Je ne suis vraiment pas fan de l’esthétique manga, et n’en lis pas forcément beaucoup. Mais, ayant vu celui-ci sur un présentoir en bibliothèque, sur un univers – le western – qui m’intéresse beaucoup, et avec un dessin ici moins repoussant que sur d'autres mangas (selon mes critères bien sûr), je l’ai emprunté, pour entrer cette série dans la base du site.
Ce recueil est semble-t-il la première publication de cette mangaka. Elle y montre son amour pour le western, auquel elle semble rendre hommage. Reste qu’aucune des 5 histoires ne m’a réellement captivé. Rien de nul, mais il y manque de l’originalité, du souffle, quelque chose qui fasse sortir ces histoires de l’ordinaire (et qui me fasse aller au-delà de mes préventions à propos du dessin, du petit format, et des bulles, qui occupent une place bien trop grande dans chaque planche). Certains passages sont ennuyeux car trop lents, délayés, sans que cela fasse penser à l'esthétique du western spaghetti (voir la longue, trop longue partie de poker dans l'histoire "No limit").
Ça se laisse lire, mais les amateurs de western risquent, comme moi, de rester sur leur faim.
Quel dommage, pourtant il y avait du potentiel.
Je me retrouve complètement dans l'avis de Ems, l'idée de base est excellente avec ce monde futuriste où deux groupes, l'un religieux et l'autre policier, se disputent le pouvoir.
Hélas l'intrigue se perd dans une narration sinueuse et alambiquée, il m'a été difficile d'y voir clair, de comprendre ses codes et les nombreux personnages n'aident pas non plus. Un ensemble assez brouillon qui aurait mérité un développement différent. Pourtant les personnages ont du coffre, mais eux aussi sont mal exploités.
Un héros pas tout jeune encore bien souple et rapide, je veux bien son secret.
C'est le dessin qui a attiré mon attention, il a du style. Il est dynamique, détaillé avec un trait tout en finesse. Et les couleurs apportent un plus indéniable.
Une mise en page pas toujours évidente à suivre.
Achat lors de la braderie de Lille et je ne le regrette pas, la partie graphique vaut le coup d’œil.
Note réelle : 2,5.
J'ai lu ce qui au départ devait être prévu en diptyque et qui finalement est ressorti en intégrale, et franchement je n'ai guère vibré à cette histoire. C'est une sorte de combiné entre cape et d'épée, romance et récit de pirates qui ne m'a convaincu qu'à moitié ; le cocktail de genres n'est pas véritablement assez solide et suffisamment bien écrit pour vraiment me passionner, tout comme l'idée de base est peu emballante.
On a plus à faire à une suite d'aventures aux péripéties multiples qui s'enchaînent sans trop de lien, une succession de séquences sans queue ni tête plutôt qu'à une vraie intrigue bien composée, celle-ci restant en plus alambiquée inutilement, le tout est mélangé un peu à l'aveuglette sans trop savoir où ça va nous mener, dans une sorte de tambouille aventureuse. Est-ce que Bonifay avait tout prévu dès le départ ? j'ai plus l'impression qu'il raconte tout ça sans plan défini, pourvu que ça soit mouvementé et plein d'action, avec des enchaînements trop rapides et un peu abrupts, si bien que par endroits, c'est pas toujours très clair, il y a un net manque de fluidité.
Le dessin de Duval s'est bien amélioré depuis Les Lutins et Red caps, surtout sur les têtes des personnages, mais lui aussi n'est pas exempt de défauts, je trouve son découpage peu limpide qui peut entrainer une certaine confusion, et quelques proportions bizarres, mais honnêtement, ce n'est pas lui le plus fautif dans cette Bd, pour moi c'est la narration qui déconne à bloc.
Après 4 tomes, je restais dubitatif… Après 11 tomes, je suis de plus en plus refroidi.
A mes yeux, Michel Vaillant – première époque a souffert de deux maux incurables : le désintérêt croissant de Jean Graton pour l’évolution de la compétition automobile (il avoue lui-même que le monde de la Formule 1 a fini par l’ennuyer profondément) et la longueur de la série, avec des héros qui vieillissent très lentement dans un univers où l’évolution technologique est ahurissante. Michel Vaillant a définitivement perdu toute sa crédibilité au cœur des années 80 et, selon moi, aurait mieux fait de prendre sa retraite à l’époque.
Seulement, voilà, 35 ans plus tard, une nouvelle saison débute… et le scénariste désigné afin de relancer la série est un auteur que j’apprécie d’ordinaire. J’avais donc eu envie de tenter le coup (d’autant plus que j’avais l’opportunité de m'en faire dédicacer le premier tome).
Premier constat : la course automobile est bien moins présente que dans la série originale. Ici, l’accent est surtout mis sur les relations entre les différents membres de la famille Vaillant et j’ai retrouvé là un des aspects que j’apprécie chez Denis Lapière, à savoir le soin qu’il accorde aux profils psychologiques de ses personnages. Directement, les personnages me sont apparus moins manichéens qu’auparavant tout en restant proches de l’ « ancienne version ». Par ailleurs, durant les premiers tomes, le suspense tient plus de l'ordre du thriller financier que de la compétition automobile.
Seulement, voilà ! Quand je lis un Michel Vaillant, j’attends aussi de trouver des pages consacrées à celle-ci, aux techniques de conduite, aux stratégies de course, et de ce point de vue la nouvelle saison est frustrante.
Deuxième constat : la longévité de Michel Vaillant continue à me poser problème. On ne se débarrasse pas ainsi d’un passé de plus de 50 ans de compétitions automobiles diverses. A titre personnel, j’aurais plus facilement accepté de retrouver ces personnages s’ils m’avaient été présentés vieillis (exit la compétition pour Michel Vaillant, sauf pour quelques courses d’ancêtres… cet album aurait même pu commencer sur l’enterrement du père Vaillant. Là je me serais vraiment dit : on part sur de nouvelles bases). Ce n’est pas le cas et voir Michel Vaillant toujours actif me pose problème. C’est un frein psychologique que je n’arrive pas à desserrer.
Pourtant, les premiers albums de ce nouveau départ se lisent sans déplaisir. Les auteurs prennent la réalité économique en compte pour construire une histoire plausible. Ceci dit, le thriller financier proposé est tout de même un peu « facile » (même si le tome 4 se termine sur une grosse surprise).
Côté dessin, j’ai trouvé des décors corrects et des voitures bien reproduites. Malheureusement, l’uniformisation des modèles fait que toutes les voitures finissent par se ressembler et les rares scènes de course ne font que confirmer cette réalité. Au niveau des personnages, on reconnait aisément les différents membres de la famille. Les traits sont toutefois plus typés qu’à l’époque de Jean Graton (ce qui n’est pas plus mal) et Michel Vaillant prend un petit air… d’Eddy Merckx (son regard, notamment). Etrange mais pas déplaisant.
Enfin, gros coup de gueule sur la bande publicitaire fièrement affichée sur ce tome 4 et qui annonce une fin de cycle : je la cherche toujours, cette fin de cycle !!! C'est vraiment prendre les lecteurs pour des cons et ce genre de procédé me gave ! D'autant plus que depuis lors, la série peine de plus en plus à me convaincre. Il n'y a plus vraiment de fil conducteur, les tomes sont de plus en plus creux en terme d'histoire et la course automobile est de plus en plus en arrière-plan au profit de petites intrigues familiales ou de thématiques tendances (et le dernier tome lu, Cannonball, en est un parfait exemple).
Je comprends la nécessité de convaincre le jeune public mais à force, les auteurs ont réussi à me perdre. Je pense vraiment que je vais jeter le gant là et je baisse ma note d'un point. Dommage car au début j'avais envie d'y croire mais les auteurs pêchent à mes yeux par manque d'audace (on demeure avec un Michel Vaillant pilote émérite malgré son "âge") et par manque de passion pour le sport automobile actuel (ou du moins, ils ne parviennent pas à me faire partager cette passion).
MAJ après lecture d'un deuxième tome pour un avis plus "éclairé" sur la série : tout pareil qu'avec le premier, je confirme.
Je précise que mon avis ne porte que sur le premier tome, le seul que possède ma bibliothèque municipale et je n’irai pas jusqu’à faire des pieds et des mains pour trouver la suite.
Les états d’âme d’une pré-ado qui tarde de voir se développer ses atouts féminins. En tout cas, c’est à ça qu’il me semble qu’on peut résumer ces strips, à moins que je n’aie loupé quelques réflexions plus profondes. Elle est jalouse de ses copines plus séductrices, décore sa chambre de posters de bellâtres médiatiques et envoie bouler le seul boutonneux qui s’intéresse à elle.
Le caractère de la demoiselle est quand même un peu acide et l’humour peut effectivement faire sourire sur quelques gags, mais je doute que ça fonctionne sur plusieurs albums s’ils sont du même acabit.
Après, je ne suis peut-être pas le coeur de cible, et d’ailleurs j’ai du mal à cerner le public cible : les pré-ados ? Ou ceux qui l’ont été un jour (et qui en gardent un souvenir cuisant…) ? L’éditeur aussi visiblement hésite sur son site. Après réédition, la série est passée de tout public à jeunesse…
Un dessin qui ne me convient que très moyennement et que je trouve trop brouillon. Pour ma part il serait mieux passé si le propos avait été un peu plus fourni.
En somme pour moi, rien de foncièrement désagréable, juste pas motivant…
À noter que le tome 4 en format « normal » est une compilation – réarrangement des trois premiers à l’italienne.
Décidément, j'ai de la difficulté à accrocher aux mangas qui sortent chez le Lézard Noir.
C'est du pur roman graphique pratiquement autobiographique (les histoires courtes se basent sur les souvenirs d'enfances de l'auteur, mais les personnages sont fictifs), un genre un peu casse gueule parce que s'il sort des bons titres de ce genre, il sort aussi plein de platitude et je trouve que cet album en fait partie. C'est vaguement intéressant de découvrir la vie dans le Japon rural des années 60, mais voilà c'est raconté de manière peu captivante. La narration est plate et la plupart des anecdotes ne m'ont pas du tout paru intéressantes. L'éditeur précise dans son résumé de l'œuvre 'De petites anecdotes insignifiantes au premier abord mais pleines de finesse et d’acuité' et ben moi j'ai juste vu le coté insignifiant de la chose. Le coté sensible (j'imagine qu'on parle de la relation entre le fils et son père) m'a laissé de marbre.
Ajoutons que je trouve le dessin moche. Un album oubliable selon moi.
Le synopsis de The Few avait tout pour m'attirer. Un monde dystopique dans lequel la (con)quête de l'eau est devenue le centre des préoccupations de tout le monde. Saupoudrez tout cela avec des factions qui se foutent sur la tronche pour prendre le dessus et, donc, contrôler l'eau et les territoires où elle est encore présente, ajoutez-y un peu d'espionnage et des agents doubles et vous avez un scénario pour lequel je suis un client, presque déjà convaincu. On n'est pas sur une originalité dingue mais cela me plaît, et plaît de manière générale.
Mais. J'ai mis 2/5.
Déjà, le dessin. Il n'est pas vraiment à la hauteur. Le dessinateur a un style bien à lui, ça c'est clair et ça peut me satisfaire, je suis très ouvert à la découverte. Néanmoins, j'avoue que je n'ai pas vraiment accroché à ce dernier. Il m'a même paru un peu (très ?) brouillon par moment. Tout en noir et blanc, ce qui colle bien à l'univers, c'est avec toute mesure, mauvais dessinateur que je suis, que je pense que le trait de l'artiste n'est pas tout à fait maîtrisé de bout en bout. Certaines planches sont difficilement lisibles, hélas.
Le scénario, s'il est intéressant et plutôt pas trop mal pensé au départ, s'embourbe dans un one-woman show pas tellement prenant. Tout, ou presque, est centré sur l'héroïne, pas très charismatique, très caricaturale (nourrie au biberon de la dictature aux responsabilités, robotisée par ses supérieurs... avant la révélation que le monde n'est pas noir ou blanc mais bel et bien gris). C'est un peu dommage à mon goût, il y avait possibilité de partir sur autre chose tellement le monde créé par Sean Lewis est vaste. Même la cause écolo, sous-jacente, n'est pas explorée. Ou alors, je suis passé à côté. Tout comme sur l'ensemble de l’œuvre finalement.
Une petite série qui ne révolutionnera pas le genre. L'originalité de cette série est que Jean-Emmanuel Carrié nous livre la genèse de son récit à travers la lecture d'un carnet anonyme qui s'accusait d'un crime.
Honnêtement que le scénario soit tiré d'un fait véridique ou pas, ne lui apporte pas beaucoup de valeur ajoutée. Il aurait mieux valu un développement de la psychologie des personnages ; une intrigue plus soutenue et une ambiance du milieu marseillais des années 50/60 plus travaillée pour donner de la passion à ce récit. Je trouve que cela manque.
De plus le graphisme de Christopher est assez minimaliste avec des têtes de personnages proches des Simpson et d'autres plus réalistes. Une lecture rapide qui ne m'a pas apporté un grand intérêt.
Je suis d’accord avec Alix sur un point : le plus intéressant dans cette bande dessinée, c’est son background historique, qui nous permet d’un peu découvrir Cuba avant la révolution, après la révolution et à notre époque, ainsi que la place qui y est consacrée à la danse classique.
Ceci dit, je m’attendais à lire une biographie et ce n’est pas le cas. En effet, si certains faits de la vie d’Alicia Alonso sont évoqués, l’aspect biographique s’efface au profit d’une fiction dans le Cuba actuel. Par conséquent, je termine ma lecture sans avoir le sentiment de connaître cette danseuse. Or la destinée des personnages fictifs qui occupent la majeure partie du récit ne m’a pas spécialement intéressé.
Au niveau du dessin, je ne suis pas super emballé non plus. Non que ce soit mal dessiné à mes yeux mais je trouve ce style trop aéré, avec des plans fort larges qui ne servent pas à grand-chose et une colorisation dans des teintes pastel qui finit par devenir monotone.
Clairement, j’espérais beaucoup plus. Seul point positif : la narration est fluide et l’album se lit vite.
Mwouais mwouais mwouais… pour moi, c’est bof, bof !
Lancé sous forme de défi par ses camarades d’atelier, ce concept de strips humoristiques autour d’un nain de jardin signé Mazan devient bien trop vite redondant, sombrant même régulièrement dans le grand n’importe quoi sur la fin.
L’album se lit très vite et est à réserver aux lecteurs qui aiment l’humour absurde qui exploite de toutes les manières possibles une situation initiale immuable.
Pas grand-chose à dire sur le dessin. On voit bien que l’auteur ne s’est pas trop attardé sur ce sujet puisque le défi résidait ailleurs.
Au final, je pense que 2 gags m’ont vraiment plu, 3 ou 4 autres m’ont fait sourire et le reste a oscillé entre ennui et consternation.
Pas pour moi.
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Old West
Je ne suis vraiment pas fan de l’esthétique manga, et n’en lis pas forcément beaucoup. Mais, ayant vu celui-ci sur un présentoir en bibliothèque, sur un univers – le western – qui m’intéresse beaucoup, et avec un dessin ici moins repoussant que sur d'autres mangas (selon mes critères bien sûr), je l’ai emprunté, pour entrer cette série dans la base du site. Ce recueil est semble-t-il la première publication de cette mangaka. Elle y montre son amour pour le western, auquel elle semble rendre hommage. Reste qu’aucune des 5 histoires ne m’a réellement captivé. Rien de nul, mais il y manque de l’originalité, du souffle, quelque chose qui fasse sortir ces histoires de l’ordinaire (et qui me fasse aller au-delà de mes préventions à propos du dessin, du petit format, et des bulles, qui occupent une place bien trop grande dans chaque planche). Certains passages sont ennuyeux car trop lents, délayés, sans que cela fasse penser à l'esthétique du western spaghetti (voir la longue, trop longue partie de poker dans l'histoire "No limit"). Ça se laisse lire, mais les amateurs de western risquent, comme moi, de rester sur leur faim.
Démon Intérieur
Quel dommage, pourtant il y avait du potentiel. Je me retrouve complètement dans l'avis de Ems, l'idée de base est excellente avec ce monde futuriste où deux groupes, l'un religieux et l'autre policier, se disputent le pouvoir. Hélas l'intrigue se perd dans une narration sinueuse et alambiquée, il m'a été difficile d'y voir clair, de comprendre ses codes et les nombreux personnages n'aident pas non plus. Un ensemble assez brouillon qui aurait mérité un développement différent. Pourtant les personnages ont du coffre, mais eux aussi sont mal exploités. Un héros pas tout jeune encore bien souple et rapide, je veux bien son secret. C'est le dessin qui a attiré mon attention, il a du style. Il est dynamique, détaillé avec un trait tout en finesse. Et les couleurs apportent un plus indéniable. Une mise en page pas toujours évidente à suivre. Achat lors de la braderie de Lille et je ne le regrette pas, la partie graphique vaut le coup d’œil. Note réelle : 2,5.
Gitans des mers
J'ai lu ce qui au départ devait être prévu en diptyque et qui finalement est ressorti en intégrale, et franchement je n'ai guère vibré à cette histoire. C'est une sorte de combiné entre cape et d'épée, romance et récit de pirates qui ne m'a convaincu qu'à moitié ; le cocktail de genres n'est pas véritablement assez solide et suffisamment bien écrit pour vraiment me passionner, tout comme l'idée de base est peu emballante. On a plus à faire à une suite d'aventures aux péripéties multiples qui s'enchaînent sans trop de lien, une succession de séquences sans queue ni tête plutôt qu'à une vraie intrigue bien composée, celle-ci restant en plus alambiquée inutilement, le tout est mélangé un peu à l'aveuglette sans trop savoir où ça va nous mener, dans une sorte de tambouille aventureuse. Est-ce que Bonifay avait tout prévu dès le départ ? j'ai plus l'impression qu'il raconte tout ça sans plan défini, pourvu que ça soit mouvementé et plein d'action, avec des enchaînements trop rapides et un peu abrupts, si bien que par endroits, c'est pas toujours très clair, il y a un net manque de fluidité. Le dessin de Duval s'est bien amélioré depuis Les Lutins et Red caps, surtout sur les têtes des personnages, mais lui aussi n'est pas exempt de défauts, je trouve son découpage peu limpide qui peut entrainer une certaine confusion, et quelques proportions bizarres, mais honnêtement, ce n'est pas lui le plus fautif dans cette Bd, pour moi c'est la narration qui déconne à bloc.
Michel Vaillant - Nouvelle saison
Après 4 tomes, je restais dubitatif… Après 11 tomes, je suis de plus en plus refroidi. A mes yeux, Michel Vaillant – première époque a souffert de deux maux incurables : le désintérêt croissant de Jean Graton pour l’évolution de la compétition automobile (il avoue lui-même que le monde de la Formule 1 a fini par l’ennuyer profondément) et la longueur de la série, avec des héros qui vieillissent très lentement dans un univers où l’évolution technologique est ahurissante. Michel Vaillant a définitivement perdu toute sa crédibilité au cœur des années 80 et, selon moi, aurait mieux fait de prendre sa retraite à l’époque. Seulement, voilà, 35 ans plus tard, une nouvelle saison débute… et le scénariste désigné afin de relancer la série est un auteur que j’apprécie d’ordinaire. J’avais donc eu envie de tenter le coup (d’autant plus que j’avais l’opportunité de m'en faire dédicacer le premier tome). Premier constat : la course automobile est bien moins présente que dans la série originale. Ici, l’accent est surtout mis sur les relations entre les différents membres de la famille Vaillant et j’ai retrouvé là un des aspects que j’apprécie chez Denis Lapière, à savoir le soin qu’il accorde aux profils psychologiques de ses personnages. Directement, les personnages me sont apparus moins manichéens qu’auparavant tout en restant proches de l’ « ancienne version ». Par ailleurs, durant les premiers tomes, le suspense tient plus de l'ordre du thriller financier que de la compétition automobile. Seulement, voilà ! Quand je lis un Michel Vaillant, j’attends aussi de trouver des pages consacrées à celle-ci, aux techniques de conduite, aux stratégies de course, et de ce point de vue la nouvelle saison est frustrante. Deuxième constat : la longévité de Michel Vaillant continue à me poser problème. On ne se débarrasse pas ainsi d’un passé de plus de 50 ans de compétitions automobiles diverses. A titre personnel, j’aurais plus facilement accepté de retrouver ces personnages s’ils m’avaient été présentés vieillis (exit la compétition pour Michel Vaillant, sauf pour quelques courses d’ancêtres… cet album aurait même pu commencer sur l’enterrement du père Vaillant. Là je me serais vraiment dit : on part sur de nouvelles bases). Ce n’est pas le cas et voir Michel Vaillant toujours actif me pose problème. C’est un frein psychologique que je n’arrive pas à desserrer. Pourtant, les premiers albums de ce nouveau départ se lisent sans déplaisir. Les auteurs prennent la réalité économique en compte pour construire une histoire plausible. Ceci dit, le thriller financier proposé est tout de même un peu « facile » (même si le tome 4 se termine sur une grosse surprise). Côté dessin, j’ai trouvé des décors corrects et des voitures bien reproduites. Malheureusement, l’uniformisation des modèles fait que toutes les voitures finissent par se ressembler et les rares scènes de course ne font que confirmer cette réalité. Au niveau des personnages, on reconnait aisément les différents membres de la famille. Les traits sont toutefois plus typés qu’à l’époque de Jean Graton (ce qui n’est pas plus mal) et Michel Vaillant prend un petit air… d’Eddy Merckx (son regard, notamment). Etrange mais pas déplaisant. Enfin, gros coup de gueule sur la bande publicitaire fièrement affichée sur ce tome 4 et qui annonce une fin de cycle : je la cherche toujours, cette fin de cycle !!! C'est vraiment prendre les lecteurs pour des cons et ce genre de procédé me gave ! D'autant plus que depuis lors, la série peine de plus en plus à me convaincre. Il n'y a plus vraiment de fil conducteur, les tomes sont de plus en plus creux en terme d'histoire et la course automobile est de plus en plus en arrière-plan au profit de petites intrigues familiales ou de thématiques tendances (et le dernier tome lu, Cannonball, en est un parfait exemple). Je comprends la nécessité de convaincre le jeune public mais à force, les auteurs ont réussi à me perdre. Je pense vraiment que je vais jeter le gant là et je baisse ma note d'un point. Dommage car au début j'avais envie d'y croire mais les auteurs pêchent à mes yeux par manque d'audace (on demeure avec un Michel Vaillant pilote émérite malgré son "âge") et par manque de passion pour le sport automobile actuel (ou du moins, ils ne parviennent pas à me faire partager cette passion).
Elza
MAJ après lecture d'un deuxième tome pour un avis plus "éclairé" sur la série : tout pareil qu'avec le premier, je confirme. Je précise que mon avis ne porte que sur le premier tome, le seul que possède ma bibliothèque municipale et je n’irai pas jusqu’à faire des pieds et des mains pour trouver la suite. Les états d’âme d’une pré-ado qui tarde de voir se développer ses atouts féminins. En tout cas, c’est à ça qu’il me semble qu’on peut résumer ces strips, à moins que je n’aie loupé quelques réflexions plus profondes. Elle est jalouse de ses copines plus séductrices, décore sa chambre de posters de bellâtres médiatiques et envoie bouler le seul boutonneux qui s’intéresse à elle. Le caractère de la demoiselle est quand même un peu acide et l’humour peut effectivement faire sourire sur quelques gags, mais je doute que ça fonctionne sur plusieurs albums s’ils sont du même acabit. Après, je ne suis peut-être pas le coeur de cible, et d’ailleurs j’ai du mal à cerner le public cible : les pré-ados ? Ou ceux qui l’ont été un jour (et qui en gardent un souvenir cuisant…) ? L’éditeur aussi visiblement hésite sur son site. Après réédition, la série est passée de tout public à jeunesse… Un dessin qui ne me convient que très moyennement et que je trouve trop brouillon. Pour ma part il serait mieux passé si le propos avait été un peu plus fourni. En somme pour moi, rien de foncièrement désagréable, juste pas motivant… À noter que le tome 4 en format « normal » est une compilation – réarrangement des trois premiers à l’italienne.
Maladroit de naissance
Décidément, j'ai de la difficulté à accrocher aux mangas qui sortent chez le Lézard Noir. C'est du pur roman graphique pratiquement autobiographique (les histoires courtes se basent sur les souvenirs d'enfances de l'auteur, mais les personnages sont fictifs), un genre un peu casse gueule parce que s'il sort des bons titres de ce genre, il sort aussi plein de platitude et je trouve que cet album en fait partie. C'est vaguement intéressant de découvrir la vie dans le Japon rural des années 60, mais voilà c'est raconté de manière peu captivante. La narration est plate et la plupart des anecdotes ne m'ont pas du tout paru intéressantes. L'éditeur précise dans son résumé de l'œuvre 'De petites anecdotes insignifiantes au premier abord mais pleines de finesse et d’acuité' et ben moi j'ai juste vu le coté insignifiant de la chose. Le coté sensible (j'imagine qu'on parle de la relation entre le fils et son père) m'a laissé de marbre. Ajoutons que je trouve le dessin moche. Un album oubliable selon moi.
The Few
Le synopsis de The Few avait tout pour m'attirer. Un monde dystopique dans lequel la (con)quête de l'eau est devenue le centre des préoccupations de tout le monde. Saupoudrez tout cela avec des factions qui se foutent sur la tronche pour prendre le dessus et, donc, contrôler l'eau et les territoires où elle est encore présente, ajoutez-y un peu d'espionnage et des agents doubles et vous avez un scénario pour lequel je suis un client, presque déjà convaincu. On n'est pas sur une originalité dingue mais cela me plaît, et plaît de manière générale. Mais. J'ai mis 2/5. Déjà, le dessin. Il n'est pas vraiment à la hauteur. Le dessinateur a un style bien à lui, ça c'est clair et ça peut me satisfaire, je suis très ouvert à la découverte. Néanmoins, j'avoue que je n'ai pas vraiment accroché à ce dernier. Il m'a même paru un peu (très ?) brouillon par moment. Tout en noir et blanc, ce qui colle bien à l'univers, c'est avec toute mesure, mauvais dessinateur que je suis, que je pense que le trait de l'artiste n'est pas tout à fait maîtrisé de bout en bout. Certaines planches sont difficilement lisibles, hélas. Le scénario, s'il est intéressant et plutôt pas trop mal pensé au départ, s'embourbe dans un one-woman show pas tellement prenant. Tout, ou presque, est centré sur l'héroïne, pas très charismatique, très caricaturale (nourrie au biberon de la dictature aux responsabilités, robotisée par ses supérieurs... avant la révélation que le monde n'est pas noir ou blanc mais bel et bien gris). C'est un peu dommage à mon goût, il y avait possibilité de partir sur autre chose tellement le monde créé par Sean Lewis est vaste. Même la cause écolo, sous-jacente, n'est pas explorée. Ou alors, je suis passé à côté. Tout comme sur l'ensemble de l’œuvre finalement.
Pour les yeux de Cerise
Une petite série qui ne révolutionnera pas le genre. L'originalité de cette série est que Jean-Emmanuel Carrié nous livre la genèse de son récit à travers la lecture d'un carnet anonyme qui s'accusait d'un crime. Honnêtement que le scénario soit tiré d'un fait véridique ou pas, ne lui apporte pas beaucoup de valeur ajoutée. Il aurait mieux valu un développement de la psychologie des personnages ; une intrigue plus soutenue et une ambiance du milieu marseillais des années 50/60 plus travaillée pour donner de la passion à ce récit. Je trouve que cela manque. De plus le graphisme de Christopher est assez minimaliste avec des têtes de personnages proches des Simpson et d'autres plus réalistes. Une lecture rapide qui ne m'a pas apporté un grand intérêt.
Alicia - Prima Ballerina Assoluta
Je suis d’accord avec Alix sur un point : le plus intéressant dans cette bande dessinée, c’est son background historique, qui nous permet d’un peu découvrir Cuba avant la révolution, après la révolution et à notre époque, ainsi que la place qui y est consacrée à la danse classique. Ceci dit, je m’attendais à lire une biographie et ce n’est pas le cas. En effet, si certains faits de la vie d’Alicia Alonso sont évoqués, l’aspect biographique s’efface au profit d’une fiction dans le Cuba actuel. Par conséquent, je termine ma lecture sans avoir le sentiment de connaître cette danseuse. Or la destinée des personnages fictifs qui occupent la majeure partie du récit ne m’a pas spécialement intéressé. Au niveau du dessin, je ne suis pas super emballé non plus. Non que ce soit mal dessiné à mes yeux mais je trouve ce style trop aéré, avec des plans fort larges qui ne servent pas à grand-chose et une colorisation dans des teintes pastel qui finit par devenir monotone. Clairement, j’espérais beaucoup plus. Seul point positif : la narration est fluide et l’album se lit vite.
Les Nains de jardin
Mwouais mwouais mwouais… pour moi, c’est bof, bof ! Lancé sous forme de défi par ses camarades d’atelier, ce concept de strips humoristiques autour d’un nain de jardin signé Mazan devient bien trop vite redondant, sombrant même régulièrement dans le grand n’importe quoi sur la fin. L’album se lit très vite et est à réserver aux lecteurs qui aiment l’humour absurde qui exploite de toutes les manières possibles une situation initiale immuable. Pas grand-chose à dire sur le dessin. On voit bien que l’auteur ne s’est pas trop attardé sur ce sujet puisque le défi résidait ailleurs. Au final, je pense que 2 gags m’ont vraiment plu, 3 ou 4 autres m’ont fait sourire et le reste a oscillé entre ennui et consternation. Pas pour moi.