Le graphisme de cette trilogie est honnête, même s'il se dégrade légèrement dans le dernier volume.
Le scénario par contre a beaucoup de mal à s'imposer. Les personnages sont creux et caricaturaux (un héros romantique, une mère tyrannique, un prof de philo et d'ésotérisme d'une intelligence exceptionnelle voire démoniaque...).
Pour sauver l'histoire, quelques petites anecdotes viennent se greffer. La plus insolite est lorsque le héros principal privé de chaussures par sa mère, se fait porter sur son dos par un ami et part à la recherche de son père disparu.
L'intrigue en elle-même basée sur l'éternel existence de mondes parallèles reliant le monde des vivants et des morts n'est pas très convaincante. Elle sent d'ailleurs un petit peu le "réchauffé".
Enfin, le dénouement est décevant, et fait penser que les auteurs ont un petit peu "fumé la moquette", si vous me pardonnez l'expression...
Etrange diptyque, cette histoire d'un vieux rebelle échoué dans la retraite, qui retrouve une nouvelle jeunesse grâce à l'amour d'une fille de 18 ans, et qui part du jour au lendemain pour aller la retrouver...
"Comme un vol de flamants" s'affranchit de toute vraisemblance, de tout matérialisme, pour aller vagabonder sur les chemins de la quête à la Don Quichotte, avec pour seule motivation l'amour de la vie.
C'est l'adaptation d'un roman de Ramon Finster, auteur épisodique, mais qui n'aura pas vu l'adaptation en BD de son histoire.
Le trait de Frank Dumouilla, à la fois naïf et immature, s'accorde assez avec cette espèce de conte initiatique, cette quête sans espoir sauf celui d'aider la vie. Le propos eût pu être intéressant, si ce n'avait été le gros bordel. Ca part un peu dans tous les sens, et Julien est un peu à baffer par moments.
Une série qui est passée totalement inaperçue.
C'est une véritable mode min fieu, de sortir des BD où on reprend de blagues archi-connues, godverdomme! Après les Blondes, voici les Belges. Et ce n'est pas fini, puisqu'on nous annonce aussi la venue prochaine dans la même collection des "blagues corses" et des "blagues juives"! Potjevlessch...
Comme le disait Ro, pas vraiment de mauvais dans cet album, j'y ai même trouvé des blagues que je ne connaissais pas et qui m'ont fait rire. Je vais pouvoir les ressortir à mes collègues...
Mais certaines blagues sont vraiment nulles (comme celle dans la galerie). Mais bon elles restent l'exception c'est l'essentiel.
Bof sans plus, c'est le cas de le dire. Hägar Dünor est un viking un peu obèse, un peu fainéant, un peu de tout en fait, c'est quelqu'un de relativement moyen en tout. Le principal leitmotiv dans les strips sont les relations qu'il entretient avec sa femme Hildegarde.
Cette BD, typique des années 80 qui ont vu aussi émerger aux Etats-Unis un autre héros caractéristique, Garfield, est un peu un symbole de cette Amérique des années 80, un peu "beauf" et repliée sur elle-même. L'Amérique de Reagan un peu vindicative aussi (comme les vikings non ?).
De là à chercher en "Hägar Dünor" une parabole de l'Amérique des années 80, il n'y a qu'un pas que l'on franchit sans trop de difficultés.
Soit en dit en passant, cela ne fait pas oublier que cette BD n'est pas vraiment drôle. Caustique certes, un peu satirique c'est sûr, mais elle n'est définitivement pas drôle.
Je n'ai pas du tout mais alors pas du tout accroché.
Pourtant techniquement c'est très bien fait. Marini fait du bon boulot mais l'histoire reste fade : la n-ième vengeance de l'indien (thème repris très/trop souvent voir Berceuse assassine et consort...) suite à une sombre histoire vieille de 30 ans ; non désolé : je ne marche plus.
J'adore Desberg comme scénariste (j'aimais bien son travail avec Maltaite) mais là je suis déçu. Cette BD cherche un public adulte mais l'histoire n'est pas à la hauteur, je suis surpris de la voir dans les Immanquables alors que cetains westerns qui me semblent plus inventifs et originaux n'y figurent pas (Wayne Redlake ou Trio Grande).
En résumé j'ai le sentiment d'avoir assisté à un petit cours de BD pépère (avec des jolis dessins et un scénario ultra banalisé) : un travail un peu trop lisse et scolaire.
"Pretty Face" est un shônen comme on en trouve des dizaines, jouant uniquement que les quiproquos et les situations grotesques.
Le but de Masashi est donc de ne pas montrer qu'il est en fait un garçon, et toutes les situations sont bonnes pour provoquer de situations gênantes. Masashi passe beaucoup de temps à crier, à assommer les impudents mâles qui voudraient profiter de ses charmes (inexistants), à ourdir des plans diaboliques pour éviter d'être démasqué, et c'est très vite lassant.
C'est... gentillet, mais ça ne vole pas bien haut. Très peu de réflexion sur l'identité, sur la figure du double, sur l'éthique médicale (rudement mise à mal dans cette série avec le pervers Manabé).
Encore une fois, c'est une série pour ados...
Première rencontre décevante pour ma part avec le personnage du Punisher : ce recueil de ses premiers feuilletons dédiés n'a franchement rien pour me charmer.
Le dessin de Jim Lee y est strictement sans âme, du comics formaté. En outre, si les personnages sont correctement dessinés, les décors, et notamment les voitures, sont médiocres.
Ce recueil comporte 3 histoires.
Les deux premières mélangent des thèmes très identiques : trafic de drogue destiné à financer des rebelles anti-communistes (ce qui, tel que présenté dans les dialogues parait êrre un trafic de drogue acceptable) puis récupéré pour le fric, élimination d'indésirables puis vengeance. Ca, c'est la base des deux intrigues, mais les récits en eux-mêmes ressemblent bêtement à une suite de bastons, au flingue, au poing, au pied, à la grenade, etc.
La dernière histoire ressemble aux vieux scénarios de BD d'aventure exotique, avec exploration dans le Congo sauvage, avec de bons et braves guides pygmées, de méchants braconniers, des dinosaures et un Wolverine qui se retrouve comme par hasard au même endroit au même moment pour la même raison. Le tout est raconté de manière fouillis et sans intelligence ni originalité. Et la rencontre entre Wolverine et Punisher n'apporte rien de plus intéressant qu'un combat entre des griffes et des gros poings.
Seul interêt que je trouve à cette série et à ce personnage, le fait qu'il n'hésite pas à tuer contrairement aux gentils super-héros sans reproche. Mais ça en devient presque caricatural quand on voit que dans ces histoires, presque tout le monde meurt de manière violente, comme si c'était juste une marque de fabrique pour ce personnage. Et ça se résume encore à la même chose : baston au flingue, au poing ou autres, le Punisher qui se fait blesser et qui souffre, et l'ennemi qui meurt, parfois de manière un peu sadique même. Pas de profondeur psychologique, pas d'intrigue plus complexe que de dénicher le méchant sniper qui tue tout le monde dans l'ombre, pas de scénario original.
Ca se laisse lire comme un comics bourrin, mais n'apporte quasiment rien de neuf au genre si ce n'est un peu moins d'hypocrisie politiquement correcte.
Après Vae Victis et autres Chroniques Barbares, Jean-Yves Mitton se lance dans une nouvelle série d'histoire et d'action. Mais il estime désormais ne plus avoir le temps de faire également le dessin alors il a demandé à Felix Molinari de s'en charger, dessinateur qu'il connait puisqu'il a déjà repris le dessin de son autre série "les survivants de l'atlantique".
Seulement, moi, je n'aime pas vraiment le dessin de Molinari. Je lui trouve un style désuet, comme les anciennes BDs franco-belge d'histoire. Décors corrects mais prises de vue banales. Avions copiés-collés. Personnages figés et moches.
Les couleurs, elles, sont informatiques mais discrètes et correctes.
Le récit, quant à lui, part sur une base intéressante même si déjà présentée dans d'autres BDs (Kamikazes de Dimitri mais aussi le tome 3 de Tsukasa Hojo : Recueil). Choisir comme héros un jeune amoureux déçu, volontaire pour être kamikaze, c'est un bon début pour une histoire présentant au lecteur le Japon de la fin de la seconde guerre mondiale.
L'ennui, c'est que la narration de cette histoire est assez laborieuse. Les textes narratifs sont remplacés par le récit permanent des pensées du héros, textes assez lourds et presque pompeux par moments. La structure du récit, à base de flash-backs constants, est également assez pénible et déjà-vue. Bref, malgré l'interêt de l'idée de base du scénario, je trouve l'histoire mal racontée et désuette dans son style. En outre, comme trop souvent, Mitton use trop de vulgarité, jurons et autres visions mysogine de la femme, dans son récit.
Une lecture moyenne et un dessin très moyen. Je passe...
Après lecture du tome 2 :
Je suis assez surpris. Le tome 2 change assez radicalement la donne par rapport au premier. Finie la vision historique des derniers instants de la seconde guerre mondiale, fini le réalisme, nous voici soudainement plutôt placé dans une ambiance à la King-Kong matiné de Nimitz.
De nos jours (semble-t-il, un yacht de riches français (entre autres) débarque sur les bords de l'île où semble-t-il, le dernier kamikaze s'est crashé. Et les voilà soudainement confrontés à des soldats japonais, un Zéro qui les canarde, des pièges, mais aussi un soldat américain en jeep qui passe comme si de rien était. Bref, tout un bouleversement temporel dont on n'a pour le moment aucune explication.
Intriguant peut-être si les choses n'étaient pas racontées sous une forme approchant celle des films d'horreurs de série B : au fur et à mesure, tout le monde va se faire massacrer, avec des morts aussi atroces que ridicules par moments. C'est du tir au pigeon, avec des personnages sans aucune crédibilité, des comportements idiots, une artificialité trop manifeste du scénario et des péripéties. Bref, quelque chose à prendre au second degré sous peine de trouver ça vulgaire et mauvais. Manque de chance, je n'ai pas su me placer au bon niveau de lecture et plutôt que de rire, j'ai été plutôt affligé. D'autant que je ne voyais vraiment pas le rapport avec la vision historique du premier tome.
Pas mon trip...
Mais qu'est-ce qu'ils sont bêtes chez Delcourt, une fois, fieu, godverdomme, nom d'une frite, louée soit la sainte moule ! Après Les Blagues de Toto, ils continuent dans la BD purement commerciale à l'image des éditions Bamboo, Jungle et autres Soleil en adaptant des blagues belges ultra-connues. Ah ça, ça va sûrement se vendre... Mais pour un véritable amateur de BD, ça fait de la peine de voir un éditeur comme Delcourt s'abaisser à cela...
Il n'y a pas lieu de s'attarder à trop parler de cette BD. Le dessin est du franco-belge "gros nez" potable. Les couleurs ont été expédiées à la va-vite en quelques clics d'ordinateur. Les blagues sont des reprises de blagues de Coluche ou de blagues assez lourdingues sur la Belges (Nom d'une frite, mais qu'ils sont bêtes ces Belges, une fois ! ('pas taper, Pierig ! Aie !)). Rien de vraiment drôle puisque soit elles sont trop idiotes soit elles sont trop connues pour faire encore rire.
Rien de vraiment détestable dans cette BD, juste... à oublier.
Une série heroic-fantasy jeunesse que je trouve assez médiocre.
Au niveau du dessin, le début de la série commence comme du sous-Loisel, correct au niveau des personnages, médiocre au niveau des décors. A partir du troisième tome, le dessin change de style pour devenir du franco-belge très moyen, parfois même tout juste digne d'un fanzine. La couverture de ce troisième tome est particulièrement moche par exemple.
Au niveau du scénario, il s'agit d'une récupération, cinq siècles plus tard, de personnages de la légende Arthurienne, avec comme quête de restaurer les anciennes croyances face au méchant Christianisme. Et nous voilà avec un gros Merlin poivrot et vulgaire, une guerrière pucelle qui tranche sans vergogne les gorges des soldats chrétiens (ce sont les méchants alors c'est rigolo de leur faire gicler le sang, n'est-ce pas ?), un petit lutin avec un couteau suisse à partir du tome 2 et bien sûr un sale évêque-sorcier méchant méchant. Et hop, il suffit ensuite de les lancer dans des quêtes fantasy à deux balles : le gentil village à protéger, le chateau magique à... protéger encore, et puis ensuite aller chercher Merlin kidnappé à Rome... Des intrigues banales et sans interêt, parsemées d'humour assez vulgaire (même si j'avoue avoir rigolé deux ou trois fois).
Je me suis ennuyé à ma lecture, voilà tout.
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Le Cycle des deux horizons
Le graphisme de cette trilogie est honnête, même s'il se dégrade légèrement dans le dernier volume. Le scénario par contre a beaucoup de mal à s'imposer. Les personnages sont creux et caricaturaux (un héros romantique, une mère tyrannique, un prof de philo et d'ésotérisme d'une intelligence exceptionnelle voire démoniaque...). Pour sauver l'histoire, quelques petites anecdotes viennent se greffer. La plus insolite est lorsque le héros principal privé de chaussures par sa mère, se fait porter sur son dos par un ami et part à la recherche de son père disparu. L'intrigue en elle-même basée sur l'éternel existence de mondes parallèles reliant le monde des vivants et des morts n'est pas très convaincante. Elle sent d'ailleurs un petit peu le "réchauffé". Enfin, le dénouement est décevant, et fait penser que les auteurs ont un petit peu "fumé la moquette", si vous me pardonnez l'expression...
Comme un vol de flamants
Etrange diptyque, cette histoire d'un vieux rebelle échoué dans la retraite, qui retrouve une nouvelle jeunesse grâce à l'amour d'une fille de 18 ans, et qui part du jour au lendemain pour aller la retrouver... "Comme un vol de flamants" s'affranchit de toute vraisemblance, de tout matérialisme, pour aller vagabonder sur les chemins de la quête à la Don Quichotte, avec pour seule motivation l'amour de la vie. C'est l'adaptation d'un roman de Ramon Finster, auteur épisodique, mais qui n'aura pas vu l'adaptation en BD de son histoire. Le trait de Frank Dumouilla, à la fois naïf et immature, s'accorde assez avec cette espèce de conte initiatique, cette quête sans espoir sauf celui d'aider la vie. Le propos eût pu être intéressant, si ce n'avait été le gros bordel. Ca part un peu dans tous les sens, et Julien est un peu à baffer par moments. Une série qui est passée totalement inaperçue.
Les blagues belges
C'est une véritable mode min fieu, de sortir des BD où on reprend de blagues archi-connues, godverdomme! Après les Blondes, voici les Belges. Et ce n'est pas fini, puisqu'on nous annonce aussi la venue prochaine dans la même collection des "blagues corses" et des "blagues juives"! Potjevlessch... Comme le disait Ro, pas vraiment de mauvais dans cet album, j'y ai même trouvé des blagues que je ne connaissais pas et qui m'ont fait rire. Je vais pouvoir les ressortir à mes collègues... Mais certaines blagues sont vraiment nulles (comme celle dans la galerie). Mais bon elles restent l'exception c'est l'essentiel.
Hägar Dünor le Viking
Bof sans plus, c'est le cas de le dire. Hägar Dünor est un viking un peu obèse, un peu fainéant, un peu de tout en fait, c'est quelqu'un de relativement moyen en tout. Le principal leitmotiv dans les strips sont les relations qu'il entretient avec sa femme Hildegarde. Cette BD, typique des années 80 qui ont vu aussi émerger aux Etats-Unis un autre héros caractéristique, Garfield, est un peu un symbole de cette Amérique des années 80, un peu "beauf" et repliée sur elle-même. L'Amérique de Reagan un peu vindicative aussi (comme les vikings non ?). De là à chercher en "Hägar Dünor" une parabole de l'Amérique des années 80, il n'y a qu'un pas que l'on franchit sans trop de difficultés. Soit en dit en passant, cela ne fait pas oublier que cette BD n'est pas vraiment drôle. Caustique certes, un peu satirique c'est sûr, mais elle n'est définitivement pas drôle.
l'Etoile du Désert
Je n'ai pas du tout mais alors pas du tout accroché. Pourtant techniquement c'est très bien fait. Marini fait du bon boulot mais l'histoire reste fade : la n-ième vengeance de l'indien (thème repris très/trop souvent voir Berceuse assassine et consort...) suite à une sombre histoire vieille de 30 ans ; non désolé : je ne marche plus. J'adore Desberg comme scénariste (j'aimais bien son travail avec Maltaite) mais là je suis déçu. Cette BD cherche un public adulte mais l'histoire n'est pas à la hauteur, je suis surpris de la voir dans les Immanquables alors que cetains westerns qui me semblent plus inventifs et originaux n'y figurent pas (Wayne Redlake ou Trio Grande). En résumé j'ai le sentiment d'avoir assisté à un petit cours de BD pépère (avec des jolis dessins et un scénario ultra banalisé) : un travail un peu trop lisse et scolaire.
Pretty Face
"Pretty Face" est un shônen comme on en trouve des dizaines, jouant uniquement que les quiproquos et les situations grotesques. Le but de Masashi est donc de ne pas montrer qu'il est en fait un garçon, et toutes les situations sont bonnes pour provoquer de situations gênantes. Masashi passe beaucoup de temps à crier, à assommer les impudents mâles qui voudraient profiter de ses charmes (inexistants), à ourdir des plans diaboliques pour éviter d'être démasqué, et c'est très vite lassant. C'est... gentillet, mais ça ne vole pas bien haut. Très peu de réflexion sur l'identité, sur la figure du double, sur l'éthique médicale (rudement mise à mal dans cette série avec le pervers Manabé). Encore une fois, c'est une série pour ados...
The Punisher - Journal de guerre
Première rencontre décevante pour ma part avec le personnage du Punisher : ce recueil de ses premiers feuilletons dédiés n'a franchement rien pour me charmer. Le dessin de Jim Lee y est strictement sans âme, du comics formaté. En outre, si les personnages sont correctement dessinés, les décors, et notamment les voitures, sont médiocres. Ce recueil comporte 3 histoires. Les deux premières mélangent des thèmes très identiques : trafic de drogue destiné à financer des rebelles anti-communistes (ce qui, tel que présenté dans les dialogues parait êrre un trafic de drogue acceptable) puis récupéré pour le fric, élimination d'indésirables puis vengeance. Ca, c'est la base des deux intrigues, mais les récits en eux-mêmes ressemblent bêtement à une suite de bastons, au flingue, au poing, au pied, à la grenade, etc. La dernière histoire ressemble aux vieux scénarios de BD d'aventure exotique, avec exploration dans le Congo sauvage, avec de bons et braves guides pygmées, de méchants braconniers, des dinosaures et un Wolverine qui se retrouve comme par hasard au même endroit au même moment pour la même raison. Le tout est raconté de manière fouillis et sans intelligence ni originalité. Et la rencontre entre Wolverine et Punisher n'apporte rien de plus intéressant qu'un combat entre des griffes et des gros poings. Seul interêt que je trouve à cette série et à ce personnage, le fait qu'il n'hésite pas à tuer contrairement aux gentils super-héros sans reproche. Mais ça en devient presque caricatural quand on voit que dans ces histoires, presque tout le monde meurt de manière violente, comme si c'était juste une marque de fabrique pour ce personnage. Et ça se résume encore à la même chose : baston au flingue, au poing ou autres, le Punisher qui se fait blesser et qui souffre, et l'ennemi qui meurt, parfois de manière un peu sadique même. Pas de profondeur psychologique, pas d'intrigue plus complexe que de dénicher le méchant sniper qui tue tout le monde dans l'ombre, pas de scénario original. Ca se laisse lire comme un comics bourrin, mais n'apporte quasiment rien de neuf au genre si ce n'est un peu moins d'hypocrisie politiquement correcte.
Le Dernier Kamikaze
Après Vae Victis et autres Chroniques Barbares, Jean-Yves Mitton se lance dans une nouvelle série d'histoire et d'action. Mais il estime désormais ne plus avoir le temps de faire également le dessin alors il a demandé à Felix Molinari de s'en charger, dessinateur qu'il connait puisqu'il a déjà repris le dessin de son autre série "les survivants de l'atlantique". Seulement, moi, je n'aime pas vraiment le dessin de Molinari. Je lui trouve un style désuet, comme les anciennes BDs franco-belge d'histoire. Décors corrects mais prises de vue banales. Avions copiés-collés. Personnages figés et moches. Les couleurs, elles, sont informatiques mais discrètes et correctes. Le récit, quant à lui, part sur une base intéressante même si déjà présentée dans d'autres BDs (Kamikazes de Dimitri mais aussi le tome 3 de Tsukasa Hojo : Recueil). Choisir comme héros un jeune amoureux déçu, volontaire pour être kamikaze, c'est un bon début pour une histoire présentant au lecteur le Japon de la fin de la seconde guerre mondiale. L'ennui, c'est que la narration de cette histoire est assez laborieuse. Les textes narratifs sont remplacés par le récit permanent des pensées du héros, textes assez lourds et presque pompeux par moments. La structure du récit, à base de flash-backs constants, est également assez pénible et déjà-vue. Bref, malgré l'interêt de l'idée de base du scénario, je trouve l'histoire mal racontée et désuette dans son style. En outre, comme trop souvent, Mitton use trop de vulgarité, jurons et autres visions mysogine de la femme, dans son récit. Une lecture moyenne et un dessin très moyen. Je passe... Après lecture du tome 2 : Je suis assez surpris. Le tome 2 change assez radicalement la donne par rapport au premier. Finie la vision historique des derniers instants de la seconde guerre mondiale, fini le réalisme, nous voici soudainement plutôt placé dans une ambiance à la King-Kong matiné de Nimitz. De nos jours (semble-t-il, un yacht de riches français (entre autres) débarque sur les bords de l'île où semble-t-il, le dernier kamikaze s'est crashé. Et les voilà soudainement confrontés à des soldats japonais, un Zéro qui les canarde, des pièges, mais aussi un soldat américain en jeep qui passe comme si de rien était. Bref, tout un bouleversement temporel dont on n'a pour le moment aucune explication. Intriguant peut-être si les choses n'étaient pas racontées sous une forme approchant celle des films d'horreurs de série B : au fur et à mesure, tout le monde va se faire massacrer, avec des morts aussi atroces que ridicules par moments. C'est du tir au pigeon, avec des personnages sans aucune crédibilité, des comportements idiots, une artificialité trop manifeste du scénario et des péripéties. Bref, quelque chose à prendre au second degré sous peine de trouver ça vulgaire et mauvais. Manque de chance, je n'ai pas su me placer au bon niveau de lecture et plutôt que de rire, j'ai été plutôt affligé. D'autant que je ne voyais vraiment pas le rapport avec la vision historique du premier tome. Pas mon trip...
Les blagues belges
Mais qu'est-ce qu'ils sont bêtes chez Delcourt, une fois, fieu, godverdomme, nom d'une frite, louée soit la sainte moule ! Après Les Blagues de Toto, ils continuent dans la BD purement commerciale à l'image des éditions Bamboo, Jungle et autres Soleil en adaptant des blagues belges ultra-connues. Ah ça, ça va sûrement se vendre... Mais pour un véritable amateur de BD, ça fait de la peine de voir un éditeur comme Delcourt s'abaisser à cela... Il n'y a pas lieu de s'attarder à trop parler de cette BD. Le dessin est du franco-belge "gros nez" potable. Les couleurs ont été expédiées à la va-vite en quelques clics d'ordinateur. Les blagues sont des reprises de blagues de Coluche ou de blagues assez lourdingues sur la Belges (Nom d'une frite, mais qu'ils sont bêtes ces Belges, une fois ! ('pas taper, Pierig ! Aie !)). Rien de vraiment drôle puisque soit elles sont trop idiotes soit elles sont trop connues pour faire encore rire. Rien de vraiment détestable dans cette BD, juste... à oublier.
Le Chant d'Excalibur
Une série heroic-fantasy jeunesse que je trouve assez médiocre. Au niveau du dessin, le début de la série commence comme du sous-Loisel, correct au niveau des personnages, médiocre au niveau des décors. A partir du troisième tome, le dessin change de style pour devenir du franco-belge très moyen, parfois même tout juste digne d'un fanzine. La couverture de ce troisième tome est particulièrement moche par exemple. Au niveau du scénario, il s'agit d'une récupération, cinq siècles plus tard, de personnages de la légende Arthurienne, avec comme quête de restaurer les anciennes croyances face au méchant Christianisme. Et nous voilà avec un gros Merlin poivrot et vulgaire, une guerrière pucelle qui tranche sans vergogne les gorges des soldats chrétiens (ce sont les méchants alors c'est rigolo de leur faire gicler le sang, n'est-ce pas ?), un petit lutin avec un couteau suisse à partir du tome 2 et bien sûr un sale évêque-sorcier méchant méchant. Et hop, il suffit ensuite de les lancer dans des quêtes fantasy à deux balles : le gentil village à protéger, le chateau magique à... protéger encore, et puis ensuite aller chercher Merlin kidnappé à Rome... Des intrigues banales et sans interêt, parsemées d'humour assez vulgaire (même si j'avoue avoir rigolé deux ou trois fois). Je me suis ennuyé à ma lecture, voilà tout.