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Couverture de la série Une Histoire d'hommes
Une Histoire d'hommes

Je ne sais pas si le titre est un clin d'oeil au regard de son Titeuf qui est plutôt une histoire de gamins, mais des hommes responsables dans sa série je n'en ai pas rencontré beaucoup. Peut-être JB, mais à qui Zep a flanqué une personnalité si transparente que c'est à pleurer. Car si Zep voulait me rendre ses personnages antipathiques il a bien réussi. Entre les remarques homophobes de Frank, sexistes de Sandro et l'ado-loser Yvan, ce ne sont vraiment pas ces modèles de pères que je voudrais pour mes enfants. La base du scénario a été visitée de nombreuses fois : une sorte de huis clos entre quatre potes 18 ans après leur séparation pour solder les comptes du passé. Zep installe son récit dans des atmosphères qu'il semble bien apprécier : le rock et le slip. Cela donne des dialogues d'une profondeur abyssale entre les "tarlouzes" de Frank ou "la reine de la pipe" de Sandro. On a du Titeuf version adulte. Pour combler les vides, on a droit à moult flash-back dans les toilettes et un drame qui vire au pathos guimauve. Inutile de dire que j'ai moyennement adhéré. Le graphisme est correct encore que certains personnages, Frank en particulier, présentent des proportions et des gestuelles bizarres dans certains cadres. Heureusement la lecture est très rapide ce qui empêche de trop s'ennuyer.

04/01/2023 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

J'ai vraiment du mal à comprendre la réputation si flatteuse de cette bande dessinée... Je veux bien qu'on ait recours à la caricature pour rire un peu. Pas pour en tirer une morale. Car si on veut tirer une morale d'un portrait volontairement déformé, alors la leçon sera nécessairement faussée. Ignorant superbement cette chose pourtant essentielle qu'est la nuance, Wilfrid Lupano nous brosse donc un portrait de l'être humain à la limite du supportable. Presque tous les humains qu'il met ici en scène sont idiots, bornés, méchants et donc aveugles. Les seuls rescapés de cette ignoble caricature sont des enfants protégés par leur innocence et un scientifique préservé par son savoir. Des gens intelligents, en somme, qui ne sont pas censés se mêler à cette roture non éduquée, et de ce fait, forcément perdue... Le médecin va-t-il essayer d'enseigner quoi que ce soit à ces pauvres gens ? Non, ils ne ont sûrement pas dignes d'accéder au savoir. Pourtant subtil dans le merveilleux Alim le tanneur, Lupano semble ici perdre tout sens de l'analyse sociale et politique. Si l'on en juge par la postface, Lupano fait partie de ces gens qui considèrent qu'une frontière n'existe que pour haïr les autres (la citation de Dean William R. Inge qui clôt la postface est d'une stupidité que n'auraient pas renié les habitants de Hartlepool dépeints dans la bande dessinée), et que le mot "nation" n'existe que pour alimenter la bêtise et la cruauté des hommes. Un tel sens de la nuance ne pouvait que donner une œuvre aussi dégoûtante de simplisme et de manichéisme, où les bons ne sont que les gens "éclairés" par des idéaux de paix et de tolérance, que le commun des mortels ne peut pas comprendre car il est trop bête. Moi, un tel mépris, et même pire, une telle misanthrophie, ça me fait peur... Peut-être Lupano ne tombe-t-il pas dans le racisme et la xénophobie jadis véhiculés par les Lumières (dont je suis prêt à parier qu'il se réclamerait sans souci), mais je ne préfère pas cette haine du genre humain qu'il véhicule ici. Peut-être peut-on, à la rigueur, sauver le dessin de Jérémie Moreau. Je n'en suis pas un fan inconditionnel, je le trouve même plutôt laid dans le détail, mais il s'en dégage malgré tout une personnalité. Il y a un travail convaincant sur l'atmosphère, dans cette bande dessinée, c'est indéniable, et cela m'empêche de la détester vraiment. Surtout que, si on oublie le fond dégoulinant de bien-pensance, le récit reste relativement plaisant à suivre. C'est idiot, mais c'est suffisamment bien mené pour qu'on ne s'ennuie pas. De là à crier au chef-d'œuvre, il y a un certain nombre de pas qu'on m'excusera d'être incapable de franchir.

04/01/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Saisi par la nuit (Œuvres 1975-1981)
Saisi par la nuit (Œuvres 1975-1981)

Décidément, je n'accroche pas à Yoshiharu Tsuge. Cet album regroupe une douzaine d'histoires courtes que l'auteur a faites de la seconde moitié des années 70 au début des années 80, une période où il a déprimé et faisait de moins en moins de manga. On retrouve principalement deux genres d'histoires: l'une sont des carnets de voyages de Tsuge sur les différentes auberges qu'il a visitées et l'autre sont des récits bizarres basés sur ses rêves. Les histoires de voyages ont un intérêt limité. Il y a quelques anecdotes drôles, mais la mise en scène est pas terrible. De toute façon, je ne trouve pas que le dessin de Tsuge soit l'idéal pour ce type de récit racontant la vie quotidienne. Il est bien mieux pour des histoires où il se passe des trucs horribles comme c'est le cas avec la plupart des récits qu'il tirait de ses rêves, sauf que voilà il y a juste un récit qui m'a pleinement convaincu, les autres m'ayant ennuyé. Il y a aussi deux histoires qui sortent un peu du lot parce que l'auteur les a dessinées dans un style différent et c'est intéressant à regarder. Dommage que les scénarios soient peu passionnants.

03/01/2023 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 2/5
Couverture de la série Mont-Blanc
Mont-Blanc

2.5 Point fort : on ne s'ennuie pas, dessin sympa. Point faible : scénario, trop court ? Trop vite ? Frustré sur la dernière page après un semblant d'intrigue 2 pages avant, pour au final ne rien apporter de plus et finir brusquement.

02/01/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Immonde !
Immonde !

Immonde ! se scinde en deux parties trop différentes à mon goût. La première moitié de l'album m'a séduit par son aspect intrigant et légèrement malsain rappelant les albums de Charles Burns, notamment par ses héros adolescents mais aussi par les bizarreries et inquiétantes mutations dont ils sont les témoins. J'ai apprécié de les suivre et de découvrir avec eux doucement le voile de mystère régnant sur leur ville. Relations adolescentes y côtoient une atmosphère de fantastique et de complot attrayante. Le graphisme quant à lui n'est pas tellement ma tasse de thé mais il reste efficace et pas désagréable. Mais passé la moitié de l'album, l'intrigue change soudain de tournure pour s'enfoncer dans l'action et un fantastique plus hardcore rappelant fortement les films de série B assez minables que les héros regardaient avec le sourire. Sauf que les auteurs commettent très vite la première erreur que ces mêmes ados reprochaient aux réalisateurs de ces films : ils montrent à quoi ressemble le monstre, les monstres en l'occurrence, et dès lors il n'y a plus ni peur ni mystère. La seconde moitié de l'album est de la grosse action horrifique sans saveur, avec un dessin qui fait la preuve de ses faiblesses techniques dès qu'il s'agit de mettre en image des scènes mouvementées, et une intrigue qui devient complètement idiote, gratuite, avec une faune de monstres sortis d'on ne sait où et le tout perdant au passage complètement le fil d'une intrigue initiale à base d'étranges mutations dont finalement on ne saura rien du tout. On passe d'une sorte de X-Files angoissant et dérangeant à un film d'horreur d'action gore et idiot. Ca ne marche plus du tout. Déception donc malgré une bonne entame et des personnages intéressants.

02/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Jour J
Jour J

Ce qui m'amuse le plus dans "Jour J", c'est la quatrième de couverture qui vante "des faits historiques" et "des hypothèses réalistes". Pour ma part dans les trois épisodes que j'ai lus (Nazareth, Kennedy et Paris brûle), je n'ai rien retrouvé de cet alléchant discours marketing. Je n'y ai lu qu'un mélange parfois indigeste et rocambolesque de personnages de fictions accolés à des personnages historiques vidés de leur personnalité politique. C'est l'impression de vide et de creux que me laisse finalement la lecture de cette série. On se retrouve avec des actions discontinues de groupes isolés dont on ne comprend pas très bien le ressort politique. Une succession de scènes d'actions spectaculaires tient lieu de scénario. Les dialogues me font penser à une mauvaise copie du bac parsemée de citations apprises la veille pour cacher le vide de la pensée. Le visuel essaye de réhausser mais on reste dans des scènes d'une grande banalité. Une série à succès qui n'est pas à mon goût.

01/01/2023 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Jules Verne et l'astrolabe d'Uranie
Jules Verne et l'astrolabe d'Uranie

Bon, c’est un bel hommage à Jules Verne que nous proposent les auteurs Esther Gil au scénario et Carlos Puerla au dessin mais je ne ressors pas vraiment convaincu de cette lecture… Tout d’abord, à cause du final que je trouve grand guignolesque. C’est vrai que ce récit respecte à la lettre l’esprit de Jules Verne mais, on est au XXIème siècle et on peut attendre tout de même un scénario plus original qu’un dénouement à tout péter avec des explosions de boss de fin de niveau, et un happy end expédié et annonciateur des évènements futurs. Par contre, l’idée de mettre en scène Jules Verne jeune et adulte est très intéressante. Cette aventure se lorgne vers les romans de l’écrivain comme « Vingt mille sous les mers » et « Voyage au centre de la terre » : De belles références ! Pour le reste, je reconnais que l’aspect historique est très bien rendu : le port de Nantes au XIXème siècle, le Paris haussmannien, la traversée de l’Atlantique… On sent qu’il y a eu de grosses recherches sur l’époque. Cela se voit tout de suite au style graphique très réaliste de Carlos Puerta mais s’agit-il encore de dessins alors qu’on a vraiment une mise en crayons à partir de photographies ou d’acteurs de films ? Le résultat donne le sentiment qu’on lit un roman-photo au lieu d’une bande dessinée. De plus, j’ai éprouvé des difficultés à reconnaitre aisément les principaux protagonistes. Ainsi, je confondais souvent Jules Verne et son frère ! Quitte à se détourner du style hyper-réaliste, je pense que les auteurs auraient dû simplifier le dessin afin que les lecteurs puissent s’immerger complètement dans cette histoire sans avoir à se battre sur le « qui est qui ». Chapeau tout de même aux décors qui sont magnifiques. Au final, « L’Astrobale d’Uranie » est une bande dessinée dont l’idée de départ est intéressante (Intégration de Jules Verne dans une aventure fictive sentant bon son univers imaginaire). Mais, le scénario est sans surprise et le parti pris graphique ne s’avère pas vraiment adapté à une bande dessinée… Tout cela m’a donc rebuté d’où un ressenti assez sévère sur ma note finale sur cette bd. A découvrir tout de même pour vous en faire une idée…

29/12/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 2/5
Couverture de la série Rani
Rani

Rani est une série que j’avais envie de lire depuis pas mal de temps et mon libraire d’occasion avait les trois premiers tomes : ça tombait bien ! Mais mon plaisir a tourné court. Dès le premier tome, j’ai trouvé le scénario décevant avec ses grosses ficelles, ses dialogues amoureux mièvres et ses rebondissements improbables. Plus gênant, Rani n’est pas vraiment crédible pour une héroïne du XVIIIe siècle ! Grosse déception pour moi. Comme l’impression que les auteurs ont voulu mettre ensemble tous les ingrédients pour faire une série qui « marche » mais, finalement, ça ne fonctionne pas très bien et la crédibilité historique laisse à désirer. Pas eu envie de lire la fin de cette série romanesque peu originale.

28/12/2022 (modifier)
Couverture de la série Une luciole dans la ville
Une luciole dans la ville

Je découvre le travail de Vink avec cet album. Et j'en ressors avec un avis très mitigé, et globalement déçu. Le dessin est bon dans l'ensemble, relativement original, avec un rendu parfois hyperréaliste. Mais il est aussi inégal et brouillon. Quant à l'histoire, elle m'a laissé sur ma fin. Un certain mystère, ce long tunnel étrange, la présence de jeunes gens et d'un chien m'ont un temps fait penser à une sorte de Club des Cinq plus adulte. Mais non. Tout reste flou, sous employé. Je ne sais pas dans quelle direction l'auteur voulait nous emmener. Du coup, je ne me suis attaché ni aux personnages (d'ailleurs pas toujours crédibles, comme ces jumelles blondes), ni à l'intrigue, mollassonne. Même les à-cotés, comme les bisbilles autour du nucléaire, ont peu d'intérêt ici. Bref, une lecture décevante.

28/12/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Sorceline
Sorceline

Sorceline est une série pour jeunes ados très inspirée de Harry Potter et sans doute d'autres séries fantasy pour la jeunesse. C'est l'histoire d'une jeune fille qui vient d'intégrer une école de cryptozoologie pour y étudier les animaux légendaires : licornes, gorgones et autres griffons. Tandis qu'elle découvre des créatures de races aussi rares que fantastiques, elle doit enquêter en parallèle sur d'étranges méfaits commis à l'encontre des élèves de son école et aussi en apprendre davantage sur son propre passé. Sur le fond, bien que très peu original pour une série jeunesse, le scénario n'est pas désagréable et peut séduire de jeunes lecteurs ou surtout lectrices. Mais de mon côté, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher. Déjà à cause de la forme, du fait d'un graphisme très formaté, vaguement inspiré de l'école Disney italienne mais sans véritable âme, et surtout d'un lettrage franchement informatique, qu'on croirait parfois directement issu d'une page de Word ou d'une incrusation de Powerpoint. Et ensuite à cause d'un problème de rythme donnant un aspect haché à la narration, un rythme haché et souvent trop rapide qui empêche de s'attacher à l'intrigue et aux personnages. Concrètement, je me suis ennuyé.

27/12/2022 (modifier)