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Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Une année sans Cthulhu
Une année sans Cthulhu

J'ai lu cette BD que ma copine a empruntée pour moi, mais j'ai mis du temps à la finir, ce qui est mauvais signe. Le problème vient surtout du fait qu'elle soit complètement découse pour une histoire assez peu prenante au final. Le tout dans un mélange de références aux années 80 qui fait presque indigeste au final ... J'avais cru, au début de ma lecture, que le sujet serait l'affaire James Dallas Egbert 3, mais pas du tout, il s'agit bien d'une pure fiction traitant également du jeu de rôle, mais de façon assez mineure. C'est d'ailleurs l'un des points qui me dérange le plus ici : la façon dont le jdr est traité. Je suis moi-même joueur assez régulier, et je dois bien dire ici que le sujet est à peine effleuré, le côté Cthulhu assez pauvre et le traitement bien que gentil n'évite pas certains clichés. Voir des adultes de trente ans dire qu'ils ne font plus ces gamineries en parlant de jeu de rôle m'énerve beaucoup. Mais aussi, le style lovecraftien est assez peu présent, puisque le grand propos des Jdr d'horreur à la Cthulhu repose en grande partie sur le fait de ne pas savoir et de ne jamais être certain de la réponse. Thématique ô combien prenante qui n'est pas vraiment mentionnée ici. Bref, sur la question du jdr je préfère les interrogations et questionnements de L'Éveil du Maître du Donjon, autant sur la partie accomplissement qu'on peut y trouver que catharsis. Ici, ça reste des ados fumeurs de joints et rejetés ou des méchants qui jouent. Je sais que ça part d'un bon sentiment, mais bon ... D'autre part, et comme les autres avis, je trouve que ça part largement trop dans toutes les directions : des personnages avec des familles complexes, des relations entre jeunes tendus, des mal-être traduits de différentes manières, la question du moi, le jeu de rôle, le fantastique, le jeu d'arcade ... Ça brasse une flopée de sujets sans qu'aucun ne soit vraiment le centre. D'autre part, les personnages sont assez flous dans leurs rôles et leurs fonctions, ce qui fait que je ne savais pas très bien à quoi m'attendre avant la moitié de la BD quant à la question de où allait l'intrigue. C'est surtout décousue, puisque peu de sujets sont réellement mis en liens les uns avec les autres. Et c'est dommage qu'avec un sujet tel que le JdR et l'infinité des représentations qu'on peut donner à cette pratique ludique, les auteurs se soient contentés de choses si convenues. En fait j'ai l'impression de voir ici une sorte de capsule nostalgique de cette époque, mâtinée de fantastique et de "réel Cthulhu" (qui pour moi n'en est pas, mais c'est un avis personnel). Les hommages sont nombreux (j'ai reconnu celui à Tron par exemple), mais ça fait plus citation pour la citation, à mes yeux. J'ai du mal à voir la pertinence de tout ceci dans la globalité. D'autre part l'histoire se résous beaucoup à coup de baguette magique, surtout dans la deuxième partie, et je trouve qu'on est pas vraiment attaché aux péripéties, d'autant que les personnages eux-même semblent assez peu intéressés par tout ce qui se déroule devant leurs yeux. Ça ne m'aide pas à rentrer dans l'histoire. Bref, c'est confus et pas particulièrement pertinent à mes yeux, même si l'idée de fin est assez bien trouvée : Cthulhu gagne toujours, mais il faut savoir l'arrêter à chaque fois. C'est dommage de ne pas plus avoir montré qu'à la fin d'une partie, c'est tout les joueurs qui ont gagnés en s'amusant ensemble et non pas simplement une question de confrontation contre des monstres. D'ailleurs, en lisant la fin où Thierry Smolderen dit ne jamais avoir joué à des jeux de rôle, je ne suis pas étonné. Bref, une BD que je ne conseille pas, j'ai moi-même franchement peu aimé. Et si des fans de JdR ne s'y retrouvent pas, je me demande à qui cette BD est destinée en fin de compte.

27/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Bouquet de flirts
Bouquet de flirts

Mouais. J’ai lu cet album sans réel enthousiasme. Il se laisse lire, mais sans plus. Le dessin tout d’abord, que j’ai trouvé inégal, parfois bâclé, avec une colorisation elle aussi moyenne (allant du pas mal au criard et baveux). Cabannes a fait bien mieux ailleurs. Mais bon, ça passe. Quant aux petites histoires, là aussi c’est inégal. C’est une succession de courts chapitres de la vie d’une adolescente des années 1970 (une jeune femme serait-on tenté de dire), Pascale, qui découvre la sexualité – et qui s’investit d’ailleurs bien plus dans cette découverte que dans les autres aspects de sa vie (familiale et professionnelle). Pour le dire vite, « elle ne pense qu’à ça », avec les déconvenues qui vont avec. Certaines situations sont un peu caricaturales (forcément Pascale est scolarisée dans une institution religieuse), mais j’ai quand même trouvé quelques aspects intéressants, qui sauvent des récits un peu convenus (on a l’impression de lire une version de certains épisodes de « La boum » ou de « LOL » en légèrement - très légèrement - plus « sensuel », encore que, par exemple le passage dans la famille anglaise). Sans sombrer dans le porno, l’érotisme suggéré de certaines scènes aurait pu être mieux utilisé – le sujet s’y prêtait. L’hypocrisie de la mère supérieur (qui « pelote » ses ouailles), le côté coincé, routinier et « petits bourgeois insupportables » des parents de Pascale rappellent aux lecteurs la sclérose d’une société giscardienne. En cela Pascale est hyper moderne. Mais son personnage est aussi un peu puérile. Certains « mâles » sûrs d’eux face à Pascale (le marchand voyeur usant d’un droit de cuissage pour tenter de l’embaucher, l’homme marié la prenant en stop) étalent aussi une certaine hypocrisie et en prennent pour leur grade.. Le frère de Pascale, bigot et fayot, est insupportable et trop caricatural. Bref, a emprunter à l’occasion, mais je suis resté sur ma faim.

26/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Rani
Rani

Après lecture des 8 tomes, je trouve quand même cette série très faiblarde. Le ton oscille entre le récit feuilletonesque naïf des années 50 et la bd grand public mais quand même destinée à un public adulte des années 90. Du premier, on garde les rebondissements téléphonés, les suspenses artificiels (bah oui, la série s’appelle Rani, alors on se doute bien que la nana ne va pas clamser lorsqu’elle tombe d’une falaise au début du tome 1, faut pas nous prendre pour des quiches !), les données historiques approximatives… et les brushings des personnages féminins (très crédibles pour une histoire supposée se dérouler en 1743). Du deuxième on garde l’héroïne dont on expose au moins les seins une fois par tome, que l’on fait avoir une relation sexuelle librement consentie au moins une fois par tome (et avec 6 partenaires différents en 8 tomes) et on ajoute quelques fantasmes masculins classiques (viol, lesbianisme, et Rani sera bisexuelle, ça ajoute des possibilités) que l’on exposera là aussi au moins une fois par tome… Enfin, je mens puisque le dernier tome déroge à la règle (Rani n’y apparait pas dénudée, ne fait l’amour avec personne et personne ne se fait violer… on en sortirait presque déçus). Ça se lit bien, il y a un vrai savoir-faire derrière tout ça. Le dessin est fluide, le scénario est constamment relancé mais les péripéties ne sont absolument pas crédibles, des pages sont apposées jusque pour pouvoir insérer un peu d’érotisme soft (la visite d’un temple indien en est un magnifique exemple), les personnages se croisent et se recroisent alors même qu’ils ne cessent de voyager. C’est tellement gros qu’on en oublie à quel point c’est parfois absurde. Exemple type avec une Rani qui parle parfaitement un dialecte indien mais qui opte systématiquement pour le français lorsqu’elle s’adresse à l’Indien qui lui a appris ce dialecte. Et le pauvre baragouine difficilement cette langue, avec pour résultat des dialogues truffés d’erreurs de grammaire et de syntaxe. Ce personnage apparait par conséquent comme inférieur à l’héroïne. Mais si on y réfléchit une minute, ben lui au moins a réussi à apprendre le français et ose le pratiquer quand l’héroïne qui semble pratiquer parfaitement ce dialecte indien se refuse à l’employer. L’un est donc intelligent et ouvert quand l’autre est égoïste et prétentieuse… mais en première lecture, on a le sentiment inverse ! D’ailleurs Rani, dans sa grandeur d’âme accepte même de faire l’amour avec lui, preuve de sa générosité et de son ouverture d’esprit… ou alors, c’était juste histoire de pouvoir placer la fameuse scène dénudée exigée par le cahier des charges. Je suis vache mais ce récit est très stéréotypé, très répétitif et parfois très puéril… mais il se lit facilement. Du coup, à la réflexion, dire autre chose que bof me semblerait outrageusement généreux mais la série ne m’a pas dégouté au point que je ne puisse pas la finir. 2/5 me semble donc une note logique.

28/03/2011 (MAJ le 26/09/2022) (modifier)
Couverture de la série Joker - Killer Smile
Joker - Killer Smile

C’est bien plus le nom des auteurs que celui du personnage principal et son univers qui m’ont incité à lire ce comics. En effet, je ne suis que très peu sensible à l’univers de Batman et si je trouve que le Joker est un méchant qui a de la gueule, je dois bien avouer n’avoir que très rarement été enthousiasmé par un récit le mettant en scène. Par contre, vous me dites Lemire et Sorrentino, et là j’ai plus envie de foncer. Le premier nommé est vraiment capable de créer des personnages borderline, à la limite de la folie, et le deuxième sait mettre en scène des univers malaisants, voire carrément malsains. Les deux talents réunis me semblaient donc susceptibles de m’offrir quelque chose de neuf autour du personnage du Joker. Et c’est vraiment à ce niveau-là que j’ai été déçu car l’image qu’il nous en donne est tous sauf innovante. On retrouve donc un Joker manipulateur, qui va s’amuser avec un psychiatre convaincu de pouvoir le soigner. Le début du récit est assez bien mené. Certes, ce n’est pas aussi original que je le souhaitais mais les auteurs parviennent à faire monter la tension et on comprend progressivement à quel point ce pauvre psychiatre est manipulé. Malheureusement, à partir de ce moment-là, le récit s’installe dans une logique de surenchère sans véritable suspense ni enjeu. Pas de tension, pas de progression dans la psychologie des personnages et juste un personnage qui va apporter de plus en plus de violence à sa folie. Si le récit en était resté là, j’aurais peut-être encore accordé un petit 3/5. Les auteurs ont cependant la malheureuse idée de joindre une seconde partie au récit, qui met Batman en scène et qui semble être le prolongement de l’histoire et en même temps une réminiscence en lien avec le passé de Batman. Et là, j’ai juste trouvé ça pompeux et peu clair. Clairement pas le Lemire que je préfère.

26/09/2022 (modifier)
Par greg
Note: 2/5
Couverture de la série Les Nouvelles Aventures de Ric Hochet
Les Nouvelles Aventures de Ric Hochet

J'ai un avis très mitigé sur cette BD. La série d'origine par le duo Tibet-Duchateau est un classique mais qui aurait dû s'arrêter au plus tard dans les années 80. Relancer Ric Hochet par une toute nouvelle équipe semblait donc une idée intéressante. Le premier tome est une réussite totale, un vrai redémarrage avec un vieil ennemi, un intrigue adulte et réaliste, le seul bémol étant la volonté de placer l'intrigue dans les années 60 dans la période glorieuse de la première série, un peu comme la reprise de Lefranc. Hélas cette impression positive va rapidement s'évaporer dans les tomes suivants, qui deviennent de plus en plus mauvais. Plutôt que de jouer sur le contexte historique, les auteurs tentent de reprendre certains poncifs supposés de l'époque, tout en passant par une lecture "moderne" et moralisatrice. Une tendance qui connaîtra son apogée dans le tome 5 (je vais y venir). Les tome 2 et 3 sont des intrigues policières mais un peu grandguignolesques. Le tome 4 est complètement ridicule, d'un côté on nous sort une histoire de service militaire forcé car Ric, orphelin, en était exclu, mais comme on découvre qu'il a un père biologique, il doit y retourner..Ce qui est profondément idiot! On peut être orphelin et malgré tout avoir un père biologique qui vous a abandonné..Le tout mâtiné d'une charge anti-militariste assez primaire. Le tome 5 se déroule en 1968 : le commissaire Bourdon participe à un échange avec le Sénégal, tandis qu'un policier local vient en France. Ce qui aurait pu donner à une réflexion intéressante sur la décolonisation récente et le rapport avec l'ancienne puissance coloniale donne lieu à une caricature grotesque avec d'un côté Bourdon qui pense vivre au Moyen Age avec des africains tous super gentils et amicaux, d'un autre le sénégalais en France qui est quant à lui un original ultra-sympathique, tandis qu'un personnage de la série originale, l'inspecteur Ledru, auquel Ric devait plusieurs fois la vie, devient un raciste de bas étage et bien beauf. Le tout saupoudré d'une intrigue policière grotesque mêlant tueur en série et sorcellerie. Le premier tome c'est du 5/5. Les tomes 2 et 3 du 3-3.5/5 Les tomes 4 et 5 du 2/5 au mieux

25/09/2022 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Le Ciel pour conquête
Le Ciel pour conquête

Je ne partage pas l'enthousiasme de PAco... C'est vrai que l'écrin est inhabituel pour un manga et que l'objet est très joli. On n'est pas habitué à ce format pour un manga. Dans l'album, il y a graphiquement du bon et du moins bon. Globalement c'est plutôt positif et esthétique. Les personnages sont soignés, les courbes sont harmonieuses et le trait très agréable. Cela dit, il y a un découpage de certaines pages qui détonne. On est en train de lire un roman graphique avec un thème fort sur la condition des femmes et de temps en temps on se retrouve avec un découpage des pages qui ressemble à un "manga d'action". Une page découpée en 3 ou 4 cases les unes sous les autres, avec des séparations pas parallèles, et surtout des arrières plans remplis de traits. On croirait voir San Goku en plein combat. J'ai eu un peu de mal à adhérer à cette mixité de style. Et à coté de cela l'histoire ne m'a pas parlé. Certes c'est injuste la façon dont les femmes étaient traitées au seizième siècle. Certes le peu d'élégance du mari est révoltant, certes c'est hallucinant la façon dont il fait cohabiter sa femme et sa maitresse .... mais cette histoire ne m'a pas ému pour autant. Le rythme est lent, parfois un peu onirique. La femme qui s'évade en regardant le ciel, en rêvant de voler. C'est gentillet et ça ne m'a pas touché. Pas mieux lorsque elle apprivoise tant bien que mal cette seconde femme que lui impose son mari. L'évolution de leur relation ne m'a pas ému non plus.

24/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Rêve de Cécile
Le Rêve de Cécile

Bon, je n’ai pas trouvé trop de choses intéressantes dans cet album. Il est très vite lu, puisque quasi muet (deux dialogues dans la dernière page, et un pauvre « Non » prononcé quelques pages avant). Et parce que, surtout, il n’y a pas vraiment d’histoire, malgré quelques artifices, c’est avant tout une suite de scènes de sexe, dans des lieux et des époques divers, le tout étant vaguement lié par le fait que l’héroïne voit tout ça en rêve. Plusieurs époques donc, de la contemporaine dans laquelle vit Cécile, à l’ambiance western pour quelques scènes, le plus grand nombre se déroulant dans une sorte de XVIIIème siècle vaguement sadien. Ne cherchez pas « d’histoire en costume » dans ces saynètes « historiques », puisque de costume il n’y a quasiment pas, ou alors pas longtemps, les protagonistes étant généralement nus (Cécile gardant ses bas – pour masquer ses varices on imagine ?). Succession de scènes de cul donc, où l’on retrouve les obsessions habituelles de Von Gotha, adepte du SM. Cécile se voit donc saucissonnée, fouettée, ses multiples partenaires n’usant pas vraiment de douceur pour la prendre, dans toutes les positions et à plusieurs – sans que Cécile ne semble y trouver trop à redire. L’absence de scénario, la répétition morne des scènes SM (même si on ne sombre pas dans la torture et si c'est plus soft que dans d'autres de ses séries), l’absence de dialogues, tout éloigne de Sade dont Von Gotha semble vouloir s’inspirer. J’ajoute que les hommes ont tous des sexes énormes – qui visiblement ne débandent jamais, et surtout, je ne sais pourquoi, ils sont souvent outrancièrement rougeâtres, leur donnant un aspect presque comique m’ayant fait penser à un homard. Bon, sinon, le dessin de Von Gotha n'est pas exempt de défauts, même si les scènes de sexe, quoi qu’on en pense, sont assez bien retranscrites. Mais que la chair est froide ici ! A tout prendre, à propos d’une blonde qui rêve, même si dans un registre a priori beaucoup moins érotique, j’ai trouvé bien plus sensuelle Coraline dans Songes.

24/09/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Grendel (Urban Cult)
Grendel (Urban Cult)

Grendel est une œuvre culte du comics indépendant américain et la lecture du premier tome...m'a laissé indifférent à cette œuvre. Il faut dire que l'auteur n'a pas fait publier les récits dans leur ordre chronologie de parution, chaque tome traite d'un personnage différent parce qu'il semblerait que plusieurs personnages ont été Grendel. On commence donc avec une histoire où le texte est écrit comme un roman avec plein de textes et du dessin autour. Il y en a qui aiment peut-être ce genre de procédé, mais moi je trouve ça juste ennuyeux et le dessin semble servir à rien. Bon ça commence mal, mais je me suis dit c'est juste le premier récit, il y en a plein d'autres dans ce gros album. Donc ensuite on a des centaines de pages d'histoires courtes, chacune dessinée par un dessinateur différent. J'ai vraiment été surpris parce qu’habituellement ce genre d'anthologie s'adresse aux fans de la série, c'est du bonus et là on met ça dans le premier tome. Il y a quelques histoires correctes, mais la plupart du temps j'étais largué parce que je ne connais pas du tout cet univers (il m'a fallu du temps pour comprendre que tout le monde pouvait devenir Grendel). Si j'avais lu les tomes dans le désordre, cette confusion aurait été ma faute, mais là c'est l'auteur qui a choisi ce qu'il y avait dans chaque intégrale et apparemment aider le lecteur à rentrer dans son univers c'est pas son fort. Ensuite, on finit par une longue histoire qui m'a vite ennuyé. Niveau dessin, Matt Wagner est très bon et il se permet des faits narratifs bien maitrisés, sauf que le scénario m'a laissé indifférent. Le personnage principal me laisse de marbre et les autres personnages aussi. J'ai fini par tourner les pages, cette œuvre est trop hermétique pour moi.

24/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Matteo Ricci - Dans la Cité Interdite
Matteo Ricci - Dans la Cité Interdite

Malgré tout leur savoir-faire, Jean Dufaux et Martin Jamar n’ont pas réussi à me passionner avec cette évocation d’un épisode de la vie de Matteo Ricci. J’admets qu’à la base, je ne suis pas très porté sur les sujets religieux mais le fait que, d’une part, ce personnage nous était présenté comme quelqu’un d’ouvert aux autres cultures et que, d’autre part, le cadre était exotique et garde encore beaucoup de mystères à mes yeux m’a incité à y jeter un œil. Ajoutez à cela que d’ordinaire j’aime énormément le trait de Martin Jamar et vous comprendrez que j’espérais quand même beaucoup de cette lecture. Malheureusement, je dois bien dire que tant le dessin que l’évocation en elle-même m’ont laissé sur ma faim. Le dessin d’abord, qui m’a semblé moins fin que d’ordinaire. Il demeure quand même bon mais il ne me charme plus autant. Il y a surtout des approximations dans le rendu des personnages et un grain dans la colorisation (tous deux dus à la couleur directe, je pense) qui me perturbent. Le récit ensuite, qui m’est apparu comme une simple succession d’anecdotes sanctifiant Matteo Ricci face à la fourberie ou à l’ignorance de Chinois souvent sournois. Côté ouverture d’esprit, je n’ai pas vu en quoi ce personnage était exceptionnel. Il tolère les autres religions qu’il considère comme de simples superstitions, il cherche à convertir pacifiquement. Mmm’oui bon ok, mais elle est où l’ouverture à l’autre culture ? Là, j’ai juste l’image d’un fin diplomate, habile manipulateur mais pas spécialement d’un homme doté d’une grande ouverture d’esprit. Mais surtout, ce récit fonctionne à sens unique. La culture et le savoir de l’Empire de Chine semblent être nuls par rapport aux connaissances du saint homme et lorsque les auteurs nous présentent des personnages chinois intéressants par leur ouverture d’esprit ou leur tolérance, ceux-ci restent en retrait. Au final, ce que je retiens, c’est que Matteo Ricci a été très patient et excellent manipulateur afin de pouvoir s’installer près de la cité interdite pour convertir un peuple qui, fondamentalement, n’avait pas spécialement besoin de changer de religion pour être des ‘gens de bien’. Donc voilà, c’est lu. Quand j’entendrai le nom de Matteo Ricci, je saurai plus ou moins de qui on parle… mais je vais en rester là. Bof, quoi…

22/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Enquêtes surnaturelles de Mina
Les Enquêtes surnaturelles de Mina

J'ai vraiment été déçu par cette série destinée à la Jeunesse. A la fois au niveau du scénario que du graphisme, rien ne m'a plu. Nous sommes face à une nième histoire de mini sorcière. L'originalité voudrait qu'elle travaille avec son ordinateur. Mais j'ai trouvé les gags sans saveur voire méchants puisque le scénario se moque des jeunes filles qui ne sont pas dans les canons de beauté reconnus. Quant au graphisme je l'ai trouvé assez déplaisant surtout dans les expressions de Mina ou les regards vides de la bibliothécaire. Il y a des séries bien plus intéressantes pour les enfants.

21/09/2022 (modifier)