Les derniers avis (20754 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Ayati
Ayati

Ayati est l'histoire d'une jeune orpheline indienne qui se découvre du jour au lendemain des pouvoirs dignes de l'Avatar, lui permettant de maîtriser les éléments, à commencer par l'eau et l'air. Elle peut par exemple transformer n'importe quelle flaque d'eau en poings géants qui vont assommer les méchants. Grâce à ces super-pouvoirs offerts par la divinité Indra, elle va sauver une princesse, combattre des pirates et des démons. S'il n'y avait pas ce décor d'Inde fantastique et fantasmée, il n'y aurait pas grand chose pour sauver cette série à mes yeux. Le graphisme est du niveau d'un bon amateur qui ferait ses premiers pas dans le monde professionnel. Les personnages sont plutôt réussis, très inspirés du style Disney, mais les décors eux sont nettement moins bons, à la limite parfois de l'indigence. Et les couleurs sont également basiques et sans âme. On sent un gain de maîtrise technique entre le premier et le quatrième tome (dernier paru à ce jour), mais cela tient toujours davantage aux personnages eux-mêmes qu'aux décors qui eux restent assez bâclés. Les intrigues qui composent chaque tome sont du niveau de parutions peu inspirées pour enfants, comme ces quelques histoires du Journal de Mickey qui font manifestement du remplissage, avec une héroïne aidée par le scénario et des pouvoirs trop pratiques qui fonctionnent toujours au bon moment, des adversaires sans consistance et des péripéties clichés. L'héroïne est un peu pénible également par la suffisance moderne dont elle fait régulièrement preuve qui ne colle pas avec son passé de pauvre orpheline asservie. Je ne sais pas à quel tranche d'âge se destine véritablement la série, mais j'ai du mal à imaginer qu'elle puisse convaincre des lecteurs au-delà de 10 ou 11 ans, probablement de jeunes filles qui rêvent d'avoir des pouvoirs de super-héroïnes romantiques, des chats-singes trop mignons comme compagnons, et qu'on leur offre de devenir elles aussi une princesse exotique comme ce qui advient à Ayati à la fin du troisième tome. Seule demeure donc pour moi la légère originalité de ce cadre d'Inde, de maharadjas et de divinités hindous mais d'autres séries jeunesse avaient déjà exploité avec un peu plus de réussite ce filon, comme Natty par exemple.

06/09/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Mortel
Mortel

Une BD d'un ennui mortel. Une BD qui ne va pas me réconcilier avec le strips-gags. De l'humour noir de seconde zone, des gags qui tombent à plat et rien de très innovant. Un album au petit format qui se lit rapidement, je ne l'ai pas trouvé drôle et c'est plutôt embêtant pour une BD dite humoristique. C'est Thierry Martin qui se colle la partie graphique dans un style qui convient bien à ce genre, pas désagréable à regarder mais sans plus. Quand je pense à ce qu'il a réalisé sur Dernier souffle, quel contraste ! Ça pourra peut-être plaire à certain(s).

06/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Astérios - Le Minotaure
Astérios - Le Minotaure

Autant la précédente collaboration de ces deux auteurs (« Pygmalion et la vierge d'ivoire ») m’avait enchanté, autant Astérios m’a laissé de marbre. Le dessin de Peynet m’est apparu plus approximatif, alternant l’excellent et le bancal. La colorisation est charmeuse mais il y a dans le trait un aspect que je m’en voudrais de qualifier de négligé… mais moins abouti qui me déçoit lorsque je le compare à Pygmalion. Cela n’aurait constitué qu’une petite gêne secondaire si l’histoire du Minotaure signée Le Tendre avait réussi à me captiver. Or, il n’en est rien, j’ai eu le sentiment de tout le long de ce récit de sauter du coq à l’âne, cherchant désespérément un fil narratif solide auquel me raccrocher. Je m’attendais en tous les cas à un album bien plus centré sur Astérios, sa personnalité, sa dualité. Ici, le scénario est peut-être trop fidèle aux textes d’origine et fait intervenir beaucoup de personnages et d’éléments annexes. Au final, je n’ai tout simplement pas trouvé ce que j’espérais. Bof pour moi mais les amateurs de récits sur la Grèce antique seront peut-être d’un tout autre avis.

05/09/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Gamma Draconis
Gamma Draconis

Un manga dont la particularité est que le scénariste est français. Je n'ai pas accroché à ce manga ésotérique et j'ai fini par feuilleter les pages en lisant la deuxième partie. Ça manque vraiment d'originalité : une simple étudiante qui va sans le vouloir s'embarquer dans une drôle d'histoire en faisant des recherches, il y a une organisation nébuleuse et méchante... Rien dans le scénario ne m'a intéressé ou n'a retenu mon attention. L'histoire me laisse indifférent, les personnages sont quelconques...Je n'irai pas jusqu'à dire que le scénario est mauvais, parce que j'ai été trop incapable de retenir quoi que ce soit pour m'apercevoir s'il y avait des défauts dans le scénario, en dehors du fait que je m'ennuyais et que c'était peu palpitant à lire. Peut-être que les amateurs de ce genre de récit vont mieux accrocher que moi. Le dessin est moyen et d'ailleurs si j'avais pas vu le nom japonais sur la couverture j'aurais cru que c'était dessiné par un Français qui essaie de dessiner comme un Japonais. Le style est pas trop mal pour des illustrations, mais pour un art séquentiel ça passe moins. Un album très oubliable selon moi.

05/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Ringard !
Ringard !

Voilà un album assez froid, en tout cas qui m’est resté assez hermétique. En trois chapitres, se déroulant à chaque fois quelques années après le précédent, nous suivons quelques personnages, dans une intrigue assez loufoque et obscure. Un écrivain raté ne produisant que des pages blanches, un collectionneur farfelu de tout ce qui est blanc, et une flopée de femmes prénommées Marie, dans une intrigue dont je n’ai pas forcément saisi le sens. Le dessin n’est pas désagréable, mais il n’a pas suffi à m’accrocher à une histoire qui m’a clairement laissé de côté.

05/09/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série X-Men - L'élixir de vie
X-Men - L'élixir de vie

Si le MCU a indéniablement de grosses faiblesses, je dois dire qu'il m'impressionne assez par sa capacité à articuler de nombreuses intrigues et sous-intrigues autour d'un nombre incalculable de personnages sans jamais s'égarer. Il possède une cohérence qui fait sa principale force, mais une force qu'on ne retrouve malheureusement pas dans tous les comics qui en sont pourtant à l'origine. X-Men - L'élixir de vie est une triste illustration de ce symptôme. En effet, le comics de Scott Lobdell et Carlos Pacheco a bien du mal à maintenir sa cohérence narrative au vu du très grand nombre de personnages qu'il fait agir et du trop petit nombre de pages dont il dispose pour développer ses intrigues. Cela pousse l'auteur à accélérer parfois inconsidérément son intrigue, et comme en outre, il essaye de développer une réflexion chez les personnages, à chaque fois, elle tourne court car il faut faire avancer l'histoire. Surtout, le climax est particulièrement décevant au vu des enjeux qui étaient posés, car s'il s'appuie sur l'action discutable d'un personnage tiraillé, on n'a jamais le temps de peser le pour et le contre, et de comprendre en quoi ce choix est particulièrement délicat à faire. On a aussi la sensation que l'auteur ne fait pas assez confiance à la force des images ou à l'intelligence de son lecteur. Ainsi, alors même que le nombre de pages est limité, les personnages déclament parfois de lourdes sentences qui ne sonnent pas du tout naturelles et qui alourdissent énormément la narration. Parfois, on se croirait presque dans une comédie musicale tant les personnages, lorsqu'ils sont introduits, ils se sentent obligés de faire un préambule pour se présenter et dire quels sont leurs pouvoirs. Par exemple (deux parmi cent), quand Shang-Chi ouvre le récit en s'introduisant chez quelqu'un et que dans ses pensées, il résume toute la situation initiale : c'est lourd, peu crédible et trop peu utile. Ou lorsqu'on voit Bludgeon débarquer, soulevant une voiture à la main, et remplir une case en déclarant "Grâce à mon accroissement, je contrôle la gravité et, aussi facilement que je soulève cette auto de deux tonnes, j'envoie valser quiconque croise mon chemin !" L'image suffit largement à comprendre son pouvoir, la phrase est beaucoup trop longue pour être dite dans le feu de l'action, et elle fait bien trop ampoulée pour être dite par quelqu'un de normal. C'est typique de la manie qu'a Lobdell à faire des dialogues surexplicatifs, supposés aider le lecteur novice, j'imagine (dans quelques occasions, c'est un peu utile). Sinon, le dessin, lui, est très efficace mais lui aussi typique des défauts habituels de ce genre de comics. Hyperréaliste, un peu grandiloquent, manquant peut-être légèrement de personnalité. Il fonctionne plutôt bien, mais régulièrement, on se dit, c'est trop. Je sais bien que les abdos surdessinés, les poitrines proéminentes et les biceps qui se confondent avec des cuisses sont la norme dans les comics de super-héros, mais ça reste trop, et surtout trop peu subtil. Bref, il ne faut pas enfoncer ce comics plus que de raison. Il se laisse malgré tout lire plutôt agréablement, mais il témoigne de trop de faiblesses narratives pour convaincre de son utilité. Il avance trop vite et n'arrive pas à exploiter la foule de personnages qu'il essaye d'articuler autour de son intrigue convenue. Reste néanmoins le prologue d'X-Men - Opération Tolérance Zéro qui conclut cet album et qui, lui, est bien plus convaincant et prometteur que le récit principal. Je suis curieux de voir ce qu'ils en feront dans le comics concerné, parce que là, pour le coup, il y a un gros potentiel.

04/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Haut Palais
Le Haut Palais

Mouais. Je n’ai pas été outre mesure convaincu par l’album que j’ai eu sous la main, « Le Pacte d’Obsidian ». Visiblement, un deuxième tome au moins était prévu, annoncé sur le site de l’éditeur (titré « Shurubai »), mais apparemment plus en vente, aucune trace trouvée sur le net, donc la série semble avoir été abandonnée. Et, comme cet album n’est qu’un tome d’introduction, ça laisse en plan les lecteurs sans trop savoir où cela allait les mener. De toute façon, comme je l’ai dit, je n’ai pas accroché. Le dessin est techniquement très bon, mais je l’ai trouvé figé, assez froid. La colorisation donne un rendu trop lisse à mes yeux, cela manque clairement de nuance. Quant à l’histoire, elle semble se passer dans une sorte d’Europe centrale au temps de la Renaissance, même si certains aspects ramènent à un moyen-âge fantasmé, presque médiéval fantastique (mais l’absence de suite laisse en suspens ce genre de question). Un jeune garçon, Moth, vient d’intégrer la cohorte d’esclaves d’un grand domaine, que nous découvrons à peine ici. La partie BD est coupée au milieu par plusieurs pages de texte dressant une sorte d’histoire du pays imaginaire, des luttes violentes entre différents groupes. Cela hache un peu le récit. Même remarque concernant une très longue page détaillant les outils utilisés par les couvreurs – que rejoint Moth. L’histoire ne m’a pas emballé en tout cas.

04/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Claus & Simon - Rois de l'évasion
Claus & Simon - Rois de l'évasion

Étrange cette histoire, dans laquelle j’ai eu du mal à entrer. D’abord à cause du dessin (trait gras, contours épais) et de la colorisation (flashy, informatique et sans nuance), pas franchement mes préférés. Ensuite l’entame, qui me faisait penser à un jeu vidéo un peu bourrin. Pour le reste, l’univers est assez bizarre, mêlant humains, personnages animaliers (y compris dinosaures comme Simon, l’un des héros). Les deux héros, Claus et Simon, sont des champions d’une spécialité originale : deux clans mafieux contrôlent des sortes de jeux du cirque modernes consistant à placer de modernes gladiateurs dans des situations pas possibles (enchainés, enfermés, ils doivent « s’évader », tels des Oudini du futur). Claus et Simon doivent donc sauver leur peau dans ces jeux où la vie des participants est en jeu, et déjouer les pressions des clans mafieux qui les contrôlent (et qui truquent les paris sur ces épreuves). Ça se laisse lire, mais la fin est des plus abruptes. Bizarre la façon dont les mafias règlent leurs comptes. Et surtout j’ai cru qu’une page manquait à l’album, tant la conclusion est des plus bâclées. Bref, je ne suis pas sorti très enthousiaste de cette lecture.

04/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Compadres
Compadres

"Un très bon western qui réjouira les aficionados" nous dit l'ami Sloane dans son avis... ouais eh bien moi je ne suis pas de cet avis ; je pense être un aficionado du western, je l'ai assez répété ici sur BDT, mais celui-ci, non. La cause en est simple, c'est qu'un western illustré par un tel dessin, je peux pas, non c'est pour moi beaucoup trop rédhibitoire, c'est laid et impropre, avec en plus une colorisation unique dans des tons ocre, je trouve ça monotone. Ma vision du western doit passer par un dessin lissé, fignolé, appliqué, bref du beau dans le style de Giraud, Derib, Swolfs ou Meyer, et pas ces cases aux décors minimalistes où les silhouettes sont tassées, avec des visages qui n'en sont pas, c'est pas du dessin par endroits, c'est du gribouillis, non ça le fait pas ! je ne peux pas lire une Bd western dessinée ainsi. C'est dommage parce que le sujet est intéressant, si la partie graphique avait été à la hauteur, j'aurais pu être fan de cet album, c'est un western âpre, violent et sans pitié, qui reprend pas mal de situations déja vues, mais en y intégrant un aspect méconnu de l'Histoire américaine, celui des luttes ouvrières dans les mines, cet élément est intéressant. De plus, l'amitié improbable liant 2 hommes que tout oppose, avec cet Indien et ce Français qui se respectent, c'est aussi une bonne idée, mais après tout, le coup du Français ayant vécu la Commune en 1871 et arrivant dans l'Ouest, a été mieux traité dans L'Indien Français. Vraie note : 1,5/5.

03/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Capitaine Alatriste
Le Capitaine Alatriste

Je n'ai jamais pu rentrer dans cette série. Pourtant elle avait tout pour me séduire : l'ossature d'un roman célèbre, un scénariste que j'apprécie beaucoup et un style réaliste qui me convient assez. Malheureusement je trouve la série très déséquilibrée avec une prédominance trop forte du dialogue par rapport à l'image. Entre la voix off très présente (trop à mon goût) et la suite de face-à-face entre Alatriste et ses interlocuteurs, j'ai eu l'impression d'un éternel et bavard sur place entrecoupé de quelques scènes rapides de combats d'escrime assez statiques. Pas de décors, un N&B très sombre, un petit format et j'ai eu l'impression d'étouffer au bout de quelques pages. C'est dommage car le soleil de Madrid méritait plus d'espace et l'intrigue historico-politique avait du sens. Pour moi la forme a tué le fond et c'est dommage. Une grosse déception.

03/09/2022 (modifier)