histoires raconte des situations de femmes travaillant dans les métiers du "rail ". Lecture rapide, 32 pages seulement. Je n'ai pas apprécié l'humour utilisé, il ne met pas en valeur la gente féminine. Il est dommage qu'elles ne soient cantonnées qu'à des rôles subalternes. Pas envie de parler du dessin. Trop stéréotypé à mon goût.