J'aime beaucoup le film de James Cameron, et j'étais curieux de voir ce que la parution d'un comics dans cet univers pourrait lui ajouter. Réponse : pas grand-chose !
La lecture n'est jamais vraiment déplaisante, mais le récit n'apporte rien au film. Il se contente de raconter plus ou moins les mêmes événements mais en décentrant le point de vue. Le procédé n'est pas inintéressant en soi, mais en narrant l'histoire à travers les yeux de Tsu'Tey, les auteurs n'en profitent pas assez pour renouveler complètement la vision qu'on en a. Ils préfèrent combler les trous du scénario avec des scènes d'entraînement et de chasse qui n'ont qu'un intérêt très limité.
Même du côté du dessin, il y a quelque chose de décevant. Bien sûr, celui-ci est magnifique de prime abord, mais à la lecture, je le trouve trop centré sur les personnages, ne laissant pas toujours assez de place à la nature. C'est dommage, car c'est normalement le thème central de la saga de James Cameron. Mais ici, souvent, la nature ne sert que de décor, et hormis quelques animaux, je trouve qu'elle n'est pas assez mise en avant, ou en tous cas, pas au niveau de ce que j'attendais.
Par exemple, la scène du rituel du Tsaheylu, outre le fait qu'elle est beaucoup moins développée que dans le film (forcément) ne fait preuve d'aucune puissance visuelle. Le lieu où se trouvent tous les ikrans se résume à un plateau rocheux où on voit trois bestioles et c'est tout... La plupart des scènes d'action ont ce défaut, et même si les images semblent remplies, un regard un peu détaillé montre que finalement, elles auraient pu l'être beaucoup plus.
Graphiquement, cela reste convaincant, bien sûr, mais on ne sent quand même pas les auteurs/dessinateurs aussi concernés que ce qu'on aurait aimé. En résulte un comics pas spécialement déplaisant à lire, mais tellement anecdotique qu'on se demande s'il entretient vraiment un lien avec des plus grands films de l'Histoire du 7e art... Peut-être certains comics postérieurs sauront-ils mieux utiliser leur matériau de base ?
Un récit d'anticipation qui m'a laissé sur le bas-côté de la route.
Une société en vase clos où vit des humains augmentés, ils ont un deuxième cerveau et celui-ci peut recevoir toutes sortes de données. On peut ainsi apprendre une "langue" avec un simple clic.
Zep dépeint un monde connecté qui ne donne pas envie, on y mange des pilules et on y fait l'amour virtuellement. Beurk !
Un récit qui veut mettre en garde sur la dépendance informatique et les piratages mais le développement reste à l'état larvaire.
Des personnages qui ne brillent pas par leur personnalité, ils sont quelconques.
Une narration qui maintient la curiosité, mais elle est loin d'être captivante.
Bref, "Ce que nous sommes" n'est pas un mauvais récit d'anticipation, mais il manque cruellement de profondeur et ne révolutionne pas le genre.
Le dessin réaliste de Zep ne m'emballe pas, il est simpliste, minimaliste et manque de tonus. De plus, le personnage féminin de cet album ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de The End. J'ai l'impression de voir les mêmes bouilles sur chaque album .
Et la colorisation est, comme toujours, fade.
Pour les inconditionnels de Zep.
Note réelle : 2,5.
Mouais.
La lecture était rapide (peu de textes), je n’ai donc pas trainé à la finir, et c'est tant mieux. En effet, je n’ai pas été captivé par cette histoire (affaire de goût peut-être).
Elliott, un gosse passionné, voire obnubilé par les croquemitaines, au grand dam de ses parents, obtient la preuve de leur existence lorsque certains d’entre-eux assassinent ses parents. Il échappe de justesse au massacre, protégé par l’un de ces êtres menaçants.
S’ensuit une longue lutte entre croquemitaines (dont Elliott devient l’enjeu), que j’ai suivie de loin, pas passionné par le sujet et son traitement. C’est rythmé, certes, mais je suis resté « à côté » de l’histoire.
Deux jeunes gens, Nathalie et Patrice, sont enlevés par une organisation internationale qui vit de ce trafic en livrant ses proies à de très riches pervers, qui peuvent ainsi assouvir leurs fantasmes les plus hard, sur une île au large des États-Unis. Ils sont sous la coupe de Maria, qui organise le trafic et les spectacles dans lesquels ils sont mis en scène.
L’histoire et certains détails sont assez cruels, les fantasmes dans lesquels se trouvent embarqués les adolescents sont assez hard, cela tourne parfois au bondage. Leclaire essaye de glisser quelques traits d’humour dans les dialogues (autour du flic qui enquête sur les disparition par exemple), et cherche aussi à « désamorcer » la cruauté ou le côté pédocriminel par une pirouette finale, que j’ai trouvée facile et un peu hypocrite.
Pas vraiment le genre de truc qui m’attire a priori.
Note réelle 1,5/5.
Si le sujet, relativement original, pouvait être intéressant, je n’ai pas été convaincu ou accroché par cet album de Nine Antico.
J’ai déjà du mal avec son dessin, qui ne m’emballe pas trop. Un trait un peu maladroit, assez minimaliste (proche de celui de Ruppert et Mulot), avec des traits de visage parfois effacés.
Antico présente deux biographies parallèles, plus ou moins « romancées », même si l’on sent un travail de recherche (confirmé par les sources bibliographiques indiquées en fin d’album) : celle de Betty Page, ancêtre et icône des pin-up, et celle de Linda Lovelace, l’une des premières stars du porno. On y voit aussi certaines personnalités du « milieu », comme le patron de Playboy Hugh Hefner pour le coup dans un rôle surprenant, puisqu’il incarne presque l’intellectualisme, la défense des illusions des jeunes femmes, en conseillant et en jouant presque les rabats-joies auprès de deux playmate prêtes à tout pour percer.
Hélas, je me suis lassé au bout d’un temps, n’arrivant pas à m’attacher aux protagonistes. Les images de Page et Lovelace ne sont incarnées qu’en partie je trouve, et le voile qui est levée sur leur personnalité, leur existence « réelle », ne les rend pas forcément si intéressantes. Et leur « fin médiatique », Page disparaissant des radars (Rodolphe en avait été fasciné : voir dans son album Les 4 morts de Betty Page), Lovelace changeant radicalement de point de vue, apporte une dernière touche noire à ce récit.
Et puis je ne sais pas toujours ce qui relève de la réalité ou ce qui relève d’un choix ou de l’imagination d’Antico.
De même, certains aspects sociologiques et/ou historiques sous-tendus par le sujet m’intéressaient, mais ils ne sont pas forcément suffisamment mis en avant ici (même si l’hypocrisie de la société américaine de l’époque est quand même évoquée : voir les juges interrogeant des psychiatres à propos d’images bondages dans une revue).
Enfin bon, je suis sorti globalement déçu de ma lecture. Je pense que l’album, plus resserré, avec un dessin plus à mon goût, m’aurait sans doute convaincu, le sujet était porteur.
Mouais. Bof.
Je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire.
D’abord pour elle-même, l’humour ne me touchant pas vraiment, c’est un peu lourdingue et convenu. Et le dessin, certes dynamique, n’est pas mon truc.
Ensuite parce que je trouve Spirou et Fantasio ici trop éloigné de l’univers d’origine, en tant que personnages, mais aussi dans leurs relations. Enfin, les auteurs ont essayé de réutiliser des choses déjà vu dans d’autres albums de Franquin, et la comparaison n’est pas à leur avantage. De plus, la critique du show-bizz, des succès médiatiques et celle de la dictature de Bretzelburg sont ici mal liées. Il se passe en effet parfois près de 15 pages sans que l’un de ces thèmes ne soit évoqué, comme si la greffe n’avait pas réussi.
A la limite, l’histoire aurait tout aussi bien pu se passer de Spirou et de Fantasio. Mais même avec d’autres protagonistes, je ne crois pas que l’histoire m’aurait captivé.
On peut dire que les albums de Presque Lune sortent souvent de l'ordinaire !
Ici c'est un roman graphique qui se base sur une idée délirante: une vie amoureuse du point de vue des nez. On suit un couple qui ne parle pas, c'est leur nez qui parle ! C'est rigolo comme idée sauf que voilà c'est marrant pendant quelques pages, pas durant une centaine. J'ai fini par m'ennuyer, surtout qu'en dehors du fait que les nez dialoguent entre-eux, les situations sont basiques et ce n’est pas vraiment drôle. J'imagine qu'il y avait peut-être un côté poétique au récit et si c'est le cas cela ne m'a pas touché du tout.
Dommage parce que j'aime bien le dessin, dynamique et expressif comme je l'aime.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le dessin n’est pas forcément très engageant. Plutôt froid (et la colorisation, sans nuance, accentue cette impression), avec des personnages aux proportions parfois bizarres, un trait comme tracé à l’ordinateur, mais façon vintage, j’ai eu du mal à entrer dans l’univers de cet auteur, que je ne connaissais pas.
Et ce d’autant plus que l’entame est vraiment plan plan, il ne se passe pas grand-chose. Puis cela prend forme, les liens entre les personnages se font plus clairs. L’ensemble des histoires dégage pas mal de malaise, une tristesse de l’existence (du moins de la banlieue américaine illustrée ici).
Mais voilà, l’aspect graphique ne m’ayant pas accroché, c’est avec réticence que j’ai lu l’album, et le traitement des histoires, souvent aussi terne que la colorisation, m’a un peu rebuté, au point que c’est péniblement que j’ai fini l’album.
Pourtant le travail éditorial de Presque Lune – comme souvent – est vraiment très bon, et l’auteur fait preuve d’une certaine originalité. Mais il n’a pas su me toucher. Affaire de goût sûrement, mais je suis sorti déçu de cette lecture.
Davodeau ne fait pas partie de mes auteurs fétiches, malgré ça je trouve ses œuvres souvent intéressantes.
Le droit du sol est un album qui m’est tombé un peu des mains, j’ai du le lire en 3 fois et malheureusement avec un certain ennui.
Une idée louable pour le fond mais ça m’est passé un peu au dessus. Finalement j’ai préféré la partie randonnée aux interactions autour du nucléaire, il faut dire que le sujet, bien que très actuel et source à débats, me passionne peu (je me rends compte que je suis un monstre d’égoïsme sur cette question !!).
Ça n’a du coup pas su me toucher.
Un sujet complexe et je regrette que l’auteur n’en propose qu’une vision.
La réalisation n’est pas en cause sur mon ressenti, juste le sujet et mon manque d’intérêt. Je ne doute pas que si vous vous intéressez à la question, cet album vous satisfera.
On retrouve dans cet album le duo de flics mal assorti (mis à part leur niveau intellectuel) déjà vu dans La Mort est dans le pré, avec là aussi une série de strips qui forment une histoire.
A force d’écrire dans mes avis que la collection Pataquès est inégal, il va falloir que je mette à jour. En effet, les déceptions ont fini par nettement l’emporter, la collection devenant clairement décevante, et cet album ne fait que confirmer cette impression, je l’ai trouvé faible.
Comme pour « La Mort est dans le pré », l’humour est très poussif, à la fois convenu (donc manquant de surprise, de punch) et très souvent au niveau de vannes de cours de récré. J’ai l’impression que James – que j’ai connu bien plus inspiré ! – se débarrasse dans certains opuscules des restes de ce qu’il n’a pas pu caser ailleurs.
Trois ou quatre sourires pour une centaine de pages, c’est carrément insuffisant.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Avatar - Le destin de Tsu'Tey
J'aime beaucoup le film de James Cameron, et j'étais curieux de voir ce que la parution d'un comics dans cet univers pourrait lui ajouter. Réponse : pas grand-chose ! La lecture n'est jamais vraiment déplaisante, mais le récit n'apporte rien au film. Il se contente de raconter plus ou moins les mêmes événements mais en décentrant le point de vue. Le procédé n'est pas inintéressant en soi, mais en narrant l'histoire à travers les yeux de Tsu'Tey, les auteurs n'en profitent pas assez pour renouveler complètement la vision qu'on en a. Ils préfèrent combler les trous du scénario avec des scènes d'entraînement et de chasse qui n'ont qu'un intérêt très limité. Même du côté du dessin, il y a quelque chose de décevant. Bien sûr, celui-ci est magnifique de prime abord, mais à la lecture, je le trouve trop centré sur les personnages, ne laissant pas toujours assez de place à la nature. C'est dommage, car c'est normalement le thème central de la saga de James Cameron. Mais ici, souvent, la nature ne sert que de décor, et hormis quelques animaux, je trouve qu'elle n'est pas assez mise en avant, ou en tous cas, pas au niveau de ce que j'attendais. Par exemple, la scène du rituel du Tsaheylu, outre le fait qu'elle est beaucoup moins développée que dans le film (forcément) ne fait preuve d'aucune puissance visuelle. Le lieu où se trouvent tous les ikrans se résume à un plateau rocheux où on voit trois bestioles et c'est tout... La plupart des scènes d'action ont ce défaut, et même si les images semblent remplies, un regard un peu détaillé montre que finalement, elles auraient pu l'être beaucoup plus. Graphiquement, cela reste convaincant, bien sûr, mais on ne sent quand même pas les auteurs/dessinateurs aussi concernés que ce qu'on aurait aimé. En résulte un comics pas spécialement déplaisant à lire, mais tellement anecdotique qu'on se demande s'il entretient vraiment un lien avec des plus grands films de l'Histoire du 7e art... Peut-être certains comics postérieurs sauront-ils mieux utiliser leur matériau de base ?
Ce que nous sommes
Un récit d'anticipation qui m'a laissé sur le bas-côté de la route. Une société en vase clos où vit des humains augmentés, ils ont un deuxième cerveau et celui-ci peut recevoir toutes sortes de données. On peut ainsi apprendre une "langue" avec un simple clic. Zep dépeint un monde connecté qui ne donne pas envie, on y mange des pilules et on y fait l'amour virtuellement. Beurk ! Un récit qui veut mettre en garde sur la dépendance informatique et les piratages mais le développement reste à l'état larvaire. Des personnages qui ne brillent pas par leur personnalité, ils sont quelconques. Une narration qui maintient la curiosité, mais elle est loin d'être captivante. Bref, "Ce que nous sommes" n'est pas un mauvais récit d'anticipation, mais il manque cruellement de profondeur et ne révolutionne pas le genre. Le dessin réaliste de Zep ne m'emballe pas, il est simpliste, minimaliste et manque de tonus. De plus, le personnage féminin de cet album ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de The End. J'ai l'impression de voir les mêmes bouilles sur chaque album . Et la colorisation est, comme toujours, fade. Pour les inconditionnels de Zep. Note réelle : 2,5.
Croquemitaines
Mouais. La lecture était rapide (peu de textes), je n’ai donc pas trainé à la finir, et c'est tant mieux. En effet, je n’ai pas été captivé par cette histoire (affaire de goût peut-être). Elliott, un gosse passionné, voire obnubilé par les croquemitaines, au grand dam de ses parents, obtient la preuve de leur existence lorsque certains d’entre-eux assassinent ses parents. Il échappe de justesse au massacre, protégé par l’un de ces êtres menaçants. S’ensuit une longue lutte entre croquemitaines (dont Elliott devient l’enjeu), que j’ai suivie de loin, pas passionné par le sujet et son traitement. C’est rythmé, certes, mais je suis resté « à côté » de l’histoire.
La Rumeur des anges
Deux jeunes gens, Nathalie et Patrice, sont enlevés par une organisation internationale qui vit de ce trafic en livrant ses proies à de très riches pervers, qui peuvent ainsi assouvir leurs fantasmes les plus hard, sur une île au large des États-Unis. Ils sont sous la coupe de Maria, qui organise le trafic et les spectacles dans lesquels ils sont mis en scène. L’histoire et certains détails sont assez cruels, les fantasmes dans lesquels se trouvent embarqués les adolescents sont assez hard, cela tourne parfois au bondage. Leclaire essaye de glisser quelques traits d’humour dans les dialogues (autour du flic qui enquête sur les disparition par exemple), et cherche aussi à « désamorcer » la cruauté ou le côté pédocriminel par une pirouette finale, que j’ai trouvée facile et un peu hypocrite. Pas vraiment le genre de truc qui m’attire a priori. Note réelle 1,5/5.
Coney Island Baby
Si le sujet, relativement original, pouvait être intéressant, je n’ai pas été convaincu ou accroché par cet album de Nine Antico. J’ai déjà du mal avec son dessin, qui ne m’emballe pas trop. Un trait un peu maladroit, assez minimaliste (proche de celui de Ruppert et Mulot), avec des traits de visage parfois effacés. Antico présente deux biographies parallèles, plus ou moins « romancées », même si l’on sent un travail de recherche (confirmé par les sources bibliographiques indiquées en fin d’album) : celle de Betty Page, ancêtre et icône des pin-up, et celle de Linda Lovelace, l’une des premières stars du porno. On y voit aussi certaines personnalités du « milieu », comme le patron de Playboy Hugh Hefner pour le coup dans un rôle surprenant, puisqu’il incarne presque l’intellectualisme, la défense des illusions des jeunes femmes, en conseillant et en jouant presque les rabats-joies auprès de deux playmate prêtes à tout pour percer. Hélas, je me suis lassé au bout d’un temps, n’arrivant pas à m’attacher aux protagonistes. Les images de Page et Lovelace ne sont incarnées qu’en partie je trouve, et le voile qui est levée sur leur personnalité, leur existence « réelle », ne les rend pas forcément si intéressantes. Et leur « fin médiatique », Page disparaissant des radars (Rodolphe en avait été fasciné : voir dans son album Les 4 morts de Betty Page), Lovelace changeant radicalement de point de vue, apporte une dernière touche noire à ce récit. Et puis je ne sais pas toujours ce qui relève de la réalité ou ce qui relève d’un choix ou de l’imagination d’Antico. De même, certains aspects sociologiques et/ou historiques sous-tendus par le sujet m’intéressaient, mais ils ne sont pas forcément suffisamment mis en avant ici (même si l’hypocrisie de la société américaine de l’époque est quand même évoquée : voir les juges interrogeant des psychiatres à propos d’images bondages dans une revue). Enfin bon, je suis sorti globalement déçu de ma lecture. Je pense que l’album, plus resserré, avec un dessin plus à mon goût, m’aurait sans doute convaincu, le sujet était porteur.
Le Spirou de Tehem, Makyo & Toldac - La Grosse Tête
Mouais. Bof. Je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire. D’abord pour elle-même, l’humour ne me touchant pas vraiment, c’est un peu lourdingue et convenu. Et le dessin, certes dynamique, n’est pas mon truc. Ensuite parce que je trouve Spirou et Fantasio ici trop éloigné de l’univers d’origine, en tant que personnages, mais aussi dans leurs relations. Enfin, les auteurs ont essayé de réutiliser des choses déjà vu dans d’autres albums de Franquin, et la comparaison n’est pas à leur avantage. De plus, la critique du show-bizz, des succès médiatiques et celle de la dictature de Bretzelburg sont ici mal liées. Il se passe en effet parfois près de 15 pages sans que l’un de ces thèmes ne soit évoqué, comme si la greffe n’avait pas réussi. A la limite, l’histoire aurait tout aussi bien pu se passer de Spirou et de Fantasio. Mais même avec d’autres protagonistes, je ne crois pas que l’histoire m’aurait captivé.
Sniff
On peut dire que les albums de Presque Lune sortent souvent de l'ordinaire ! Ici c'est un roman graphique qui se base sur une idée délirante: une vie amoureuse du point de vue des nez. On suit un couple qui ne parle pas, c'est leur nez qui parle ! C'est rigolo comme idée sauf que voilà c'est marrant pendant quelques pages, pas durant une centaine. J'ai fini par m'ennuyer, surtout qu'en dehors du fait que les nez dialoguent entre-eux, les situations sont basiques et ce n’est pas vraiment drôle. J'imagine qu'il y avait peut-être un côté poétique au récit et si c'est le cas cela ne m'a pas touché du tout. Dommage parce que j'aime bien le dessin, dynamique et expressif comme je l'aime.
Beverly
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le dessin n’est pas forcément très engageant. Plutôt froid (et la colorisation, sans nuance, accentue cette impression), avec des personnages aux proportions parfois bizarres, un trait comme tracé à l’ordinateur, mais façon vintage, j’ai eu du mal à entrer dans l’univers de cet auteur, que je ne connaissais pas. Et ce d’autant plus que l’entame est vraiment plan plan, il ne se passe pas grand-chose. Puis cela prend forme, les liens entre les personnages se font plus clairs. L’ensemble des histoires dégage pas mal de malaise, une tristesse de l’existence (du moins de la banlieue américaine illustrée ici). Mais voilà, l’aspect graphique ne m’ayant pas accroché, c’est avec réticence que j’ai lu l’album, et le traitement des histoires, souvent aussi terne que la colorisation, m’a un peu rebuté, au point que c’est péniblement que j’ai fini l’album. Pourtant le travail éditorial de Presque Lune – comme souvent – est vraiment très bon, et l’auteur fait preuve d’une certaine originalité. Mais il n’a pas su me toucher. Affaire de goût sûrement, mais je suis sorti déçu de cette lecture.
Le Droit du sol
Davodeau ne fait pas partie de mes auteurs fétiches, malgré ça je trouve ses œuvres souvent intéressantes. Le droit du sol est un album qui m’est tombé un peu des mains, j’ai du le lire en 3 fois et malheureusement avec un certain ennui. Une idée louable pour le fond mais ça m’est passé un peu au dessus. Finalement j’ai préféré la partie randonnée aux interactions autour du nucléaire, il faut dire que le sujet, bien que très actuel et source à débats, me passionne peu (je me rends compte que je suis un monstre d’égoïsme sur cette question !!). Ça n’a du coup pas su me toucher. Un sujet complexe et je regrette que l’auteur n’en propose qu’une vision. La réalisation n’est pas en cause sur mon ressenti, juste le sujet et mon manque d’intérêt. Je ne doute pas que si vous vous intéressez à la question, cet album vous satisfera.
Meurtre à la Compta
On retrouve dans cet album le duo de flics mal assorti (mis à part leur niveau intellectuel) déjà vu dans La Mort est dans le pré, avec là aussi une série de strips qui forment une histoire. A force d’écrire dans mes avis que la collection Pataquès est inégal, il va falloir que je mette à jour. En effet, les déceptions ont fini par nettement l’emporter, la collection devenant clairement décevante, et cet album ne fait que confirmer cette impression, je l’ai trouvé faible. Comme pour « La Mort est dans le pré », l’humour est très poussif, à la fois convenu (donc manquant de surprise, de punch) et très souvent au niveau de vannes de cours de récré. J’ai l’impression que James – que j’ai connu bien plus inspiré ! – se débarrasse dans certains opuscules des restes de ce qu’il n’a pas pu caser ailleurs. Trois ou quatre sourires pour une centaine de pages, c’est carrément insuffisant.