Les derniers avis (20763 avis)

Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Unité Z
Unité Z

Bon, pour moi, c'est une déception... Unité Z était extrêmement prometteur et d'un côté, son univers est plutôt réussi. Cet univers en lui-même est donc réellement fascinant, on veut en savoir plus, on veut en découvrir davantage, ça fonctionne bien. Mais une chose frappe assez vite tout de même : un manque criant d'originalité. On a déjà vu ou lu ça des dizaines de fois, et Unité Z ne déroge pas à la règle : la surprise n'est vraiment pas le maître mot de cette histoire. Les auteurs tentent tout de même de complexifier leur intrigue pour lui donner les apparences de la surprise, mais c'est un échec. Ils arrivent à rendre ça complexe voire abscons, oui, mais jamais surprenant. Bon nombre de détails m'ont paru incompréhensibles à cette première lecture, même si on arrive à comprendre à peu près l'histoire globale (d'autant plus qu'elle n'est pas très originale, donc). Ce qui manque aussi terriblement, c'est du contexte. En réalité, on peut très bien s'en passer, mais ce qui est étonnant, c'est que la quatrième de couverture pose ce contexte (centre-est de la France, 21e siècle) alors que JAMAIS dans la bande dessinée en elle-même, ce contexte n'est mentionné. Pourquoi le faire en quatrième de couverture, du coup ? Pour moi, ça donne vraiment l'impression d'auteurs qui n'ont absolument pas réfléchi à contextualiser leur histoire parce que ça ne les intéresse pas, et qui ont donc pioché au hasard juste pour poser un cadre spatio-temporel au pif. Pas super sérieux... Sinon, ça reste globalement une assez belle bande dessinée, le dessin est plutôt élégant sans être révolutionnaire, et colle assez bien au récit. Et par ailleurs, comme je l'ai dit au début, l'univers fonctionne bien, on a envie d'y revenir. C'est peut-être pour ça qu'on est frustré de voir que la conclusion du récit ne répond à aucune interrogation, pour nous ramener à un twist trop classique du genre SF. C'est peut-être aussi pour ça qu'un jour, je reviendrai lire cette BD pour essayer de m'y confronter à nouveau, en espérant entrer davantage dans le récit. Parce que quand même, ça m'aurait bien plu d'y arriver !

12/12/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Retrouver Ganesh
Retrouver Ganesh

Ça aurait pu être le récit authentique de l'immigration en France d'un jeune Sri-lankais devenu ensuite danseur et chorégraphe. Ça aurait pu être le récit de la mise en place de sa dernière chorégraphie où il raconte cette migration et le problème de la double culture et de l'acceptation par autrui. Mais au lieu de cela, ces deux sujets n'apparaissent qu'en trames de fond, brièvement abordés, et, hormis un ensemble de planches muettes où se dessinent les courbes de la danse du personnage principal, la grande majorité de l'album porte sur l'introspection de son propre auteur qui réfléchit à son œuvre, à sa relation avec le fameux chorégraphe, ce qu'elle lui inspire et les nombreux doutes que la collaboration qu'il lui propose projette en lui. En définitive, c'est le récit d'un artiste qui met en scène sa difficulté à appréhender l'esprit d'un autre artiste. Et autant dire que ça m'a ennuyé. Je suis hermétique à l'art de la danse, et comme pour l'art musical, l'adaptation forcément tronquée de cet art en BD ne m'aide pas à m'y intéresser davantage. Certes les courbes ainsi dessinées sont gracieuses mais elles ne me parlent pas, ne me touchent pas. Le sujet de la double culture et de l'immigration aurait pu être passionnant, d'autant plus qu'il est rare d'aborder le cas particulier du Sri Lanka. Mais on n'en voit ici presque rien, à part le ressenti du trouble de l'artiste et la rage contenue du danseur. Et pour ce qui est des états d'âme artistiques, ce n'est pas un sujet qui m'intéresse. Cette BD n'était donc pas pour moi et n'a pas su m'atteindre.

12/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Yakuza
Yakuza

L’avis de Ju, assez lapidaire, est très pertinent et je pourrais me contenter de le contresigner. En effet, je suis ressorti un peu déçu de ma lecture. On ne s’ennuie pas, certes, tout est misé sur le rythme, une action violente, qui ne s’embarrasse pas de psychologie, ni d’intrigue et de dialogues trop fouillés. Cela lorgne vers le cinéma d’action américain, dont je ne suis pas forcément fan. Le dessin est efficace, mais la colorisation, sans nuance, est effectivement aussi agressive qu’un prospectus publicitaire. Note réelle 2,5/5.

10/12/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série L'Éveil (Delcourt)
L'Éveil (Delcourt)

Après une première lecture n'ayant laissé que très peu de traces dans ma mémoire, j'ai du relire une deuxième fois pour être capable d'aviser cette BD. Une histoire traitant de l'engagement politique, sur fond de surréalisme et d'histoire d'amour, ça ne pouvait que me parler ! Eh bien non. Trop gentil, trop simpliste, trop convenu, le récit ne m'a pas du tout porté. Et pourtant, je suis conscient de ses qualités. C'est simplement trop simpliste à mes yeux, niveau engagement politique, trop convenu dans le déroulé (notamment la fin), et trop gentil dans le message et le propos. On peut voir là le reflet de mes attentes et mes projections quant à l'engagement politique, mais c'est trop rapidement passé dans l’œuvre pour que je le ressente vraiment. D'autre part, l'idée de la Quincaillerie et de son rassemblement passe assez vite au second plan, ce qui est dommage. L'engagement collectif a toujours plus de valeur que l'individuel, à mes yeux, et je suis déçu que le récit explore l'intime dans ce genre de situation. Il y aurait eu beaucoup à dire, pour une telle idée. Le dessin est très joli et a une atmosphère quelque peu mélancolique qui m'attire bien. J'ai bien envie de lire d'autres œuvres du dessinateur, dont j'ai déjà découvert l'excellent Les Larmes du Seigneur Afghan. C'est surtout ce dessin que j'ai retenu dans mes souvenirs d'ailleurs. Bref, une légère déconvenue pour ma part. Le récit ne m'a pas emballé et j'ai trouvé le tout flirtant bien trop avec le roman intimiste par rapport au propos politique derrière, qui m'aurait intéressé comme plus développé et mis en avant. Pas mon genre, en somme.

10/12/2021 (modifier)
Couverture de la série I.R.$. - All Watcher
I.R.$. - All Watcher

Comme je n'aime pas du tout la série mère je ne vais pas m'enthousiasmer pour un sous-produit qui reprend les mêmes codes. J'apprends qu'être un(e) assassin est un caractère inné. Je vais donc compléter mes connaissances en bio. Je souris quand les super pontes de la mafia romaine font d'emblée confiance à une débutante plus ou moins alcoolique, droguée et psychologiquement faible. Au point de lui raconter leurs méfaits pour que cela puisse être enregistrés. XLOL. Le scénario manie les millions (milliards) de dollars comme un gouvernement en temps de pandémie. Antonia est bien mignonne physiquement mais c'est bien tout. Vraiment pas pour moi. J'ajoute une étoile pour les dessins des décors et des personnages.

08/12/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Méthode Champion
La Méthode Champion

Je suis un peu désabusé. J'aime l'humour de Monsieur Le Chien d'ordinaire, et le dessin de Pixel Vengeur n'est pas mal non plus quoiqu'un peu raide. Et je me dis aussi que si j'avais découvert cette série dans le magazine Fluide Glacial à raison d'un petit épisode par mois, ça m'aurait sans doute amusé. Car c'est un mélange de plein de types d'humour : absurde, noir, un peu trash, un peu macho, un peu débile... Mais à lire la série en albums, avec tous les épisodes les uns après les autres, j'ai trouvé ça très moyen, voire pas drôle du tout. Je ne me suis pas attaché du tout aux personnages. Et pour l'intrigue de chacune de ces petites histoires courtes qui se suivent plus ou moins, ça part dans tous les sens, ce qui pourrait être marrant, mais ça n'en est que confus et mal rythmé. Ca devient rapidement assez lourd, limite ennuyeux, avec des gags qui tombent majoritairement à plat. Quelques-uns m'ont fait un peu sourire par-ci par-là, mais dans l'ensemble, j'avais envie de lâcher ma lecture trop souvent pour m'en estimer satisfait.

07/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Boule & Bill
Boule & Bill

Voici une série pour la jeunesse dont les avis représentent presque une courbe de Gauss parfaite. C'est peu commun tellement elle suscite des remarques contraires et parfois violentes comme "série à tendance réac". Je suis toujours indulgent pour les séries à gags notées comme albums. Le côté répétitif saute immédiatement aux yeux et il faut un énorme pouvoir créatif aux auteurs pour l'éviter. Je trouve que cette série présente plusieurs gros défauts outre la répétition de beaucoup de gags. Pour moi son plus gros défaut est l'absence de personnages secondaires valables. Les parents et Pouf sont tellement transparents que cela diminue fortement les possibilités de relations et de gags. Si je compare avec Cédric pas de grand-père pour de l'intergénérationnel, pas de copains ou copine, pas de maitresse, nous nous retrouvons dans une relation quasi exclusive entre Boule et son chien ce qui me lasse. J'aime bien le côté gentil, les enfants ont bien le temps d'apprendre à devenir des tueurs! Mais les dialogues sont pauvres et sans vrai thématique. Je ne suis pas d'accord avec la critique type réactionnaire. Roba nous décris un tableau de beaucoup de familles des années 70 qui quittent leurs racines provinciales pour s'établir dans des banlieues pavillonnaires sans âme à l'époque. Bien sûr le couple est représenté stéréotypé, père petit employé et mère au foyer mais ils sont tellement peu présents que le champ des possibles reste ouvert. Le modèle à enfant unique n'était pas le modèle le plus réactionnaire de l'époque. Au contraire; il sous-entendait un contrôle de sa sexualité de type planning familial plutôt révolutionnaire pour l'époque d'ailleurs c'était le modèle Chinois. Ce qui me déprime le plus c'est le manque d'évolution que représente la série. Boule sait il construire une relation en dehors de son chien? Ne préfigure-t-il pas des générations de garçons qui vont rester chez papa et maman jusqu'à plus d'âge, occupés à jouer ou surfer sur le net? Va savoir? j'ai trouvé les premiers albums très moyens au niveau dessin et couleurs. Je ne suis rentré dans la série qu'à partir du 8-10. 2+

07/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Yannick Noah (Il était une fois...)
Yannick Noah (Il était une fois...)

Pas grand-chose à dire de cet album, qui n’est pas facile à rencontrer et qui, bâti uniquement autour de l’ascension tennistique d’un homme, de son plus jeune âge au Cameroun jusqu’à sa consécration avec sa victoire à Roland Garros en 1983, n’intéressera je le crains que les amateurs de tennis et/ou les fans absolus de Yannick Noah. Ces derniers pourront même être frustrés de voir l’album s’arrêter à cette victoire, sans aller plus loin, si ce n’est pour sa carrière de chanteur, au moins pour le reste de sa carrière sportive. Il est vrai que l’album a été édité en pleine ferveur, au moment où Noah était sans doute le Français le plus médiatisé et populaire. La narration est assez monotone, même si toutes les étapes importantes sont traitées, de façon naïve et linéaire. Mais il n’y a pas d’effort de « romantisation », pas de construction d’intrigue. Quant au dessin de Chéret, on reconnait son trait très classique. Et sur un certain nombre de plongeons ou actions tennistiques de Noah, on reconnait des postures adoptées par Rahan (Noah étant ici à peine moins musculeux que le fils de âges farouches). Une curiosité à réserver pour les fans complétistes de Noah je pense. Ou à un jeune lectorat curieux de découvrir un exemple de réussite sportive.

06/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Evil Road
Evil Road

Pas mal, amusant, mais un peu léger. Un hommage au mythique Duel de Steven Spielberg et clin d’œil aux films du même genre type Christine avec des bagnoles hantées et des courses poursuites dantesques. Le tout sur un fond de road trip avec deux frangins en pré-retraites qui ont des choses à se raconter mais qui n’en ont jamais le temps parce qu’ils ont la mort à leurs trousses. De plus les dessins sont bien exécutés, c’est du jolie. La mise en scène est simple mais efficace, sans chichi. Un chouette petit road movie divertissant qui ne sort pas des sentiers battus mais rempli son office de divertissement. Seule la conclusion aurait mérité quelques pages supplémentaires afin d’approfondir la relation d’Hélias et Hélis. Ils le méritaient.

05/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Amour à mort
Amour à mort

Je suis ressorti consterné de ma lecture, ne m’attendant pas à lire une histoire aussi faiblarde, et si ce n’était pas signé Jean-David Morvan cette bd n’aurait probablement pas vu le jour je pense. De base j’étais plutôt attiré par les dessins, notamment l’illustration de couverture qui fait son taf il faut le reconnaître (j’ai noté l’album dans ma liste de livre à lire dès 2012 mais je ne mets la main dessus que maintenant), cependant après lecture je suis plutôt déçu. Le crayonné est bon dans les grandes largeurs et les couleurs suivent, mais cela manque de soucis dans la finition je trouve. Surtout, c’est confus, on ne comprend pas toujours ce qu’on regarde, il y a des cases qui ne servent à rien et dont je serai bien incapable de décrire ce qu’elles représentent. Bon après le dessin n’est pas le plus scandaleux à mon sens, comme je l’ai dit il est inégal avec des dessins magistraux et d’autres un peu réalisé à l’arrache ; plutôt plaisant dans l’ensemble. L’histoire en revanche, est torchée à la va-vite. Le pitch n’a même aucun intérêt en soi, c’est une histoire de vengeance comme on en a lu des centaines, le drame à la Shakespeare et touti quanti qui demande quand même un développement sur plusieurs albums par principe, mais là c’est raccourcis au one shot. A quoi sert le cadre fantasy ? Je me le demande encore. Aucun intérêt si ce n’est de se faire plaisir au dessin (l’héroïne est sacrément bien gaulée, elle a tout ce qu’il faut là où il faut) et de broder une fiction niaiseuse ponctuée de dialogues à l’ouest (le narrateur qui profite d’un blanc durant les vœux du mariage pour poursuivre son récit. Genre, les mariés se regardent dans le blanc des yeux pendant 15mn? ). Franchement c’est de l’amateurisme je trouve, niveau d’écriture fanfiction d’adolescent. Moralité, enjeux, développement des personnages, de l’intrigue, etc ? Il n’y a rien, 51 pages de vide littéraire.

05/12/2021 (modifier)