Je suis plutôt amateur de cet auteur italien, et cherche à lire tout ce qu’il a produit. Mais là, je n’y ai pas trouvé mon compte.
Alors, certes, c’est une œuvre de jeunesse, et très ancienne (fin des années 1960). Et pour l’époque, il y a quand même des choses étonnantes. Le minimalisme des dessins, décors et personnages, et un certain absurde, du loufoque qui ont pu être modernes.
On sent aussi ce qui a pu plaire à Trondheim, avec ce dessin dans ces toute petites cases (les premières pages de l’intégrale sont à ce propos difficile à lire, avec un dessin et un texte mini mini qui font mal aux yeux !).
Mais si certains passages sont intéressants (on voit poindre l’aspect cartoon qui sera souvent présent ensuite dans l’œuvre de Mattioli), il n’y a pas le côté déjanté que j’apprécie chez cet auteur. L’ensemble est trop gentil et abscons pour me captiver sur la durée d’un album, et je me suis lassé, en ne finissant l’intégrale de L’Association qu’avec difficulté (sans doute ce genre d’œuvre ne s’apprécie-t-elle que par bribes, je ne sais pas).
Toujours est-il que je ne conserverai pas cet album.
Quel dommage que le scénario de Dionnet ne tienne pas la route ! En effet, j’ai vraiment beaucoup aimé le dessin de Bilal, encore très influencé par Moebius, même si – surtout au niveau des visages – on voit déjà le style de ses futures grandes réussites de SF.
L’intrigue se laisse lire, mais après un début correct, j’ai trouvé qu’elle partait un peu (même parfois beaucoup) en cacahouète, comme si Dionnet improvisait dans l’urgence un scénario. Cela manque d’épaisseur, et on arrive au bout de l’histoire sans avoir appris grand-chose, avec en plus des questions en suspens.
J’ai vu que Dionnet avait plus tard donné une suite à l’album inaugural. Je n’ai vraiment pas envie de faire de gros efforts pour le découvrir, tant je crains pour le scénario. Et ce d’autant plus que Bilal (dont le dessin est franchement le gros plus de l’album) n’est plus là pour redonner de l’intérêt.
Bref, un album que les fans de Bilal doivent lire, regarder, serais-tenter de dire, mais qui hélas nourrit certaines frustrations.
J'avais vraiment apprécié le style et la qualité documentaire de Mon ami Dahmer du même auteur. On retrouve ici le même soin apporté dans les détails, Derf Backderf est ultra minutieux, tout est daté, documenté, tracé, vérifié ... et il relate tout cela avec précision. C'est impressionnant dans Dahmer qui frappe par la singularité de son sujet : c'est pas tous les jours qu'on a un serial killer dans sa classe. Ici dans Kent State, il est question de manifs étudiantes qui dérapent à coups de bavures militaires. Le traitement ultra précis est moins digeste et c'est également moins original comme sujet. Il suffit de regarder l'actualité et tous les mois on a droit à un fait divers à base de bavure policière. Il n'y a pas toujours 4 morts certes, mais bon voilà quoi.
Les deux premiers tiers de l'album relatent les 3 jours qui précèdent le jour fatidique. Backderf mélange des scènes de la vie quotidienne des étudiants avec le contexte du moment. Le tout dans le but de nous faire comprendre comment la situation à débordé comme cela, pourquoi on en est arrivé là. Oui c'est ultra complet, mais pour moi il y a trop de détails, c'est trop bavard et ça en devient un peu rébarbatif. Les assos' étudiantes, le contexte social, politique, la carrière des hommes au pouvoir, les prochaines élections, la condition des militaires, leur entrainement, la personnalité de leur chef, et j'en passe ... Certes il a tenu a être précis et exhaustif, à n'oublier aucun détail, mais il y en a trop et ça devient fastidieux à lire. Le bouquin m'est tombé plusieurs fois des mains.
Bien sûr la dernière partie est saisissante, ça fait froid dans le dos de voir un régiment de militaires ouvrir le feu sur la foule, d'autant qu'elle est composée d'étudiants plutôt peace and love que d'extrémistes arme au poing. Bien sûr c'est grave, ça démontre toute la stupidité et les excès dont l'Amérique est capable. J'ai évidement apprécié cette dernière partie à sa juste valeur. Mais ça ne change pas trop mon ressenti d'ensemble. Il y a avait moyen de faire plus court (et plus efficace) sans altérer le fond du message.
A une époque où la promotion du féminisme est un filon très peu exploité, cette série prend pourtant ce pari très subversif et risqué (c'est ironique).
Si le thème n'est pas original dans le fond, l'exécution est encore plus mauvaise.
La qualité du dessin oscille entre le correct et l'indignité, avec certaines cases où le décor n'est même pas dessiné, des proportions parfois ratées, des expressions figées qui donnent plus une impression de voir un roman photo. Les outils narratifs sont d'un autre temps et en inadéquation avec l'ouvrage, on dirait une mauvaise BD des années 70, avec l'héroïne qui commente ce qu'elle fait au début, les "hihihi!" pour signifier le rire, les gouttes près du visage pour signaler la surprise.
Le rythme est catastrophique, inexistant. On dirait qu'on a tenté de bourrer la fiche wikipédia du docteur Suzanne Noël coûte que coûte. Certaines séquences ne servent à rien, comme lorsque notre personnage principal n'arrive pas à passer son examen parce qu'elle a oublié sa carte. Ça s'améliore sur la fin si bien que j'ai quand même pu lire l'album jusqu'au dénouement. Finalement côté féminisme ça reste soft et les hommes en prennent pour leur grade sans que ça devienne outrancier.
Aucune envie spécialement de lire la suite.
La couverture avait attiré mon attention sur cet album et en le feuilletant j'ai bien aimé la plupart des dessinateurs alors je l'ai emprunté.
C'est les aventures de Rocket Raccoon et Groot et le ton est très humoristique sauf que la plupart du temps ce n'est pas très drôle. Si Raccoon est un peu attachant, Groot devient vite énervant parce qu'il ne peut dire que la même phrase encore et encore et cela devient moins amusant passé 5 pages. Comme je l'ai écrit, l'humour ne marche pas trop. J'ai parfois souris, mais la plupart du temps c'est lourdingue.
Le dernier récit se passe durant un énième gros crossover dont j'en ai rien à foutre et je découvre le personnage de Gweenpool qui est Deadpool en version féminin et qui agit exactement comme lui. Je comprends pas trop l'intérêt de ce personnage qui est juste une copie conforme à son modèle alors que des personnages qui existent depuis des décennies comme Supergirl ou She-Hulk qui ont une vraie personnalité et ne sont pas juste une copie de Superman ou Hulk avec une grosse paire de nichons.
Disons que cela me conforte dans mon opinion de ne pas lire les comics de Marvel récent sauf s'il y a un auteur que j'aime au scénario.
Mouais. Je suis a priori preneur de tout type d’humour, qu'il soit con, absurde, noir et/ou trash, genres dont Olivier Texier peut être adepte. Mais là, je suis plutôt resté sur ma faim.
Le dessin, assez basique, au trait gras, ne pose pas de problème a priori dans ce genre d’entreprise, si l’humour est au rendez-vous.
Hélas, ce n’est que très rarement le cas (en tout cas je n’y ai pas été suffisamment réceptif). Comme le trait, l'humour est assez gras, mais j’ai eu parfois l’impression que la provoc’ tournait à vide, au détriment de gags réellement percutants.
Alors, il y a bien quand même plusieurs gags marrants, quelques scènes bien noires et intéressantes. Mais l’ensemble m’a globalement déçu.
Quand une série annoncée en trois tomes trouve sa conclusion au bout de deux, c’est rarement bon signe…
Et c’est le cas de ce thriller géopolitique dans lequel les services secrets occidentaux s’opposent aux terroristes du Moyen-Orient en manipulant à tire-larigot tout qui pourrait servir leurs intérêts.
Honnêtement, je n’ai pas du tout été captivé par l’intrigue, ne comprenant bien souvent pas les raisons de telle ou telle manœuvre. J’ai eu cette désagréable impression de lire un récit qui a été adapté en cours de route, avec des pistes qui sont abandonnées sans que l’on ne comprenne trop pourquoi, avec un titre qui n’est finalement que peu en rapport avec le contenu, avec des personnages fondamentalement peu marquants.
Ceci dit, et même si la série a été amputée d’un tome, l’histoire dans sa globalité est compréhensible. Le découpage est relativement bon même si les dialogues sont parfois étranges. Le dessin convient bien au genre et demeure toujours très lisible. Mais ce n’est pas suffisant pour m’emballer.
Bof, donc.
Cinq adolescents se lèvent tranquillou un matin et hop par enchantement ils sont pourvus d’un truc de fou … la connaissance absolue. C’est cucul la praline cette série. Un club des 5 revu et visité ennuyeux, destiné aux enfants et aux ados boutonneux.
Leurs nouveaux savoirs ne changent rien à leurs comportements. Que c’est mauvais. Des courses poursuites sans grand intérêt. Il n’y a que le graphisme souple et délicat de Renata Castellani qui sauve - un peu - cette série.
Une BD jeunesse classée dans les BD adultes à la médiathèque de mon village. Mais que fait la bibliothécaire ? Un emprunt raté que je retourne immédiatement.
Je rejoins l'avis de Fanfan Villeperdue sur l'improbable du scénario. Pour moi c'est typiquement un produit vendable grâce au nom d'un auteur super-bankable.
Je ne connais pas le droit successoral du XVIIIème siècle mais une gamine mineure (-21 ans) est forcément mise sous tutelle pour l'administration de ses biens. Comme sa seule famille est son frère aîné ( la notion de demi frère ne vaut rien en succession) par leur père, celui ci peut faire ce qu'il veut sans avoir à élaborer des plans plus foireux les uns que les autres.
Les dessins sont soignés mais les scènes érotiques sont là pour cacher la misère de l'originalité du scénario. On a vraiment l'impression de relire une histoire déjà écrite des dizaines de fois.
Vraiment très très moyen à mon goût.
A la lecture des très bons avis de cette série, j'ai surement raté quelque chose.
Je me consolerai rapidement tellement j'ai trouvé cette œuvre quelconque et insipide.
Cette suite de scénettes ne m'inspire ni émotion, ni intérêt ni surprise seulement de l'ennui.
Le découpage et le format me laissent insensibles comme le graphisme . Je reconnais des expressions du visages bien théâtralisées genre Buster Keaton.
Seul le caractère de Franck, le curé, est un peu amusant. De là à le comparer à Don Camillo il y a une marge. Encore aurait il fallu qu'il trouve un Peppone en face de lui. Ce qui n'est pas le cas.
Quant aux deux sœurs Caterina et Carmela, elles ont le rôle que beaucoup de scénaristes attribuent aux femmes, déshabillées et sur le dos. Super original.
Je remarque que les sœurs n'ont même pas droit aux honneurs du titre. A mon avis, elles n'y perdent pas grand chose.
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Vermetto Sigh
Je suis plutôt amateur de cet auteur italien, et cherche à lire tout ce qu’il a produit. Mais là, je n’y ai pas trouvé mon compte. Alors, certes, c’est une œuvre de jeunesse, et très ancienne (fin des années 1960). Et pour l’époque, il y a quand même des choses étonnantes. Le minimalisme des dessins, décors et personnages, et un certain absurde, du loufoque qui ont pu être modernes. On sent aussi ce qui a pu plaire à Trondheim, avec ce dessin dans ces toute petites cases (les premières pages de l’intégrale sont à ce propos difficile à lire, avec un dessin et un texte mini mini qui font mal aux yeux !). Mais si certains passages sont intéressants (on voit poindre l’aspect cartoon qui sera souvent présent ensuite dans l’œuvre de Mattioli), il n’y a pas le côté déjanté que j’apprécie chez cet auteur. L’ensemble est trop gentil et abscons pour me captiver sur la durée d’un album, et je me suis lassé, en ne finissant l’intégrale de L’Association qu’avec difficulté (sans doute ce genre d’œuvre ne s’apprécie-t-elle que par bribes, je ne sais pas). Toujours est-il que je ne conserverai pas cet album.
Exterminateur 17
Quel dommage que le scénario de Dionnet ne tienne pas la route ! En effet, j’ai vraiment beaucoup aimé le dessin de Bilal, encore très influencé par Moebius, même si – surtout au niveau des visages – on voit déjà le style de ses futures grandes réussites de SF. L’intrigue se laisse lire, mais après un début correct, j’ai trouvé qu’elle partait un peu (même parfois beaucoup) en cacahouète, comme si Dionnet improvisait dans l’urgence un scénario. Cela manque d’épaisseur, et on arrive au bout de l’histoire sans avoir appris grand-chose, avec en plus des questions en suspens. J’ai vu que Dionnet avait plus tard donné une suite à l’album inaugural. Je n’ai vraiment pas envie de faire de gros efforts pour le découvrir, tant je crains pour le scénario. Et ce d’autant plus que Bilal (dont le dessin est franchement le gros plus de l’album) n’est plus là pour redonner de l’intérêt. Bref, un album que les fans de Bilal doivent lire, regarder, serais-tenter de dire, mais qui hélas nourrit certaines frustrations.
Kent State, quatre morts dans l'Ohio
J'avais vraiment apprécié le style et la qualité documentaire de Mon ami Dahmer du même auteur. On retrouve ici le même soin apporté dans les détails, Derf Backderf est ultra minutieux, tout est daté, documenté, tracé, vérifié ... et il relate tout cela avec précision. C'est impressionnant dans Dahmer qui frappe par la singularité de son sujet : c'est pas tous les jours qu'on a un serial killer dans sa classe. Ici dans Kent State, il est question de manifs étudiantes qui dérapent à coups de bavures militaires. Le traitement ultra précis est moins digeste et c'est également moins original comme sujet. Il suffit de regarder l'actualité et tous les mois on a droit à un fait divers à base de bavure policière. Il n'y a pas toujours 4 morts certes, mais bon voilà quoi. Les deux premiers tiers de l'album relatent les 3 jours qui précèdent le jour fatidique. Backderf mélange des scènes de la vie quotidienne des étudiants avec le contexte du moment. Le tout dans le but de nous faire comprendre comment la situation à débordé comme cela, pourquoi on en est arrivé là. Oui c'est ultra complet, mais pour moi il y a trop de détails, c'est trop bavard et ça en devient un peu rébarbatif. Les assos' étudiantes, le contexte social, politique, la carrière des hommes au pouvoir, les prochaines élections, la condition des militaires, leur entrainement, la personnalité de leur chef, et j'en passe ... Certes il a tenu a être précis et exhaustif, à n'oublier aucun détail, mais il y en a trop et ça devient fastidieux à lire. Le bouquin m'est tombé plusieurs fois des mains. Bien sûr la dernière partie est saisissante, ça fait froid dans le dos de voir un régiment de militaires ouvrir le feu sur la foule, d'autant qu'elle est composée d'étudiants plutôt peace and love que d'extrémistes arme au poing. Bien sûr c'est grave, ça démontre toute la stupidité et les excès dont l'Amérique est capable. J'ai évidement apprécié cette dernière partie à sa juste valeur. Mais ça ne change pas trop mon ressenti d'ensemble. Il y a avait moyen de faire plus court (et plus efficace) sans altérer le fond du message.
À mains nues
A une époque où la promotion du féminisme est un filon très peu exploité, cette série prend pourtant ce pari très subversif et risqué (c'est ironique). Si le thème n'est pas original dans le fond, l'exécution est encore plus mauvaise. La qualité du dessin oscille entre le correct et l'indignité, avec certaines cases où le décor n'est même pas dessiné, des proportions parfois ratées, des expressions figées qui donnent plus une impression de voir un roman photo. Les outils narratifs sont d'un autre temps et en inadéquation avec l'ouvrage, on dirait une mauvaise BD des années 70, avec l'héroïne qui commente ce qu'elle fait au début, les "hihihi!" pour signifier le rire, les gouttes près du visage pour signaler la surprise. Le rythme est catastrophique, inexistant. On dirait qu'on a tenté de bourrer la fiche wikipédia du docteur Suzanne Noël coûte que coûte. Certaines séquences ne servent à rien, comme lorsque notre personnage principal n'arrive pas à passer son examen parce qu'elle a oublié sa carte. Ça s'améliore sur la fin si bien que j'ai quand même pu lire l'album jusqu'au dénouement. Finalement côté féminisme ça reste soft et les hommes en prennent pour leur grade sans que ça devienne outrancier. Aucune envie spécialement de lire la suite.
Rocket Raccoon & Groot - Des Histoires à Dormir Debout
La couverture avait attiré mon attention sur cet album et en le feuilletant j'ai bien aimé la plupart des dessinateurs alors je l'ai emprunté. C'est les aventures de Rocket Raccoon et Groot et le ton est très humoristique sauf que la plupart du temps ce n'est pas très drôle. Si Raccoon est un peu attachant, Groot devient vite énervant parce qu'il ne peut dire que la même phrase encore et encore et cela devient moins amusant passé 5 pages. Comme je l'ai écrit, l'humour ne marche pas trop. J'ai parfois souris, mais la plupart du temps c'est lourdingue. Le dernier récit se passe durant un énième gros crossover dont j'en ai rien à foutre et je découvre le personnage de Gweenpool qui est Deadpool en version féminin et qui agit exactement comme lui. Je comprends pas trop l'intérêt de ce personnage qui est juste une copie conforme à son modèle alors que des personnages qui existent depuis des décennies comme Supergirl ou She-Hulk qui ont une vraie personnalité et ne sont pas juste une copie de Superman ou Hulk avec une grosse paire de nichons. Disons que cela me conforte dans mon opinion de ne pas lire les comics de Marvel récent sauf s'il y a un auteur que j'aime au scénario.
Demain est un autre jour de merde
Mouais. Je suis a priori preneur de tout type d’humour, qu'il soit con, absurde, noir et/ou trash, genres dont Olivier Texier peut être adepte. Mais là, je suis plutôt resté sur ma faim. Le dessin, assez basique, au trait gras, ne pose pas de problème a priori dans ce genre d’entreprise, si l’humour est au rendez-vous. Hélas, ce n’est que très rarement le cas (en tout cas je n’y ai pas été suffisamment réceptif). Comme le trait, l'humour est assez gras, mais j’ai eu parfois l’impression que la provoc’ tournait à vide, au détriment de gags réellement percutants. Alors, il y a bien quand même plusieurs gags marrants, quelques scènes bien noires et intéressantes. Mais l’ensemble m’a globalement déçu.
Kashmeer
Quand une série annoncée en trois tomes trouve sa conclusion au bout de deux, c’est rarement bon signe… Et c’est le cas de ce thriller géopolitique dans lequel les services secrets occidentaux s’opposent aux terroristes du Moyen-Orient en manipulant à tire-larigot tout qui pourrait servir leurs intérêts. Honnêtement, je n’ai pas du tout été captivé par l’intrigue, ne comprenant bien souvent pas les raisons de telle ou telle manœuvre. J’ai eu cette désagréable impression de lire un récit qui a été adapté en cours de route, avec des pistes qui sont abandonnées sans que l’on ne comprenne trop pourquoi, avec un titre qui n’est finalement que peu en rapport avec le contenu, avec des personnages fondamentalement peu marquants. Ceci dit, et même si la série a été amputée d’un tome, l’histoire dans sa globalité est compréhensible. Le découpage est relativement bon même si les dialogues sont parfois étranges. Le dessin convient bien au genre et demeure toujours très lisible. Mais ce n’est pas suffisant pour m’emballer. Bof, donc.
Les Omniscients
Cinq adolescents se lèvent tranquillou un matin et hop par enchantement ils sont pourvus d’un truc de fou … la connaissance absolue. C’est cucul la praline cette série. Un club des 5 revu et visité ennuyeux, destiné aux enfants et aux ados boutonneux. Leurs nouveaux savoirs ne changent rien à leurs comportements. Que c’est mauvais. Des courses poursuites sans grand intérêt. Il n’y a que le graphisme souple et délicat de Renata Castellani qui sauve - un peu - cette série. Une BD jeunesse classée dans les BD adultes à la médiathèque de mon village. Mais que fait la bibliothécaire ? Un emprunt raté que je retourne immédiatement.
Rani
Je rejoins l'avis de Fanfan Villeperdue sur l'improbable du scénario. Pour moi c'est typiquement un produit vendable grâce au nom d'un auteur super-bankable. Je ne connais pas le droit successoral du XVIIIème siècle mais une gamine mineure (-21 ans) est forcément mise sous tutelle pour l'administration de ses biens. Comme sa seule famille est son frère aîné ( la notion de demi frère ne vaut rien en succession) par leur père, celui ci peut faire ce qu'il veut sans avoir à élaborer des plans plus foireux les uns que les autres. Les dessins sont soignés mais les scènes érotiques sont là pour cacher la misère de l'originalité du scénario. On a vraiment l'impression de relire une histoire déjà écrite des dizaines de fois. Vraiment très très moyen à mon goût.
Spaghetti Brothers
A la lecture des très bons avis de cette série, j'ai surement raté quelque chose. Je me consolerai rapidement tellement j'ai trouvé cette œuvre quelconque et insipide. Cette suite de scénettes ne m'inspire ni émotion, ni intérêt ni surprise seulement de l'ennui. Le découpage et le format me laissent insensibles comme le graphisme . Je reconnais des expressions du visages bien théâtralisées genre Buster Keaton. Seul le caractère de Franck, le curé, est un peu amusant. De là à le comparer à Don Camillo il y a une marge. Encore aurait il fallu qu'il trouve un Peppone en face de lui. Ce qui n'est pas le cas. Quant aux deux sœurs Caterina et Carmela, elles ont le rôle que beaucoup de scénaristes attribuent aux femmes, déshabillées et sur le dos. Super original. Je remarque que les sœurs n'ont même pas droit aux honneurs du titre. A mon avis, elles n'y perdent pas grand chose.