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Epoxy

Note: 2.23/5
(2.23/5 pour 13 avis)

Histoire érotico-mythologique des années 60 ayant très mal vieilli.


Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre Signé Van hamme

L'héroine de cette histoire se trouve plongée dans l'univers de la mythologie grecque subtilement transposée par l'auteur de Corentin. Epoxy, jeune et belle femme, est sur son bateau, quelque part près de la Grèce. Kidnappée par des gens étranges et pervers, elle se retrouve on ne sait trop comment, dans l'univers de la Grèce antique, où elle assouvit les instincts de certains êtres.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1968
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Epoxy
Les notes (13)
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31/05/2002 | ThePatrick
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Par PatrikGC
Note: 3/5
L'avatar du posteur PatrikGC

Paul Cuvelier se considérait comme un peintre, un artiste vrai de vrai et non un dessinateur de BD, et déprimait souvent d'être incompris. À ce propos, Hergé dut plusieurs fois lui remonter le moral, lui déclarant au passage qu'il était en effet le meilleur graphiste du journal. Suite à une nouvelle phase d'idées noires, il sera mis en contact avec un petit jeunot, Jean Van Hamme, qui lui fournira un scénario-prétexte dans lequel l'artiste pourra laisser libre cours à sa passion du corps féminin. Nous avons donc dans les mains un BD argument, dont le scénario est assez faible (Van Hamme débutait), mais destiné à remonter le moral du dessinateur. Bref une BD thérapeutique, ni plus, ni moins. Je possède la version NB en grand format, et c'est un plaisir des yeux de pouvoir apprécier pleinement le trait de Cuvelier. Mais il ne faut pas trop s’appesantir sur l'histoire elle-même qui est assez capillotractée. 4,5 étoiles pour le graphisme (voire 5) 1,5 étoile pour le scénario

08/09/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Je crois que j'ai pratiquement tout lu de l'oeuvre de Jean Van Hamme. Il me restait celle-ci qui éveillait un peu ma curiosité car c'est un genre qui n'était pas celui de sa prédilection pour l'auteur. En même temps, je me suis juste posé la question de savoir ce qu'il y avait d'érotique dans la bd. Je cherche encore... On retrouve néanmoins ce qui fera néanmoins le charme de ses différentes femmes dans ses sagas avenirs. Il y a également beaucoup de Thorgal dans l'exploration de cette mythologie grecque. Pour autant, je n'ai pas du tout été séduit par le scénario assez bancal qui nous fait passer d'une situation à l'autre comme dans un rêve éveillé. Le graphisme a beaucoup vieilli. C'est une oeuvre qui n'a pas passé l'épreuve du temps. A offrir à un vénérable arrière-grand père à la rigueur et sans vouloir les offenser !

28/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
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Dernière oeuvre de Van Hamme qu'il me restait à lire et c'est aussi un de ses premiers scénarios. Au niveau du dessin, je préfère le style de Cuvelier ici que dans Corentin. J'aime comment il dessine les femmes nues et c'est d'ailleurs la seule qualité de l'album. Comme souvent dans ce style de BD, le scénario n'est qu'un prétexte pour aligner des scènes de sexe (quoique ici cela reste soft) et j'ai vite trouvé le scénario ennuyeux. Donc une femme est envoyée dans la mythologie grecque pour je ne sais quelle raison (de toute façon je m'en fous). Si la partie avec les amazones est amusante, cela tourne vite en un pot-pourri de la mythologie grecque et l'héroïne va rencontrer plein de personnages dans une suite de péripéties qui s’enchaînent souvent mal. En plus je n'ai pas trop compris le comportement de la jeune femme a la fin de l'histoire. Un album qui vaut surtout pour son intérêt historique.

04/07/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Voulant sortir du carcan des publications jeunesse et attiré par le nu, Paul Cuvelier s'associe à Jean Van Hamme, alors tout jeune scénariste, qui choisit la Mythologie grecque où le dessinateur put y assouvir sa passion des corps, surtout féminins. Cette oeuvre publiée en un album de 68 planches par Eric Losfeld en 1968, passa hélas inaperçue d'une part parce que le public n'était pas encore tout à fait prêt à recevoir cette Bd au ton hédoniste et à la sublime sensualité, malgré la sortie de Barbarella chez Losfeld 4 ans avant, d'autre part les événements de mai 68 ont occulté toute parution d'albums à cette époque. Et pourtant, cet album mérite d'être redécouvert, avec ses lettrages en caractères grecs et ses dessins merveilleux ; il est considéré aujourd'hui comme un chef-d'oeuvre de l'érotisme en BD. Mais attention : c'est un érotisme d'une certaine époque qui a sûrement émoustillé les lecteurs de ce temps peu encore habitués à ce style de Bd très osée en 1968, souvenons-nous du tollé qu'avait déclenché Barbarella et ses libertés sexuelles. Donc forcément, c'est daté, aussi, il faut être tolérant et replacer cette bande dans son contexte. Cuvelier y a donné libre cours à sa sensualité frémissante et à son goût pour le nu féminin ; c'est un nu esthétisant dont les courbes féminines sont brillamment dessinées, les proportions savamment respectées, on sent pointer une ardeur lascive et une extase tout en finesse, même si l'époque veut que ce soit chaste et pur, Cuvelier prenant soin de placer une branche ou tout autre objet opportun pour cacher les sexes, et lorsqu'ils sont offerts à la vue, il n'y figure aucun poil pubien, on est en 1968, ce serait inconvenant. Même Hefner dans Playboy a dû patienter longtemps pour montrer des poils. Cependant, cette bande était audacieuse à l'époque, car la bande dessinée était alors quasiment toujours réservée à la jeunesse; aussi, elle reste indéniablement la plus belle contribution au 9ème art d'un artiste qui n'aimait pourtant que très modérément la BD. Là où je grince un peu des dents, c'est au niveau du scénario que je trouve inepte (d'où ma note assez basse), on ne sait pas trop comment l'héroïne arrive dans cette Mythologie, et ensuite, c'est un prétexte à montrer du nu sans aucun lien, c'est un défilé de toutes les vedettes de l'Olympe : Centaures, Amazones, Héraklès, Dyonisos, Silène, la génisse Io, le géant Argos, Hermès, Aphrodite ou Hadès, en se laissant aller à chaque fois à l'ivresse des sens; on voit bien le peu d'expérience de Van Hamme dont c'était le tout premier scénario, car écrit aujourd'hui, il est sûr qu'il aurait mieux structuré tout cela. Des différentes rééditions, je possède celle de Lefrancq en 1997 ( je n'aime pas du tout la nouvelle couverture choisie par Le Lombard ), c'est une Bd qui mérite sa place sur une étagère, et peut-être plus maintenant pour son côté rétro.

08/08/2013 (modifier)
Par ThomasPi
Note: 2/5

Pourquoi acheter cet album ? - Pour le scénario ? Non ! Nous ne trouvons qu'une pâle succession d'actions sans cohérence entre elles bien souvent, avec des pseudo-rebondissements dus à l'épuisement d'un cadre nécessitant le passage à un autre. Le tout... sur un fond mythologique sans doute maîtrisé mais très mélangé (pourquoi pas !)... et dans le seul objectif de nous montrer des quasi-nus. - Pour l'érotisme ? Encore moins ! Vous trouverez, certes, des poitrines féminines (et quelques masculines aussi), et ça n'ira jamais plus bas (les auteurs se sont ingéniés à placer des voiles ou des bulles pour cacher les sexes... comme dans les tableaux bibliques !). Et les scènes d'amour relèvent de l'ellipse : elles sont dans les blancs entre les cases... Hélas. - Pour le dessin ? Eventuellement. Quelques incohérences par endroits, mais le trait peut plaire et satisfaire.

09/12/2009 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 2/5

Oeuvre assez amusante car très démodée. La volonté du dessinateur d'explorer le monde (censuré à l'époque -1968- ) de l'érotisme a donné le prétexte à Van Hamme de mélanger le genre à la mythologie pour créer une histoire onirique où il n'y a pas grand chose à comprendre, ni retirer. Pour constater si les moeurs de l'époque ont évolué, notons une grande profusion de femmes dominatrices, enveloppées dans des tuniques forts courtes et munies de fouets du plus bel effet. De temps à autres, les demoiselles tombent la tunique et, si elles n'ont pas de chippendales sous la main, elles cèdent volontiers à l'amour entre copines, ce qui dénote d'un esprit très sain, il faut bien le reconnaître. Ne pas s'attendre à des saillies (?) dans un résultat finalement très sage digne d'un péplum de série B, avec des tenues plus délurées, où Cuvelier rend à merveilles les formes de ses héroïnes, qu'il sait mettre en valeur dans des positions très étudiées. On le sent en effet en pleine liberté pour exprimer ce qu'il aime, et si son trait a sans doute vieilli, il n'est pas inintéressant de voir des histoires adultes réalisées par un auteur de classiques "jeunesse" surtout dans un style désuet. Van Hamme, face à lui, est en roue libre, et il enchaîne les péripéties tout droit sorties d'histoires grecques(!) pour présenter une héroïne fort peu farouche, aux rencontres très intéressantes. Il faut dire qu'elle est très sympathique, cette jeune fille, étant donné qu'elle a de très beaux yeux. Avouons qu'elle n'a pas besoin de tunique pour cacher des formes très généreuses, vu qu'elle les affiche avec une bonne volonté évidente. Les féministes ne pourront pas se plaindre puisqu'il y a aussi des mâles à poils : oui oui, il y a des centaures. Et Van Hamme ne manque pas d'imagination avec des personnages qui l'intéressent... La fin peut laisser perplexe, le dernier geste d'Epoxy signifie-t-il qu'elle choisit de replonger dans le plaisir ? Ce n'est pas la seule zone d'ombre de l'histoire. Bref, une curiosité qui plaira surtout aux fans des auteurs, ou de vieux titres, mais malgré son charme, n'est pas une réussite par un manque total de cohérence.

23/04/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Une oeuvre curieuse d'un auteur torturé. Cuvelier, en effet, ne croyait pas du tout en son art, sa créativité et son talent graphique, et ne dessinait que pour des raisons alimentaires. Il nous aura pourtant donné la magnifique saga de Corentin. Nous sommes en 1967. Cuvelier traverse une nouvelle crise existentielle. Jean Van Hamme, avec lequel il a travaillé, lui propose alors une histoire où se mêlent mythologie et érotisme. Ca lui change de Corentin et de ce style d'aventures pour la jeunesse ; et il se met au travail. Les premières planches sont proposées chez l'éditeur Losfeld qui accepte. Mais Cuvelier continue à vivre des moments noirs. Il faudra toute la persuasion de l'éditeur pour voir l'album sortir en... Mai 68. Bardaf !... ce mois là les Français ont d'autres préoccupations que l'achat d'une BD. Mais l'album existe. Et là, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une sorte de "grand oeuvre", un véritable testament graphique où l'art entier de Cuvelier explose. L'album terminé, j'ai ressenti à quel point l'auteur s'était "lâché", oubliant toute censure, toute contrainte. Dans cet album, Cuvelier est un véritable précurseur de ce qui deviendra plus tard la BD libérée de toute influence des éditeurs ou de la censure. Un album sensuel, où peu importe l'histoire contée, mais qui m'a révélé l'autre visage de Cuvelier ; le vrai... peut-être...

17/12/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Une Bd que j'ai entamée sans préjugés mais que je me suis rapidement mise à feuilleter tant je l'ai trouvée peu passionnante. Van Hamme nous invente ici une petite fable fantastique où une femme se trouve plongée dès la seconde planche dans un univers mythologique un peu fourre-tout. A la manière d'un Gulliveriana de Manara, la jeune femme se retrouve très vite déshabillée, à dériver de rencontres en rencontres avec des personnages de légendes, amazones, Herakles, Thésée, centaures, satyres, et ainsi de suite. Il n'y a pas de véritable scénario, juste une suite de péripéties sans saveur où se mêlent au petit bonheur la chance des scènes très softs de filles nues et en principe d'amour débridé. Le dessin de Cuvelier est très classique, me rappelant ici le style de Forest. Mais Cuvelier n'a pas le talent de Manara pour faire suinter d'érotisme et de sensualité ses personnages et ses scènes. Et même si je trouve les scénarios de Manara tout aussi creux que celui d'Epoxy, on ne peut même pas se contenter ici d'un dessin et de scènes vraiment érotiques comme dans un Gulliveriana pour redonner de la saveur à cette BD sans grand interêt.

15/03/2006 (modifier)
Par Jwi
Note: 3/5

Le jeune Jean Van Hamme de l'époque ( 1968 ) écrit pour Paul Cuvelier un scénario "exaltant l'érotisme du nu féminin". A défaut d'une réelle trame, le récit aligne plutôt les prétextes pour dénuder Epoxy et les autres personnages de l'album. Le tout a été immergé dans un contexte propice à cela, c'est-à-dire un monde antique où se mêlent mythologie et fantastique. Les Dieux grecs pouvaient vraiment tout se permettre en ce temps-là... Alors que dire des Amazones, Centaures et autres créatures ? Qu'à cela ne tienne, il est intéressant de se replonger dans un album de l'époque. En ce temps où l'érotisme n'était pas encore ce que des auteurs comme Manara en ont fait, où une certaine pudeur appelait une certaine forme de censure (cachez-moi ces poils que je ne saurais voir),... Bref, replacé dans son contexte, les deux auteurs signaient là un album osé. A (re-)découvrir !

11/03/2006 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
L'avatar du posteur herve

N'allez pas chercher midi à 14 heures dans cette aventure. Soulignons que le scénario de Van Hamme n'était qu'un prétexte pour Paul Cuvelier, qui voulait s'éloigner de la BD pour enfant, de dessiner des femmes souvent très dénudées. Un érotisme très soft et si l'ensemble a certes vieilli, cette BD demeure une curiosité historique, que tout bédéphile doit posséder dans sa bibliothèque. Un coup de chapeau aussi à la très bonne collection "signé" qui continue à nous offrir des oeuvres de qualité.

25/01/2006 (modifier)