Le thème de cette BD en lui même est plutôt intéressant, mais le traitement en est assez léger.
L'exemple type d'une BD au scénario trop simpliste pour tenir ses promesses, dommage de réduire cette séduisante idée à son strict minimum. D'autres oeuvres présentant souvent des sociétés régies par différentes formes de pouvoirs matriarcales, où l'homme n'est là que pour perpétuer l'espèce existent, mais dés les deux ou trois premières pages de "Le Grand Manque", on se rend vite compte que le concept est ici poussé à l'extrême, l'homme est un élément inconnu dans cet univers.
Une série au départ alléchant... mais qui s'essouffle vite. Passé quelques pages, le manque de finesse se fait sentir, le régime clergé-flic qui impose une dictature de fer est dépeint de manière trop convenue et les rapports entre les personnages sont dépourvus de délicatesse. C'est un peu trop lourd et maladroit pour que l'on s'attache à cette histoire, tout devient trop prévisible, même la fin du premier tome qui est pourtant un dénouement autant stupide que spectaculaire ne parvient pas à surprendre, c'est tout juste grotesque.
Heureusement, les dessins sont chouettes, ça m'a poussé à terminer le premier tome, je lirai peut-être le second... si je lui tombe dessus par hasard.
Je ne peux conseiller la lecture de cette BD, encore moins son achat. Ses quelques qualités sont masquées par trop de défauts.
JJJ
Sur le papier, l'idée semblait séduisante. Consacrer un one-shot à l'un des personnages principaux et l'un des plus énigmatique de la BD Le Triangle Secret pouvait redonner à la série un nouveau souffle. Vu mon ton, vous aurez compris que telle ne fut pas mon impression en lisant ce volume.
Sur le modèle de Les 7 vies de l'épervier, Glénat nous ressort une série à rallonges et avec des albums parallèles sensés éclaircir ou apporter un plus à l"énigme principale. Personnellement, j"avais déjà décroché à la fin du premier cycle et là un sujet qui aurait pu être traité entre 5 et 10 planches s"étale sur plus d"un album « normal » (56 pages).
De cet album, on pouvait attendre beaucoup plus sur l'histoire de Hertz et sur son parcours. Nous n'avons le droit qu'à une toute petite partie et à la divulgation d'un sentiment de culpabilité qui n'apporte pas grand chose à la série. Certes nous découvrons ce qui a mené Hertz à la franc-maçonnerie mais cela aurait un sens si d'autres tomes devaient suivre. Cet album étant un one-shot, il n'en sera rien...
Après lecture du tome 3 :
Tiens une histoire de vaudou dans un western ou dans un univers proche. Mais après Jim Cutlass, "les jardins de la peur", les Inoxydables, etc... le genre manque d'originalité surtout dans la façon dont il est traité. Mis à part le contexte de Cuba, Christian Rossi n'a pas dû être dépaysé par le scénario.
Quand en plus et dès ce premier tome, les auteurs nous donnent trop facilement les clés de décryptage du mythe vaudou, l'histoire, qui dans ce genre doit nous terrifier, ne prend donc pas et le côté fantastique de l'album est par là même annihilé.
A côté de cela, on nous sert un côté historique et des héros grands sauveurs de la démocratie, avec les premières élections démocratiques à Cuba, mais tout cela est également un peu trop en arrière plan et vu et revu dans le genre.
Vous l'aurez donc compris, l'ensemble m'a laissé sur ma faim et ce n'est pas le dessin de Rossi, certes tout à fait correct, qui me fera chavirer pour cet album.
Arlequin fait sa première apparition dans l'hebdo Tintin n° 3, 3ème année, du 17 Janvier 1978.
Arlequin ?... Un agent secret français... pardon : gascon, dont les aventures sont imaginées par Van Hamme et dessinées par Dany.
Waow...! la belle équipe ! Mwouais... mais la sauce ne prend pas.
Imaginée comme une série inspirée de "'Amicalement Vôtre" (avec Roger Moore et Tony Curtis), elle se veut bondissante, pleine d'imprévus, explosive... Le problème, personnellement, c'est que tous ces ingrédients ne se sont pas bien mélangés dans le shaker. Ca se lit mais sans plus.
Déjà qu'avec un héros qui pratique le "gascon-fu"...
Effectivement, "Arlequin" -comme il m'a déçu- décevra les lecteurs. Série peu convaincante, elle m'a semblé "inutile". Dommage car elle bénéficiait de deux très bons auteurs.
"Arlequin" va s'arrêter après trois histoires. Quasi 10 ans plus tard le duo Jitery-Rodolphe la reprend. Ben oui... mais sans plus.
J'ai coté "2" pour Van Hamme et Dany. Je ne vous dis pas pour les autres !...
Déçu que je suis !...
Toupet montre sa frimousse dans l'hebdo Spirou n° 1444 du 16 Décembre 1965.
Toupet ?... C'est la tornade en couches-culottes de la famille Dubois. Ce bambin est adorable, mais surtout agité. Tout ce qu'il attrape, il le casse. Sans compter son grand plaisir à martyriser le chien du voisin... il adore !
Curieux parcours que "Toupet". La première histoire est en 4 planches. En Mars 1966, retour dans Spirou pour un récit de 6 pages.
Et puis... plus rien pendant 20 ans. C'est en 1987 que ce bambin frondeur fait son retour définitif dans le dit hebdo. Dupuis l'éditera sous forme d'albums dès 1989.
Toupet ?... Ben... ce sont des gags. Ou plutôt des historiettes qui font sourire. Deux, voire trois albums (les premiers), c'est bien pour se rendre compte de ce qu'il est, de son univers. Nous en sommes au-delà de 15. Ca fait comme une surdose...
Ses auteurs :
Christian GODARD, dessinateur-scénariste, est né à Paris le 24 Mars 1932. Surtout connu pour "Norbert et Kari" et Martin Milan.
Albert BLESTEAU, ici dessinateur de la série dès 1987, est né à Rennes le 8 Juin 1950. A dessiné -entre autres- l'album 7 de Benoît Brisefer, a créé Wofi.
L'action démarre dans le mensuel "Circus" n° 31 de Décembre 1985.
Action ?... Réaction plutôt... Paris a été dévasté par une guerre nucléaire. La capitale française, vide de toutes ressources, est en proie aux pires exactions. Le Prince de Mortelune y règne ; une sorte de potentat lubrique et sans scrupule. Il est normalement invincible car il possède le secret de l'immortalité.
Mortelune est néanmoins amoureux de Violhaine, la fille d'un boucher. Il suit aussi -parfois- les conseils de Barnabé, un nain à l'immense pouvoir...
Dans ce "nouveau monde" seule la quête du plaisir et les luttes pour le pouvoir suprême paraissent être les seuls buts des divers personnages.
Cette saga futuriste, au dessin baroque, bien que magnifiquement réalisée, ne m'inspire pas.
Pourtant très bon lecteur, je n'accroche pas vraiment au postulat : bombe nucléaire - Paris (entre autres) dévasté - survivants - Maître (le mauvais) des lieux - lutte pour supplanter ce maître - etc... Sincèrement, vous ne trouvez pas que ce genre d'histoire(s) a déjà été lu/vu pas mal de fois, même si c'est dans d'autres styles graphiques ?.. Enfin, ce n'est que mon (humble) opinion personnelle.
Les auteurs :
Philippe ADAMOV, dessinateur-scénariste français, est né à Londres le 27 Juin 1956. Outre cette série, Adamov est aussi connu pour Le Vent des Dieux. Mais il est également un des piliers de la série de dessins animés "Ulysse 31" de très bonne mémoire. Le saviez-vous ?...
Patrick COTHIAS, scénariste français, est né à Paris le 31 Décembre 1948. On lui doit de très nombreux scénarios de séries à succès.
Nos deux jeunes gens font leur apparition dans l'hebdo "Djin" n° 43 (3ème année) du 27 Octobre 1976.
Brunelle et Colin ?... Une jeune -mais capricieuse- princesse et son jeune page qui vont parcourir de multiples routes et vivre ensemble de nombreuses péripéties. Dans un Moyen-Age assez fantaisiste, ces adolescents n'auront cesse de se chamailler... tout en étant les meilleurs amis du monde.
Robert Génin est au scénario, François Bourgeon au dessin. Ce dernier fait déjà montre d'un excellent style personnel, au trait réaliste. Mais, accaparé par ses "Passagers du vent", Bourgeon cèdera le relais à Didier Convard dès l'opus n° 3.
Brunelle et Colin ?... Ca se laisse lire. C'est gentillet mais pas vraiment attachant. Ils vivront dans sept albums, dont le dernier édité en 1988. Je ne pense pas qu'on les reverra un jour.
Je n'en conseille pas l'achat, sauf pour les inconditionnels de Bourgeon.
Editée par Glénat, cette série paraît en Belgique sous "l'estampillage" Dupuis.
Sillage est une série dont la première chose qui marque est le dessin, plutôt réussi. Au niveau scénario, c'est malheureusement très inégal. Le meilleur tome reste à mes yeux le numéro 3, très loin au dessus de tous les autres. L'histoire avance très doucement, trop doucement en fait. Certains volumes sont totalement anecdotiques et font perdre un grand intérêt à la série.
Bref, si un seul tome mérite 4/5 ou 5/5, les autres se méritent pas plus de 3/5, voire bien moins pour certains. Une série passable au final, que je n'ai pas gardée dans ma BDthèque.
Note approximative : 1.5/5
A vrai dire, si je n'avais pas lu l'article concernant cette BD dans le tome 2 de l'Eprouvette, je ne l'aurais jamais lue.
Si je l'avais lue sans à-priori, j'aurais constaté cela :
- des petits scénarios de SF un peu désuets et sans surprise mais qui se laissent lire
- un dessin médiocre notamment du fait de couleurs affreuses
- circulez, y a rien à voir, vous pouvez toujours emprunter ça en bibliothèque si vous avez du temps à perdre
Mais voilà ce que cette BD a de spécial : la quasi-totalité de ses planches sont TOTALEMENT pompées. Sans l'article de l'Eprouvette, je ne l'aurais sans doute pas vu, même si certaines images étonnent un peu, une impression de déjà-vu, une drôle d'impression que les images d'une même case ne collent pas tellement entre elles.
Mais voilà, des cases entières, des personnages, des décors, quasiment tout dans cette BD a été purement et simplement décalqué sur des bandes-dessinées d'auteurs tels que Victor De La Fuente, Juan Gimenez, Paolo Serpieri, Pepe Moreno et quelques autres. Et quand ce n'est pas sur d'autres dessins, ce sont des photos qui sont recopiées ou simplement utilisées en décor, notamment pour les vues spatiales. Les cases ressemblent en fait à de drôles de photo-montages à base de morceaux d'autres BDs. Du pompage intégral, de A à Z. Et ce qui n'est pas pompé se repère très vite puisque ce sont précisément les zones de dessins qui sont très mal dessinées, visages de personnages et autres décors dignes d'un débutant en dessin.
Comme il est dit dans l'Eprouvette : incroyable qu'un éditeur comme Glénat/Comics USA aie pu laisser passer ça et publier cette BD.
Ceci étant dit, l'auteur semble jouer un petit peu sur le fait qu'il ait tout pompé : le récit englobant les nouvelles de SF, récit mettant en scène un équivalent de l'auteur lui-même présentant à un éditeur (Glénat d'ailleurs) les histoires de cet album, se termine par ces quelques mots : "je dessine souvent d'après photo" et "j'ai réussi à lui fourguer un album complet. Mais faudra encore peaufiner le droïde nègre si on veut passer à tous les coups."
Impressionnant...
Mais ça n'en reste pas moins une BD nulle et moche, même si elle se lit et attirera sans conteste le lecteur au courant de sa particularité.
Pierre Tombal creuse sa première tombe dans l'hebdo Spirou n° 2372 du 29 Septembre 1983.
Pierre Tombal ?... C'est tout simple : il est fossoyeur de son état. Un fossoyeur comme on se l'imagine : la casquette vissée sur la tête, une cigarette au bec, la pelle en mains.
Et il a beaucoup de flegme, le Pierre. Heureusement, car il s'en passe des choses dans "son" cimetière. Les "habitants" ne sont pas "muets comme des tombes" et ne profitent que très peu d'un repos qu'ils croient éternel.
Ses premiers gags sont courts, en une planche, puis passeront en récits complets suite à l'avidité des lecteurs. Il est vrai que la série est on ne peut plus originale.
Cauvin et Hardy nous balancent un cocktail d'humour noir. Vérifiez dans vos albums : vous trouverez parfois sur les tombes les noms de collègues dessinateurs, scénaristes, amis de ce duo... et encore de ce monde !...
Problème pourtant : malgré que nos deux auteurs se renouvellent, force est de constater une certaine lassitude. En fait, Pierre Tombal, c'est comme au théâtre : une histoire, un lieu. Et lorsqu'on voit trop souvent la même pièce, on finit par en avoir plus qu'un certain détachement.
A raison d'un album par an (au-moins) la série continue pourtant son chemin. Le trait nerveux de Hardy, les scénarios -parfois au vitriol- de Cauvin, en sont sûrement pour quelque chose...
Je ne conseille pas l'achat de la série, mais quelques albums "de première jeunesse" sont -toutefois- à posséder.
Une phrase pourrait résumer cette série : "Il ne faut pas rire de la mort, ça me fait marrer !"
Les auteurs :
Marc HARDY, dessinateur-scénariste belge, est né à Liège le 15 Août 1957. Outre notre ami Pierre, il a collaboré à la série "Les Franval", a créé La Patrouille des Libellules, "Garonne et Guitare" sur un scénario de Mythic.
Raoul CAUVIN, scénariste de nationalité belge, est né à Antoing le 26 Septembre 1938. Un pondeur d'idées. A scénarisé de très nombreuses et fort connues séries telles : Les Tuniques Bleues, les Femmes en Blanc, Pauvre Lampil, "Le Vieux Bleu", Godaille et Godasse, Cupidon, Les Psy et autres joyeusetés...
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Le Grand Manque
Le thème de cette BD en lui même est plutôt intéressant, mais le traitement en est assez léger. L'exemple type d'une BD au scénario trop simpliste pour tenir ses promesses, dommage de réduire cette séduisante idée à son strict minimum. D'autres oeuvres présentant souvent des sociétés régies par différentes formes de pouvoirs matriarcales, où l'homme n'est là que pour perpétuer l'espèce existent, mais dés les deux ou trois premières pages de "Le Grand Manque", on se rend vite compte que le concept est ici poussé à l'extrême, l'homme est un élément inconnu dans cet univers. Une série au départ alléchant... mais qui s'essouffle vite. Passé quelques pages, le manque de finesse se fait sentir, le régime clergé-flic qui impose une dictature de fer est dépeint de manière trop convenue et les rapports entre les personnages sont dépourvus de délicatesse. C'est un peu trop lourd et maladroit pour que l'on s'attache à cette histoire, tout devient trop prévisible, même la fin du premier tome qui est pourtant un dénouement autant stupide que spectaculaire ne parvient pas à surprendre, c'est tout juste grotesque. Heureusement, les dessins sont chouettes, ça m'a poussé à terminer le premier tome, je lirai peut-être le second... si je lui tombe dessus par hasard. Je ne peux conseiller la lecture de cette BD, encore moins son achat. Ses quelques qualités sont masquées par trop de défauts. JJJ
Le Triangle Secret - Hertz
Sur le papier, l'idée semblait séduisante. Consacrer un one-shot à l'un des personnages principaux et l'un des plus énigmatique de la BD Le Triangle Secret pouvait redonner à la série un nouveau souffle. Vu mon ton, vous aurez compris que telle ne fut pas mon impression en lisant ce volume. Sur le modèle de Les 7 vies de l'épervier, Glénat nous ressort une série à rallonges et avec des albums parallèles sensés éclaircir ou apporter un plus à l"énigme principale. Personnellement, j"avais déjà décroché à la fin du premier cycle et là un sujet qui aurait pu être traité entre 5 et 10 planches s"étale sur plus d"un album « normal » (56 pages). De cet album, on pouvait attendre beaucoup plus sur l'histoire de Hertz et sur son parcours. Nous n'avons le droit qu'à une toute petite partie et à la divulgation d'un sentiment de culpabilité qui n'apporte pas grand chose à la série. Certes nous découvrons ce qui a mené Hertz à la franc-maçonnerie mais cela aurait un sens si d'autres tomes devaient suivre. Cet album étant un one-shot, il n'en sera rien...
W.E.S.T
Après lecture du tome 3 : Tiens une histoire de vaudou dans un western ou dans un univers proche. Mais après Jim Cutlass, "les jardins de la peur", les Inoxydables, etc... le genre manque d'originalité surtout dans la façon dont il est traité. Mis à part le contexte de Cuba, Christian Rossi n'a pas dû être dépaysé par le scénario. Quand en plus et dès ce premier tome, les auteurs nous donnent trop facilement les clés de décryptage du mythe vaudou, l'histoire, qui dans ce genre doit nous terrifier, ne prend donc pas et le côté fantastique de l'album est par là même annihilé. A côté de cela, on nous sert un côté historique et des héros grands sauveurs de la démocratie, avec les premières élections démocratiques à Cuba, mais tout cela est également un peu trop en arrière plan et vu et revu dans le genre. Vous l'aurez donc compris, l'ensemble m'a laissé sur ma faim et ce n'est pas le dessin de Rossi, certes tout à fait correct, qui me fera chavirer pour cet album.
Arlequin
Arlequin fait sa première apparition dans l'hebdo Tintin n° 3, 3ème année, du 17 Janvier 1978. Arlequin ?... Un agent secret français... pardon : gascon, dont les aventures sont imaginées par Van Hamme et dessinées par Dany. Waow...! la belle équipe ! Mwouais... mais la sauce ne prend pas. Imaginée comme une série inspirée de "'Amicalement Vôtre" (avec Roger Moore et Tony Curtis), elle se veut bondissante, pleine d'imprévus, explosive... Le problème, personnellement, c'est que tous ces ingrédients ne se sont pas bien mélangés dans le shaker. Ca se lit mais sans plus. Déjà qu'avec un héros qui pratique le "gascon-fu"... Effectivement, "Arlequin" -comme il m'a déçu- décevra les lecteurs. Série peu convaincante, elle m'a semblé "inutile". Dommage car elle bénéficiait de deux très bons auteurs. "Arlequin" va s'arrêter après trois histoires. Quasi 10 ans plus tard le duo Jitery-Rodolphe la reprend. Ben oui... mais sans plus. J'ai coté "2" pour Van Hamme et Dany. Je ne vous dis pas pour les autres !... Déçu que je suis !...
Toupet
Toupet montre sa frimousse dans l'hebdo Spirou n° 1444 du 16 Décembre 1965. Toupet ?... C'est la tornade en couches-culottes de la famille Dubois. Ce bambin est adorable, mais surtout agité. Tout ce qu'il attrape, il le casse. Sans compter son grand plaisir à martyriser le chien du voisin... il adore ! Curieux parcours que "Toupet". La première histoire est en 4 planches. En Mars 1966, retour dans Spirou pour un récit de 6 pages. Et puis... plus rien pendant 20 ans. C'est en 1987 que ce bambin frondeur fait son retour définitif dans le dit hebdo. Dupuis l'éditera sous forme d'albums dès 1989. Toupet ?... Ben... ce sont des gags. Ou plutôt des historiettes qui font sourire. Deux, voire trois albums (les premiers), c'est bien pour se rendre compte de ce qu'il est, de son univers. Nous en sommes au-delà de 15. Ca fait comme une surdose... Ses auteurs : Christian GODARD, dessinateur-scénariste, est né à Paris le 24 Mars 1932. Surtout connu pour "Norbert et Kari" et Martin Milan. Albert BLESTEAU, ici dessinateur de la série dès 1987, est né à Rennes le 8 Juin 1950. A dessiné -entre autres- l'album 7 de Benoît Brisefer, a créé Wofi.
Les Eaux de Mortelune
L'action démarre dans le mensuel "Circus" n° 31 de Décembre 1985. Action ?... Réaction plutôt... Paris a été dévasté par une guerre nucléaire. La capitale française, vide de toutes ressources, est en proie aux pires exactions. Le Prince de Mortelune y règne ; une sorte de potentat lubrique et sans scrupule. Il est normalement invincible car il possède le secret de l'immortalité. Mortelune est néanmoins amoureux de Violhaine, la fille d'un boucher. Il suit aussi -parfois- les conseils de Barnabé, un nain à l'immense pouvoir... Dans ce "nouveau monde" seule la quête du plaisir et les luttes pour le pouvoir suprême paraissent être les seuls buts des divers personnages. Cette saga futuriste, au dessin baroque, bien que magnifiquement réalisée, ne m'inspire pas. Pourtant très bon lecteur, je n'accroche pas vraiment au postulat : bombe nucléaire - Paris (entre autres) dévasté - survivants - Maître (le mauvais) des lieux - lutte pour supplanter ce maître - etc... Sincèrement, vous ne trouvez pas que ce genre d'histoire(s) a déjà été lu/vu pas mal de fois, même si c'est dans d'autres styles graphiques ?.. Enfin, ce n'est que mon (humble) opinion personnelle. Les auteurs : Philippe ADAMOV, dessinateur-scénariste français, est né à Londres le 27 Juin 1956. Outre cette série, Adamov est aussi connu pour Le Vent des Dieux. Mais il est également un des piliers de la série de dessins animés "Ulysse 31" de très bonne mémoire. Le saviez-vous ?... Patrick COTHIAS, scénariste français, est né à Paris le 31 Décembre 1948. On lui doit de très nombreux scénarios de séries à succès.
Brunelle et Colin
Nos deux jeunes gens font leur apparition dans l'hebdo "Djin" n° 43 (3ème année) du 27 Octobre 1976. Brunelle et Colin ?... Une jeune -mais capricieuse- princesse et son jeune page qui vont parcourir de multiples routes et vivre ensemble de nombreuses péripéties. Dans un Moyen-Age assez fantaisiste, ces adolescents n'auront cesse de se chamailler... tout en étant les meilleurs amis du monde. Robert Génin est au scénario, François Bourgeon au dessin. Ce dernier fait déjà montre d'un excellent style personnel, au trait réaliste. Mais, accaparé par ses "Passagers du vent", Bourgeon cèdera le relais à Didier Convard dès l'opus n° 3. Brunelle et Colin ?... Ca se laisse lire. C'est gentillet mais pas vraiment attachant. Ils vivront dans sept albums, dont le dernier édité en 1988. Je ne pense pas qu'on les reverra un jour. Je n'en conseille pas l'achat, sauf pour les inconditionnels de Bourgeon. Editée par Glénat, cette série paraît en Belgique sous "l'estampillage" Dupuis.
Sillage
Sillage est une série dont la première chose qui marque est le dessin, plutôt réussi. Au niveau scénario, c'est malheureusement très inégal. Le meilleur tome reste à mes yeux le numéro 3, très loin au dessus de tous les autres. L'histoire avance très doucement, trop doucement en fait. Certains volumes sont totalement anecdotiques et font perdre un grand intérêt à la série. Bref, si un seul tome mérite 4/5 ou 5/5, les autres se méritent pas plus de 3/5, voire bien moins pour certains. Une série passable au final, que je n'ai pas gardée dans ma BDthèque.
Souvenirs d'avenir
Note approximative : 1.5/5 A vrai dire, si je n'avais pas lu l'article concernant cette BD dans le tome 2 de l'Eprouvette, je ne l'aurais jamais lue. Si je l'avais lue sans à-priori, j'aurais constaté cela : - des petits scénarios de SF un peu désuets et sans surprise mais qui se laissent lire - un dessin médiocre notamment du fait de couleurs affreuses - circulez, y a rien à voir, vous pouvez toujours emprunter ça en bibliothèque si vous avez du temps à perdre Mais voilà ce que cette BD a de spécial : la quasi-totalité de ses planches sont TOTALEMENT pompées. Sans l'article de l'Eprouvette, je ne l'aurais sans doute pas vu, même si certaines images étonnent un peu, une impression de déjà-vu, une drôle d'impression que les images d'une même case ne collent pas tellement entre elles. Mais voilà, des cases entières, des personnages, des décors, quasiment tout dans cette BD a été purement et simplement décalqué sur des bandes-dessinées d'auteurs tels que Victor De La Fuente, Juan Gimenez, Paolo Serpieri, Pepe Moreno et quelques autres. Et quand ce n'est pas sur d'autres dessins, ce sont des photos qui sont recopiées ou simplement utilisées en décor, notamment pour les vues spatiales. Les cases ressemblent en fait à de drôles de photo-montages à base de morceaux d'autres BDs. Du pompage intégral, de A à Z. Et ce qui n'est pas pompé se repère très vite puisque ce sont précisément les zones de dessins qui sont très mal dessinées, visages de personnages et autres décors dignes d'un débutant en dessin. Comme il est dit dans l'Eprouvette : incroyable qu'un éditeur comme Glénat/Comics USA aie pu laisser passer ça et publier cette BD. Ceci étant dit, l'auteur semble jouer un petit peu sur le fait qu'il ait tout pompé : le récit englobant les nouvelles de SF, récit mettant en scène un équivalent de l'auteur lui-même présentant à un éditeur (Glénat d'ailleurs) les histoires de cet album, se termine par ces quelques mots : "je dessine souvent d'après photo" et "j'ai réussi à lui fourguer un album complet. Mais faudra encore peaufiner le droïde nègre si on veut passer à tous les coups." Impressionnant... Mais ça n'en reste pas moins une BD nulle et moche, même si elle se lit et attirera sans conteste le lecteur au courant de sa particularité.
Pierre Tombal
Pierre Tombal creuse sa première tombe dans l'hebdo Spirou n° 2372 du 29 Septembre 1983. Pierre Tombal ?... C'est tout simple : il est fossoyeur de son état. Un fossoyeur comme on se l'imagine : la casquette vissée sur la tête, une cigarette au bec, la pelle en mains. Et il a beaucoup de flegme, le Pierre. Heureusement, car il s'en passe des choses dans "son" cimetière. Les "habitants" ne sont pas "muets comme des tombes" et ne profitent que très peu d'un repos qu'ils croient éternel. Ses premiers gags sont courts, en une planche, puis passeront en récits complets suite à l'avidité des lecteurs. Il est vrai que la série est on ne peut plus originale. Cauvin et Hardy nous balancent un cocktail d'humour noir. Vérifiez dans vos albums : vous trouverez parfois sur les tombes les noms de collègues dessinateurs, scénaristes, amis de ce duo... et encore de ce monde !... Problème pourtant : malgré que nos deux auteurs se renouvellent, force est de constater une certaine lassitude. En fait, Pierre Tombal, c'est comme au théâtre : une histoire, un lieu. Et lorsqu'on voit trop souvent la même pièce, on finit par en avoir plus qu'un certain détachement. A raison d'un album par an (au-moins) la série continue pourtant son chemin. Le trait nerveux de Hardy, les scénarios -parfois au vitriol- de Cauvin, en sont sûrement pour quelque chose... Je ne conseille pas l'achat de la série, mais quelques albums "de première jeunesse" sont -toutefois- à posséder. Une phrase pourrait résumer cette série : "Il ne faut pas rire de la mort, ça me fait marrer !" Les auteurs : Marc HARDY, dessinateur-scénariste belge, est né à Liège le 15 Août 1957. Outre notre ami Pierre, il a collaboré à la série "Les Franval", a créé La Patrouille des Libellules, "Garonne et Guitare" sur un scénario de Mythic. Raoul CAUVIN, scénariste de nationalité belge, est né à Antoing le 26 Septembre 1938. Un pondeur d'idées. A scénarisé de très nombreuses et fort connues séries telles : Les Tuniques Bleues, les Femmes en Blanc, Pauvre Lampil, "Le Vieux Bleu", Godaille et Godasse, Cupidon, Les Psy et autres joyeusetés...