Finalement, les albums sur les "Blondes" sont nettement mieux dessinés et scénarisés. Je présume que la version "Brunes" est sortie pour surfer sur la vague et profiter du succès.
Ce genre d'album est basé sur deux choses :
- les formes féminines
- les gags
Pour les formes féminines, on ne peut pas dire que ça soit toujours au top, il manque quelque chose, c'est plat malgré les poumons style airbag... Le graphisme des "Blondes" est plus adéquat, même s'il est souvent outrancier dans les expressions.
Pour les gags, parfois quelques sourires à tirer de ces pages pas très folichonnes.
Bref, ce n'est pas un album que je sortirais souvent de sa torpeur, il fera quelques millimètres de plus dans ma bibliothèque...
Quelques gags qui arracheront parfois un sourire mais tout cela est bien pauvre. Utile pour avoir un panorama sur divers dessinateurs pas toujours très connus (des seconds noms, dirons-nous) mais cela reste souvent bien faible quand même côté narratif.
Il y a bien quelques noms connus mais, parfois on se demande qui a réellement dessiné la planche. Ou bien, ça a été fait par dessus la jambe...
On a souvent l'impression que ce sont des pages pour remplir, coûte que coûte, l'album et le vendre à la bonne période. A quand la version "Lapin de Pâques" ?
Quelques rares belles pages quand même...
Album à acheter dans une solderie...
Une suite de petites histoires jouant beaucoup sur les liens charnels entre les personnes. Toutes les histoires ont un pour thème commun l'attirance physique et de ses histoires se dégage une forte sensualité, chacune se déroule dans un pays différent.
On a donc droit à des paysages variés, des traitements différents selon l'histoire (on a même droit à une histoire muette), des buts différents, des fins différentes pour chaque histoire, même si les finalités sont sensiblement identiques.
Les dessins sont bien faits, mais il faut apprécier le style, en ce qui me concerne ça me laisse plutôt froid dans l'ensemble, même si le traitement graphique à effet irréel du combat de boxe de la dernière histoire m'a bien plu, cela ne représente qu'une poignée de cases.
Au fil des pages, malgré quelques passages sympathiques, j'ai vite eu l'impression de tourner en rond dans ce que je trouve être une fausse diversité, l'impression que m'a laissé cette lecture était un peu trop lourde pour que je l'apprécie pleinement. Je ne la conseille donc pas.
JJJ
Un album qui a de la gueule, paré d'une couverture de toute beauté, dont le contenu est moins riche que ce que l'on est en droit d'espérer. Pour la petite histoire, The Fountain devait être un film écrit et réalisé par Darren Aronofsky, pour de multiples raisons, le film a été abandonné, Aronofsky a donc donné vie à son projet sous forme de BD, il s'est collé au scénario et c'est Kent Williams qui a pris les pinceaux. Aujourd'hui les choses ont changé (les voies d'Hollywood sont impénétrables) et la production du film est finalement relancée...
Il n'empêche que la BD existe bel et bien, une BD qui s'annonce profondément poétique et visuellement recherchée, mais bien trop nébuleuse pour convaincre.
L' histoire qui rebondit dans le temps au fil des époques, qui suit la destinée d'un homme prêt à l'impossible pour sauver la vie de sa bien-aimée, est assez compliquée, le départ est confus, on a l'impression de s'y perdre, il est difficile de relier immédiatement tel ou tel personnage avec sa destinée... Et même si au fil des pages ça s'éclaircit, on garde une impression de lecture brouillonne, du coup cette BD ne passionne pas vraiment.
Dommage, car le scénario ne manque pas d'originalité, les dessins de Kent Williams, pour peu que l'on apprécie son style, sont vraiment beaux.
Peut-être un peu trop fantaisiste, un peu trop difficile d'accès pour être totalement réussie, cette BD ne manque pas de force, mais n'est pas pour autant réussie.
Si je garde le souvenir de quelques pages magnifiques, je ne pense pas pour autant avoir envie de relire cet album de sitôt, je m'abstiendrai donc d'en conseiller l'achat.
JJJ
Dans un album collectif, il y a souvent du bon et du mauvais. Hélas, ici, il y a du mauvais et du... passable.
Passable au niveau du dessin, car à part les dessinateurs connus comme Dany ou Chabouté, la majorité des planches sont très moyennes, même celles d'un auteur comme Maltaite.
Passable au niveau des scénarios, car l'humour et l'originalité ne sont vraiment pas au rendez-vous de ces gags. Il faut avouer que le sujet de Noël et du Père Noël ont quand même très (trop ?) souvent été abordés avec plus ou moins de réussite dans nombre d'autres BDs d'humour déjà existantes. Même Dany, d'habitude bon dans les gags en une page, ne nous sort ici qu'une planche sans grande saveur.
Un album collectif dont on peut donc aisément se passer.
Chirac était réélu depuis peu quand cette BD est sortie (à savoir qu'une Bd similaire est également sortie sur Jospin) : c'était donc un sujet à peu près d'époque donc à même d'intéresser d'éventuels lecteurs de BD. L'ennui, c'est que d'une part ça a dû rater car cette BD m'est passée totalement inaperçue, d'autre part rigoler sur le dos de Chirac, franchement... y en a que ça intéresse encore ?
Cet album collectif recueille très peu d'auteurs connus, et même ceux qui sont connus, à part peut-être Bercovici, ne le sont que dans le milieu des connaisseurs. Autant dire que ça n'a pas attiré du monde.
Du point de vue du dessin, le niveau est très moyen. Seuls les caricaturistes politiques s'en tirent bien, mais eux ne racontent pas d'histoire et c'est leur boulot.
Et du point du vue du scénario de chacun de ces gags, c'est... soit totalement plat, soit totalement inintéressant. Franchement, je n'ai guère souri durant ma lecture.
A réserver à ceux que ça amuse de voir de la satyre politique faite par des gens dont ce n'est pas le genre habituel.
Cette série contient quelques belles qualités, quelques bons moments de BD, mais elle pêche vraiment trop à mes yeux au niveau de la confusion de son scénario.
Le dessin est plutôt bon mais, étrangement, j'ai beaucoup de mal à l'apprécier. Il y a quelque chose dans l'encrage et les couleurs que je n'aime pas. J'ai le sentiment que l'encrage est trop épuré sans l'être vraiment, le trait est épais mais il me semble souvent inachevé, notamment dans le premier tome. Cela donne des visages de personnages que je n'apprécie pas du tout par moment, tout en les acceptant sans problème à d'autres moments. C'est idem pour les décors que je trouve parfois trop épurés alors qu'en les regardant de près, ils sont plutôt bien dessinés. Drôle de sensation. Les choses s'arrangent de tome en tome mais jusqu'au dernier tome, je n'arrive toujours pas à vraiment apprécier ce style. C'est idem pour la colorisation : parfois, elle est tout à fait correcte, d'autres fois je n'aime pas du tout la palette chromatique choisie.
Ces sentiments mitigés se répètent pour moi au niveau de la structure du récit. L'histoire semble se former d'une succession de scènes dans l'ensemble plutôt bonnes et compréhensibles en elles-mêmes, mais vraiment mal liées les unes aux autres. Certaines de ces scènes bénéficient d'une bonne ambiance où le fantastique noir domine de belle manière. Mais elles s'enchaînent mal, l'intrigue est abusivement confuse, les références ésotériques, historiques et littéraires inexpliquées s'accumulent et embrouillent le lecteur. Je trouve les deux premiers tomes très difficiles à suivre : j'ai eu un mal fou à comprendre qui agissait pour qui, pour quoi, dans quel but, avec quels alliés. Les dangers et alliances ont l'air de changer souvent sans qu'on comprenne pourquoi ni quand les choses ont eu lieu. Par moments, j'ai même l'impression que l'ordre chronologique des scènes n'est pas respecté mais rien n'indique pour autant de sauts temporels. Bref, l'intrigue des deux premiers tomes m'est resté relativement obscure.
Cela s'arrange un peu dans le troisième et dernier tome qui laisse un peu plus la part belle à une action suivie et plus ancrée dans le réel. Mais, de nouveau, les motivations des uns et des autres m'échappent. Et quand le récit les explique, cela correspond peu à ce que j'en avais compris des tomes précédents.
Cette histoire en trois tomes s'achève sur une conclusion abrupte qui m'a franchement laissé une impression blasée : tout ça pour ça... Il y a pourtant de bons moments dans cette série, une utilisation assez intéressante d'un ésotérisme un peu original. Lamias ou néphélims, sorcier-poète, baphomet, âmes errantes, choses du fleuve, des ingrédients surnaturels qui auraient pu faire véritablement mouche si le récit qui les entoure avait été plus structuré ou plus compréhensible.
Dommage...
Je partais sur un bon a priori avec cette BD car j'appréciais le dessin. Même s'il n'est pas excellent, notamment au niveau des couleurs, je le trouve agréable à regarder et à lire.
Mais à la lecture, j'ai vraiment été déçu. Dès le début, j'ai eu du mal avec la narration qui n'est pas des plus claires dans les premières pages. Puis, quand les choses sérieuses ont commencé, j'ai trouvé... que c'était du gros n'importe quoi. Le comportement des quatre garçons, égoïstes et idiots, est détestable. Le coup de la fille canon qui devient "débile" après avoir bu de l'alcool et pris un coup, qui obéit à tous les ordres qu'on lui donne (ordres sexuels, bien sûr) puis qui devient folle dangereuse, c'est un scénario complètement immature à mes yeux. Quant au déroulement de la suite du récit, il me semble tout aussi mal raconté et absolument pas crédible.
Voilà le genre de BD policière à ne pas lire quand on est fatigué : la narration est confuse et complexe, à tel point qu'il faut vraiment réfléchir pour y comprendre un tant soit peu. Ce sont sans arrêt des ellipses, des sous-entendus, des dialogues impliquant qu'on a parfaitement assimilé tous les dialogues précédents. Et comme le début du récit est particulièrement confus, c'est difficile d'avoir la base de compréhension pour assimiler le reste. Bref, soit je suis trop bête pour tout comprendre dans cette intrigue policière mélangeant douane, finance et anti-terrorisme, soit elle est vraiment mal racontée.
Heureusement, la fin de ce premier tome est un peu plus linéaire, un peu plus basée sur l'action, permettant de comprendre enfin un peu ce qu'il se passait auparavant et d'un peu plus captiver le lecteur. Mais dans l'ensemble, il faudra sans doute que je le relise plus d'une fois pour vraiment tout piger.
Alors, quand à côté de ça, je n'aime pas le dessin, ça n'arrange rien. Je trouve en effet les corps des personnages plutôt corrects mais leurs visages affreux. Et les décors sont très moyens, de même que les couleurs.
Bref, pas mon genre de BD d'une part, mais un récit très mal raconté également je trouve.
J’ai été fortement déçu par la fin. Pourtant l’histoire débute sur une idée des plus originales : par manque de place dans les prisons, un homme est condamné à purger sa peine dans une boîte qui peut librement circuler dans la ville. Le récit aurait gagné en profondeur si cette idée avait pu être davantage développée. Ici, on a à peine le temps de s’attacher à la situation burlesque dans laquelle se trouve le personnage que la chute échoit déjà. La frustration est d’autant plus grande que le dessin, dans le style "carte à gratter", est très agréable à l’œil.
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Les brunes
Finalement, les albums sur les "Blondes" sont nettement mieux dessinés et scénarisés. Je présume que la version "Brunes" est sortie pour surfer sur la vague et profiter du succès. Ce genre d'album est basé sur deux choses : - les formes féminines - les gags Pour les formes féminines, on ne peut pas dire que ça soit toujours au top, il manque quelque chose, c'est plat malgré les poumons style airbag... Le graphisme des "Blondes" est plus adéquat, même s'il est souvent outrancier dans les expressions. Pour les gags, parfois quelques sourires à tirer de ces pages pas très folichonnes. Bref, ce n'est pas un album que je sortirais souvent de sa torpeur, il fera quelques millimètres de plus dans ma bibliothèque...
Le Père Noël dans ses petits souliers
Quelques gags qui arracheront parfois un sourire mais tout cela est bien pauvre. Utile pour avoir un panorama sur divers dessinateurs pas toujours très connus (des seconds noms, dirons-nous) mais cela reste souvent bien faible quand même côté narratif. Il y a bien quelques noms connus mais, parfois on se demande qui a réellement dessiné la planche. Ou bien, ça a été fait par dessus la jambe... On a souvent l'impression que ce sont des pages pour remplir, coûte que coûte, l'album et le vendre à la bonne période. A quand la version "Lapin de Pâques" ? Quelques rares belles pages quand même... Album à acheter dans une solderie...
Equatoriales
Une suite de petites histoires jouant beaucoup sur les liens charnels entre les personnes. Toutes les histoires ont un pour thème commun l'attirance physique et de ses histoires se dégage une forte sensualité, chacune se déroule dans un pays différent. On a donc droit à des paysages variés, des traitements différents selon l'histoire (on a même droit à une histoire muette), des buts différents, des fins différentes pour chaque histoire, même si les finalités sont sensiblement identiques. Les dessins sont bien faits, mais il faut apprécier le style, en ce qui me concerne ça me laisse plutôt froid dans l'ensemble, même si le traitement graphique à effet irréel du combat de boxe de la dernière histoire m'a bien plu, cela ne représente qu'une poignée de cases. Au fil des pages, malgré quelques passages sympathiques, j'ai vite eu l'impression de tourner en rond dans ce que je trouve être une fausse diversité, l'impression que m'a laissé cette lecture était un peu trop lourde pour que je l'apprécie pleinement. Je ne la conseille donc pas. JJJ
The Fountain
Un album qui a de la gueule, paré d'une couverture de toute beauté, dont le contenu est moins riche que ce que l'on est en droit d'espérer. Pour la petite histoire, The Fountain devait être un film écrit et réalisé par Darren Aronofsky, pour de multiples raisons, le film a été abandonné, Aronofsky a donc donné vie à son projet sous forme de BD, il s'est collé au scénario et c'est Kent Williams qui a pris les pinceaux. Aujourd'hui les choses ont changé (les voies d'Hollywood sont impénétrables) et la production du film est finalement relancée... Il n'empêche que la BD existe bel et bien, une BD qui s'annonce profondément poétique et visuellement recherchée, mais bien trop nébuleuse pour convaincre. L' histoire qui rebondit dans le temps au fil des époques, qui suit la destinée d'un homme prêt à l'impossible pour sauver la vie de sa bien-aimée, est assez compliquée, le départ est confus, on a l'impression de s'y perdre, il est difficile de relier immédiatement tel ou tel personnage avec sa destinée... Et même si au fil des pages ça s'éclaircit, on garde une impression de lecture brouillonne, du coup cette BD ne passionne pas vraiment. Dommage, car le scénario ne manque pas d'originalité, les dessins de Kent Williams, pour peu que l'on apprécie son style, sont vraiment beaux. Peut-être un peu trop fantaisiste, un peu trop difficile d'accès pour être totalement réussie, cette BD ne manque pas de force, mais n'est pas pour autant réussie. Si je garde le souvenir de quelques pages magnifiques, je ne pense pas pour autant avoir envie de relire cet album de sitôt, je m'abstiendrai donc d'en conseiller l'achat. JJJ
Le Père Noël dans ses petits souliers
Dans un album collectif, il y a souvent du bon et du mauvais. Hélas, ici, il y a du mauvais et du... passable. Passable au niveau du dessin, car à part les dessinateurs connus comme Dany ou Chabouté, la majorité des planches sont très moyennes, même celles d'un auteur comme Maltaite. Passable au niveau des scénarios, car l'humour et l'originalité ne sont vraiment pas au rendez-vous de ces gags. Il faut avouer que le sujet de Noël et du Père Noël ont quand même très (trop ?) souvent été abordés avec plus ou moins de réussite dans nombre d'autres BDs d'humour déjà existantes. Même Dany, d'habitude bon dans les gags en une page, ne nous sort ici qu'une planche sans grande saveur. Un album collectif dont on peut donc aisément se passer.
Chirac dans tous ses états
Chirac était réélu depuis peu quand cette BD est sortie (à savoir qu'une Bd similaire est également sortie sur Jospin) : c'était donc un sujet à peu près d'époque donc à même d'intéresser d'éventuels lecteurs de BD. L'ennui, c'est que d'une part ça a dû rater car cette BD m'est passée totalement inaperçue, d'autre part rigoler sur le dos de Chirac, franchement... y en a que ça intéresse encore ? Cet album collectif recueille très peu d'auteurs connus, et même ceux qui sont connus, à part peut-être Bercovici, ne le sont que dans le milieu des connaisseurs. Autant dire que ça n'a pas attiré du monde. Du point de vue du dessin, le niveau est très moyen. Seuls les caricaturistes politiques s'en tirent bien, mais eux ne racontent pas d'histoire et c'est leur boulot. Et du point du vue du scénario de chacun de ces gags, c'est... soit totalement plat, soit totalement inintéressant. Franchement, je n'ai guère souri durant ma lecture. A réserver à ceux que ça amuse de voir de la satyre politique faite par des gens dont ce n'est pas le genre habituel.
Les Fées noires
Cette série contient quelques belles qualités, quelques bons moments de BD, mais elle pêche vraiment trop à mes yeux au niveau de la confusion de son scénario. Le dessin est plutôt bon mais, étrangement, j'ai beaucoup de mal à l'apprécier. Il y a quelque chose dans l'encrage et les couleurs que je n'aime pas. J'ai le sentiment que l'encrage est trop épuré sans l'être vraiment, le trait est épais mais il me semble souvent inachevé, notamment dans le premier tome. Cela donne des visages de personnages que je n'apprécie pas du tout par moment, tout en les acceptant sans problème à d'autres moments. C'est idem pour les décors que je trouve parfois trop épurés alors qu'en les regardant de près, ils sont plutôt bien dessinés. Drôle de sensation. Les choses s'arrangent de tome en tome mais jusqu'au dernier tome, je n'arrive toujours pas à vraiment apprécier ce style. C'est idem pour la colorisation : parfois, elle est tout à fait correcte, d'autres fois je n'aime pas du tout la palette chromatique choisie. Ces sentiments mitigés se répètent pour moi au niveau de la structure du récit. L'histoire semble se former d'une succession de scènes dans l'ensemble plutôt bonnes et compréhensibles en elles-mêmes, mais vraiment mal liées les unes aux autres. Certaines de ces scènes bénéficient d'une bonne ambiance où le fantastique noir domine de belle manière. Mais elles s'enchaînent mal, l'intrigue est abusivement confuse, les références ésotériques, historiques et littéraires inexpliquées s'accumulent et embrouillent le lecteur. Je trouve les deux premiers tomes très difficiles à suivre : j'ai eu un mal fou à comprendre qui agissait pour qui, pour quoi, dans quel but, avec quels alliés. Les dangers et alliances ont l'air de changer souvent sans qu'on comprenne pourquoi ni quand les choses ont eu lieu. Par moments, j'ai même l'impression que l'ordre chronologique des scènes n'est pas respecté mais rien n'indique pour autant de sauts temporels. Bref, l'intrigue des deux premiers tomes m'est resté relativement obscure. Cela s'arrange un peu dans le troisième et dernier tome qui laisse un peu plus la part belle à une action suivie et plus ancrée dans le réel. Mais, de nouveau, les motivations des uns et des autres m'échappent. Et quand le récit les explique, cela correspond peu à ce que j'en avais compris des tomes précédents. Cette histoire en trois tomes s'achève sur une conclusion abrupte qui m'a franchement laissé une impression blasée : tout ça pour ça... Il y a pourtant de bons moments dans cette série, une utilisation assez intéressante d'un ésotérisme un peu original. Lamias ou néphélims, sorcier-poète, baphomet, âmes errantes, choses du fleuve, des ingrédients surnaturels qui auraient pu faire véritablement mouche si le récit qui les entoure avait été plus structuré ou plus compréhensible. Dommage...
L'Albinos
Je partais sur un bon a priori avec cette BD car j'appréciais le dessin. Même s'il n'est pas excellent, notamment au niveau des couleurs, je le trouve agréable à regarder et à lire. Mais à la lecture, j'ai vraiment été déçu. Dès le début, j'ai eu du mal avec la narration qui n'est pas des plus claires dans les premières pages. Puis, quand les choses sérieuses ont commencé, j'ai trouvé... que c'était du gros n'importe quoi. Le comportement des quatre garçons, égoïstes et idiots, est détestable. Le coup de la fille canon qui devient "débile" après avoir bu de l'alcool et pris un coup, qui obéit à tous les ordres qu'on lui donne (ordres sexuels, bien sûr) puis qui devient folle dangereuse, c'est un scénario complètement immature à mes yeux. Quant au déroulement de la suite du récit, il me semble tout aussi mal raconté et absolument pas crédible.
CH Confidentiel
Voilà le genre de BD policière à ne pas lire quand on est fatigué : la narration est confuse et complexe, à tel point qu'il faut vraiment réfléchir pour y comprendre un tant soit peu. Ce sont sans arrêt des ellipses, des sous-entendus, des dialogues impliquant qu'on a parfaitement assimilé tous les dialogues précédents. Et comme le début du récit est particulièrement confus, c'est difficile d'avoir la base de compréhension pour assimiler le reste. Bref, soit je suis trop bête pour tout comprendre dans cette intrigue policière mélangeant douane, finance et anti-terrorisme, soit elle est vraiment mal racontée. Heureusement, la fin de ce premier tome est un peu plus linéaire, un peu plus basée sur l'action, permettant de comprendre enfin un peu ce qu'il se passait auparavant et d'un peu plus captiver le lecteur. Mais dans l'ensemble, il faudra sans doute que je le relise plus d'une fois pour vraiment tout piger. Alors, quand à côté de ça, je n'aime pas le dessin, ça n'arrange rien. Je trouve en effet les corps des personnages plutôt corrects mais leurs visages affreux. Et les décors sont très moyens, de même que les couleurs. Bref, pas mon genre de BD d'une part, mais un récit très mal raconté également je trouve.
La Boîte
J’ai été fortement déçu par la fin. Pourtant l’histoire débute sur une idée des plus originales : par manque de place dans les prisons, un homme est condamné à purger sa peine dans une boîte qui peut librement circuler dans la ville. Le récit aurait gagné en profondeur si cette idée avait pu être davantage développée. Ici, on a à peine le temps de s’attacher à la situation burlesque dans laquelle se trouve le personnage que la chute échoit déjà. La frustration est d’autant plus grande que le dessin, dans le style "carte à gratter", est très agréable à l’œil.