C'est fou comme cela a vieilli. Seul le dessin de Manara, la plastique de Miel et de ses copines traversent les décennies sans une ride. On connait la recette, jeunes femmes de la haute, environnements luxueux et fantasmes.
Ici c'est le fantasme du voyeurisme (voire plus) dans l'impunité totale pour les hommes et le cauchemar féminin de se retrouver nue en pleine ville sous les moqueries de la foule. À partir de ces éléments Manara ébauche un scénario souvent très répétitif qui permet d'aligner des scènes de porno soft où le viol n'est pas exclu.
Le tome 1 passe encore mais le tome 2 est d'un ennui mortel. Un point amusant quand même : Miel est obligée de se raser les aisselles (et pas que) dans le tome 2, elle passerait pour une négligée aujourd'hui. 2.5
Je n'ai pas vraiment était atteint par ce récit autobiographique, parce-que je lui reproche déjà d'avoir un ton "seulement" biographique.
Je n'ai jamais réussi à entrer dans la relation ambivalente entre la fille et le père. La réappropriation du scénario par Kris donne une vision trop objectiviste, certaines scènes trop passives, et puis les dialogues ne m'ont pas apporté grand chose. Le film, réalisé et filmé par Barbara elle-même, doit toucher davantage. Ici vraiment je ne trouve pas le caractère personnel, je ne suis pas non plus empathique sur la souffrance cachée du père. Comme précisé par Barbara Pellerin en postface, c'est en effet un exercice très particulier que de partager sa vie intime à d'autres (les auteurs) en sachant qu'elle sera diffusée pour d'autres encore (les lecteurs). Mais puisqu'elle a voulu le faire, autant mettre les 2 pieds dedans si j'ose dire et exprimer franchement ses réflexions. Là, le texte semble être une coquille vide, comme s'il y avait eu trop de consignes de prudence pour ne pas exhiber l'intimité.
Les scènes d'adultes sont les plus intéressantes, quand l'un ou l'une aimerait bien s'ouvrir à l'autre mais n'y parvient pas. Comme précisé en postface, la question universelle se pose ici : "comment parler avec son père ?". On ressent les remords, la domination du mutisme et la difficulté de cicatriser un passé douloureux. Le dessin n'a pas à rougir, j'apprécie le travail de Vincent Bailly, mais il ne permet pas de combler le manque de matières venant du scénario. Par voie de conséquence, il ne m'a donc pas transporté non plus.
Une histoire qui se parcourt assez rapidement mais qui ne restera pas en mémoire chez moi.
Le disque du film est compris avec la BD, dommage de ne pas avoir ce qu'il faut pour visionner, j'aurais aimé découvrir la réalité des images dans cet environnement familier (Barentin, Rouen). Le rendu doit être beaucoup plus concret, personnel et émouvant que la version BD.
Encore une fois un seul tome me suffira (Seul contre tous). Sur le modèle ultra classique d'un frère pas futé, d'une soeur casse-pieds, qui ont entre 6 et 10 ans, et de parents absents, le scénario essaye de faire rire en multipliant les bêtises dans le dos de la maman.
L'échange incongru d'une tortue contre une vache à qui on va donner la possibilité de parler est le principal ressort comique de la série. Le but est de faire rire des enfants (du primaire ?) dans des situations et avec un vocabulaire qu'ils affectionnent.
Ce n'est pas l'extase mais ce n'est jamais vulgaire et cela a un bon rythme.
Je suis plus critique sur le graphisme que je trouve assez laid. La mise en couleur étant elle, a-minima avec des arrières plans uniformes dans des teintes très fades.
Dans un monde clos où il n'y a pratiquement pas d'intervenants extérieurs cela tourne vite en rond.
Bon, décidément, j’ai un peu de mal avec l’humour de Bernstein, que je trouve souvent poussif, en tout cas il peine à m’arracher sourires, voire rires.
Et c’est encore un peu le cas ici, dans ce qui se veut une sorte de caricature du monde des bureaux d’entreprise, du temps perdu à ne rien faire, des jargons aussi ronflants que creux. Monde que découvre une jeune stagiaire, étonnée, effarée par le néant et l’autosatisfaction qui règnent dans l’entreprise où elle est censée passer 6 mois (mais dès la première journée, la réalité navrante lui a sauté aux yeux).
Si vous jetez un œil sur le thème « Monde de l’entreprise », vous verrez pléthore de séries surfant sur cette vision plus ou moins moqueuse de cet univers, et ce « Rapport de stage » ne se démarque pas suffisamment de certaines d’entre-elles, la satire est finalement plus gentillette qu’au vitriol, et du coup pas assez corrosive ou drôle.
Quelques sourires, certes, mais c’est trop peu à mon goût. Je suis resté sur ma faim en tout cas.
J'ai lu cette Bd dans l'édition en intégrale car c'était la seule que proposait la grande bibli où je me rend souvent.
J'en ressors assez peu emballé, je dois dire que cette histoire ne m'a pas ouvertement attiré dès le départ, je n'aime guère le contexte historique que je connaissais un peu pour l'avoir approché avec un film hollywoodien, Orgueil et passion, réalisé en 1957 par Stanley Kramer, avec Cary Grant et Sophia Loren (c'est parait-il sur ce film qu'il y a eu une idylle assez sérieuse entre les 2 stars, elles se retrouveront l'année suivante dans la Péniche du bonheur, une comédie sentimentale).
Il s'agit d'un contexte historique peu exploité en bande dessinée, au moment où les troupes napoléoniennes occupent l'Espagne. La guerre d'indépendance espagnole opposa l'Espagne des Bourbons et ses alliés le Portugal et l'Angleterre à la France du Premier Empire entre 1808 et 1814, dans le contexte des guerres napoléoniennes. Ici, il s'agit principalement des guerillas populaires qui font subir des revers aux troupes de Joseph Bonaparte.
Alors certes, Giroud est un grand scénariste, il sait poser les ingrédients nécessaires à une dramatisation dans ce type d'aventure historique, on constate que c'est comme en France, les clivages sociaux entre nobles espagnols et gens du peuple sont bien marqués, tout ceci est bien décrit, mais je n'ai pas palpité devant ce récit qui m'a laissé plutôt indifférent, et j'ai trouvé le secret en question très banal et sans intérêt particulier. Dans d'autres diptyques de cette collection "Secrets", il y avait toute une approche souvent complexe ou plus intéressante qui donnait un côté captivant à la narration, chose que je n'ai pas retrouvée dans ces 2 albums réunis en intégrale. Je préfère largement d'autres tomes de cette collection qui m'ont semblé beaucoup plus costaud en matière de construction et de mystère familial.
Au niveau graphique, c'est pas mal, c'est un dessin efficace et réaliste sur les décors, les costumes et les scènes d'action, je relève juste un petit défaut : certains personnages se ressemblent un peu trop, ce qui entraine sur certaines planches une petite confusion.
Une lecture qui ne m'a pas vraiment passionné, je le regrette, ça tient sans doute au sujet et à la manière dont c'est développé.
Je ressors frustré de ma lecture.
Un achat déclenché après le feuilletage de ce comics, mais le scénario n'est pas du même niveau.
Un polar avec une grosse part de fantastique qui décrédibilise le récit, je n'ai pas adhéré à ce "monstre" sous l'emprise d'une secte.
De plus, nos deux héros, pourtant très sympathiques, sont assez stéréotypés. Et je me demande comment ils ont pu survivre après tant de fusillades et de corps à corps à l'arme blanche.
Un scénario trop invraisemblable, mais la narration nerveuse et sans temps mort m'a aidé à passer outre tous ses défauts.
Un noir et blanc très tranché, un trait anguleux qui me plaît beaucoup.
Un bémol sur les proportions des personnages qui ne sont pas toujours respectées.
A vos risques et périls.
Note réelle : 2,5.
En général je ne suis pas trop regardant pour les scenarii dans les histoires de fesses mais le sexe intello m'ennuie au plus haut point.
C'est le cas dans cette série. Cette histoire de génie dans une ceinture mystérieuse aurait pu être acceptable sans ce texte abscons et prétentieux.
La BD est d'ailleurs assez déséquilibrée puisque l'on passe d'un copier-coller d'un livre sacré hindou à pas de texte du tout. J'ai donc lu ce Kama Sutra en 5 minutes.
Le graphisme est toujours bon mais assez répétitif. Ce qui sauve la série du naufrage pour moi, est la mise en couleur que je trouve assez jolie (sauf dans les scènes de sexe !!).
Au niveau sexe on part du soft vers du un peu hard mais cette suite de tableaux imposés ne m'a jamais fait rêver.
Un seul tome me suffira. Je ne suis pas fan des sports mécaniques encore moins des rallyes-raid et encore moins du Paris-Dakar.
Le sujet n'était donc pas fait pour m'enthousiasmer au départ mais pourquoi ne pas sortir de sa zone de confort.
La BD suit les traces du rallye et de ses images TV très belles. Ici c'est le graphisme de Fane qui sauve la série. Ciel bleu, sable ocre, décors exotiques et bolides colorés créent un environnement graphique attrayant. Les petits personnages bien dynamiques qui peuplent ce théâtre empêchent que l'on s'ennuie trop.
En effet je trouve les gags assez pauvres et certains stéréotypes vraiment à côté de la plaque. Fontenay nous propose une vision paternaliste des pays et des habitants qu'il croise dans les rares strips où des africains apparaissent.
Finalement une série assez moyenne qui vaut surtout pour son graphisme sympa.
Lu l'intégrale sans aucune conviction, qu'on m'avait heureusement prêtée, car je ne me vois pas acheter en occase ce genre de Bd.
Comme énoncé, ça ne m'a pas du tout intéressé, pourtant dans la SF, c'est le post-apo que j'aime, mais là, rien ne m'a attiré dans ce récit parce qu'on est dans du mauvais Dufaux ; ce gars est très inconstant, autant il peut produire des séries que j'aime comme Murena, Barracuda, Djinn ou Le Bois des Vierges, autant il peut verser dans le n'importe quoi que je n'aime pas avec Croisade, Conquistador ou Avel... On est donc ici dans un Dufaux des mauvais jours.
Ce monde de déglingue est beaucoup moins intéressant que celui de Hombre ou Vlad qui dans le genre sont des séries bien plus efficaces, avec des péripéties nombreuses ; c'est du post-apo en mauvaise imitation de Mad Max, qui m'a fait penser plutôt aux films Z italiens des années 80 que je matais comme un enragé en VHS, genre les Nouveaux barbares, le Gladiateur du futur, 2019 après la chute de New York, ou les Guerriers du Bronx qui étaient tous bricolés en ersatz imités de Mad Max 2 ; aujourd'hui ces films ne m'attirent plus, c'était une période euphorisante, mais je n'ai plus envie de verser dans ce genre de trip.
Si encore Dufaux avait mieux élaboré son récit, si son scénario était mieux structuré, j'aurais peut-être pu m'intéresser plus à cette Bd qui avec sa drogue Beatifica m'a rappelé aussi la Nuke du film Robocop 2, sauf que c'était autrement mieux foutu. Ici, c'est du délire plein pot, même assez perché par moments, où des personnages apparaissent et disparaissent sans qu'on sache pourquoi, où pas mal de trucs ne sont pas expliqués, et où des références à Victor Hugo et d'autres sont plus qu'étranges dans ce monde cyber-punk. Le seul élément positif qui m'a aidé à tenir jusqu'au bout (bien que vers la fin, je lisais un peu en diagonale), c'est le dessin de Griffo, j'aime son dessin dans la plupart de ses séries qui ici a une petite influence graphique hésitant entre Moebius et Bilal, ce genre de dessin collerait bien sur ce type de bande, d'ailleurs il a remis ça sur Vlad, sauf que c'est scénarisé par Swolfs qui soigne un peu mieux sa narration ; c'est dommage que Griffo soit tombé sur un mauvais scénario, délirant et mal abouti... en tout cas, il n'est pas question que je lise la suite Samba Bugatti, cette lecture m'a suffi. Note réelle : 1,5/5.
Je suis friand de vieilleries, espérant toujours en fouinant dans les bacs ou sur le net découvrir de petites perles sympathiques. Je croyais sincèrement que c’était le cas avec cet album. Je ne connaissais a priori pas les auteurs, ni l’éditeur (visiblement spécialisé au tournant des années 1970-80 dans des BD SM, si j’en crois son catalogue repris dans ce volume), et la couverture et un rapide feuilletage m’avaient intrigué.
Eh bien en fait je n'y ai pas trouvé mon compte. La lecture a même été une purge, au point qu’aux deux tiers, j’ai fini par tout survoler, alors même que le texte laissait un peu plus de place à l’action. Mais c’était trop tard, j’avais clairement décroché.
Il faut dire que les planches sont chargées ! La mise en cases est plutôt dynamique, déstructurée et moderne pour l’époque (ça a été publié aux États-Unis vers la fin des années 1970). Mais les cases sont trop petites, trop nombreuses, et surtout elles débordent de texte !
Qu’est-ce que c’est verbeux ! Dans les deux premiers tiers, Sabre (le personnage de couverture) et Mélissa, déambulent dans un univers indéfinissable, échangeant des propos vaguement philosophiques (comme s’ils refaisaient le monde, se psychanalysaient à la terrasse d’un café). C’est souvent chiant, et en plus les phrases, voire certains mots, se poursuivent d’une bulle à l’autre, tout ceci rendant la lecture rébarbative. Du coup ce qui se surajoute (flash-back, épisodes annexes) m’échappait.
Dans la liste de ses publications, l’éditeur classe cet album en heroic fantasy. Là, pour le coup, j’ai du mal à comprendre pourquoi ! Du fantastique, de la SF, de l’aventure et pas mal de bric à brac, mais pas d’heroic fantasy à l’horizon.
Bon, je ne mets pas une étoile, car le dessin, les décors (parfois submergés par le texte des bulles !) ne sont pas mal. Et c’est sûrement l’un des premiers romans graphiques américains, il y a des idées en arrière-plan. Mais en l’état, ça m’a saoulé.
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Le Parfum de l'Invisible
C'est fou comme cela a vieilli. Seul le dessin de Manara, la plastique de Miel et de ses copines traversent les décennies sans une ride. On connait la recette, jeunes femmes de la haute, environnements luxueux et fantasmes. Ici c'est le fantasme du voyeurisme (voire plus) dans l'impunité totale pour les hommes et le cauchemar féminin de se retrouver nue en pleine ville sous les moqueries de la foule. À partir de ces éléments Manara ébauche un scénario souvent très répétitif qui permet d'aligner des scènes de porno soft où le viol n'est pas exclu. Le tome 1 passe encore mais le tome 2 est d'un ennui mortel. Un point amusant quand même : Miel est obligée de se raser les aisselles (et pas que) dans le tome 2, elle passerait pour une négligée aujourd'hui. 2.5
Mon père était boxeur
Je n'ai pas vraiment était atteint par ce récit autobiographique, parce-que je lui reproche déjà d'avoir un ton "seulement" biographique. Je n'ai jamais réussi à entrer dans la relation ambivalente entre la fille et le père. La réappropriation du scénario par Kris donne une vision trop objectiviste, certaines scènes trop passives, et puis les dialogues ne m'ont pas apporté grand chose. Le film, réalisé et filmé par Barbara elle-même, doit toucher davantage. Ici vraiment je ne trouve pas le caractère personnel, je ne suis pas non plus empathique sur la souffrance cachée du père. Comme précisé par Barbara Pellerin en postface, c'est en effet un exercice très particulier que de partager sa vie intime à d'autres (les auteurs) en sachant qu'elle sera diffusée pour d'autres encore (les lecteurs). Mais puisqu'elle a voulu le faire, autant mettre les 2 pieds dedans si j'ose dire et exprimer franchement ses réflexions. Là, le texte semble être une coquille vide, comme s'il y avait eu trop de consignes de prudence pour ne pas exhiber l'intimité. Les scènes d'adultes sont les plus intéressantes, quand l'un ou l'une aimerait bien s'ouvrir à l'autre mais n'y parvient pas. Comme précisé en postface, la question universelle se pose ici : "comment parler avec son père ?". On ressent les remords, la domination du mutisme et la difficulté de cicatriser un passé douloureux. Le dessin n'a pas à rougir, j'apprécie le travail de Vincent Bailly, mais il ne permet pas de combler le manque de matières venant du scénario. Par voie de conséquence, il ne m'a donc pas transporté non plus. Une histoire qui se parcourt assez rapidement mais qui ne restera pas en mémoire chez moi. Le disque du film est compris avec la BD, dommage de ne pas avoir ce qu'il faut pour visionner, j'aurais aimé découvrir la réalité des images dans cet environnement familier (Barentin, Rouen). Le rendu doit être beaucoup plus concret, personnel et émouvant que la version BD.
Mandarine & Cow (Chico Mandarine)
Encore une fois un seul tome me suffira (Seul contre tous). Sur le modèle ultra classique d'un frère pas futé, d'une soeur casse-pieds, qui ont entre 6 et 10 ans, et de parents absents, le scénario essaye de faire rire en multipliant les bêtises dans le dos de la maman. L'échange incongru d'une tortue contre une vache à qui on va donner la possibilité de parler est le principal ressort comique de la série. Le but est de faire rire des enfants (du primaire ?) dans des situations et avec un vocabulaire qu'ils affectionnent. Ce n'est pas l'extase mais ce n'est jamais vulgaire et cela a un bon rythme. Je suis plus critique sur le graphisme que je trouve assez laid. La mise en couleur étant elle, a-minima avec des arrières plans uniformes dans des teintes très fades. Dans un monde clos où il n'y a pratiquement pas d'intervenants extérieurs cela tourne vite en rond.
Rapport de stage
Bon, décidément, j’ai un peu de mal avec l’humour de Bernstein, que je trouve souvent poussif, en tout cas il peine à m’arracher sourires, voire rires. Et c’est encore un peu le cas ici, dans ce qui se veut une sorte de caricature du monde des bureaux d’entreprise, du temps perdu à ne rien faire, des jargons aussi ronflants que creux. Monde que découvre une jeune stagiaire, étonnée, effarée par le néant et l’autosatisfaction qui règnent dans l’entreprise où elle est censée passer 6 mois (mais dès la première journée, la réalité navrante lui a sauté aux yeux). Si vous jetez un œil sur le thème « Monde de l’entreprise », vous verrez pléthore de séries surfant sur cette vision plus ou moins moqueuse de cet univers, et ce « Rapport de stage » ne se démarque pas suffisamment de certaines d’entre-elles, la satire est finalement plus gentillette qu’au vitriol, et du coup pas assez corrosive ou drôle. Quelques sourires, certes, mais c’est trop peu à mon goût. Je suis resté sur ma faim en tout cas.
Adelante ! (Secrets : Adelante)
J'ai lu cette Bd dans l'édition en intégrale car c'était la seule que proposait la grande bibli où je me rend souvent. J'en ressors assez peu emballé, je dois dire que cette histoire ne m'a pas ouvertement attiré dès le départ, je n'aime guère le contexte historique que je connaissais un peu pour l'avoir approché avec un film hollywoodien, Orgueil et passion, réalisé en 1957 par Stanley Kramer, avec Cary Grant et Sophia Loren (c'est parait-il sur ce film qu'il y a eu une idylle assez sérieuse entre les 2 stars, elles se retrouveront l'année suivante dans la Péniche du bonheur, une comédie sentimentale). Il s'agit d'un contexte historique peu exploité en bande dessinée, au moment où les troupes napoléoniennes occupent l'Espagne. La guerre d'indépendance espagnole opposa l'Espagne des Bourbons et ses alliés le Portugal et l'Angleterre à la France du Premier Empire entre 1808 et 1814, dans le contexte des guerres napoléoniennes. Ici, il s'agit principalement des guerillas populaires qui font subir des revers aux troupes de Joseph Bonaparte. Alors certes, Giroud est un grand scénariste, il sait poser les ingrédients nécessaires à une dramatisation dans ce type d'aventure historique, on constate que c'est comme en France, les clivages sociaux entre nobles espagnols et gens du peuple sont bien marqués, tout ceci est bien décrit, mais je n'ai pas palpité devant ce récit qui m'a laissé plutôt indifférent, et j'ai trouvé le secret en question très banal et sans intérêt particulier. Dans d'autres diptyques de cette collection "Secrets", il y avait toute une approche souvent complexe ou plus intéressante qui donnait un côté captivant à la narration, chose que je n'ai pas retrouvée dans ces 2 albums réunis en intégrale. Je préfère largement d'autres tomes de cette collection qui m'ont semblé beaucoup plus costaud en matière de construction et de mystère familial. Au niveau graphique, c'est pas mal, c'est un dessin efficace et réaliste sur les décors, les costumes et les scènes d'action, je relève juste un petit défaut : certains personnages se ressemblent un peu trop, ce qui entraine sur certaines planches une petite confusion. Une lecture qui ne m'a pas vraiment passionné, je le regrette, ça tient sans doute au sujet et à la manière dont c'est développé.
Moon eaters
Je ressors frustré de ma lecture. Un achat déclenché après le feuilletage de ce comics, mais le scénario n'est pas du même niveau. Un polar avec une grosse part de fantastique qui décrédibilise le récit, je n'ai pas adhéré à ce "monstre" sous l'emprise d'une secte. De plus, nos deux héros, pourtant très sympathiques, sont assez stéréotypés. Et je me demande comment ils ont pu survivre après tant de fusillades et de corps à corps à l'arme blanche. Un scénario trop invraisemblable, mais la narration nerveuse et sans temps mort m'a aidé à passer outre tous ses défauts. Un noir et blanc très tranché, un trait anguleux qui me plaît beaucoup. Un bémol sur les proportions des personnages qui ne sont pas toujours respectées. A vos risques et périls. Note réelle : 2,5.
Le Kama Sutra
En général je ne suis pas trop regardant pour les scenarii dans les histoires de fesses mais le sexe intello m'ennuie au plus haut point. C'est le cas dans cette série. Cette histoire de génie dans une ceinture mystérieuse aurait pu être acceptable sans ce texte abscons et prétentieux. La BD est d'ailleurs assez déséquilibrée puisque l'on passe d'un copier-coller d'un livre sacré hindou à pas de texte du tout. J'ai donc lu ce Kama Sutra en 5 minutes. Le graphisme est toujours bon mais assez répétitif. Ce qui sauve la série du naufrage pour moi, est la mise en couleur que je trouve assez jolie (sauf dans les scènes de sexe !!). Au niveau sexe on part du soft vers du un peu hard mais cette suite de tableaux imposés ne m'a jamais fait rêver.
Calagan
Un seul tome me suffira. Je ne suis pas fan des sports mécaniques encore moins des rallyes-raid et encore moins du Paris-Dakar. Le sujet n'était donc pas fait pour m'enthousiasmer au départ mais pourquoi ne pas sortir de sa zone de confort. La BD suit les traces du rallye et de ses images TV très belles. Ici c'est le graphisme de Fane qui sauve la série. Ciel bleu, sable ocre, décors exotiques et bolides colorés créent un environnement graphique attrayant. Les petits personnages bien dynamiques qui peuplent ce théâtre empêchent que l'on s'ennuie trop. En effet je trouve les gags assez pauvres et certains stéréotypes vraiment à côté de la plaque. Fontenay nous propose une vision paternaliste des pays et des habitants qu'il croise dans les rares strips où des africains apparaissent. Finalement une série assez moyenne qui vaut surtout pour son graphisme sympa.
Beatifica Blues
Lu l'intégrale sans aucune conviction, qu'on m'avait heureusement prêtée, car je ne me vois pas acheter en occase ce genre de Bd. Comme énoncé, ça ne m'a pas du tout intéressé, pourtant dans la SF, c'est le post-apo que j'aime, mais là, rien ne m'a attiré dans ce récit parce qu'on est dans du mauvais Dufaux ; ce gars est très inconstant, autant il peut produire des séries que j'aime comme Murena, Barracuda, Djinn ou Le Bois des Vierges, autant il peut verser dans le n'importe quoi que je n'aime pas avec Croisade, Conquistador ou Avel... On est donc ici dans un Dufaux des mauvais jours. Ce monde de déglingue est beaucoup moins intéressant que celui de Hombre ou Vlad qui dans le genre sont des séries bien plus efficaces, avec des péripéties nombreuses ; c'est du post-apo en mauvaise imitation de Mad Max, qui m'a fait penser plutôt aux films Z italiens des années 80 que je matais comme un enragé en VHS, genre les Nouveaux barbares, le Gladiateur du futur, 2019 après la chute de New York, ou les Guerriers du Bronx qui étaient tous bricolés en ersatz imités de Mad Max 2 ; aujourd'hui ces films ne m'attirent plus, c'était une période euphorisante, mais je n'ai plus envie de verser dans ce genre de trip. Si encore Dufaux avait mieux élaboré son récit, si son scénario était mieux structuré, j'aurais peut-être pu m'intéresser plus à cette Bd qui avec sa drogue Beatifica m'a rappelé aussi la Nuke du film Robocop 2, sauf que c'était autrement mieux foutu. Ici, c'est du délire plein pot, même assez perché par moments, où des personnages apparaissent et disparaissent sans qu'on sache pourquoi, où pas mal de trucs ne sont pas expliqués, et où des références à Victor Hugo et d'autres sont plus qu'étranges dans ce monde cyber-punk. Le seul élément positif qui m'a aidé à tenir jusqu'au bout (bien que vers la fin, je lisais un peu en diagonale), c'est le dessin de Griffo, j'aime son dessin dans la plupart de ses séries qui ici a une petite influence graphique hésitant entre Moebius et Bilal, ce genre de dessin collerait bien sur ce type de bande, d'ailleurs il a remis ça sur Vlad, sauf que c'est scénarisé par Swolfs qui soigne un peu mieux sa narration ; c'est dommage que Griffo soit tombé sur un mauvais scénario, délirant et mal abouti... en tout cas, il n'est pas question que je lise la suite Samba Bugatti, cette lecture m'a suffi. Note réelle : 1,5/5.
Sabre (McGregor/Gulacy)
Je suis friand de vieilleries, espérant toujours en fouinant dans les bacs ou sur le net découvrir de petites perles sympathiques. Je croyais sincèrement que c’était le cas avec cet album. Je ne connaissais a priori pas les auteurs, ni l’éditeur (visiblement spécialisé au tournant des années 1970-80 dans des BD SM, si j’en crois son catalogue repris dans ce volume), et la couverture et un rapide feuilletage m’avaient intrigué. Eh bien en fait je n'y ai pas trouvé mon compte. La lecture a même été une purge, au point qu’aux deux tiers, j’ai fini par tout survoler, alors même que le texte laissait un peu plus de place à l’action. Mais c’était trop tard, j’avais clairement décroché. Il faut dire que les planches sont chargées ! La mise en cases est plutôt dynamique, déstructurée et moderne pour l’époque (ça a été publié aux États-Unis vers la fin des années 1970). Mais les cases sont trop petites, trop nombreuses, et surtout elles débordent de texte ! Qu’est-ce que c’est verbeux ! Dans les deux premiers tiers, Sabre (le personnage de couverture) et Mélissa, déambulent dans un univers indéfinissable, échangeant des propos vaguement philosophiques (comme s’ils refaisaient le monde, se psychanalysaient à la terrasse d’un café). C’est souvent chiant, et en plus les phrases, voire certains mots, se poursuivent d’une bulle à l’autre, tout ceci rendant la lecture rébarbative. Du coup ce qui se surajoute (flash-back, épisodes annexes) m’échappait. Dans la liste de ses publications, l’éditeur classe cet album en heroic fantasy. Là, pour le coup, j’ai du mal à comprendre pourquoi ! Du fantastique, de la SF, de l’aventure et pas mal de bric à brac, mais pas d’heroic fantasy à l’horizon. Bon, je ne mets pas une étoile, car le dessin, les décors (parfois submergés par le texte des bulles !) ne sont pas mal. Et c’est sûrement l’un des premiers romans graphiques américains, il y a des idées en arrière-plan. Mais en l’état, ça m’a saoulé.