Norbert et Kari font leur apparition dans l'hebdo Pilote n° 195 du 18 Juillet 1963. Ils s'en vont (sur une autre île ?...) du dit hebdo au n° 525 du 27 Novembre 1969.
Norbert et Kari ?... Une bonne petite BD d'aventures qui se lit sans trop se prendre la tête. Le postulat de départ est pourtant excellent : le contraste entre le bouillant et souvent explosif caractère d'un Européen qui vire son mal de vivre en s'établissant sur une petite île et celui -tempéré, plein de malice- d'un petit gars avec qui il co-habite.
Cette confrontation donne parfois lieu à des scènes hautement explosives dues au trait énergique de leur auteur.
Pourtant -et je ne sais pourquoi réellement- je n'ai jamais accroché à cette série. Il m'arrivait même de la paginer à l'achat de "mon" hebdo Pilote.
Je possède les albums. Ils sont rangés. Point.
Pourtant cette série présente des attraits humoristiques, oniriques, fantastiques même. Mais rien n'y a fait à l'époque...
Il est à noter qu'en cette fin 1969, Pilote a changé de formule ; délaissant une grande partie de ses histoires à suivre. Norbert et Kari ont fait partie du lot.
En 1981, on pouvait les retrouver dans le mensuel "Gomme" ; lequel a vécu le temps de 26 numéros.
De 1974 à 1989, 9 albums seront tirés de cette série ;
Les 4 premiers chez Hachette
Les 4 suivants chez Glénat
Le 9ème et ultime (qui date de 1991) aux Editions du Vaisseau d'Aregent.
Voilà, c'était Norbert et Kari. D'autres personnes vous en parleront peut-être mieux, s'y sont peut-être attachés à l'époque... Tant mieux pour elles si c'est le cas.
L'auteur :
Christian GODARD, dessinateur-scénariste français, est né à Paris le 24 Mars 1932.
Outre cette série, est surtout connu pour Martin Milan, ce dans une production vraiment importante.
Bof, bof. Cette histoire, je n’y crois pas trop. Tout m’a paru faux, tout s’enchaîne de façon assez artificielle ou improbable, je ne suis pas parvenue à m’attacher au personnage, sorte de héros malgré lui parce que honnête, courageux mais pas grande gueule, et j’ai lu cet album avec indifférence. Quant à la fin, non, franchement non.
Malgré les critiques négatives, je me suis laissé tenter en feuilletant l'album en librairie, qui laissait présager une sorte d'Akira en plus poétique et en plus sentimental. C'est effectivement quelque chose dans le genre, bien servi par les beaux dessins de Taniguchi.
Cela aurait pu donner quelque chose de pas trop mal si la fin n'avait pas été aussi nulle à chier et n'avait pas ruiné le peu de plaisir retiré du reste de l'album.
A force de vouloir voler trop haut, on finit par se brûler les ailes.
L'aspect le plus réussi de cette série à mes yeux est sa partie graphique. Les dessins de Ramos sont incontestablement originaux, même s'ils doivent beaucoup à une franchement bonne mise en couleur. J'aime bien la façon dont est représentée la pluie dans "Révélations", les scènes sous la pluie sont relativement nombreuses, j'ai donc pu m'en délecter.
A part ça, rien d'autre ne m'a plu dans cette BD. L'intrigue politico-ésotérique est construite de façon correcte mais tellement parée d'artifices que ça en devient lourd. Au cours de la lecture, on sent que les auteurs rabâchent avec insistance que cette histoire est grave, secrète, que le mystère est total, inviolable, que des forces qui dépassent notre entendement sont en mouvement et tirent les ficelles de cette conspiration de fin du monde... Et moi ça me saoule vraiment, j'ai l'impression que les ficelles sont trop grosses, que le discours est un peu trop facile et je tourne les pages en soupirant.
Le héros de l'histoire est à lui seul une somme de clichés. Après une courte intro, on le trouve tranquillement chez lui, entouré de bouquins traitant de sombres complots, d'ésotérisme, de mysticisme, ou encore de théories sur les extraterrestres. Son monologue s'attarde sur son rapport fusionnel avec ses clopes, nous apprend que c'est un personnage blasé, désabusé mais à qui on ne la fait pas. Son entourage le considère évidemment comme un original.
Arrivé à ce stade, je regrettais déjà mon achat, mais j'ai tenté de m'accrocher. A ce moment débarque un de ses vieux amis et l'enquête peut commencer... Une enquête que le héros reprend, ou bien sûr les autorités précédentes avaient négligé de nombreux faits capitaux, les pistes nébuleuses se multiplient, les portes se ferment et moi je m'ennuie de plus en plus. Heureusement pour me divertir, le héros assène de temps à autre de grandes phrases philosophiques, soit sous forme de pensée comme ce bon vieux Mike Hammer, soit en parlant au moment crucial, et là, ça déménage, croyez-moi !
Sincèrement je ne veux pas me moquer, mais face à un tel déballage, je me demande qui se moque de qui. Allez faire un tour à la page 31 si le coeur vous en dit, vous y trouverez une utilisation dialoguée inédite du fameux "Casse-couille" du plus bel effet. Un vrai florilège. Franchement cet album m'a déçu, j'ai peiné pour le finir, j'avais la tête ailleurs en lisant, je ne lirai sûrement pas le deuxième tome.
Je laisse à cette série une note relativement correcte vis-à-vis de mon sentiment car peut-être est-ce moi qui n'arrive pas à accrocher à ce genre d'histoire en vogue que je trouve surfait.
"Révélations" n'a pas révélé grand chose chez moi.
JJJ
Du peu que j'avais feuilleté cet album, j'avoue que je m'attendais à nettement mieux.
Le dessin rend bien, en effet, quand on regarde les planches au hasard. Le trait et l'encrage sont bons, les couleurs sympathiques.
Mais à la lecture, j'ai réalisé à quel point le visage des personnages se ressemblaient. Et lorsqu'ils ont la même couleur de cheveux, ils deviennent difficiles à différencier. Ceci, ajouté à une narration confuse en début d'album, m'a empêché de capter l'intrigue dès le début et de rentrer dans le récit.
J'ai donc mis quelques pages, près d'une vingtaine, à prendre enfin les rails de l'histoire et à comprendre les tenants et aboutissants. Mais ça ne m'a pas suffi. Le personnage principal n'est pas attachant. Le récit fait preuve de beaucoup d'une violence que je trouve gratuite. Et quand on l'observe dans son ensemble, l'intrigue se révèle assez plate, sans rien pour passionner le lecteur. On se laisse péniblement tirer par le récit sans réellement plonger dedans.
Un thriller jouant la carte du privé désabusé et violent pour un récit noir mais sans grand intérêt.
Bof. Voici un album bien chi**t. D'un inintérêt complet et si ce n'est le dessin et encore je n'aime pas vraiment. Quasi irrésumable le narrateur (on ne sait pas vraiment si une part autobiographique se retrouve dans l'album, je pense que oui) ne fait rien, va voir ses potes, va faire une séance de dédicaces etc.
Bref un des rares albums que j'avais envie de refermer avant la fin, je lui mets 2 par bonté "indépendantiste".
Mon opinion sur cet album rejoint sensiblement les avis précédents.
Ce premier tome n'est pas des plus intéressants car il est difficile de voir à sa seule lecture quelle tournure prendra la suite de la série. Néanmoins cet album est assez énigmatique pour que l'on ait envie d'en savoir plus... Est-ce que le second tome sera une suite directe?
Une histoire indépendante donnant des réponses aux questions posées par le premier tome?
Difficile de prédire ce que la suite de la série nous réserve...
Cet album tout seul ne fonctionne clairement pas, l'histoire est difficile à aborder car son début est lent et peu compréhensible, l'unique personnage que l'on suit, erre entre les méandres de son esprit et un curieux environnement difficilement définissable, la frontière des univers est souvent floue. Le premier contact avec cette série est laborieux.
Je n'ai rien à redire des dessins, je les trouve réussis, c'est très peu éclairé, très sombre. Une retranscription idéale des nombreuses zones d'ombres qui habitent l'esprit du personnage principal.
Je lirai la suite pour satisfaire ma curiosité, en attendant j'ai trop peu d'éléments pour donner un avis favorable à la lecture de ce premier volet.
JJJ
L'intrigue de cet album se base sur une idée de départ plutôt originale, un homme qui suite à un accident essaye de comprendre qui il est vraiment au travers de messages exhumés de son subconscient.
Dommage que cet attirant scénario soit trop souvent maladroit. Les messages sous formes de notes parfois incompréhensibles qui mêlent faits réellement importants et futilités totales, sont autant de fils qui tissent la toile obscure de l'inconscient du personnage principal. Ce procédé est construit de façon réussie, c'est le point fort de l'album, le héros pour donner du sens à tout ceci va suivre ces pistes avec une détermination extrême, quitte à atteindre les portes menant à l'aliénation. Ca commence bien, ça s'annonce bien mené et prenant, malheureusement certaines réponses capitales sont parfois données bien trop brutalement, ce qui atténue singulièrement l'intérêt... comme par exemple l'incroyable révélation que lui font ses parents (page 40), qui est bien sûr nécessaire au bon déroulement de l'histoire, mais amené avec si peu de finesse que cela parait totalement saugrenu, en décalage avec le contexte principal. Ce n'est hélas pas la seule facilité de ce genre et c'est autant d'entorses que l'on a du mal à pardonner.
Et que dire de la conclusion bien trop simple et hâtive, aussi surprenante que décevante, qui ne peut que stupéfaire le lecteur. J'ai été fort déçu à la fin, malgré un dessin fort correct et un potentiel de départ évident, cette BD est bancale.
JJJ
"Coelacanthes"... un titre intriguant pour un roman graphique...
Cette BD met en exergue les sentiments des personnages et l'ambiguïté de leurs relations, comme cela a déjà été fait, refait ou encore défait à maintes reprises.
J'ai été vraiment rebuté par la narration "éparpillée" de cet album, j'ai eu l'impression que certaines émotions fortes ressortaient parfois un peu vainement de ce qui m'est apparu comme étant un grand galimatias. Cette histoire à la fois abrupte et abstraite ne m'a pas touché, et, si comme pas mal de gens, j'ai été charmé par les magnifiques dessins, qui à mes yeux ont bien plus de résonance que les textes, ça n'a pas suffit pour retenir mon attention.
"Coelacanthes", une BD qui tente d'en faire peut-être un peu trop, on est en droit de trouver cela audacieux, en ce qui me concerne un propos plus sobre aurait été bienvenu pour aérer cette oeuvre. J'en garde le souvenir d'une lecture ennuyeuse que je me garderai bien de recommander.
JJJ
Alors attention : j'enregistre cette bd non pas parce que je le l'aime bien mais parce qu'elle est vraiment bien faite.
Déjà les bd historiques, j'aime pas du tout.
Mais celle-là, rien à redire. Les dessins sont superbes et l'histoire vraiment superbement bien racontée. Mais j'ai pas du tout le coup de cœur.
5 mars 2007
Avis sur le 3ème tome.
Tout comme les premiers tomes, ce dernier est bien fait, il est raconté clairement, assez bien dessiné, mais je ne suis toujours pas fan.
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Norbert et Kari
Norbert et Kari font leur apparition dans l'hebdo Pilote n° 195 du 18 Juillet 1963. Ils s'en vont (sur une autre île ?...) du dit hebdo au n° 525 du 27 Novembre 1969. Norbert et Kari ?... Une bonne petite BD d'aventures qui se lit sans trop se prendre la tête. Le postulat de départ est pourtant excellent : le contraste entre le bouillant et souvent explosif caractère d'un Européen qui vire son mal de vivre en s'établissant sur une petite île et celui -tempéré, plein de malice- d'un petit gars avec qui il co-habite. Cette confrontation donne parfois lieu à des scènes hautement explosives dues au trait énergique de leur auteur. Pourtant -et je ne sais pourquoi réellement- je n'ai jamais accroché à cette série. Il m'arrivait même de la paginer à l'achat de "mon" hebdo Pilote. Je possède les albums. Ils sont rangés. Point. Pourtant cette série présente des attraits humoristiques, oniriques, fantastiques même. Mais rien n'y a fait à l'époque... Il est à noter qu'en cette fin 1969, Pilote a changé de formule ; délaissant une grande partie de ses histoires à suivre. Norbert et Kari ont fait partie du lot. En 1981, on pouvait les retrouver dans le mensuel "Gomme" ; lequel a vécu le temps de 26 numéros. De 1974 à 1989, 9 albums seront tirés de cette série ; Les 4 premiers chez Hachette Les 4 suivants chez Glénat Le 9ème et ultime (qui date de 1991) aux Editions du Vaisseau d'Aregent. Voilà, c'était Norbert et Kari. D'autres personnes vous en parleront peut-être mieux, s'y sont peut-être attachés à l'époque... Tant mieux pour elles si c'est le cas. L'auteur : Christian GODARD, dessinateur-scénariste français, est né à Paris le 24 Mars 1932. Outre cette série, est surtout connu pour Martin Milan, ce dans une production vraiment importante.
Sur la neige
Bof, bof. Cette histoire, je n’y crois pas trop. Tout m’a paru faux, tout s’enchaîne de façon assez artificielle ou improbable, je ne suis pas parvenue à m’attacher au personnage, sorte de héros malgré lui parce que honnête, courageux mais pas grande gueule, et j’ai lu cet album avec indifférence. Quant à la fin, non, franchement non.
Icare
Malgré les critiques négatives, je me suis laissé tenter en feuilletant l'album en librairie, qui laissait présager une sorte d'Akira en plus poétique et en plus sentimental. C'est effectivement quelque chose dans le genre, bien servi par les beaux dessins de Taniguchi. Cela aurait pu donner quelque chose de pas trop mal si la fin n'avait pas été aussi nulle à chier et n'avait pas ruiné le peu de plaisir retiré du reste de l'album. A force de vouloir voler trop haut, on finit par se brûler les ailes.
Révélations
L'aspect le plus réussi de cette série à mes yeux est sa partie graphique. Les dessins de Ramos sont incontestablement originaux, même s'ils doivent beaucoup à une franchement bonne mise en couleur. J'aime bien la façon dont est représentée la pluie dans "Révélations", les scènes sous la pluie sont relativement nombreuses, j'ai donc pu m'en délecter. A part ça, rien d'autre ne m'a plu dans cette BD. L'intrigue politico-ésotérique est construite de façon correcte mais tellement parée d'artifices que ça en devient lourd. Au cours de la lecture, on sent que les auteurs rabâchent avec insistance que cette histoire est grave, secrète, que le mystère est total, inviolable, que des forces qui dépassent notre entendement sont en mouvement et tirent les ficelles de cette conspiration de fin du monde... Et moi ça me saoule vraiment, j'ai l'impression que les ficelles sont trop grosses, que le discours est un peu trop facile et je tourne les pages en soupirant. Le héros de l'histoire est à lui seul une somme de clichés. Après une courte intro, on le trouve tranquillement chez lui, entouré de bouquins traitant de sombres complots, d'ésotérisme, de mysticisme, ou encore de théories sur les extraterrestres. Son monologue s'attarde sur son rapport fusionnel avec ses clopes, nous apprend que c'est un personnage blasé, désabusé mais à qui on ne la fait pas. Son entourage le considère évidemment comme un original. Arrivé à ce stade, je regrettais déjà mon achat, mais j'ai tenté de m'accrocher. A ce moment débarque un de ses vieux amis et l'enquête peut commencer... Une enquête que le héros reprend, ou bien sûr les autorités précédentes avaient négligé de nombreux faits capitaux, les pistes nébuleuses se multiplient, les portes se ferment et moi je m'ennuie de plus en plus. Heureusement pour me divertir, le héros assène de temps à autre de grandes phrases philosophiques, soit sous forme de pensée comme ce bon vieux Mike Hammer, soit en parlant au moment crucial, et là, ça déménage, croyez-moi ! Sincèrement je ne veux pas me moquer, mais face à un tel déballage, je me demande qui se moque de qui. Allez faire un tour à la page 31 si le coeur vous en dit, vous y trouverez une utilisation dialoguée inédite du fameux "Casse-couille" du plus bel effet. Un vrai florilège. Franchement cet album m'a déçu, j'ai peiné pour le finir, j'avais la tête ailleurs en lisant, je ne lirai sûrement pas le deuxième tome. Je laisse à cette série une note relativement correcte vis-à-vis de mon sentiment car peut-être est-ce moi qui n'arrive pas à accrocher à ce genre d'histoire en vogue que je trouve surfait. "Révélations" n'a pas révélé grand chose chez moi. JJJ
Torch song
Du peu que j'avais feuilleté cet album, j'avoue que je m'attendais à nettement mieux. Le dessin rend bien, en effet, quand on regarde les planches au hasard. Le trait et l'encrage sont bons, les couleurs sympathiques. Mais à la lecture, j'ai réalisé à quel point le visage des personnages se ressemblaient. Et lorsqu'ils ont la même couleur de cheveux, ils deviennent difficiles à différencier. Ceci, ajouté à une narration confuse en début d'album, m'a empêché de capter l'intrigue dès le début et de rentrer dans le récit. J'ai donc mis quelques pages, près d'une vingtaine, à prendre enfin les rails de l'histoire et à comprendre les tenants et aboutissants. Mais ça ne m'a pas suffi. Le personnage principal n'est pas attachant. Le récit fait preuve de beaucoup d'une violence que je trouve gratuite. Et quand on l'observe dans son ensemble, l'intrigue se révèle assez plate, sans rien pour passionner le lecteur. On se laisse péniblement tirer par le récit sans réellement plonger dedans. Un thriller jouant la carte du privé désabusé et violent pour un récit noir mais sans grand intérêt.
Le Journal d'un loser
Bof. Voici un album bien chi**t. D'un inintérêt complet et si ce n'est le dessin et encore je n'aime pas vraiment. Quasi irrésumable le narrateur (on ne sait pas vraiment si une part autobiographique se retrouve dans l'album, je pense que oui) ne fait rien, va voir ses potes, va faire une séance de dédicaces etc. Bref un des rares albums que j'avais envie de refermer avant la fin, je lui mets 2 par bonté "indépendantiste".
Matière fantôme
Mon opinion sur cet album rejoint sensiblement les avis précédents. Ce premier tome n'est pas des plus intéressants car il est difficile de voir à sa seule lecture quelle tournure prendra la suite de la série. Néanmoins cet album est assez énigmatique pour que l'on ait envie d'en savoir plus... Est-ce que le second tome sera une suite directe? Une histoire indépendante donnant des réponses aux questions posées par le premier tome? Difficile de prédire ce que la suite de la série nous réserve... Cet album tout seul ne fonctionne clairement pas, l'histoire est difficile à aborder car son début est lent et peu compréhensible, l'unique personnage que l'on suit, erre entre les méandres de son esprit et un curieux environnement difficilement définissable, la frontière des univers est souvent floue. Le premier contact avec cette série est laborieux. Je n'ai rien à redire des dessins, je les trouve réussis, c'est très peu éclairé, très sombre. Une retranscription idéale des nombreuses zones d'ombres qui habitent l'esprit du personnage principal. Je lirai la suite pour satisfaire ma curiosité, en attendant j'ai trop peu d'éléments pour donner un avis favorable à la lecture de ce premier volet. JJJ
La Boîte noire
L'intrigue de cet album se base sur une idée de départ plutôt originale, un homme qui suite à un accident essaye de comprendre qui il est vraiment au travers de messages exhumés de son subconscient. Dommage que cet attirant scénario soit trop souvent maladroit. Les messages sous formes de notes parfois incompréhensibles qui mêlent faits réellement importants et futilités totales, sont autant de fils qui tissent la toile obscure de l'inconscient du personnage principal. Ce procédé est construit de façon réussie, c'est le point fort de l'album, le héros pour donner du sens à tout ceci va suivre ces pistes avec une détermination extrême, quitte à atteindre les portes menant à l'aliénation. Ca commence bien, ça s'annonce bien mené et prenant, malheureusement certaines réponses capitales sont parfois données bien trop brutalement, ce qui atténue singulièrement l'intérêt... comme par exemple l'incroyable révélation que lui font ses parents (page 40), qui est bien sûr nécessaire au bon déroulement de l'histoire, mais amené avec si peu de finesse que cela parait totalement saugrenu, en décalage avec le contexte principal. Ce n'est hélas pas la seule facilité de ce genre et c'est autant d'entorses que l'on a du mal à pardonner. Et que dire de la conclusion bien trop simple et hâtive, aussi surprenante que décevante, qui ne peut que stupéfaire le lecteur. J'ai été fort déçu à la fin, malgré un dessin fort correct et un potentiel de départ évident, cette BD est bancale. JJJ
Coelacanthes
"Coelacanthes"... un titre intriguant pour un roman graphique... Cette BD met en exergue les sentiments des personnages et l'ambiguïté de leurs relations, comme cela a déjà été fait, refait ou encore défait à maintes reprises. J'ai été vraiment rebuté par la narration "éparpillée" de cet album, j'ai eu l'impression que certaines émotions fortes ressortaient parfois un peu vainement de ce qui m'est apparu comme étant un grand galimatias. Cette histoire à la fois abrupte et abstraite ne m'a pas touché, et, si comme pas mal de gens, j'ai été charmé par les magnifiques dessins, qui à mes yeux ont bien plus de résonance que les textes, ça n'a pas suffit pour retenir mon attention. "Coelacanthes", une BD qui tente d'en faire peut-être un peu trop, on est en droit de trouver cela audacieux, en ce qui me concerne un propos plus sobre aurait été bienvenu pour aérer cette oeuvre. J'en garde le souvenir d'une lecture ennuyeuse que je me garderai bien de recommander. JJJ
Avec Jean-Paul II
Alors attention : j'enregistre cette bd non pas parce que je le l'aime bien mais parce qu'elle est vraiment bien faite. Déjà les bd historiques, j'aime pas du tout. Mais celle-là, rien à redire. Les dessins sont superbes et l'histoire vraiment superbement bien racontée. Mais j'ai pas du tout le coup de cœur. 5 mars 2007 Avis sur le 3ème tome. Tout comme les premiers tomes, ce dernier est bien fait, il est raconté clairement, assez bien dessiné, mais je ne suis toujours pas fan.