Je n’ai pas été convaincu par cette aventure.
Le dessin et sa colorisation sont très agréables. Mais avec ce type de trait les cases se doivent d’être assez grandes, histoire de le laisser s’exprimer. Du coup, il y a peu de cases par planches… et donc peu d’espace pour adapter un roman sans que cette adaptation ne souffre de coupures.
Car le point faible de cet album, c’est bien le caractère précipité du scénario. En soi, l’idée générale n’est pas mauvaise, mais la personnalité du personnage central nécessitait une plus grande attention, une progression mieux étalée, histoire qu’on le comprenne. Ici, tout va clairement trop vite, à un point tel que même le titre devient incompréhensible (de quelle différence parle-t-on ?) Certains éléments sont mentionnés sans qu’on en saisisse l’importance. La fin est une vraie queue de poisson. En clair, l’adaptation est ratée, et la cause principale est le manque de place.
Je serais curieux de lire le roman, pour vérifier que le problème vient bien de l’adaptation mais quoiqu’il en soit, l’histoire telle que proposée ici ne m’a pas convaincu. Manque de profondeur des personnages, progression du scénario bancale, fin précipitée. Il ne reste que le dessin pour sauver l’affaire, et ce n’est pas assez.
J'ai trouvé cette série pour la jeunesse un peu étrange. En effet je trouve bizarre d'associer le personnage de Dracula même jeune, avec celui du harcèlement scolaire.
En effet, je pense que cela dénature complétement le personnage de Dracula qui devient assez insignifiant quant aux traits forts de sa personnalité. On en arrive à des vampires mollusques qui deviennent végétariens et ne craignent plus la lumière diurne.
C'est probablement une volonté d'originalité pour y introduire le thème de la tolérance mille fois revisité. Mais ici je n'accroche pas. Est-ce pour surfer sur la vague vampire ? Peut-être mais j'ai du mal à suivre, d'autant plus que les dialogues attenants font plus penser à un cabinet de psy qu'à un conte pour enfants.
Je ne comprends pas non plus cette addition d'une galerie des illustres assez sinistres qui rompt avec l'atmosphère colorée du récit.
Le graphisme est parfait pour un jeune public avec une mise en couleur agréable. Le rythme des cases et leur mise en scène donnent un récit facile à lire.
Une problématique importante que l'oeuvre a le mérite de mettre en avant mais d'une façon qui ne m'emballe pas trop.
J'ai lu deux albums de cette série en bibliothèque (1 et 9 pour me rendre compte de la progression) et je pense que les auteurs sont passés à côté d'un truc formidable.
Le concept d'une école de petits sorciers en 1987 était porteur de beaucoup de possibilités comme l'a montré Poudlard quelques années plus tard.
Ici malgré un graphisme sympa très axé 8/10 ans le scénario ne décolle pas de gentils gags qui tournent vite en rond.
6 élèves dont aucun n'a vraiment de leadership et un seul prof un peu gâteux, cela a installé la série dans un ronron qui ne cherche pas plus loin.
Le positionnement de l'école dans un petit pavillon de banlieue avec l'environnement qui va avec, donne une impression de Samsuffi qui rend la série assez ringarde aujourd'hui même pour les plus jeunes.
Voilà une étrange histoire, dont le mélange de styles est franchement étonnant. Je dois dire que je ne m'attendais pas à un tel mélange de genres, aussi bien dans le dessin que dans le scénario. Alors que le récit me semblait tirer vers le conte, il est en fin de compte un mélange de conte, de récit réaliste se déroulant plutôt dans notre époque et de récit fantastique. Le tout imbibé de folklore inuit (en tout cas je le suppose) dans les traits et dans les personnages.
L'ensemble est en fin de compte un mélange de différentes choses. Ça commence par des contes, puis se poursuit par la vie quotidienne et les inuits dans leurs chasses de tous les jours, puis retour brutal au XXIè siècle avec un avion qui traine dans le coin. Dit ainsi, ça peut paraitre assez intéressant et prenant, mais personnellement je suis passé à côté. Je pense que ça vient surtout du mélange des genres qui me bloque : l'aspect conte et fantastique se mêlent difficilement avec la réalité du XXIè siècle. Il y a là une incompatibilité de genre, à mes yeux, mais pour autant je reconnais des qualités notamment dans les graphismes. Ceux-ci semblent s'inspirer d'art inuit, ou alors c'est la patte de l'auteur qui est très originale, mais dans les deux cas le coup de crayon est à la fois esthétisé et marqué. On devine facilement les emprunts à la mythologie, mais c'est aussi assez remarquable dans les décors qui sont variés, malgré des paysages toujours enneigés. Il y a la falaise, le relief, la banquise et la terre dans ce pôle nord qu'on croit toujours gelé.
Au final, je ressors de ma lecture insatisfait sur un plan purement personnel mais je reconnais à la BD des qualités qui ne me suffisent pas. Peut-être est-ce un détail avec lequel je n'arrive pas à passer outre, mais dans tout les cas je n'adhère pas. Dommage pour moi, donc !
Une collection concept forcément inégale, et qui m’a souvent laissé sur ma faim, même si l’idée de départ peut paraitre intéressante, en revoyant des moments forts de l’histoire au travers du destins « d’oubliés importants », ici un soldat qui a participé à toute l’épopée napoléonienne.
J’ai trouvé le dessin moyen, même s’il fait le boulot. Inégal, il manque souvent de détails et de précisions (visages parfois, mais surtout les décors). En particulier les batailles, pourtant au cœur de l’ouvrage (souvent montrées en plans aériens larges) auraient pu être davantage détaillées.
Quant à l’histoire, nous suivons deux soldats qui ont participé à la quasi-totalité des combats menés par Napoléon, du pont d’Arcole à Waterloo, surtout l’un d’eux, qui serait donc « l’inventeur » du célèbre merde cambronnien. Les deux soldats alternent rivalité et amitié, cherchant tous deux à s’attirer les grâces de l’Empereur, en multipliant les actions de bravoure.
Je n’ai pas réussi à m’attacher à ces deux types, du fait du découpage bien trop haché du scénario.
On effet, à part quelques courts interludes durant lesquels nos bonhommes se chamaillent, avec ou sans la présence de Napoléon, c’est en fait une succession de batailles. Cela rappelle la saignée inhérente à la recherche de gloire napoléonienne. Mais comme rien, mais alors rien n’est expliqué, mis en perspective, le lecteur a vraiment intérêt à bien connaitre cette période, car sinon, c’est insipide – voire incompréhensible. Ainsi sur la fin, passe-t-on sans aucune explication de l’évocation du passage de la Berezina à, la planche suivante, un Napoléon retournant à son profit les troupes envoyées l’arrêter par Louis XVIII. Jamais ça n’est expliqué, et le lecteur est prié de savoir que Napoléon a été vaincu, exilé sur l’île d’Elbe, et qu’il s’en est échappé… La page suivante, on est à la bataille de Waterloo !
Bref, c’est décousu et bien trop elliptique pour le lecteur lambda. Moi qui je pense ai des connaissances sur cette période et arrivais à recoller les morceaux, je n’y ai pas trouvé mon compte.
Note réelle 2,5/5.
Cette série est typique des années 80. C'est une BD qui travaille sur le fond historique d'un événement de première importance et qui nous propose une histoire invraisemblable et pleine de bons sentiments.
Les auteurs reprennent quelques éléments des écrits de Jules César dans la Guerre des Gaules pour parsemer cette randonnée à Alésia de rappels historiques. Le scénario est très manichéen (les gentils gaulois vs les méchants romains esclavagistes).
Pour ceux que ce thème historique intéresse je vous conseille l'excellente série "Roma Ab Vrbe Condita" de quatre tomes qui expliquent pourquoi et comment Alésia. Elle est proposée par Assorhistoire.
Ici les auteurs favorisent une vision assez partiale et pittoresque de la bataille pour ne pas nuire à l'image de Vercingétorix présenté comme premier Résistant national.
Evidemment l'histoire est bien plus complexe et finalement avec au moins deux fois moins d'hommes, César a vaincu. Les hypothèses des chercheurs pour expliquer ce désastre gaulois sont nombreuses et méritent d'être lues.
Toujours est-il que, paradoxalement cette défaite a eu pour conséquence de fédérer les peuples gaulois sous une autorité unique (après quelques soubresauts) et de faire rentrer toute la Gaule (sauf quelques irréductibles Gaulois !!) dans l'ère Gallo-romaine plutôt paisible et prospère.
Le dessin de Marcello est bon dans un style réaliste avec des scènes d'actions assez dynamiques même si elles sont improbables. Par contre je trouve la recherche sur les tenues assez pauvre et des extérieurs qui se satisfont de marécages au lieu de décrire l'excellence du camp romain.
Les couleurs sont vraiment datés mais c'est classique et pas trop gênant. C'est une oeuvre de curiosité qui montre l'esprit cocorico d'une époque révolue.
Sur le plan instructif, j'ai trouvé cette BD pas trop mal car je ne connaissais quasiment rien de Maria Montessori, des écoles du même nom et de leurs méthodes d'éducation. Cette biographie m'a donc aidé à m'en faire une idée et même si les détails de la méthode sont ici éludés au profit de son esprit général et que parfois ça parait trop beau pour être vrai, je me dis qu'effectivement il y a de bonnes idées dans cette manière d'amener les enfants à apprendre par eux-mêmes par le jeu, le plaisir et leur propre initiative. Et le rapprochement avec l'indépendance des pays colonisés qui est fait sur la fin de l'album est relativement judicieux.
Sur le plan du graphique, ça va : le dessin n'est pas terrible mais les couleurs et la mise en plage éclatée lui donnent une vigueur agréable.
Malheureusement, cette même vigueur impacte la narration la rendant trop confuse. On dirait bien que les auteurs ont cherché à refléter l'esprit de créativité de Montessori dans leur narration qui devient échevelée, rapide au point d'en devenir brusque, et qui laisse parfois le lecteur deviner plutôt que de bien comprendre et assimiler. Comme en parallèle, les pages sont assez bavardes, je me suis retrouvé plusieurs fois à décrocher de ma lecture et à devoir batailler pour raccrocher les wagons.
C'est trop fouillis et je n'ai pas retenu suffisamment de choses de ma lecture.
Je l’ai relu récemment c’est vraiment moins bien que dans mon souvenir.
Pas la pire des séries de l’univers mais elle présente bien peu d’intérêt.
Le seul (et plutôt mineur) est le background autour de l’histoire, on assiste à l’invasion des Yuuzhan Vong (peuple découvert dans ST Legacy) 25 ans après les évènement de Yavin, on retrouve donc certaines têtes célèbres grisonnantes et de nouvelles (la famille Galfidrian au complet). Un autre bon point (à mes yeux) est d’avoir le même scénariste et dessinateur, je ne raffole pas des changements incessants sur une œuvre. Voilà pour le côté positif (bien peu)
Niveau négatif, ça ne manque pas et ils sont beaucoup plus handicapants pour conseiller cette série, même pour les gros fans.
Les auteurs ne se foulant pas vraiment, une adaptation ratée du ou des romans (non lu). L’histoire est plutôt soporifique malgré les scènes d’action, des personnages peu charismatiques ou mal utilisés.
La partie graphique n’aide pas non plus, j’ai connu le dessinateur bien plus inspiré et précis. Et je note surtout un gros problème de narration et de lisibilité, une lecture pénible avec des transitions complètement ratées.
Pour achever, signalons que la série a été abandonnée.
Vous l’aurez compris, je déconseille.
Adapté du roman du même nom, "La tresse" nous dresse le portrait croisé de trois femmes aux destins très éloignés, mais qui vont être confrontées à des événements déterminants dans leur existence.
La première fait partie de la caste des intouchables en Inde, la seconde est femme d'affaire au Canada et la dernière fait tourner l'entreprise familiale de confection de coiffures postiches en Sicile. Rien ne semble relier ces femmes, pourtant, c'est par un cheveu ténu que le lien va petit à petit se tisser et faire le lien entre ces destins.
Je pense que le roman jouant avec ces tranches de vies doit être plus puissant que cette adaptation que j'ai trouvée un peu molle. Oui, le destin de ces femmes se joue autour de drames, mais justement, l'empathie que nécessiterai l'appréciation de leur histoire ne fonctionne que partiellement. N'ayant pas lu le roman, je ne peut pas comparer, mais on sent bien que l'album souffre de raccourcis liés à la pagination. Le dessin correct mais sans réelle originalité est d'une sobriété assez soporifique ; que ce soit les personnages ou leurs expressions, ou bien encore les décors minimalistes, on est loin des envolées oniriques qu'aurait pu laisser présager le fait que les trois femmes vivent dans des pays différents.
Bref, une lecture qui ne m'a pas enthousiasmé, voire un brin ennuyé.
Je suis un grand amateur de Science-Fiction mais les 2 tomes actuellement parus de cette série m'ont franchement laissé dépité.
C'est de la SF débridée, avec des thématiques de pulp à grand spectacle sous couvert de concepts pseudo scientifiques compliqués mais aussi creux que factices. Le lecteur est plongé immédiatement dans l'action, avec un début de premier tome donnant l'impression de débarquer au milieu d'une série déjà entamée et ce malgré une mise en place lourdingue où les personnages se racontent à eux-mêmes ce qu'ils font là pour que le lecteur s'y retrouve. Tout sonne faux, qu'il s'agisse des dialogues, des relations entre personnages ou des péripéties. Tout n'est que coïncidences grossières, facilités scénaristiques pour favoriser le spectacle, incohérences dans la logique de l'intrigue : rien ne tient debout, rien n'est crédible et tout parait artificiel. Il n'y a aucune fluidité dans la narration, les comportements des personnages n'ont rien de naturel, aucune ambiance ni aucun enjeu n'arrivent à se poser.
C'est dommage car le graphisme est correct et les histoires complètes qui composent ces tomes brassent des thématiques qui plaisent aux amateurs de SF comme moi, des lieux étranges et de mystérieuses rencontres teintées de fantastique dans l'espace profond comme savaient les offrir les anciens Star Trek, mais tout semble assemblé ici de bric et de broc sans aucune saveur ni consistance.
Je ne pense pas lire la suite.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
La Différence
Je n’ai pas été convaincu par cette aventure. Le dessin et sa colorisation sont très agréables. Mais avec ce type de trait les cases se doivent d’être assez grandes, histoire de le laisser s’exprimer. Du coup, il y a peu de cases par planches… et donc peu d’espace pour adapter un roman sans que cette adaptation ne souffre de coupures. Car le point faible de cet album, c’est bien le caractère précipité du scénario. En soi, l’idée générale n’est pas mauvaise, mais la personnalité du personnage central nécessitait une plus grande attention, une progression mieux étalée, histoire qu’on le comprenne. Ici, tout va clairement trop vite, à un point tel que même le titre devient incompréhensible (de quelle différence parle-t-on ?) Certains éléments sont mentionnés sans qu’on en saisisse l’importance. La fin est une vraie queue de poisson. En clair, l’adaptation est ratée, et la cause principale est le manque de place. Je serais curieux de lire le roman, pour vérifier que le problème vient bien de l’adaptation mais quoiqu’il en soit, l’histoire telle que proposée ici ne m’a pas convaincu. Manque de profondeur des personnages, progression du scénario bancale, fin précipitée. Il ne reste que le dessin pour sauver l’affaire, et ce n’est pas assez.
Chaque jour Dracula
J'ai trouvé cette série pour la jeunesse un peu étrange. En effet je trouve bizarre d'associer le personnage de Dracula même jeune, avec celui du harcèlement scolaire. En effet, je pense que cela dénature complétement le personnage de Dracula qui devient assez insignifiant quant aux traits forts de sa personnalité. On en arrive à des vampires mollusques qui deviennent végétariens et ne craignent plus la lumière diurne. C'est probablement une volonté d'originalité pour y introduire le thème de la tolérance mille fois revisité. Mais ici je n'accroche pas. Est-ce pour surfer sur la vague vampire ? Peut-être mais j'ai du mal à suivre, d'autant plus que les dialogues attenants font plus penser à un cabinet de psy qu'à un conte pour enfants. Je ne comprends pas non plus cette addition d'une galerie des illustres assez sinistres qui rompt avec l'atmosphère colorée du récit. Le graphisme est parfait pour un jeune public avec une mise en couleur agréable. Le rythme des cases et leur mise en scène donnent un récit facile à lire. Une problématique importante que l'oeuvre a le mérite de mettre en avant mais d'une façon qui ne m'emballe pas trop.
L'Ecole Abracadabra
J'ai lu deux albums de cette série en bibliothèque (1 et 9 pour me rendre compte de la progression) et je pense que les auteurs sont passés à côté d'un truc formidable. Le concept d'une école de petits sorciers en 1987 était porteur de beaucoup de possibilités comme l'a montré Poudlard quelques années plus tard. Ici malgré un graphisme sympa très axé 8/10 ans le scénario ne décolle pas de gentils gags qui tournent vite en rond. 6 élèves dont aucun n'a vraiment de leadership et un seul prof un peu gâteux, cela a installé la série dans un ronron qui ne cherche pas plus loin. Le positionnement de l'école dans un petit pavillon de banlieue avec l'environnement qui va avec, donne une impression de Samsuffi qui rend la série assez ringarde aujourd'hui même pour les plus jeunes.
Celle qui réchauffe l'hiver
Voilà une étrange histoire, dont le mélange de styles est franchement étonnant. Je dois dire que je ne m'attendais pas à un tel mélange de genres, aussi bien dans le dessin que dans le scénario. Alors que le récit me semblait tirer vers le conte, il est en fin de compte un mélange de conte, de récit réaliste se déroulant plutôt dans notre époque et de récit fantastique. Le tout imbibé de folklore inuit (en tout cas je le suppose) dans les traits et dans les personnages. L'ensemble est en fin de compte un mélange de différentes choses. Ça commence par des contes, puis se poursuit par la vie quotidienne et les inuits dans leurs chasses de tous les jours, puis retour brutal au XXIè siècle avec un avion qui traine dans le coin. Dit ainsi, ça peut paraitre assez intéressant et prenant, mais personnellement je suis passé à côté. Je pense que ça vient surtout du mélange des genres qui me bloque : l'aspect conte et fantastique se mêlent difficilement avec la réalité du XXIè siècle. Il y a là une incompatibilité de genre, à mes yeux, mais pour autant je reconnais des qualités notamment dans les graphismes. Ceux-ci semblent s'inspirer d'art inuit, ou alors c'est la patte de l'auteur qui est très originale, mais dans les deux cas le coup de crayon est à la fois esthétisé et marqué. On devine facilement les emprunts à la mythologie, mais c'est aussi assez remarquable dans les décors qui sont variés, malgré des paysages toujours enneigés. Il y a la falaise, le relief, la banquise et la terre dans ce pôle nord qu'on croit toujours gelé. Au final, je ressors de ma lecture insatisfait sur un plan purement personnel mais je reconnais à la BD des qualités qui ne me suffisent pas. Peut-être est-ce un détail avec lequel je n'arrive pas à passer outre, mais dans tout les cas je n'adhère pas. Dommage pour moi, donc !
L'Homme de l'Année - 1815
Une collection concept forcément inégale, et qui m’a souvent laissé sur ma faim, même si l’idée de départ peut paraitre intéressante, en revoyant des moments forts de l’histoire au travers du destins « d’oubliés importants », ici un soldat qui a participé à toute l’épopée napoléonienne. J’ai trouvé le dessin moyen, même s’il fait le boulot. Inégal, il manque souvent de détails et de précisions (visages parfois, mais surtout les décors). En particulier les batailles, pourtant au cœur de l’ouvrage (souvent montrées en plans aériens larges) auraient pu être davantage détaillées. Quant à l’histoire, nous suivons deux soldats qui ont participé à la quasi-totalité des combats menés par Napoléon, du pont d’Arcole à Waterloo, surtout l’un d’eux, qui serait donc « l’inventeur » du célèbre merde cambronnien. Les deux soldats alternent rivalité et amitié, cherchant tous deux à s’attirer les grâces de l’Empereur, en multipliant les actions de bravoure. Je n’ai pas réussi à m’attacher à ces deux types, du fait du découpage bien trop haché du scénario. On effet, à part quelques courts interludes durant lesquels nos bonhommes se chamaillent, avec ou sans la présence de Napoléon, c’est en fait une succession de batailles. Cela rappelle la saignée inhérente à la recherche de gloire napoléonienne. Mais comme rien, mais alors rien n’est expliqué, mis en perspective, le lecteur a vraiment intérêt à bien connaitre cette période, car sinon, c’est insipide – voire incompréhensible. Ainsi sur la fin, passe-t-on sans aucune explication de l’évocation du passage de la Berezina à, la planche suivante, un Napoléon retournant à son profit les troupes envoyées l’arrêter par Louis XVIII. Jamais ça n’est expliqué, et le lecteur est prié de savoir que Napoléon a été vaincu, exilé sur l’île d’Elbe, et qu’il s’en est échappé… La page suivante, on est à la bataille de Waterloo ! Bref, c’est décousu et bien trop elliptique pour le lecteur lambda. Moi qui je pense ai des connaissances sur cette période et arrivais à recoller les morceaux, je n’y ai pas trouvé mon compte. Note réelle 2,5/5.
Taranis
Cette série est typique des années 80. C'est une BD qui travaille sur le fond historique d'un événement de première importance et qui nous propose une histoire invraisemblable et pleine de bons sentiments. Les auteurs reprennent quelques éléments des écrits de Jules César dans la Guerre des Gaules pour parsemer cette randonnée à Alésia de rappels historiques. Le scénario est très manichéen (les gentils gaulois vs les méchants romains esclavagistes). Pour ceux que ce thème historique intéresse je vous conseille l'excellente série "Roma Ab Vrbe Condita" de quatre tomes qui expliquent pourquoi et comment Alésia. Elle est proposée par Assorhistoire. Ici les auteurs favorisent une vision assez partiale et pittoresque de la bataille pour ne pas nuire à l'image de Vercingétorix présenté comme premier Résistant national. Evidemment l'histoire est bien plus complexe et finalement avec au moins deux fois moins d'hommes, César a vaincu. Les hypothèses des chercheurs pour expliquer ce désastre gaulois sont nombreuses et méritent d'être lues. Toujours est-il que, paradoxalement cette défaite a eu pour conséquence de fédérer les peuples gaulois sous une autorité unique (après quelques soubresauts) et de faire rentrer toute la Gaule (sauf quelques irréductibles Gaulois !!) dans l'ère Gallo-romaine plutôt paisible et prospère. Le dessin de Marcello est bon dans un style réaliste avec des scènes d'actions assez dynamiques même si elles sont improbables. Par contre je trouve la recherche sur les tenues assez pauvre et des extérieurs qui se satisfont de marécages au lieu de décrire l'excellence du camp romain. Les couleurs sont vraiment datés mais c'est classique et pas trop gênant. C'est une oeuvre de curiosité qui montre l'esprit cocorico d'une époque révolue.
La Maison des enfants
Sur le plan instructif, j'ai trouvé cette BD pas trop mal car je ne connaissais quasiment rien de Maria Montessori, des écoles du même nom et de leurs méthodes d'éducation. Cette biographie m'a donc aidé à m'en faire une idée et même si les détails de la méthode sont ici éludés au profit de son esprit général et que parfois ça parait trop beau pour être vrai, je me dis qu'effectivement il y a de bonnes idées dans cette manière d'amener les enfants à apprendre par eux-mêmes par le jeu, le plaisir et leur propre initiative. Et le rapprochement avec l'indépendance des pays colonisés qui est fait sur la fin de l'album est relativement judicieux. Sur le plan du graphique, ça va : le dessin n'est pas terrible mais les couleurs et la mise en plage éclatée lui donnent une vigueur agréable. Malheureusement, cette même vigueur impacte la narration la rendant trop confuse. On dirait bien que les auteurs ont cherché à refléter l'esprit de créativité de Montessori dans leur narration qui devient échevelée, rapide au point d'en devenir brusque, et qui laisse parfois le lecteur deviner plutôt que de bien comprendre et assimiler. Comme en parallèle, les pages sont assez bavardes, je me suis retrouvé plusieurs fois à décrocher de ma lecture et à devoir batailler pour raccrocher les wagons. C'est trop fouillis et je n'ai pas retenu suffisamment de choses de ma lecture.
Star Wars - Invasion
Je l’ai relu récemment c’est vraiment moins bien que dans mon souvenir. Pas la pire des séries de l’univers mais elle présente bien peu d’intérêt. Le seul (et plutôt mineur) est le background autour de l’histoire, on assiste à l’invasion des Yuuzhan Vong (peuple découvert dans ST Legacy) 25 ans après les évènement de Yavin, on retrouve donc certaines têtes célèbres grisonnantes et de nouvelles (la famille Galfidrian au complet). Un autre bon point (à mes yeux) est d’avoir le même scénariste et dessinateur, je ne raffole pas des changements incessants sur une œuvre. Voilà pour le côté positif (bien peu) Niveau négatif, ça ne manque pas et ils sont beaucoup plus handicapants pour conseiller cette série, même pour les gros fans. Les auteurs ne se foulant pas vraiment, une adaptation ratée du ou des romans (non lu). L’histoire est plutôt soporifique malgré les scènes d’action, des personnages peu charismatiques ou mal utilisés. La partie graphique n’aide pas non plus, j’ai connu le dessinateur bien plus inspiré et précis. Et je note surtout un gros problème de narration et de lisibilité, une lecture pénible avec des transitions complètement ratées. Pour achever, signalons que la série a été abandonnée. Vous l’aurez compris, je déconseille.
La Tresse
Adapté du roman du même nom, "La tresse" nous dresse le portrait croisé de trois femmes aux destins très éloignés, mais qui vont être confrontées à des événements déterminants dans leur existence. La première fait partie de la caste des intouchables en Inde, la seconde est femme d'affaire au Canada et la dernière fait tourner l'entreprise familiale de confection de coiffures postiches en Sicile. Rien ne semble relier ces femmes, pourtant, c'est par un cheveu ténu que le lien va petit à petit se tisser et faire le lien entre ces destins. Je pense que le roman jouant avec ces tranches de vies doit être plus puissant que cette adaptation que j'ai trouvée un peu molle. Oui, le destin de ces femmes se joue autour de drames, mais justement, l'empathie que nécessiterai l'appréciation de leur histoire ne fonctionne que partiellement. N'ayant pas lu le roman, je ne peut pas comparer, mais on sent bien que l'album souffre de raccourcis liés à la pagination. Le dessin correct mais sans réelle originalité est d'une sobriété assez soporifique ; que ce soit les personnages ou leurs expressions, ou bien encore les décors minimalistes, on est loin des envolées oniriques qu'aurait pu laisser présager le fait que les trois femmes vivent dans des pays différents. Bref, une lecture qui ne m'a pas enthousiasmé, voire un brin ennuyé.
Les Chroniques de l'univers
Je suis un grand amateur de Science-Fiction mais les 2 tomes actuellement parus de cette série m'ont franchement laissé dépité. C'est de la SF débridée, avec des thématiques de pulp à grand spectacle sous couvert de concepts pseudo scientifiques compliqués mais aussi creux que factices. Le lecteur est plongé immédiatement dans l'action, avec un début de premier tome donnant l'impression de débarquer au milieu d'une série déjà entamée et ce malgré une mise en place lourdingue où les personnages se racontent à eux-mêmes ce qu'ils font là pour que le lecteur s'y retrouve. Tout sonne faux, qu'il s'agisse des dialogues, des relations entre personnages ou des péripéties. Tout n'est que coïncidences grossières, facilités scénaristiques pour favoriser le spectacle, incohérences dans la logique de l'intrigue : rien ne tient debout, rien n'est crédible et tout parait artificiel. Il n'y a aucune fluidité dans la narration, les comportements des personnages n'ont rien de naturel, aucune ambiance ni aucun enjeu n'arrivent à se poser. C'est dommage car le graphisme est correct et les histoires complètes qui composent ces tomes brassent des thématiques qui plaisent aux amateurs de SF comme moi, des lieux étranges et de mystérieuses rencontres teintées de fantastique dans l'espace profond comme savaient les offrir les anciens Star Trek, mais tout semble assemblé ici de bric et de broc sans aucune saveur ni consistance. Je ne pense pas lire la suite.