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Matteo Ricci - Dans la Cité Interdite

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Jean Dufaux et Martin Jamar, dont le graphisme réaliste et sensuel plonge le lecteur au coeur du récit, redonnent vie à un personnage historique adepte de tolérance, d'ouverture à la différence et du dialogue entre les civilisations. Autant de convictions qui prennent tout leur sens dans notre société fracturée d'aujourd'hui...


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Chine Jean Dufaux Nouveautés BD, comics et manga

Pékin, début du XVIIe siècle. Le père Matteo Ricci, un jésuite italien, est tombé amoureux de la Chine. On le surnomme d'ailleurs « le Lettré du lointain Occident ». Depuis dix-huit ans, il parcourt ce pays afin de servir Dieu. Respectueux des coutumes et des religions qui ne sont pas les siennes, il poursuit un rêve : rencontrer l'Empereur en personne. Mais la route est longue et semée de dangers jusqu'à la Cité interdite, la demeure du Fils du Ciel... Les complots, les intrigues de palais, les jalousies et les violences sont autant d'obstacles qui se dressent sur son chemin. Sans compter le rôle trouble de Don Herrera, un membre de la Sainte Inquisition, qui ne cherche qu'à convertir les « sauvages » que sont, à ses yeux, les Chinois.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Septembre 2022
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Matteo Ricci - Dans la Cité Interdite © Dargaud 2022

22/09/2022 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Malgré tout leur savoir-faire, Jean Dufaux et Martin Jamar n’ont pas réussi à me passionner avec cette évocation d’un épisode de la vie de Matteo Ricci. J’admets qu’à la base, je ne suis pas très porté sur les sujets religieux mais le fait que, d’une part, ce personnage nous était présenté comme quelqu’un d’ouvert aux autres cultures et que, d’autre part, le cadre était exotique et garde encore beaucoup de mystères à mes yeux m’a incité à y jeter un œil. Ajoutez à cela que d’ordinaire j’aime énormément le trait de Martin Jamar et vous comprendrez que j’espérais quand même beaucoup de cette lecture. Malheureusement, je dois bien dire que tant le dessin que l’évocation en elle-même m’ont laissé sur ma faim. Le dessin d’abord, qui m’a semblé moins fin que d’ordinaire. Il demeure quand même bon mais il ne me charme plus autant. Il y a surtout des approximations dans le rendu des personnages et un grain dans la colorisation (tous deux dus à la couleur directe, je pense) qui me perturbent. Le récit ensuite, qui m’est apparu comme une simple succession d’anecdotes sanctifiant Matteo Ricci face à la fourberie ou à l’ignorance de Chinois souvent sournois. Côté ouverture d’esprit, je n’ai pas vu en quoi ce personnage était exceptionnel. Il tolère les autres religions qu’il considère comme de simples superstitions, il cherche à convertir pacifiquement. Mmm’oui bon ok, mais elle est où l’ouverture à l’autre culture ? Là, j’ai juste l’image d’un fin diplomate, habile manipulateur mais pas spécialement d’un homme doté d’une grande ouverture d’esprit. Mais surtout, ce récit fonctionne à sens unique. La culture et le savoir de l’Empire de Chine semblent être nuls par rapport aux connaissances du saint homme et lorsque les auteurs nous présentent des personnages chinois intéressants par leur ouverture d’esprit ou leur tolérance, ceux-ci restent en retrait. Au final, ce que je retiens, c’est que Matteo Ricci a été très patient et excellent manipulateur afin de pouvoir s’installer près de la cité interdite pour convertir un peuple qui, fondamentalement, n’avait pas spécialement besoin de changer de religion pour être des ‘gens de bien’. Donc voilà, c’est lu. Quand j’entendrai le nom de Matteo Ricci, je saurai plus ou moins de qui on parle… mais je vais en rester là. Bof, quoi…

22/09/2022 (modifier)