Les derniers avis (20751 avis)

Couverture de la série La Soutenable Légèreté de l'être
La Soutenable Légèreté de l'être

Même si je n'ai pas accroché à cet album, je serai clairement moins dur que dans l'avis précédent. En effet, je n'y ai trouvé aucune vulgarité, et les quelques passages scato se justifient et apportent une petite touche d'humour (aspect d'ailleurs pas assez développé à mon goût). C'est un album visiblement très autobiographique, centré sur l'auteure (apparaissent aussi sa sœur et ses parents). Centré sur son caractère hypocondriaque, qui la rend- du moins dans l'album- difficile à vivre pour son entourage, même si sa sœur le supporte mieux que leur père. Le problème vient que, sur un sujet à la fois personnel et répétitif, c'est vite lassant. Et c'est là que le bât blesse, car s'il y a bien quelque petites pointes d'humour et un chouia d'autodérision, ça reste trop monocorde, manque de punch. Du coup, si j'ai lu l'album sans problème, il ne m'a pas réellement captivité, et je pense l'oublier rapidement. Quant au dessin, proche de celui de Sattouf, avec utilisation de diverses bichromies, il passe bien, même si pas forcément mon truc. Note réelle 2,5/5.

27/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Parade
Parade

Fred est un auteur dont les productions sont reconnaissables entre mille. Et on retrouve dans cet album son dessin brouillon, de l'absurde et un peu de poésie. Mais voilà, ça me fait mal de ne mettre que deux étoiles à un auteur que j'aime bien. Pourtant j'ai trouvé ma lecture laborieuse. Seule l'histoire du type qui vend des voyages de rêve m'a plu. Pour le reste, les histoires regroupées dans ce recueil ont des airs de fonds de tiroir. Clairement pas le meilleur album de Fred, ce "Parade " est à réserver aux fans absolus de cet auteur.

26/12/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Aventures de Gentleman Jim
Les Aventures de Gentleman Jim

Sans aucun doute le moins bon Briggs que j'ai lu pour le moment. Le dessin est toujours aussi sympathique, mais le récit n'est pas très fameux. Je pense que le but de l'auteur est de montrer aux enfants qu'il faut bien faire la distinction entre la réalité et la fiction, ce que j'approuve, sauf que le personnage principal n'est pas très attachant et que cela fini par tourner un peu en rond. Le seul truc intéressant est de voir l'auteur changer de style par moment pour montrer l'imagination de son personnage principal. Peut-être qu'un enfant va accrocher plus qu'un adulte. Il faut dire que cet album n'a pas la poésie qu'autres œuvres de Briggs, une poésie qui permet de toucher les lecteurs de tout âge.

25/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Irvin
Irvin

L'idée de départ est bonne, il s'agit de décrire les affres de ces vagabonds, les hobos (ou hoboes) qui sont soit des chômeurs soit des travailleurs itinérants sillonnant l'Amérique de la grande dépression en cherchant coûte que coûte à choper des trains de marchandises pour voyager clandestinement et prétendre à un avenir meilleur. Un formidable film a illustré ce sujet en 1973 : L'empereur du Nord, de Robert Aldrich, qui voyait un hobo malin et téméraire incarné par Lee Marvin, narguer et affronter un chef de train incarné par l'irascible Ernest Borgnine. Dans cet album, on vit le quotidien de ces laissés pour compte, mais le traitement est chaotique, mal maîtrisé, ça va beaucoup trop vite. Glénat qui n'a pu prépublier ce récit dans Circus dont la parution a cessé en 1989, s'est lancé dans la sortie de Bd directement en albums qui parfois était prometteuse, comme ici, mais qui hélas se révélait médiocre ou moyenne. C'est dommage car il y avait un vrai potentiel, il n'est donc pas étonnant que l'album suivant annoncé n'ait pas paru. Le dessin n'est pas mal du tout, ce dessinateur a visiblement peu livré d'autres oeuvres, on a un bon rendu des décors et des perspectives, mais des petits défauts sur certains personnages qui ont des visages changeants. Tout ceci me fait hésiter et je ne sais pas quelle note appliquer, disons un 2,5/5...

25/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Protecteur
Le Protecteur

Je découvre Frédéric Lère avec cet album, qui m’a laissé sur ma faim. L’intrigue prend place dans le Berlin des années 1980 (1983, avant la chute du mur donc, même si la situation géopolitique n’est pas du tout évoquée). Les déambulations des personnages m’ont permis de comparer avec les changements plus récents, moi qui n’ai visité la ville à plusieurs reprises que 25 ans plus tard. Mais pour le reste, cet album m’a déçu. D’abord le dessin m’est apparu brouillon, avec des mouvements des corps parfois mal rendus. La police utilisée dans les phylactères, un peu petite, n’aide pas non plus à rendre la lecture agréable. Quant à l’histoire, elle est décevante. Nous suivons deux bandes de loubards et un duo de flics. Plus particulièrement un jeune loubard, Dahlem, et un flic, Zehlendorf. Ces deux derniers développent des relations ambigües, avec quelques tensions homosexuelles plus que latentes. Mais à part ça le côté polar est mal exploité, et la fin de l’histoire est franchement abrupte (si le mot fin n’apparaissait pas en bas de la dernière page, j’aurais sincèrement pu croire qu’il manquait certaines pages à l’album que j’ai eu sous la main). Bof bof donc.

25/12/2022 (modifier)
Couverture de la série La Mère des victoires
La Mère des victoires

Dessin et colorisation sont plutôt originaux. Mais le dessin, avec des visages anguleux, très dessins animés Disney actuels, n'est pas mon truc. Mais c'est surtout l'histoire qui m'a laissé sur ma faim. Je l'ai trouvée bancale. Aucun des sujets qui semblaient dominer au début n'est suffisamment développé. On ne saura rien de la guerre dont il est question ici, et, alors que cela semble se passer dans une sorte de télé-réalité malsaine, cet aspect est lui aussi laissé en plan. C'est dommage. D'autant plus que la fin m'est apparue expédiée, voire bâclée. L'impression qu'il y avait quelque chose de mieux à faire avec ces idées. Mais en l'état, c'est une lecture décevante.

24/12/2022 (modifier)
Par Bobèche
Note: 2/5
Couverture de la série Tom-Tom et Nana
Tom-Tom et Nana

Comme beaucoup de ceux qui ont laissé un commentaire, j’ai adoré cette bande dessinée étant enfant. Dévorer leurs aventures a certainement contribué à mon goût pour la lecture. Néanmoins, quand je relis leurs aventures aujourd’hui, je ne comprends pas ce qui me plaisait… dessins horribles, perspective non respectée, couleurs criardes ou vieillottes. Bref, visuel qui, selon moi, laisse à désirer. Scénarii bas de plafond, noms peu élaborés des personnages. Enfin, textes qui ont mal vieilli : parents qui parlent de « mettre une raclée », « d’enfermer dans le placard », etc... Les enfants qui se ramassent des claques… Bref, qualité vraiment basse en comparaison d’autres bandes dessinées destinées au même public. Bandes dessinées que je relis encore, contrairement à Tom-Tom et Nana.

22/12/2022 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Le Troisième Oeil
Le Troisième Oeil

Peu réceptif à ce genre de BD fantastique, je me suis malgré tout lancé dans la lecture du tome 1. Visuellement, c'est plutôt réussi même si redondant et assez classique dans sa figuration colorée et linéaire des délires hallucinogènes. Côté scénario, cette histoire mystique d'aura et de guerre contre des démons frise le consternant. Le premier tome des "Nouvelles aventures de Lapinot" s'est construit sur la même idée, avec un traitement navigant entre ironie et humour. La BD de Trondheim est autrement plus réussie que ce tome inaugural de Ledroit, certes visuellement intrigant.

22/12/2022 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Dans le palais des miroirs
Dans le palais des miroirs

Le projet de Strömquist est inattaquable, mais pas le résultat. Élaborer une BD documentaire féministe pour y dénoncer le culte de la beauté imposé aux femmes, est fort respectable et la somme des ouvrages actuels s'en réclamant au moins à la marge, ne remet nullement en cause la pertinence de ce projet. Mais si théoriquement il est surprenant de constater certaines absences d'importance (tout le courant féministe de gauche), il est plus préjudiciable encore de se cantonner à illustrer platement son propos, avec un humour trop rare et une mise en perspective trop restreinte. L'ensemble est plutôt fastidieux à lire, fortement didactique, avec un texte trop présent et agencé sans effort de mise en valeur visuelle. On préférera le féminisme plus combatif et ludique d'une Emma (via sa série Un Autre Regard).

22/12/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Avatar - Le destin de Tsu'Tey
Avatar - Le destin de Tsu'Tey

J'aime beaucoup le film de James Cameron, et j'étais curieux de voir ce que la parution d'un comics dans cet univers pourrait lui ajouter. Réponse : pas grand-chose ! La lecture n'est jamais vraiment déplaisante, mais le récit n'apporte rien au film. Il se contente de raconter plus ou moins les mêmes événements mais en décentrant le point de vue. Le procédé n'est pas inintéressant en soi, mais en narrant l'histoire à travers les yeux de Tsu'Tey, les auteurs n'en profitent pas assez pour renouveler complètement la vision qu'on en a. Ils préfèrent combler les trous du scénario avec des scènes d'entraînement et de chasse qui n'ont qu'un intérêt très limité. Même du côté du dessin, il y a quelque chose de décevant. Bien sûr, celui-ci est magnifique de prime abord, mais à la lecture, je le trouve trop centré sur les personnages, ne laissant pas toujours assez de place à la nature. C'est dommage, car c'est normalement le thème central de la saga de James Cameron. Mais ici, souvent, la nature ne sert que de décor, et hormis quelques animaux, je trouve qu'elle n'est pas assez mise en avant, ou en tous cas, pas au niveau de ce que j'attendais. Par exemple, la scène du rituel du Tsaheylu, outre le fait qu'elle est beaucoup moins développée que dans le film (forcément) ne fait preuve d'aucune puissance visuelle. Le lieu où se trouvent tous les ikrans se résume à un plateau rocheux où on voit trois bestioles et c'est tout... La plupart des scènes d'action ont ce défaut, et même si les images semblent remplies, un regard un peu détaillé montre que finalement, elles auraient pu l'être beaucoup plus. Graphiquement, cela reste convaincant, bien sûr, mais on ne sent quand même pas les auteurs/dessinateurs aussi concernés que ce qu'on aurait aimé. En résulte un comics pas spécialement déplaisant à lire, mais tellement anecdotique qu'on se demande s'il entretient vraiment un lien avec des plus grands films de l'Histoire du 7e art... Peut-être certains comics postérieurs sauront-ils mieux utiliser leur matériau de base ?

21/12/2022 (modifier)