Les derniers avis (20693 avis)

Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Petit d'homme
Petit d'homme

En lisant cette série, on ne peut s’empêcher de penser au Peter Pan de Loisel. L’idée de départ est proche et les dessins de N’Guessan le sont aussi. La différence réside dans le choix temporel de l’interprétation des contes. Où Loisel décidait d’écrire le passé de Peter, Crisse a choisi de transposer l’histoire de Mowgli dans un monde post-apocalyptique. Le premier tome reprend quasi l’histoire de Disney. Le scénario est de très grande qualité et peut se suffire à lui-même. Mais la suite n’est malheureusement pas à la hauteur du premier opus, comme si Crisse, une fois le Mowgli de Disney transposé, était à court d’idées. L’improvisation se fait jour et les invraisemblances s’accumulent pour atteindre des sommets dans le dernier tome. D’ailleurs, celui-ci a tardé à être publié et l’a été avec un dessinateur différent qui n’a rien gardé du trait de N’Guessan. Dommage, cette série est partie en eau de boudin, comme c’est souvent le cas avec des séries laissées à l’abandon tout un temps. Bref, le tome 1 conseillé mais la suite est à oublier . . .

04/07/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Le Chevalier au cochon
Le Chevalier au cochon

Appollo, scénariste des remarqués La Grippe Coloniale et Fantômes blancs, change totalement de registre avec cette nouvelle série, ouvertement destinée à un public jeune. Le but ? Reprendre tous les canons de l'heroic fantasy, et surtout de la somme romanesque de la Table Ronde, pour les tourner en dérision. Ca vous rappelle "Donjon" ? Ce n'est pas innocent, puisque même le style graphique de Manu Brughera, dont c'est le premier album, s'inscrit sans complexe dans cette tendance. On suit donc les aventures picaresques, don quichottesques et rocambolesques du Chevalier Jeannot Montjoie-Duplantier-de-la-Haute-Tour-du-Bois-aux-Myrtilles-de-derrière-le-fumier-du-Père-Bertrand, loin d'être un lâche, mais un peu ridicule sur son cochon. Bon, c'est sympa, d'accord, mais ça ne vole pas bien haut. A réserver aux amateurs du genre.

04/07/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5
Couverture de la série Klezmer
Klezmer

Dans une Russie antisémite, entre les humiliations, les lynchages, les meurtres, la peur du viol, 4 musiciens Juifs (dont 2 malgré eux) et un Tzigane finissent par se rencontrer. Un étudiant en théologie qui décide de renier Dieu, un autre qui a peur de mal se comporter et qui a besoin d'autorité pour se sentir en sécurité, une fille délurée courant après un homme mûr qui ne veut pas se laisser mettre en cage si facilement mais est néanmoins jaloux dès qu'un autre s'approche d'elle, les personnages sont très attachants mais aussi très Sfariens et on n'échappe pas au sentiment de déjà vu. Les petites historiettes s'enchaînent les unes après les autres, sans être mémorable et sans qu'il y ait vraiment de fil directeur. L'ambition de Sfar de faire découvrir la musique Klezmer est un échec : les "Yom va yom va yam bam bom bam yom shili bili yom, Bom! Bom! Bom! Bom!" frisent le ridicule et ne satisferont aucun mélomane. A part la couverture et une pleine page, aucun dessin n'arrive à faire passer une ambiance musicale - on est très loin de Chagal, qui est mentionné dans l'album. Bref, un livre pour les inconditionnels de Sfar et les nostalgiques de la culture Juive en Europe de l'Est, deux groupes dont je ne fais pas partie.

03/07/2006 (modifier)
Par watchoom
Note: 2/5
Couverture de la série Les Toyottes
Les Toyottes

Les toyotes est une série que j'avais l'habitude de lire étant jeune que j'ai ré-découvert il y'a environ 1 mois. Le thème de cette Bd est original pour une série Jeunesse Franco-belge. La terre est peuplée par une étonnante race de petit rongeur suite à la disparition de l'humanité dans une guerre nucléaire. Le dessin typé humour Franco-Belge n'est pas exceptionnel mais pas désagréable non plus, et l'ensemble se laisse lire sans trop de problème. Malheureusement les gags me paraissent vraiment trop usés et prévisibles. Lors de la lecture, je n'ai que trop rarement esquissé un petit sourire, ce qui est dommage pour quelque chose fait pour être drôle. Je pense que cette série satisfera les plus jeunes, mais n'offre que trop peu de plaisirs à la lecture et à la relecture pour les adultes.

02/07/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Othon & Laiton
Othon & Laiton

Je n'ai vraiment pas accroché à ce premier tome car je lui trouve trop de défauts. Le bon côté du dessin, manifestement inspiré de l'animation, sans doute américaine, c'est qu'il est dynamique. Les couleurs informatiques sont correctes, avec quelques effets de lumière assez réussis. Par contre, il a un côté trop simplet, enfantin dans les personnages, tellement simple dans la construction des visages que j'ai découvert en fin d'album que j'avais confondu deux personnages tout au long de l'histoire. Je trouve en outre les décors un peu trop vides pour permettre de plonger le lecteur dans leur ambiance. Et surtout l'encrage m'agace beaucoup par la permanence de son aspect "crayonné pas fini". L'histoire, dans une veine space-fantasy, n'est pas très originale quoiqu'il présente un monde pas inintéressant. Mais je trouve que c'est très mal raconté. La narration est très confuse, les dialogues oscillant entre l'enfantin et le trop obscur pour qu'on comprenne tout. Le rythme du récit est également très mauvais à mes yeux, m'amenant à plusieurs moments à m'ennuyer littéralement alors qu'au contraire ça bougeait dans tous les sens sur les planches. Pas moyen pour moi d'entrer dans l'histoire. Et compte tenu du fait que je ne comprends même pas vers quoi les deux héros partent en quête en fin de premier tome, je n'ai aucune envie de savoir la suite...

28/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5
Couverture de la série Ces années-là
Ces années-là

“Ces années là” est une suite de gags en 2 pages sur des lycéens d’aujourd’hui. C’est un peu le Germain et nous du début du 3e millénaire, bien que ca parle plus de rapports entre copains que de rapports avec les parents et plus des fêtes et plans dragues que des problèmes d’ado. Les dialogues et jeux de mots de Peyraud sont toujours bons malgré un vocabulaire pseudo-chébran peu crédible qui finit par énerver. Les histoires sont malheureusement trop courtes pour pouvoir développer quelque chose de vraiment intéressant, même si ce n’est jamais con non plus. En fin de compte, cette BD cible un public d’adolescent ou de jeunes adultes qui me parle assez peu.

28/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5
Couverture de la série Leonora
Leonora

Autant je peux adorer David B. quand il dessine ses propres histoires, autant je reste dubitatif vis-à-vis de ses collaborations avec d'autres. "Leonora", dessiné par Pauline Martin (dont j'avais apprécié "La meilleure du monde") ne fait pas exception à cette règle. On retrouve l'univers ésotérique de David B. sur fond de quête du Graal et de quête de soi, avec moult géants, nains, fantômes, lettres animées, sorcières, chevaliers et symboles; on retrouve même certaines cases à la David B. dessinées comme des enluminures. Mais ça ne colle pas. Malgré quelques passages plus ou moins réussis, le tout reste assez superficiel et n'est pas convainquant. Je ne crois d'ailleurs pas que cela aurait été mieux si David B. avait tenu le pinceau (les 4 savants et les incidents de la nuit ne m'enthousiasment pas beaucoup plus). Ca ne vaut pas ses 20 euros.

26/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5
Couverture de la série Cours intérieures
Cours intérieures

Cet album présente 5 courts récits du quotidien en apparence ordinaires mais ayant tous un petit décalage vis-à-vis de la "normalité", créant ainsi un sentiment d'étrangeté et de malaise. Le noeud des scénarios est minimaliste et tout est dans les situations, le but étant de fabriquer du bizarre et de créer des sentiments plutôt que de raconter une histoire ou de faire réfléchir. Une démarche très "artistique", qui s'explique sans doute par le fait que Koren Shadmi est un peintre/illustrateur flirtant avec la BD (voir par exemple la superbe couverture). Cet album n'aurait pas détonné dans Métal Hurlant, mais il nous arrive malheureusement avec une génération de retard. A noter qu'on peut télécharger gratuitement trois histoires courtes (dont une des 5 histoires de la BD) sur le site internet de l'auteur: www.korenshadmi.com

26/06/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5
Couverture de la série Ingmar
Ingmar

Avis sur le tome 1 : 3/5 Ingmar est un viking pleutre, fainéant, et utilisant plus son cerveau que ses muscles. Il doit se mesurer à son frère, qui est tout son contraire, pour déterminer qui héritera du statut de chef. Cet album m'a tout de suite fait penser à Lincoln, dont il est assez proche dans le ton (en moins iconoclaste), dans les dessins, et avec qui Ingmar a pas mal de traits de personnalités en commun. Les situations sont drôles et s'enchaînent bien, quoiqu'on ne sache pas toujours dans quelle direction le scénario se développe. Bref, j'ai trouvé ce premier album réussi, bien que parfois un peu superficiel et décousu. J'attends le tome suivant pour voir où tout cela nous mènera. Avis sur le tome 2 : 1/5 L'intérêt du premier tome tenait dans la confrontation entre Ingmar, un petit Viking peureux et son frère représentant le prototype du Viking fort, courageux et bête. Dans ce deuxième tome, Ingmar s'égare avec une donzelle qui assassine sa duègne sans raison ni aucun remord. Les deux tourterelles s'égarent dans un village terrorisé par un marabout Africain qui a eu un parcours à la mord-moi-le-noeud. Sur le point d'être lynché, celui-ci sauve le village avec les rites vaudun qu'il a apris dans le désert (après avoir été vendu comme esclave à Bassora et avoir égorgé son maître, et avant d'être vendu comme esclave à Verdun et de tuer son maître Romain). L'humour (sur la religion, l'homosexualité, l'ignorance des paysans) devient lourd. L'histoire est rocambolesque, tirée par les cheveux, et malgré tout sans surprise. Séparé de ses frères Viking, le personnage d'Ingmar perd tout intérêt. Les dessins n'arrivent pas à faire oublier la pauvreté du scénario ni à empêcher le naufrage de l'album. Je n'achèterai pas la suite.

26/06/2006 (modifier)
Par watchoom
Note: 2/5
Couverture de la série India Dreams
India Dreams

Je l’avoue, même si la beauté du trait m'a poussé à l'achat de cette série, j'ai eu énormément de mal à la terminer. J'ai trouvé le scénario trop confus. L'auteur use et abuse du système de narration Présent / Flash-back qui alourdi la lecture, si bien que l'on est obligé de retourner souvent 3 ou 4 pages en arrière pour bien comprendre le fil de l'histoire. La lenteur du récit et l'aspect figé des personnages plombent encore plus la lecture de l’œuvre, j'ai même eu parfois l'impression d'être enlisé. Je n'ai rien contre les rythmes lents, ils ne sont pas forcement synonyme d'ennui profond (pour preuve j'adore le cinéma iranien) et permettent bien souvent de laisser un temps de réflexion au lecteur, mais là, conjugué à une narration un peu compliquée, ça devient pénible. Pourtant, j'étais parti sur de bonne disposition. J'ai été charmé par ce dessin magnifique, admirablement complété par une très belle mise en couleur directe. L'idée de suivre trois générations de femme pendant la décolonisation de l'Inde était bonne et originale. L’excellente réalisation technique de l’œuvre fait que je ne peux pas décemment mettre moins de 2/5 (ça serait trop injuste).

26/06/2006 (modifier)