Il semble y avoir un certain consensus autour de cette bd pour le reconnaître indispensable pour les férus d’Hermann et dispensable pour les autres. Je partage ce sentiment car, si Hermann nous gratifie de planches dans le plus pur style de Jeremiah, les historiettes sont quant à elles inégales et peu consistantes dans l’ensemble. Ca manque de corps. L’intérêt est donc quasi inexistant pour ce recueil d’histoires dessinées dans les années 70 et 80. A réserver pour ceux atteints de collectionnite aigue pour cet auteur, ce qui n’est pas mon cas . . .
Je précise que je n'ai lu cette série que par curiosité intellectuelle, et parce que des auteurs fous de manga m'en ont vanté les mérites. Sinon, je n'y aurais même pas jeté un regard...
Et après l'avoir lue, je n'y trouve pas beaucoup plus d'intérêt.
Il y a deux postures à employer pour ce genre de manga. Soit on le prend très au sérieux, en accrochant au côté shôjo, et on est attendri par ce groupe de bisexuels qui passe son temps à se chamailler tout en passant sa vie entouré de fleurs.
Soit on prend tout au second, voire au troisième degré, et on voit tout le côté parodique qui sous-tend l'oeuvre.
Seulement voilà. L'auteur, elle, ne semble pas réaliser ça avec un objectif parodique, si l'on s'en tient aux apartés qui parsèment les volumes. Alors, dans ce cas, c'est vraiment du n'importe quoi... Des bulles dans tous les sens, des personnages certes très différents mais carrément caricaturaux, et du coup la lecture en est plutôt difficile, d'autant plus que les cadrages sont complètement explosés.
Heureusement que le dessin est agréable, mais sans plus, et permet de faire passer la grosse pilule.
Ah, 1995, souvenez-vous, toute une époque, Pulp Fiction était sorti l'année précédente et tout d'un coup, le personnage le plus cool possible devenait celui du tueur à gages, de l'homme de main de gang, du malfrat en costard cravate qui flingue à tout-va tout en dissertant sur les hamburgers ou les massages de pied avec ses collègues.
Mezzo et Pirrus surfaient ici sagement sur cette vague, remplissant gentiment le cahier des charges. Costard, cravates, lunettes noires ? Check ! Grossièretés, dialogues à vocation humoristique sur un sujet sans rapport avec l'intrigue ? Check ! Flingues, violence un tantinet gore ? Check ! Eh bien il ne manque plus qu'une intrigue un peu plus consistante et un peu plus d'originalité alors, mais pour ça, on repassera, malheureusement. Ni bon ni mauvais, l'album suit la mode de l'époque sans génie, sans jamais se hisser à plus haut niveau que celui d'une sous-tarantinade de plus comme on en a vues tant à l'époque. Ca se lit vite, sans s'ennuyer mais sans grand enthousiasme, puis ça s'oublie aussi sec.
J'avais repéré cette BD depuis un moment et j'avais envie de la lire : la couverture me plaisait et m'intriguait et puis, comme c'était paru dans la collection Aire Libre, ça ne pouvait pas être mauvais, pensais-je. Mais je fus déçu par ma lecture.
Pour commencer, autant le dessin me plaisait assez sur la couverture, autant je le trouve presque médiocre sur les planches elles-mêmes. Le trait est simple mais les personnages sont changeants, moches la plupart du temps, parfois difficilement reconnaissables s'il n'était pas différenciés par leurs chevelures ou le côté caricatural de certains de leurs traits. Décors simples et souvent ratés, couleurs très moyennes, je suis assez déçu donc car la couverture me laissait espérer mieux.
Quant à l'histoire, son résumé aussi m'attirait : la rencontre entre trois artistes pleins de personnalité, un pianiste, un écrivain et un peintre, laissait présageait quelques originalités et dialogues intéressants.
Hélas, j'ai cru lire le script d'un de ces films intellos ennuyeux et bavards comme je les déteste. Ca parle philosophie et Art, les flashbacks et les réminiscences s'accumulent, les femmes traversent la vie de ces artistes, ils couchent avec puis les délaissent, ils parlent d'eux, parlent de leur art, de leurs problèmes. Ca papote, ça se rencontre, c'est blasé, ça se regarde son petit nombril, ça fréquente des intellos, ça méprise les gens, etc... Je caricature un peu mais c'est comme ça que j'ai ressenti ma lecture. Une sorte d'albums d'intellos artistes qui parlent de leur monde et d'eux.
Résultat, ça m'a suffisamment ennuyé pour que je n'arrive pas à rentrer dedans et donc que je manque complètement le message sur la création, sur l'Aaart. Et la fin, où l'héroïne est fière de se trouver changée, me laisse complètement froid car je n'ai pour ma part jamais été le moins du monde touché.
Déception.
Dès le départ, j'ai eu un gros soucis avec le dessin : ce n'est absolument pas le genre de dessin que j'aime. Des "gueules" de personnage à la Richard Corben (Den), un graphisme et des couleurs façon illustrations kitschs des années 80, une surabondance d'effets informatiques dans les couleurs à tel point que j'ai eu l'impression que la grande majorité des images étaient floues, etc. Sincèrement, un tel type de dessin m'est véritablement pénible à lire. D'autant plus que les effets de flous et de mouvements constants semblent là pour masquer les nombreuses faiblesses du dessin.
Quant au scénario, le premier tiers de l'album est difficilement compréhensible. On suit des scènes d'action violente façon Mad Max au pays de Cyberpunk sans trop savoir où ça nous mène et l'interêt de suivre les différents protagonistes. On commence à comprendre vers la moitié quelles sont vraiment leurs motivations et ce que représentaient les étranges premières pages d'introduction de la BD. Là, le scénario devient un peu plus intéressant car, outre une idée philosophique style "que feriez-vous si un monde où tous vos désirs se réalisent s'ouvrait à vous ?" un peu superficiellement traitée, il y a quand même une bonne dose d'humour un peu bourrin qui apparait. On sourit, on rigole un peu, mais ça reste assez bas de plafond. D'autant plus que la narration n'est vraiment pas terrible.
Et puis voilà, ça finit sans qu'on voit trop l'interêt du tout.
A feuilleter par curiosité, mais sans plus...
En feuilletant « les aventuriers du NHL2987 Survivaure », j’ai eu la forte impression de relire les aventures du « Donjon de Naheulbeuk » autre série réalisée par Marion Poinsot : On y retrouve :
Le même type de dessins :
Bien que je sois souvent réfractaire aux personnages aux grands yeux, je trouve que le dessin de Marion Poinsot est parfaitement adapté à ce genre de BD humoristique où les héros doivent avoir des expressions caricaturales.
Le même humour :
Il est basé sur des répétitions (« Oh mon dieu ») et sur le comique de bande. A la longue, ce type d’humour m’est apparu lassant surtout après avoir lu « le donjon de Naheulbeurk »…
La même équipe d’aventuriers :
J’ai été agacé de retrouver pratiquement les mêmes héros avec les mêmes tempéraments (aussi !) que dans la série « le donjon de Naheulbeurk ».
Le même genre de scénario :
Dans « le donjon de Naheulbeurk », l’objectif des aventuriers étaient ramener la dernière statuette de Gladeulfeurha qui permettra l'accomplissement de la Prophétie !
Dans « Les aventuriers du NHL2987 Survivaure », l’équipe doit ramener une arme ultime capable d’anéantir des extraterrestres.
Par conséquent, je pense le seul intérêt pour qu’un bédéphile amateur ayant déjà lu « Le donjon de Naheulbeuk » puisse adhérer à cette série est uniquement dans son thème lié à la science-fiction (au lieu du fantasy).
Pour les autres lecteurs qui n’ont jamais feuilleté une de ces séries, je pense qu’ils devraient apprécier « les aventuriers du NHL2987 Survivaure » bien que je préfère « Le donjon de Naheulbeuk »… A vous de voir…
Une série sans grand intérêt qui fait penser à une série B des années 70, dans le genre Bruno Brazil. Pour les deux premiers tomes, Van Hamme se sert d'un vieux scénario et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas passionnant.
Ensuite, avec la reprise de Cailleteau, ça s'améliore un peu, il arrive à moderniser un peu les personnages. Mais, il n'y a quand même pas grand chose de novateur dans cette série.
Il est un fait : je suis peu réceptif à l’humour de F’murr et cet album ne déroge pas à ce constat. J’apprécie l’absurde pour autant qu’il y ait quelque chose derrière (un message, une recherche, que sais-je). Ici, on a un melting-pot de 3 situations sans aucun lien entre-elles, chaque situation étant décomposée en plusieurs récits courts. On trouve ainsi Brahms qui titille Herr Renard avec la construction de son igloo, Naphtalène et son ami le phoque qui vivent dans un muséum et Lily Few-Few en compagnie de serpents venus de mars. Les gags de Brahms et Mr Renard sont distrayants mais deviennent bien vite lassants car trop répétitifs. Des récits de Naphtalène, je n’ai rien capté (sans doute trop subtil pour moi). Quant à l’histoire de Lily Few-Few, je n’ai même pas réussi à arriver jusqu’au bout (trop fastidieux). Reste le dessin de F’murr, assez sympa même s’il a pris un petit coup de vieux (surtout à cause des couleurs).
Bref, voici un album qui ne présente strictement aucun intérêt à mes yeux. A réserver sans doute aux amateurs du "Génie des alpages".
Hier soir, pour rester dans l'ambiance de la Finale de la Coupe du Monde de Football, je me suis décidé à lire Un deuil dans la famille. Je dis que je me suis décidé car les planches de cet album ne m'attiraient vraiment pas.
C'est un dessin à l'ancienne, façon comics old school. Pour dire, la veille je relisais une vieille BD de Buck Danny, eh bien je n'ai pas été très dépaysé. Pourtant, Un deuil dans la famille date de 1989, après Batman - Dark Knight et Batman - Rire et Mourir qui semblent incroyablement plus modernes en comparaison. Ce n'est pas que c'est moche, c'est juste que c'est un style très désuet et sans saveur. En outre, la colorisation fait vraiment cheap et moche.
Quant au scénario, il aligne facilités scénaristiques et platitudes. Il est entièrement basé sur des coincidences titanesques. Sérieusement, que le Joker aille précisément au Liban et tombe précisément et par hasard sur la première "mère potentielle" de Robin, puis tout de suite après qu'il décide soudainement d'aller en Ethiopie et tombe précisément sur une autre "mère potentielle" totalement par hasard, ce n'est plus de la grosse ficelle, c'est du cable d'amarrage pour Titanic. A croire aussi qu'il n'existe qu'un unique hotel à Beyrouth...
La narration est un peu pénible, usant largement trop de voix off. Mais bon, ça passe pour une histoire de Batman qui n'est pas un héros très bavard autrement.
Le récit souffre également d'avoir été trop figé dans son époque. Les auteurs ont voulu intégrer Batman à l'actualité de 1989 en l'envoyant combattre les terroristes au Liban, en le rendant témoin de la famine en Ethiopie, puis confronté aux affreux méchants Iraniens anti-américains. Comme toujours quand une oeuvre est figé sur une actualité bien précise, elle vieillit très vite, trop vite.
Malgré cela, il y a quelques idées qui auraient pu être intéressantes. D'emmener Batman à l'étranger, cette recherche de la mère de Robin, la position exceptionnelle dans laquelle le Joker se trouve en fin d'histoire, et la mort de Robin elle-même. Mais le tout est traité sans aucune finesse, annihilant l'interêt qu'auraient pu avoir ces idées. Même la mort de Robin est d'une platitude complète. Platitude qui s'explique par la façon dont ça s'est passé au niveau de la parution : une bombe explose, on ne sait pas si Robin s'en est sorti ou pas, ce fut aux lecteurs de DC de téléphoner pour dire si oui ou non ils voulaient voir Robin mourir, et comme ce fut oui voilà il est mort. Super fin palpitante, intelligente et tellement bien amenée... Hum...
Reste juste le divertissement, puisque cette BD se laisse quand même lire. Mais le fait que je sautais de plus en plus de cases ou de bulles de texte par lassitude en fin de lecture veut bien dire ce que ça veut dire sur la qualité globale de ce divertissement...
Bof, je n'aime déjà pas trop le personnage de Yoko Tsuno. Je la trouve gnan gnan au possible, et j'ai très peu d'empathie pour elle, ce qui limite un peu l’intérêt que je pourrais porter à tout ce qui pourrait lui arriver.
Les scénarios sont plutôt originaux à chaque fois et pas trop mal pensé, mais à la lecture je m'ennuie ferme, et je suis parfois réduit à compter le nombre de page qu'il me reste à lire (je faisais pareil avec certains des livres que l'on me donnait pour le bac de français).
Pourtant la réalisation technique est de bonne facture. Le trait est précis, les machines sont vraiment magnifiques et les décors réalisés pour les épisodes terriens sont impressionnants, mais je trouve que les personnages se ressemblent un peu tous et semblent à chaque fois un peu trop figé.
Ce n’est pas une série immonde non plus et une note de 1/5 aurait été franchement injuste, je mets donc 2/5 grâce au sérieux de la réalisation technique. Je pense que si j'avais lu ces aventures enfant, la note aurait sans doute été plus élevée, mais là c'est l'avis d'un adulte qui a découvert la série par curiosité qui essaye d'être juste. Si vous avez des enfants, vous pouvez vous permettre de leur offrir un Yoko Tsuno et d'en profiter pour le lire, sinon très peu pour moi.
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Abominable
Il semble y avoir un certain consensus autour de cette bd pour le reconnaître indispensable pour les férus d’Hermann et dispensable pour les autres. Je partage ce sentiment car, si Hermann nous gratifie de planches dans le plus pur style de Jeremiah, les historiettes sont quant à elles inégales et peu consistantes dans l’ensemble. Ca manque de corps. L’intérêt est donc quasi inexistant pour ce recueil d’histoires dessinées dans les années 70 et 80. A réserver pour ceux atteints de collectionnite aigue pour cet auteur, ce qui n’est pas mon cas . . .
Host Club - Le lycée de la séduction
Je précise que je n'ai lu cette série que par curiosité intellectuelle, et parce que des auteurs fous de manga m'en ont vanté les mérites. Sinon, je n'y aurais même pas jeté un regard... Et après l'avoir lue, je n'y trouve pas beaucoup plus d'intérêt. Il y a deux postures à employer pour ce genre de manga. Soit on le prend très au sérieux, en accrochant au côté shôjo, et on est attendri par ce groupe de bisexuels qui passe son temps à se chamailler tout en passant sa vie entouré de fleurs. Soit on prend tout au second, voire au troisième degré, et on voit tout le côté parodique qui sous-tend l'oeuvre. Seulement voilà. L'auteur, elle, ne semble pas réaliser ça avec un objectif parodique, si l'on s'en tient aux apartés qui parsèment les volumes. Alors, dans ce cas, c'est vraiment du n'importe quoi... Des bulles dans tous les sens, des personnages certes très différents mais carrément caricaturaux, et du coup la lecture en est plutôt difficile, d'autant plus que les cadrages sont complètement explosés. Heureusement que le dessin est agréable, mais sans plus, et permet de faire passer la grosse pilule.
Deux tueurs
Ah, 1995, souvenez-vous, toute une époque, Pulp Fiction était sorti l'année précédente et tout d'un coup, le personnage le plus cool possible devenait celui du tueur à gages, de l'homme de main de gang, du malfrat en costard cravate qui flingue à tout-va tout en dissertant sur les hamburgers ou les massages de pied avec ses collègues. Mezzo et Pirrus surfaient ici sagement sur cette vague, remplissant gentiment le cahier des charges. Costard, cravates, lunettes noires ? Check ! Grossièretés, dialogues à vocation humoristique sur un sujet sans rapport avec l'intrigue ? Check ! Flingues, violence un tantinet gore ? Check ! Eh bien il ne manque plus qu'une intrigue un peu plus consistante et un peu plus d'originalité alors, mais pour ça, on repassera, malheureusement. Ni bon ni mauvais, l'album suit la mode de l'époque sans génie, sans jamais se hisser à plus haut niveau que celui d'une sous-tarantinade de plus comme on en a vues tant à l'époque. Ca se lit vite, sans s'ennuyer mais sans grand enthousiasme, puis ça s'oublie aussi sec.
Trois artistes à Paris
J'avais repéré cette BD depuis un moment et j'avais envie de la lire : la couverture me plaisait et m'intriguait et puis, comme c'était paru dans la collection Aire Libre, ça ne pouvait pas être mauvais, pensais-je. Mais je fus déçu par ma lecture. Pour commencer, autant le dessin me plaisait assez sur la couverture, autant je le trouve presque médiocre sur les planches elles-mêmes. Le trait est simple mais les personnages sont changeants, moches la plupart du temps, parfois difficilement reconnaissables s'il n'était pas différenciés par leurs chevelures ou le côté caricatural de certains de leurs traits. Décors simples et souvent ratés, couleurs très moyennes, je suis assez déçu donc car la couverture me laissait espérer mieux. Quant à l'histoire, son résumé aussi m'attirait : la rencontre entre trois artistes pleins de personnalité, un pianiste, un écrivain et un peintre, laissait présageait quelques originalités et dialogues intéressants. Hélas, j'ai cru lire le script d'un de ces films intellos ennuyeux et bavards comme je les déteste. Ca parle philosophie et Art, les flashbacks et les réminiscences s'accumulent, les femmes traversent la vie de ces artistes, ils couchent avec puis les délaissent, ils parlent d'eux, parlent de leur art, de leurs problèmes. Ca papote, ça se rencontre, c'est blasé, ça se regarde son petit nombril, ça fréquente des intellos, ça méprise les gens, etc... Je caricature un peu mais c'est comme ça que j'ai ressenti ma lecture. Une sorte d'albums d'intellos artistes qui parlent de leur monde et d'eux. Résultat, ça m'a suffisamment ennuyé pour que je n'arrive pas à rentrer dedans et donc que je manque complètement le message sur la création, sur l'Aaart. Et la fin, où l'héroïne est fière de se trouver changée, me laisse complètement froid car je n'ai pour ma part jamais été le moins du monde touché. Déception.
One shot
Dès le départ, j'ai eu un gros soucis avec le dessin : ce n'est absolument pas le genre de dessin que j'aime. Des "gueules" de personnage à la Richard Corben (Den), un graphisme et des couleurs façon illustrations kitschs des années 80, une surabondance d'effets informatiques dans les couleurs à tel point que j'ai eu l'impression que la grande majorité des images étaient floues, etc. Sincèrement, un tel type de dessin m'est véritablement pénible à lire. D'autant plus que les effets de flous et de mouvements constants semblent là pour masquer les nombreuses faiblesses du dessin. Quant au scénario, le premier tiers de l'album est difficilement compréhensible. On suit des scènes d'action violente façon Mad Max au pays de Cyberpunk sans trop savoir où ça nous mène et l'interêt de suivre les différents protagonistes. On commence à comprendre vers la moitié quelles sont vraiment leurs motivations et ce que représentaient les étranges premières pages d'introduction de la BD. Là, le scénario devient un peu plus intéressant car, outre une idée philosophique style "que feriez-vous si un monde où tous vos désirs se réalisent s'ouvrait à vous ?" un peu superficiellement traitée, il y a quand même une bonne dose d'humour un peu bourrin qui apparait. On sourit, on rigole un peu, mais ça reste assez bas de plafond. D'autant plus que la narration n'est vraiment pas terrible. Et puis voilà, ça finit sans qu'on voit trop l'interêt du tout. A feuilleter par curiosité, mais sans plus...
Les Aventuriers du NHL2987 Survivaure
En feuilletant « les aventuriers du NHL2987 Survivaure », j’ai eu la forte impression de relire les aventures du « Donjon de Naheulbeuk » autre série réalisée par Marion Poinsot : On y retrouve : Le même type de dessins : Bien que je sois souvent réfractaire aux personnages aux grands yeux, je trouve que le dessin de Marion Poinsot est parfaitement adapté à ce genre de BD humoristique où les héros doivent avoir des expressions caricaturales. Le même humour : Il est basé sur des répétitions (« Oh mon dieu ») et sur le comique de bande. A la longue, ce type d’humour m’est apparu lassant surtout après avoir lu « le donjon de Naheulbeurk »… La même équipe d’aventuriers : J’ai été agacé de retrouver pratiquement les mêmes héros avec les mêmes tempéraments (aussi !) que dans la série « le donjon de Naheulbeurk ». Le même genre de scénario : Dans « le donjon de Naheulbeurk », l’objectif des aventuriers étaient ramener la dernière statuette de Gladeulfeurha qui permettra l'accomplissement de la Prophétie ! Dans « Les aventuriers du NHL2987 Survivaure », l’équipe doit ramener une arme ultime capable d’anéantir des extraterrestres. Par conséquent, je pense le seul intérêt pour qu’un bédéphile amateur ayant déjà lu « Le donjon de Naheulbeuk » puisse adhérer à cette série est uniquement dans son thème lié à la science-fiction (au lieu du fantasy). Pour les autres lecteurs qui n’ont jamais feuilleté une de ces séries, je pense qu’ils devraient apprécier « les aventuriers du NHL2987 Survivaure » bien que je préfère « Le donjon de Naheulbeuk »… A vous de voir…
Wayne Shelton
Une série sans grand intérêt qui fait penser à une série B des années 70, dans le genre Bruno Brazil. Pour les deux premiers tomes, Van Hamme se sert d'un vieux scénario et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'est pas passionnant. Ensuite, avec la reprise de Cailleteau, ça s'améliore un peu, il arrive à moderniser un peu les personnages. Mais, il n'y a quand même pas grand chose de novateur dans cette série.
Tartine de clous
Il est un fait : je suis peu réceptif à l’humour de F’murr et cet album ne déroge pas à ce constat. J’apprécie l’absurde pour autant qu’il y ait quelque chose derrière (un message, une recherche, que sais-je). Ici, on a un melting-pot de 3 situations sans aucun lien entre-elles, chaque situation étant décomposée en plusieurs récits courts. On trouve ainsi Brahms qui titille Herr Renard avec la construction de son igloo, Naphtalène et son ami le phoque qui vivent dans un muséum et Lily Few-Few en compagnie de serpents venus de mars. Les gags de Brahms et Mr Renard sont distrayants mais deviennent bien vite lassants car trop répétitifs. Des récits de Naphtalène, je n’ai rien capté (sans doute trop subtil pour moi). Quant à l’histoire de Lily Few-Few, je n’ai même pas réussi à arriver jusqu’au bout (trop fastidieux). Reste le dessin de F’murr, assez sympa même s’il a pris un petit coup de vieux (surtout à cause des couleurs). Bref, voici un album qui ne présente strictement aucun intérêt à mes yeux. A réserver sans doute aux amateurs du "Génie des alpages".
Batman - Un deuil dans la famille
Hier soir, pour rester dans l'ambiance de la Finale de la Coupe du Monde de Football, je me suis décidé à lire Un deuil dans la famille. Je dis que je me suis décidé car les planches de cet album ne m'attiraient vraiment pas. C'est un dessin à l'ancienne, façon comics old school. Pour dire, la veille je relisais une vieille BD de Buck Danny, eh bien je n'ai pas été très dépaysé. Pourtant, Un deuil dans la famille date de 1989, après Batman - Dark Knight et Batman - Rire et Mourir qui semblent incroyablement plus modernes en comparaison. Ce n'est pas que c'est moche, c'est juste que c'est un style très désuet et sans saveur. En outre, la colorisation fait vraiment cheap et moche. Quant au scénario, il aligne facilités scénaristiques et platitudes. Il est entièrement basé sur des coincidences titanesques. Sérieusement, que le Joker aille précisément au Liban et tombe précisément et par hasard sur la première "mère potentielle" de Robin, puis tout de suite après qu'il décide soudainement d'aller en Ethiopie et tombe précisément sur une autre "mère potentielle" totalement par hasard, ce n'est plus de la grosse ficelle, c'est du cable d'amarrage pour Titanic. A croire aussi qu'il n'existe qu'un unique hotel à Beyrouth... La narration est un peu pénible, usant largement trop de voix off. Mais bon, ça passe pour une histoire de Batman qui n'est pas un héros très bavard autrement. Le récit souffre également d'avoir été trop figé dans son époque. Les auteurs ont voulu intégrer Batman à l'actualité de 1989 en l'envoyant combattre les terroristes au Liban, en le rendant témoin de la famine en Ethiopie, puis confronté aux affreux méchants Iraniens anti-américains. Comme toujours quand une oeuvre est figé sur une actualité bien précise, elle vieillit très vite, trop vite. Malgré cela, il y a quelques idées qui auraient pu être intéressantes. D'emmener Batman à l'étranger, cette recherche de la mère de Robin, la position exceptionnelle dans laquelle le Joker se trouve en fin d'histoire, et la mort de Robin elle-même. Mais le tout est traité sans aucune finesse, annihilant l'interêt qu'auraient pu avoir ces idées. Même la mort de Robin est d'une platitude complète. Platitude qui s'explique par la façon dont ça s'est passé au niveau de la parution : une bombe explose, on ne sait pas si Robin s'en est sorti ou pas, ce fut aux lecteurs de DC de téléphoner pour dire si oui ou non ils voulaient voir Robin mourir, et comme ce fut oui voilà il est mort. Super fin palpitante, intelligente et tellement bien amenée... Hum... Reste juste le divertissement, puisque cette BD se laisse quand même lire. Mais le fait que je sautais de plus en plus de cases ou de bulles de texte par lassitude en fin de lecture veut bien dire ce que ça veut dire sur la qualité globale de ce divertissement...
Yoko Tsuno
Bof, je n'aime déjà pas trop le personnage de Yoko Tsuno. Je la trouve gnan gnan au possible, et j'ai très peu d'empathie pour elle, ce qui limite un peu l’intérêt que je pourrais porter à tout ce qui pourrait lui arriver. Les scénarios sont plutôt originaux à chaque fois et pas trop mal pensé, mais à la lecture je m'ennuie ferme, et je suis parfois réduit à compter le nombre de page qu'il me reste à lire (je faisais pareil avec certains des livres que l'on me donnait pour le bac de français). Pourtant la réalisation technique est de bonne facture. Le trait est précis, les machines sont vraiment magnifiques et les décors réalisés pour les épisodes terriens sont impressionnants, mais je trouve que les personnages se ressemblent un peu tous et semblent à chaque fois un peu trop figé. Ce n’est pas une série immonde non plus et une note de 1/5 aurait été franchement injuste, je mets donc 2/5 grâce au sérieux de la réalisation technique. Je pense que si j'avais lu ces aventures enfant, la note aurait sans doute été plus élevée, mais là c'est l'avis d'un adulte qui a découvert la série par curiosité qui essaye d'être juste. Si vous avez des enfants, vous pouvez vous permettre de leur offrir un Yoko Tsuno et d'en profiter pour le lire, sinon très peu pour moi.