L'idée de départ n'est pas mal : s'inspirer de faits réels et de vraies enquêtes menées par Interpol avec des histoires qui n'ont en commun qu'Interpol, point de départ des enquêtes pour le lecteur. De ce fait, les personnages sont toujours différents, et même si cela n'aide pas pour s'attacher aux protagonistes, ce n'est pas gênant.
Trois enquêtes donc : à Stockholm, à Mexico et à Rome. Une quatrième était prévue à Bangkok mais la série semble annulée. Et, honnêtement, si ce quatrième tome était sorti, je l'aurais sûrement lu (sauf dans de rares cas, je lis toujours l'intégralité d'une série même si elle me plaît pas plus que cela, je vais en parler allongé dans un canapé, je crois !), mais je comprends aussi l'annulation.
A vrai dire, on s'ennuie un peu à la lecture - très rapide - de cette bd. C'est simpliste, le scénario des différents albums est feignant. Que de clichés et que de "faux" rebondissements, que l'on voit venir dix pages avant. La série fait partie de ces trop nombreuses séries que l'on a vu arriver ces derniers temps autour d'un concept et écrites à plusieurs mains. Si je comprends l'intérêt éditorial d'un tel choix, la qualité malheureusement pêche souvent.
Le dessin n'est pas une réussite absolue. Les visages, véritable enjeu personnel quand je juge le dessin, ne sont pas assez marqués et donc différenciables.
Au final, si on prend en compte ce diptyque scénario-dessin, bah on ressort quand même déçu de la lecture de cette série. Sans juger et sans savoir réellement le vrai du faux, on a quand même l'impression qu'on est sur du travail de commande, vite écrit, vite dessiné, vite édité et... vite oublié !
Dommage une fois de plus...
Je n'ai pas vraiment accroché à cette série jeunesse. Je n'ai pas trouvé cette famille qui vit sur la banquise au milieu des pingouins si sympathique.
Le gag qui sert de fil rouge est la capture d'un poisson rouge (Jean-Guy) qui passe sa vie dans un bocal au lieu de vivre dans son milieu naturel.
Le graphisme est typique ordinateur dans sa conception de personnages et sa mise en couleur. Il n'y a donc pas une grande originalité.
Je trouve qu'il y a mieux pour les tout petits.
Je n'avais jamais vraiment abordé les Bd érotiques de cet auteur, Bruce Morgan, pseudo sous lequel se dissimule un auteur de BD traditionnelle que j'apprécie ; ce n'est pas moi qui vais dévoiler son nom ici, je pense qu'il est facile d'aller voir sur internet pour savoir qui c'est, mais son dessin est assez reconnaissable. Alors justement, le dessin est superbe, il est plus simple, plus dépouillé que dans ses bandes traditionnelles, mais les contours et quelques détails font plaisir à l'oeil.
Par contre, je pensais me retrouver dans de la bonne BD érotique, et je m'aperçois que ce n'est pas ce que j'aime. En effet, Bruce Morgan verse carrément dans la BD perverse et même très perverse, il dessine des femmes aux physiques ordinaires, sans poitrines surdimensionnées, des personnages de la vie quotidienne qu'il place dans des situations d'une extrême perversité, je n'aime donc pas cet aspect de dépravation limite glauque qui joue sur les pratiques dominantes, tous les trucs de gang bang et de soumission, ça ne m'intéresse pas, c'est de la pornographie basique et sans surprise avec en point d'orgue l'avilissement des femmes et les bas instincts sexuels. Tout ceci relaie des bandes comme celles que font Ardem ou Xavier Duvet, je n'ai plus envie de lire toutes ces Bd, ça n'est même pas excitant, je préfère largement l'érotisme joyeux de Jacobsen ou de Paula Meadows, l'érotisme raffiné et insolite de Mancini ou de Luca Tarlazzi, ou encore celui sulfureux et étrange de Riverstone... Une Bd qui m'a grandement déçu.
Je ne suis pas très SF et ce n'est pas cette série qui va me faire changer d'avis. Je me suis ennuyé très fortement à la lecture du tome 1 et je n'irai pas plus loin.
En premier lieu je trouve le scénario pas facilement intelligible. Un héros qui sort de nulle part impliqué dans un attentat dont on ne connait pas le motif.
Une fois sauvé in extremis on passe aux jumeaux de 15 ans qui vont bouleverser l'ordre établi. LOL C'est enrobé d'un langage pseudo scientifique qui ne veut rien dire mais qui permet tous les possibles du scénario.
Les dialogues sont basiques avec quelques vulgarités pour donner du relief à leur pauvreté.
Je trouve le graphisme bien vieillot et figé mais ce que j'aime le moins est une mise en couleur que je trouve franchement laide avec ses tons verdâtres.
Pas mon truc
J'ai lu ce one-shot parce que le résumé m'intriguait. J'avoue que j'ai été un peu surpris par le ton de l'album. Je pensais que ça allait être un truc sérieux dénonçant le capitalisme et au final c'est de la vraie BD pop-corn !
Si vous aimez les scènes de combats, vous allez adorer parce que le scénario est au final qu'une suite de batailles. Ça se voit que les auteurs s'amusent sauf que moi je ne me suis pas du tout amusé. Aucuns personnages ne m'a intéressé et les scènes de bastons m'ont vite ennuyé tellement il y en a trop. En plus, j'ai trouvé que le scénario n'était pas clair ou alors c'est moi qui m'ennuyais tellement que j'oubliais facilement des informations. Le dessin est correct, mais les scènes de combats sont un peu confuses par moment.
Une déception pour moi.
Premier volet du triptyque consacré à ce pauvre Jean-Pierre, ce récit choral m’aura laissé de marbre.
Techniquement, rien à redire. Le trait est agréable et lisible, le découpage est clair, l’histoire tient la route. On passe constamment d’un personnage à un autre sans perdre le fil narratif. De ce côté-là, c’est plutôt bien fait.
Par contre, au niveau du scénario, bahhh, je me suis quand même bien ennuyé en compagnie de ces personnages et de leurs petites misères. D’autant plus que Grégory Mardon se contente de nous faire vivre une tranche de leur vie, sans chercher à conclure son récit. Du coup, si on accompagne sans déplaisir ces personnages (grâce surtout aux qualités techniques évoquées plus haut), une fois la dernière page tournée, on les oublie sans déplaisir non plus.
Bof, quoi.
J'ai beaucoup hésité pour la note, d'un côté, le sujet auquel je ne m'intéresse quand même qu'à demi, peut présenter un intérêt, de l'autre côté, sur l'ensemble et sur le dessin, ça ne me convainc qu'à moitié, ne trouvant pas vraiment ce récit passionnant. Je dirais donc 2,5/5.
L'action se situe en 1920 dans une Russie qui n'est pas encore l'URSS, à une époque où les troubles et les soubresauts de la Révolution ne sont ni oubliés, ni tout à fait calmés. Les 2 héros, l'Anglais Brian et le Portugais Alvès, sont 2 dandies qui tentent malgré tout l'aventure sur fond d'Histoire, s'inscrivant parmi les nombreux aventuriers de cette époque qui recherchaient trèsors cachés et fortunes diverses. Leur périple semble être très remuant et l'intrigue riche en rebondissements, tandis que la reconstitution historique a l'air d'être minutieuse. Mais tout ceci ne m'a guère emballé et je n'ai sans doute pas tout capté, en grande partie par le dessin qui est assez spécial ; je gage qu'il aurait gagné à mieux s'exprimer dans des cadrages plus larges, au lieu de ces petites cases très chargées et fourmillant de détails souvent difficiles à scruter, ce qui rend la lecture fatigante. Ro dit que ça ressemble à du Bilal des débuts et à Fred ? bin désolé, mais moi je n'y vois rien de tout ça, j'y vois juste un style graphique qui n'a pas d'équivalent et ne subissant aucune influence. La narration est également confuse, ça ne facilite pas l'implication dans cette bande qui a sûrement des qualités, celles-ci m'ayant échappé.
La bande a été prépubliée dans le bimestriel Métal Aventure, petit frère de Métal Hurlant lancé par les Humanos en septembre 1983 mais qui ne durera que l'espace de 10 numéros pour s'arrêter en juin 1985.
Ce récit prépublié dans A Suivre en 1990 est l'unique participation de cet auteur peu connu et qui à ma connaissance ne refera pas parler de lui avec une autre Bd.
Le sujet semblait prometteur, mais très vite, j'ai cerné les limites de cette histoire qui s'est révélée inintéressante, avec une narration sans surprises et usant de raccourcis scénaristiques, des situations peu crédibles auxquelles on a du mal à croire, et un dessin qui manque sérieusement d'application et qui ne me plait pas. Une vraie déception !
Je n'ai rien trouvé de passionnant à la lecture de cette Bd, c'est un sujet assez curieux, et le fait de mêler le monde du rock à celui du terrorisme est peu compatible voire même très saugrenu, bref je n'ai pas vraiment saisi où voulait en venir l'auteur avec ce postulat.
Quant au dessin, pas grand chose à sauver non plus, c'est un peu anguleux et malhabile, je ne le trouve pas joli, même les filles à poil sont mal dessinées, bref c'est très loin d'être un dessin esthétique, et ça ne m'a pas aidé pour m'intéresser à cette Bd.
La collection BD Noire chez Glénat a eu pas mal de bonnes Bd, mais plus rarement des ratages. C'est le cas avec ce récit policier qui n'a rien de captivant, et dont les personnages sont inintéressants, c'est sans doute dommage car il y avait sûrement mieux à faire.
Le plus étonnant, c'est que ce récit n'est pas paru dans Circus, j'ai la collection complète, et je n'ai rien vu entre 1982 et 1984, pas de prébublication donc ; est-ce que Glénat a décidé de le sortir direct en album ? et qu'en voyant le résultat négatif, il n'y a pas eu de tome 2 ? faut dire que c'est pas regrettable vu le degré de faiblesse narrative et le scénario aux abonnés absents. Et quand on voit le texte de présentation de Glénat en 4ème de couverture, c'est plutôt opaque pour inciter à lire.
Il est clair que quand on voit des bandes comme La Bande à Bonnot ou les enquêtes de Julien Tartafouille dans cette collection BD Noire, c'est le jour et la nuit au niveau qualitatif.
Apparemment, c'est une dessinatrice, et elle n'a pas l'air d'avoir reparu ailleurs avec une autre bande, cette Bd restant sa seule expérience dans le domaine, pourtant son dessin n'est pas laid, pas transcendant loin de là, mais c'est pas si mal, dans un combiné hésitant entre les traits de Comès et de Giardino... Un album que je vais re-échanger prochainement dans une bouquinerie spécialisée dans cette pratique.
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Agence Interpol
L'idée de départ n'est pas mal : s'inspirer de faits réels et de vraies enquêtes menées par Interpol avec des histoires qui n'ont en commun qu'Interpol, point de départ des enquêtes pour le lecteur. De ce fait, les personnages sont toujours différents, et même si cela n'aide pas pour s'attacher aux protagonistes, ce n'est pas gênant. Trois enquêtes donc : à Stockholm, à Mexico et à Rome. Une quatrième était prévue à Bangkok mais la série semble annulée. Et, honnêtement, si ce quatrième tome était sorti, je l'aurais sûrement lu (sauf dans de rares cas, je lis toujours l'intégralité d'une série même si elle me plaît pas plus que cela, je vais en parler allongé dans un canapé, je crois !), mais je comprends aussi l'annulation. A vrai dire, on s'ennuie un peu à la lecture - très rapide - de cette bd. C'est simpliste, le scénario des différents albums est feignant. Que de clichés et que de "faux" rebondissements, que l'on voit venir dix pages avant. La série fait partie de ces trop nombreuses séries que l'on a vu arriver ces derniers temps autour d'un concept et écrites à plusieurs mains. Si je comprends l'intérêt éditorial d'un tel choix, la qualité malheureusement pêche souvent. Le dessin n'est pas une réussite absolue. Les visages, véritable enjeu personnel quand je juge le dessin, ne sont pas assez marqués et donc différenciables. Au final, si on prend en compte ce diptyque scénario-dessin, bah on ressort quand même déçu de la lecture de cette série. Sans juger et sans savoir réellement le vrai du faux, on a quand même l'impression qu'on est sur du travail de commande, vite écrit, vite dessiné, vite édité et... vite oublié ! Dommage une fois de plus...
La Famille Glagla
Je n'ai pas vraiment accroché à cette série jeunesse. Je n'ai pas trouvé cette famille qui vit sur la banquise au milieu des pingouins si sympathique. Le gag qui sert de fil rouge est la capture d'un poisson rouge (Jean-Guy) qui passe sa vie dans un bocal au lieu de vivre dans son milieu naturel. Le graphisme est typique ordinateur dans sa conception de personnages et sa mise en couleur. Il n'y a donc pas une grande originalité. Je trouve qu'il y a mieux pour les tout petits.
Les Instincts pervers
Je n'avais jamais vraiment abordé les Bd érotiques de cet auteur, Bruce Morgan, pseudo sous lequel se dissimule un auteur de BD traditionnelle que j'apprécie ; ce n'est pas moi qui vais dévoiler son nom ici, je pense qu'il est facile d'aller voir sur internet pour savoir qui c'est, mais son dessin est assez reconnaissable. Alors justement, le dessin est superbe, il est plus simple, plus dépouillé que dans ses bandes traditionnelles, mais les contours et quelques détails font plaisir à l'oeil. Par contre, je pensais me retrouver dans de la bonne BD érotique, et je m'aperçois que ce n'est pas ce que j'aime. En effet, Bruce Morgan verse carrément dans la BD perverse et même très perverse, il dessine des femmes aux physiques ordinaires, sans poitrines surdimensionnées, des personnages de la vie quotidienne qu'il place dans des situations d'une extrême perversité, je n'aime donc pas cet aspect de dépravation limite glauque qui joue sur les pratiques dominantes, tous les trucs de gang bang et de soumission, ça ne m'intéresse pas, c'est de la pornographie basique et sans surprise avec en point d'orgue l'avilissement des femmes et les bas instincts sexuels. Tout ceci relaie des bandes comme celles que font Ardem ou Xavier Duvet, je n'ai plus envie de lire toutes ces Bd, ça n'est même pas excitant, je préfère largement l'érotisme joyeux de Jacobsen ou de Paula Meadows, l'érotisme raffiné et insolite de Mancini ou de Luca Tarlazzi, ou encore celui sulfureux et étrange de Riverstone... Une Bd qui m'a grandement déçu.
Convoi - Les Aventures de Karen Springwell
Je ne suis pas très SF et ce n'est pas cette série qui va me faire changer d'avis. Je me suis ennuyé très fortement à la lecture du tome 1 et je n'irai pas plus loin. En premier lieu je trouve le scénario pas facilement intelligible. Un héros qui sort de nulle part impliqué dans un attentat dont on ne connait pas le motif. Une fois sauvé in extremis on passe aux jumeaux de 15 ans qui vont bouleverser l'ordre établi. LOL C'est enrobé d'un langage pseudo scientifique qui ne veut rien dire mais qui permet tous les possibles du scénario. Les dialogues sont basiques avec quelques vulgarités pour donner du relief à leur pauvreté. Je trouve le graphisme bien vieillot et figé mais ce que j'aime le moins est une mise en couleur que je trouve franchement laide avec ses tons verdâtres. Pas mon truc
The Paybacks
J'ai lu ce one-shot parce que le résumé m'intriguait. J'avoue que j'ai été un peu surpris par le ton de l'album. Je pensais que ça allait être un truc sérieux dénonçant le capitalisme et au final c'est de la vraie BD pop-corn ! Si vous aimez les scènes de combats, vous allez adorer parce que le scénario est au final qu'une suite de batailles. Ça se voit que les auteurs s'amusent sauf que moi je ne me suis pas du tout amusé. Aucuns personnages ne m'a intéressé et les scènes de bastons m'ont vite ennuyé tellement il y en a trop. En plus, j'ai trouvé que le scénario n'était pas clair ou alors c'est moi qui m'ennuyais tellement que j'oubliais facilement des informations. Le dessin est correct, mais les scènes de combats sont un peu confuses par moment. Une déception pour moi.
Corps à corps (Aire Libre)
Premier volet du triptyque consacré à ce pauvre Jean-Pierre, ce récit choral m’aura laissé de marbre. Techniquement, rien à redire. Le trait est agréable et lisible, le découpage est clair, l’histoire tient la route. On passe constamment d’un personnage à un autre sans perdre le fil narratif. De ce côté-là, c’est plutôt bien fait. Par contre, au niveau du scénario, bahhh, je me suis quand même bien ennuyé en compagnie de ces personnages et de leurs petites misères. D’autant plus que Grégory Mardon se contente de nous faire vivre une tranche de leur vie, sans chercher à conclure son récit. Du coup, si on accompagne sans déplaisir ces personnages (grâce surtout aux qualités techniques évoquées plus haut), une fois la dernière page tournée, on les oublie sans déplaisir non plus. Bof, quoi.
Brian et Alves
J'ai beaucoup hésité pour la note, d'un côté, le sujet auquel je ne m'intéresse quand même qu'à demi, peut présenter un intérêt, de l'autre côté, sur l'ensemble et sur le dessin, ça ne me convainc qu'à moitié, ne trouvant pas vraiment ce récit passionnant. Je dirais donc 2,5/5. L'action se situe en 1920 dans une Russie qui n'est pas encore l'URSS, à une époque où les troubles et les soubresauts de la Révolution ne sont ni oubliés, ni tout à fait calmés. Les 2 héros, l'Anglais Brian et le Portugais Alvès, sont 2 dandies qui tentent malgré tout l'aventure sur fond d'Histoire, s'inscrivant parmi les nombreux aventuriers de cette époque qui recherchaient trèsors cachés et fortunes diverses. Leur périple semble être très remuant et l'intrigue riche en rebondissements, tandis que la reconstitution historique a l'air d'être minutieuse. Mais tout ceci ne m'a guère emballé et je n'ai sans doute pas tout capté, en grande partie par le dessin qui est assez spécial ; je gage qu'il aurait gagné à mieux s'exprimer dans des cadrages plus larges, au lieu de ces petites cases très chargées et fourmillant de détails souvent difficiles à scruter, ce qui rend la lecture fatigante. Ro dit que ça ressemble à du Bilal des débuts et à Fred ? bin désolé, mais moi je n'y vois rien de tout ça, j'y vois juste un style graphique qui n'a pas d'équivalent et ne subissant aucune influence. La narration est également confuse, ça ne facilite pas l'implication dans cette bande qui a sûrement des qualités, celles-ci m'ayant échappé. La bande a été prépubliée dans le bimestriel Métal Aventure, petit frère de Métal Hurlant lancé par les Humanos en septembre 1983 mais qui ne durera que l'espace de 10 numéros pour s'arrêter en juin 1985.
La Carte de l'Afrique
Ce récit prépublié dans A Suivre en 1990 est l'unique participation de cet auteur peu connu et qui à ma connaissance ne refera pas parler de lui avec une autre Bd. Le sujet semblait prometteur, mais très vite, j'ai cerné les limites de cette histoire qui s'est révélée inintéressante, avec une narration sans surprises et usant de raccourcis scénaristiques, des situations peu crédibles auxquelles on a du mal à croire, et un dessin qui manque sérieusement d'application et qui ne me plait pas. Une vraie déception !
Rock star sur aquarelle
Je n'ai rien trouvé de passionnant à la lecture de cette Bd, c'est un sujet assez curieux, et le fait de mêler le monde du rock à celui du terrorisme est peu compatible voire même très saugrenu, bref je n'ai pas vraiment saisi où voulait en venir l'auteur avec ce postulat. Quant au dessin, pas grand chose à sauver non plus, c'est un peu anguleux et malhabile, je ne le trouve pas joli, même les filles à poil sont mal dessinées, bref c'est très loin d'être un dessin esthétique, et ça ne m'a pas aidé pour m'intéresser à cette Bd.
Saskia Riant
La collection BD Noire chez Glénat a eu pas mal de bonnes Bd, mais plus rarement des ratages. C'est le cas avec ce récit policier qui n'a rien de captivant, et dont les personnages sont inintéressants, c'est sans doute dommage car il y avait sûrement mieux à faire. Le plus étonnant, c'est que ce récit n'est pas paru dans Circus, j'ai la collection complète, et je n'ai rien vu entre 1982 et 1984, pas de prébublication donc ; est-ce que Glénat a décidé de le sortir direct en album ? et qu'en voyant le résultat négatif, il n'y a pas eu de tome 2 ? faut dire que c'est pas regrettable vu le degré de faiblesse narrative et le scénario aux abonnés absents. Et quand on voit le texte de présentation de Glénat en 4ème de couverture, c'est plutôt opaque pour inciter à lire. Il est clair que quand on voit des bandes comme La Bande à Bonnot ou les enquêtes de Julien Tartafouille dans cette collection BD Noire, c'est le jour et la nuit au niveau qualitatif. Apparemment, c'est une dessinatrice, et elle n'a pas l'air d'avoir reparu ailleurs avec une autre bande, cette Bd restant sa seule expérience dans le domaine, pourtant son dessin n'est pas laid, pas transcendant loin de là, mais c'est pas si mal, dans un combiné hésitant entre les traits de Comès et de Giardino... Un album que je vais re-échanger prochainement dans une bouquinerie spécialisée dans cette pratique.