Rien de bien transcendant dans cette bd à l’humour bon enfant. Pas de gros éclats de rires, juste quelques sourires esquissés au détour d’une page. Quelques idées intéressantes, des anachronismes parsemés de ci de là et des gags qui utilisent souvent le même ressort narratif. Mais le tout reste léger et vite lu. Un bon point pour les dessins de Tranchand que je trouve vraiment sympathiques et reconnaissables entre mille. A emprunter, pourquoi pas ?
A l’époque de sa sortie, je me souviens que "Relais & Mago" avait bénéficié de pas mal de publicité sur le net. Bizarrement, aucune des librairies spécialisées que je fréquentais ne l’avait reçue. Ce n’est que très récemment que j’ai eu l’occasion de lire le premier opus, après l’avoir déniché dans un bac à occaz.
D’après les dires des auteurs, ils souhaitaient faire de l’Heroic Fantasy délirante et burlesque dans l’esprit de Terry Pratchett et des Monty Pythons… Ils sont loin d’avoir atteint leur objectif selon moi. Le récit manque cruellement d’originalité et de maturité. Je déplore l’absence de double niveau de lecture, ce qui rend cette série clairement orientée teenager. L’histoire est parsemée de références nombreuses. Mais on a la désagréable impression que ces clins d’oeils sont insérés de manière artificielle et sans aucune finesse. De plus, le lecteur ne doit pas fournir le moindre effort pour les découvrir. Personnellement, voir Frodon passer dans une case, ça ne me fait pas marrer. De plus, j’ai été peu réceptif à cet humour qui sent le "déjà vu". Pour moi, ça tombe à plat.
Côté dessin, il n’est pas désagréable mais sans saveur particulière. Le trait reste un peu trop rectiligne pour insuffler un tant soit peu de dynamisme au dessin. Bon, Gossuin (le héros, pas Elodie) arrive à récupérer une larme de femme crocodile à la fin de l’album et à faire copain-copain avec un garou. Je suppose qu’il réussira à trouver une dent de pharaon orc dans l’opus suivant... qu’il ne me tarde pas de lire.
Pour conclure, la réelle innovation apportée par les auteurs est l’interactivité de la série avec le lecteur grâce à des petits boucliers qui renvoient au site internet "www.relaismago.com" où l’univers est davantage développé. Toutefois, cette innovation n’en est plus une depuis que le site bénéficie d’un accès restreint.
Un scénario que l'on pourrait qualifier de... facile et pour ma part sans grand intérêt, des dessins qui ne sont pas à la hauteur de ceux présentés sur la couverture, bref une Bédé alimentaire....
Aucun plaisir n'est ressorti de la lecture de ces 2 tomes si ce n'est le temps passé sur mon canapé moelleux.
Une série à éviter pour ne pas juger trop hâtivement Juan Gimenez qui nous a tout de même habitués à mieux.
Au vu du titre je pensais que cette BD traitait d'un sujet un peu plus brûlant, il n'en est rien.
Chauzy et Jonquet nous présentent ici un monde assez décalé et son système administratif complètement embourbé par les procédures et la paperasserie, rendant les usagers complètement fous, pressés les uns contre les autres dans d'interminables files d'attentes.
En introduisant un trublion dans cet univers, les auteurs nous montrent l'affrontement de la vieille garde et la nouvelle école. On ne peut pas dire que tout ça soit bien excitant...
On tente de se moquer gentiment de l'administration, mais cette représentation flirtant maladroitement avec l'absurde ne m'a ni fait rire, ni convaincu.
Trop décalé pour être qualifiée de subversive, cette BD ne m'a passionné à aucun moment.
Les dessins de Chauzy, sont toujours très réussis et agréables à regarder, cela ne suffit pas pour autant à rendre cet album indispensable.
JJJ
Ma lecture de cet album partait plutôt bien. Les scénarios de Christin, même s'ils se répètent parfois, sont souvent intéressants et originaux. Et le dessin de Vern, ici, rappelle grandement les débuts de Bilal avec le même Christin.
Ce dessin est tout à fait correct. On finit cependant par se lasser de ces décors tracés à la règle, ce qui rend les voitures particulièrement affreuses par exemple. Et on se lasse aussi de ne voir des visages que des profils, face et trois-quarts sans aucune autre alternative. Cependant, la colorisation est à mon sens très bonne et donne un bel aspect à l'ensemble malgré les défauts et manquements du dessin.
L'histoire commence comme une banale histoire d'espionnage avec un agent secret qui suit les ordres et les bouts de piste qu'on lui donne. Mais très vite, son histoire va se transformer en jeu de pistes, en rencontres de contacts en contacts avec des méthodes assez ridicules pour mener d'un contact à l'autre. On se demande où cela nous mène et surtout quel est l'intérêt de ce jeu de pistes.
Et la vérité éclate hélas assez rapidement : la structure du récit est incohérente et ridicule. En effet, on est baladé en même temps que cet agent secret inutile pour être menés à une conclusion à laquelle tout le monde est convié, à un endroit que tout le monde connaissait finalement sauf le héros et où logiquement le héros aurait dû être envoyé directement par ses patrons plutôt que d'avoir à suivre sa succession de péripéties sans intérêt. Et pourquoi l'amener là ? Pour résoudre en deux secondes d'une manière que n'importe qui aurait pu faire une... super intrigue à base d'armes bactériologiques à laquelle on croit autant qu'à la cohérence du récit.
Une mauvaise utilisation à mon sens de l'imagination de Christin et de sa connaissance des réseaux pro-communistes et des relations Est-Ouest en Europe au début des années 80 car le récit qui en ressort est aussi ennuyeux que bidon.
Cubitus montre son gros nez pour la première fois dans l'hebdo Tintin n°16, 23ème année, du 16 Avril 1968.
Cubitus ?... Un bon gros toutou tout blanc au nez noir. Il a pour "maître" Sémaphore, un ancien marin. Et aussi un ennemi : Sénéchal, un chat noir.
Son monde ?... C'est la vie de tous les jours, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, ses amitiés et ses haines. Cubitus aime ne rien faire, à part la sieste. Il adore manger et est très casanier. Gentil le toutou ?... Oui, mais, si on vient le contrarier il peut être très désagréable ainsi que de mauvaise foi.
Le décor est planté. Un décor qui ressemble furieusement à celui d'Achille Talon car Dupa (le créateur de notre chienchien) a été l'assistant de Greg.
Tout aurait pu être bien dans le meilleur des mondes si ce n'est que : j'ai rarement pu finir un album de "Cubitus" ! Rien à dire au niveau dessin, non, c'est plutôt au niveau des histoires que le bât blesse. Trop répétitif ! De temps en temps un "coup de génie" de Dupa, mais sinon -et sincèrement- pas grand chose d'attachant. Ca se lit mais s'oublie parfois aussi vite.
Heureusement il y a le trait de Dupa. Tout en rondeur, il arrive formidablement bien à faire s'exprimer ses personnages par la gestuelle et mimique d'un graphisme sûr. Mais à part ça...
"Cubitus" bénéficie pourtant d'un réel succès, publié tant en histoires courtes d'une planche ou deux qu'en longues histoires complètes. Cubitus a même possédé sa propre revue, ainsi que de supports de dessins animés réalisés au Japon (104 épisodes). Tant mieux pour lui.
Le verrons-nous encore longtemps ?... Je ne sais. Son créateur, Dupa, avait une grosse production d'avance ayant permis la sortie d'albums jusqu'en 2002. Mais depuis son décès, aucun "repreneur" éventuel ne s'est encore manifesté.
Cubitus ?... Ben, j'en reprends très rarement un album. Ca ne me tire, de temps en temps, que l'esquisse d'un sourire.
Son auteur :
Luc DUPANLOUP, dit DUPA, dessinateur-scénariste de nationalité belge, est né à Montignies-sur-Sambre le 12 Février 1945. Une saloperie de commotion cérébrale nous l'enlève le 8 Novembre 2000.
Surtout connu pour Cubitus, il a également réalisé des Chlorophylle et participé -en tant que scénariste- a de nombreuses autres séries.
Sincèrement, je m'attendais à mieux en entamant cette BD.
Déjà, je n'aime clairement pas le dessin. Le trait est plutôt correct, ce n'est pas le soucis. Quoique certains visages soient assez moches, je trouve l'ensemble plutôt pas mal. Mais par contre, je n'aime pas du tout l'encrage. Cet encrage, associé à des couleurs que je trouve souvent immondes, me donne une impression de dessin inachevé. Bref, quand je revois les planches de la BD, je les trouve moches, tout simplement, et ce malgré une maîtrise technique du dessin que je constate sans problème.
Le scénario m'intéressait par son idée de départ. Les personnages un peu loufoques et l'ambiance étrange auraient pu me plaire. Mais je me suis assez vite lassé des personnages qui manquent de charme et d'originalité à mon goût. J'ai également assez vite décroché de l'intrigue car le "phénomène" mystérieux m'a finalement assez peu captivé. Et quand je vois où mène le récit en fin d'album, je me dis finalement... bof... Je me suis presque ennuyé par moment et rien de notable ne sort de cette lecture que je pense oublier assez vite.
Corbeyran a fait mieux et nettement plus original comme scénario, et surtout il s'est associé à des dessinateurs que je préfère nettement à Balez.
Une série-clone de Largo Winch. Je n'aime pas du tout cette série. Le personnage m'est antipathique. Quant aux scénarios, ce sont des intrigues financières pointues mais qui ne m'intéressent pas du tout.
Je n'ai jamais lu de "Johan et Pirlouit" pendant mon enfance. J'ai lu un premier album après avoir largement passé l'âge du public visé. J'ai donc eu un regard critique pour ma première lecture.
Et je n'ai pas du tout accroché aux histoires. Je les trouve assez molles et surtout très vieillissantes. De plus, les personnages sont loin d'être attachants, ce qui n'arrange rien. Pour tout dire, je n'ai jamais réussi à me plonger pleinement dans la lecture d'un de ces albums, ni à en lire plus d'un à la fois.
Pour ce qui est des dessins, c'est du classique. Un trait net et sans ratures, mais il faut avouer que le rendu n'est pas terrible. Pour moi, une série à placer bien en-dessous des petits hommes bleus.
Les lecteurs découvrent "Pharaon" dans l'hebdo Super-As n° 66 du 3 Mai 1980.
Pharaon ?... Une sorte d'agent spécial de Sa Très Gracieuse Majesté, la Reine d'Angleterre.
Cette sorte de James Bond va se retrouver dans des histoires qui mêlent intrigues policières, d'espionnage et de fantastique.
Pourtant scénarisée par André-Paul Duchâteau, cette série -avis personnel- ne casse pas trois pattes à un canard. Un fort relent de déjà vu, déjà lu. Ca se pagine mais ne retient pas l'attention -l'éveil même- du lecteur.
A la fin de Super-As (en Octobre 1980), "Pharaon" sera directement publié sous la forme d'albums ; ce jusqu'en 1985. En 1993, une tentative de la reprise de la série a été évoquée, mais sans plus... Et ce n'est peut-être pas plus mal.
Bon, ça a existé. J'en possède. Mais ce n'est pas cette série que je relirai avec plaisir le soir, au coin d'un bon feu...
Ses auteurs ?...
Le scénariste, André-Paul Duchâteau, est un des derniers dinosaures de la BD franco-belge. Je ne vous en parle pas ici, car cette série n'est absolument pas représentative de son oeuvre.
Le dessinateur, Daniel Hulet, dessinateur-scénariste, est né à Bruxelles le 25 Août 1945.
Outre "Pharaon", on lui connaît la série "Léo Gwenn", Les Chemins de la Gloire, "Voyage en tête étrangère"... Mais qui s'en souvient ? Dommage d'ailleurs, car Hulet a une véritable patte graphique personnelle ; torturée, faisant preuve de beaucoup d'originalité.
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Smith et Wesson
Rien de bien transcendant dans cette bd à l’humour bon enfant. Pas de gros éclats de rires, juste quelques sourires esquissés au détour d’une page. Quelques idées intéressantes, des anachronismes parsemés de ci de là et des gags qui utilisent souvent le même ressort narratif. Mais le tout reste léger et vite lu. Un bon point pour les dessins de Tranchand que je trouve vraiment sympathiques et reconnaissables entre mille. A emprunter, pourquoi pas ?
Relais & Mago
A l’époque de sa sortie, je me souviens que "Relais & Mago" avait bénéficié de pas mal de publicité sur le net. Bizarrement, aucune des librairies spécialisées que je fréquentais ne l’avait reçue. Ce n’est que très récemment que j’ai eu l’occasion de lire le premier opus, après l’avoir déniché dans un bac à occaz. D’après les dires des auteurs, ils souhaitaient faire de l’Heroic Fantasy délirante et burlesque dans l’esprit de Terry Pratchett et des Monty Pythons… Ils sont loin d’avoir atteint leur objectif selon moi. Le récit manque cruellement d’originalité et de maturité. Je déplore l’absence de double niveau de lecture, ce qui rend cette série clairement orientée teenager. L’histoire est parsemée de références nombreuses. Mais on a la désagréable impression que ces clins d’oeils sont insérés de manière artificielle et sans aucune finesse. De plus, le lecteur ne doit pas fournir le moindre effort pour les découvrir. Personnellement, voir Frodon passer dans une case, ça ne me fait pas marrer. De plus, j’ai été peu réceptif à cet humour qui sent le "déjà vu". Pour moi, ça tombe à plat. Côté dessin, il n’est pas désagréable mais sans saveur particulière. Le trait reste un peu trop rectiligne pour insuffler un tant soit peu de dynamisme au dessin. Bon, Gossuin (le héros, pas Elodie) arrive à récupérer une larme de femme crocodile à la fin de l’album et à faire copain-copain avec un garou. Je suppose qu’il réussira à trouver une dent de pharaon orc dans l’opus suivant... qu’il ne me tarde pas de lire. Pour conclure, la réelle innovation apportée par les auteurs est l’interactivité de la série avec le lecteur grâce à des petits boucliers qui renvoient au site internet "www.relaismago.com" où l’univers est davantage développé. Toutefois, cette innovation n’en est plus une depuis que le site bénéficie d’un accès restreint.
Léo Roa
Un scénario que l'on pourrait qualifier de... facile et pour ma part sans grand intérêt, des dessins qui ne sont pas à la hauteur de ceux présentés sur la couverture, bref une Bédé alimentaire.... Aucun plaisir n'est ressorti de la lecture de ces 2 tomes si ce n'est le temps passé sur mon canapé moelleux. Une série à éviter pour ne pas juger trop hâtivement Juan Gimenez qui nous a tout de même habitués à mieux.
Du papier faisons table rase
Au vu du titre je pensais que cette BD traitait d'un sujet un peu plus brûlant, il n'en est rien. Chauzy et Jonquet nous présentent ici un monde assez décalé et son système administratif complètement embourbé par les procédures et la paperasserie, rendant les usagers complètement fous, pressés les uns contre les autres dans d'interminables files d'attentes. En introduisant un trublion dans cet univers, les auteurs nous montrent l'affrontement de la vieille garde et la nouvelle école. On ne peut pas dire que tout ça soit bien excitant... On tente de se moquer gentiment de l'administration, mais cette représentation flirtant maladroitement avec l'absurde ne m'a ni fait rire, ni convaincu. Trop décalé pour être qualifiée de subversive, cette BD ne m'a passionné à aucun moment. Les dessins de Chauzy, sont toujours très réussis et agréables à regarder, cela ne suffit pas pour autant à rendre cet album indispensable. JJJ
Le Mycologue et le Caïman
Ma lecture de cet album partait plutôt bien. Les scénarios de Christin, même s'ils se répètent parfois, sont souvent intéressants et originaux. Et le dessin de Vern, ici, rappelle grandement les débuts de Bilal avec le même Christin. Ce dessin est tout à fait correct. On finit cependant par se lasser de ces décors tracés à la règle, ce qui rend les voitures particulièrement affreuses par exemple. Et on se lasse aussi de ne voir des visages que des profils, face et trois-quarts sans aucune autre alternative. Cependant, la colorisation est à mon sens très bonne et donne un bel aspect à l'ensemble malgré les défauts et manquements du dessin. L'histoire commence comme une banale histoire d'espionnage avec un agent secret qui suit les ordres et les bouts de piste qu'on lui donne. Mais très vite, son histoire va se transformer en jeu de pistes, en rencontres de contacts en contacts avec des méthodes assez ridicules pour mener d'un contact à l'autre. On se demande où cela nous mène et surtout quel est l'intérêt de ce jeu de pistes. Et la vérité éclate hélas assez rapidement : la structure du récit est incohérente et ridicule. En effet, on est baladé en même temps que cet agent secret inutile pour être menés à une conclusion à laquelle tout le monde est convié, à un endroit que tout le monde connaissait finalement sauf le héros et où logiquement le héros aurait dû être envoyé directement par ses patrons plutôt que d'avoir à suivre sa succession de péripéties sans intérêt. Et pourquoi l'amener là ? Pour résoudre en deux secondes d'une manière que n'importe qui aurait pu faire une... super intrigue à base d'armes bactériologiques à laquelle on croit autant qu'à la cohérence du récit. Une mauvaise utilisation à mon sens de l'imagination de Christin et de sa connaissance des réseaux pro-communistes et des relations Est-Ouest en Europe au début des années 80 car le récit qui en ressort est aussi ennuyeux que bidon.
Cubitus
Cubitus montre son gros nez pour la première fois dans l'hebdo Tintin n°16, 23ème année, du 16 Avril 1968. Cubitus ?... Un bon gros toutou tout blanc au nez noir. Il a pour "maître" Sémaphore, un ancien marin. Et aussi un ennemi : Sénéchal, un chat noir. Son monde ?... C'est la vie de tous les jours, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines, ses amitiés et ses haines. Cubitus aime ne rien faire, à part la sieste. Il adore manger et est très casanier. Gentil le toutou ?... Oui, mais, si on vient le contrarier il peut être très désagréable ainsi que de mauvaise foi. Le décor est planté. Un décor qui ressemble furieusement à celui d'Achille Talon car Dupa (le créateur de notre chienchien) a été l'assistant de Greg. Tout aurait pu être bien dans le meilleur des mondes si ce n'est que : j'ai rarement pu finir un album de "Cubitus" ! Rien à dire au niveau dessin, non, c'est plutôt au niveau des histoires que le bât blesse. Trop répétitif ! De temps en temps un "coup de génie" de Dupa, mais sinon -et sincèrement- pas grand chose d'attachant. Ca se lit mais s'oublie parfois aussi vite. Heureusement il y a le trait de Dupa. Tout en rondeur, il arrive formidablement bien à faire s'exprimer ses personnages par la gestuelle et mimique d'un graphisme sûr. Mais à part ça... "Cubitus" bénéficie pourtant d'un réel succès, publié tant en histoires courtes d'une planche ou deux qu'en longues histoires complètes. Cubitus a même possédé sa propre revue, ainsi que de supports de dessins animés réalisés au Japon (104 épisodes). Tant mieux pour lui. Le verrons-nous encore longtemps ?... Je ne sais. Son créateur, Dupa, avait une grosse production d'avance ayant permis la sortie d'albums jusqu'en 2002. Mais depuis son décès, aucun "repreneur" éventuel ne s'est encore manifesté. Cubitus ?... Ben, j'en reprends très rarement un album. Ca ne me tire, de temps en temps, que l'esquisse d'un sourire. Son auteur : Luc DUPANLOUP, dit DUPA, dessinateur-scénariste de nationalité belge, est né à Montignies-sur-Sambre le 12 Février 1945. Une saloperie de commotion cérébrale nous l'enlève le 8 Novembre 2000. Surtout connu pour Cubitus, il a également réalisé des Chlorophylle et participé -en tant que scénariste- a de nombreuses autres séries.
Le village qui s'amenuise
Sincèrement, je m'attendais à mieux en entamant cette BD. Déjà, je n'aime clairement pas le dessin. Le trait est plutôt correct, ce n'est pas le soucis. Quoique certains visages soient assez moches, je trouve l'ensemble plutôt pas mal. Mais par contre, je n'aime pas du tout l'encrage. Cet encrage, associé à des couleurs que je trouve souvent immondes, me donne une impression de dessin inachevé. Bref, quand je revois les planches de la BD, je les trouve moches, tout simplement, et ce malgré une maîtrise technique du dessin que je constate sans problème. Le scénario m'intéressait par son idée de départ. Les personnages un peu loufoques et l'ambiance étrange auraient pu me plaire. Mais je me suis assez vite lassé des personnages qui manquent de charme et d'originalité à mon goût. J'ai également assez vite décroché de l'intrigue car le "phénomène" mystérieux m'a finalement assez peu captivé. Et quand je vois où mène le récit en fin d'album, je me dis finalement... bof... Je me suis presque ennuyé par moment et rien de notable ne sort de cette lecture que je pense oublier assez vite. Corbeyran a fait mieux et nettement plus original comme scénario, et surtout il s'est associé à des dessinateurs que je préfère nettement à Balez.
I.R.$.
Une série-clone de Largo Winch. Je n'aime pas du tout cette série. Le personnage m'est antipathique. Quant aux scénarios, ce sont des intrigues financières pointues mais qui ne m'intéressent pas du tout.
Johan et Pirlouit
Je n'ai jamais lu de "Johan et Pirlouit" pendant mon enfance. J'ai lu un premier album après avoir largement passé l'âge du public visé. J'ai donc eu un regard critique pour ma première lecture. Et je n'ai pas du tout accroché aux histoires. Je les trouve assez molles et surtout très vieillissantes. De plus, les personnages sont loin d'être attachants, ce qui n'arrange rien. Pour tout dire, je n'ai jamais réussi à me plonger pleinement dans la lecture d'un de ces albums, ni à en lire plus d'un à la fois. Pour ce qui est des dessins, c'est du classique. Un trait net et sans ratures, mais il faut avouer que le rendu n'est pas terrible. Pour moi, une série à placer bien en-dessous des petits hommes bleus.
Pharaon
Les lecteurs découvrent "Pharaon" dans l'hebdo Super-As n° 66 du 3 Mai 1980. Pharaon ?... Une sorte d'agent spécial de Sa Très Gracieuse Majesté, la Reine d'Angleterre. Cette sorte de James Bond va se retrouver dans des histoires qui mêlent intrigues policières, d'espionnage et de fantastique. Pourtant scénarisée par André-Paul Duchâteau, cette série -avis personnel- ne casse pas trois pattes à un canard. Un fort relent de déjà vu, déjà lu. Ca se pagine mais ne retient pas l'attention -l'éveil même- du lecteur. A la fin de Super-As (en Octobre 1980), "Pharaon" sera directement publié sous la forme d'albums ; ce jusqu'en 1985. En 1993, une tentative de la reprise de la série a été évoquée, mais sans plus... Et ce n'est peut-être pas plus mal. Bon, ça a existé. J'en possède. Mais ce n'est pas cette série que je relirai avec plaisir le soir, au coin d'un bon feu... Ses auteurs ?... Le scénariste, André-Paul Duchâteau, est un des derniers dinosaures de la BD franco-belge. Je ne vous en parle pas ici, car cette série n'est absolument pas représentative de son oeuvre. Le dessinateur, Daniel Hulet, dessinateur-scénariste, est né à Bruxelles le 25 Août 1945. Outre "Pharaon", on lui connaît la série "Léo Gwenn", Les Chemins de la Gloire, "Voyage en tête étrangère"... Mais qui s'en souvient ? Dommage d'ailleurs, car Hulet a une véritable patte graphique personnelle ; torturée, faisant preuve de beaucoup d'originalité.