De la BD de gare, de la SF à l'italienne des annés 80, une histoire assez bidon permettant d'aligner scènes violentes, filles sexy et mutants à deux balles. Le dessin de Vince est bon mais son style et sa colorisation sont furieusement teintés "années 80". Le scénario est fouillis, mettant en conflit mutants, clones et humains à la poursuite d'un artefact bidon capable de donner des pouvoirs divins au chef des mutants, décidés à prendre le pouvoir sur Terre. Bastons, poursuites, filles aguicheuses, giclées de sang, gros flingues, le tout sans autre suivi que la simple poursuite de l'action à tout prix.
En outre, la série a été abandonnée dès le tome 1, l'achat est donc nettement déconseillé.
A réserver aux rares amateurs du genre.
Cette BD sent grandement l'amateurisme, suffisamment pour m'avoir donné beaucoup de mal à entrer dans le récit. Mais j'ai fini par m'y faire et finalement, elle n'est pas si mal.
Le dessin est correct mais sent le bon amateur, le gars qui dessinait mieux que ses copains au lycée et qui se lance après dans la BD parce qu'il aime bien ça et voudrait devenir pro. C'était les débuts de celui qui allait ensuite dessiner avec bien plus de réussite Le Feul, et ça se voit. Outre le trait lui-même, cela se sent surtout dans l'encrage presque inexistant et dans les couleurs du début de la BD. Mais, alors que je croyais ne pas m'y habituer, je m'y suis fait et j'ai bien l'impression que la qualité du dessin et de la colorisation s'améliore entre le début et la fin du tome 1. Il devient tout à fait correct à ce moment là. Dommage que le dessin de couverture ne soit vraiment pas terrible.
Le scénario lui aussi sent le jeune amateurisme dans son déroulement. Le jeune héros qui se rebelle un jour contre la société qui l'entoure et qui va du jour au lendemain en découvrir tous les mystères alors que depuis des dizaines d'années personne n'y est arrivé. Le même jeune héros qui rencontre dans la rue une jolie fille au hasard et quelques minutes après les voilà grands amoureux qui ne se sépareront plus et vivront ensemble la grande aventure, à la vie à la mort. Le même jeune héros qui perd sa gentille maman juste au milieu du premier tome, comme par surprise alors que ça parait incohérent qu'il ne soit pas au courant de ce qui était prévu pour elle ; mais bon, c'est bien, ça lui fait un traumatisme de plus pour le rendre encore plus... profond. Bref, beaucoup de naïvetés, de petites facilités scénaristiques et narratives.
L'intrigue, quant à elle, n'est pas des plus originales, mais hormis ses défauts amateurs elle se révèle finalement assez sympathique pour une petite BD de SF. L'idée n'est pas mauvaise, elle est juste trop naïvement exploitée.
Se laisse lire mais ne casse pas des briques.
L'ennui, c'est que l'éditeur ayant coulé, la série est abandonnée dès le premier tome. Inutile de chercher à l'acheter, donc.
Un bon gros gloubi-boulga de tout ce qui plait aux ados mâles : super-héros, matrix, lara croft, star wars, terminator, skate boards, gros flingues et autres jeux vidéos. Le tout est malaxé dans un scénario façon bande de gamins super-héros contre le méchant savant fou à la sauce Lanfeust Mag, et hop, le tour est joué pour fournir une sorte de BD parodie-action-humour pour adolescents. A la seule chose près, que l'humour ne m'y a à strictement aucun moment fait sourire et que le scénario est tellement sans surprise qu'il en est très vite ennuyeux. Seul le dessin de Tarquin y est correct, un peu confus par moment, mais maîtrisé et dynamique. Pour le reste, une petite BD de série B.
Déçu ! Je suis complètement passé à côté de cet album.
Amédée rêve de participer au tour de France, et Lax nous propose de suivre son difficile parcours afin d'économiser (pour son vélo) et de se préparer pour le jour J. J'aime beaucoup le cyclisme et la rigueur des propos de l'auteur sont un régal.
Mais, je n'ai pas accroché à la narration. J'ai trouvé ça très long à se mettre en place (vers la page 40, je me suis demandé quand est-ce que l'histoire allait prendre son envol), puis sur la fin, le déroulement de l'histoire est beaucoup trop rapide (on ne perçoit pas la souffrance d'Amédée lors de sa participation à la grande boucle).
Heureusement, les dessins sont très bons, aidés en cela par une belle mise en couleur qui nous plonge bien dans la France du début du siècle dernier.
Au final, cet album m'a laissé quelque peu indifférent, ayant l'impression de lire une énumération de faits plutôt que de vivre pleinement une extraordinaire aventure humaine.
Euh oui, bon, j'ai pas fait exprès de lire ce truc...
Mais bon, j'ai pas pu m'empêcher de chercher de l'originalité dans ce manga. Parce que bon, un collégien qui est ébloui par la beauté d'une fille littéralement tombée du ciel, mais qui ne sait pas de qui il s'agit... Des copains qui lui soufflent plein de trucs, plus ou moins débiles... le garçon, plus gaffeur qu'autre chose...
Le triangle amoureux classique : le collégien est coincé entre la beauté et l'intelligence, et ne sait pas qui choisir... Surtout que la déesse de beauté est loin d'être idiote, et que l'intello ne serait pas si mal que ça, si elle enlevait ses lunettes et se coiffait autrement...
Bon, vous l'aurez compris, le garçon passe son temps à guetter la moindre occasion pour regarder sous les (très courtes) jupes des filles pour voir si elles ont des culottes avec des fraises dessus. Et uniquement pour ça. Enfin, officiellement.
Bon désolé, je n'ai pas trouvé d'originalité. Enfin si, il y en a UNE. L'éditeur français, Tonkam, a eu l'idée de parfumer (très légèrement) le manga à la fraise. Ce n'est pas trop gênant, et se dissipe en quelques semaines.
Le dessin est sympathique, mais pas extraordinaire. Les personnages sont expressifs, et même beaucoup par moments, et même si le manga évite l'écueil de la vulgarité (c'est UNE mangaka qui le réalise), tout ça reste très gentillet.
Bref, à part ça, il vaut mieux avoir moins de 15 ans.
Lefred-Thouron a rassemblé dans cet album bon nombre de gags publiés dans différents journaux tels que Spirou, Fluide Glacial, la Mouise, l'Echo des Savanes...
Les gags sont divisés en quelques grands thèmes (la consommation, les vacances, le travail, la mort, spécial X! (et oui...))...
Si j'ai souri à certains, la plupart des gags proposés m'a laissé totalement indifférent. Je ne suis pas particulièrement sensible au dessin de presse mais je suis passé complètement à côté des différentes scènes de la vie courante proposées par l'auteur et supposées acides. De plus, il y a un côté "trash" que je trouve gratuit et non justifié.
Bref, une bd qui plaira sûrement à certains fans de Vuillemin ou de Reiser.
Dead-End n'est pas vraiment une BD à mes yeux, c'est plus une suite de reproductions de photos de films noirs. Bogart, Cagney, Mitchum et compagnie... Pour peu que ayiez déjà vu leurs polars ou quelques posters de ces films, ce sont les mêmes images strictement redessinées que vous reconnaitrez. Absolument aucune image ne me semble originale, il s'agit véritablement d'une sorte de gros recueil d'images célèbres, un gros roman-photo.
Alors, c'est beau, c'est beau comme une belle illustration photo-réaliste. Les décors New-Yorkais sont chouette. Mais pour une BD, pour un récit narratif séquentiel, ça ne convient pas du tout.
Et pour ne rien arranger, les dialogues semblent tous également issus de film. Ils sont jolis comme des citations, mais tous totalement artificiels et pénibles à suivre.
C'est bien cela, cette BD est pénible à lire et sans surprise. Un hommage aux films noirs qui se contente d'en reproduire les images et les dialogues sans y adjoindre un véritable scénario ni une vraie narration.
Cupidon bat ses premières ailes dans l'hebdo Spirou n° 2631 du 14 Septembre 1988.
Cupidon ?... Un angelot, armé d'un arc et de "flèches d'amour" qui obéit -mais ça c'est un grand mot- à Saint Pierre.
Cupidon fera quelques apparitions, de temps en temps, avant de s'ancrer dans le magazine d'où il s'envole régulièrement (graphiquement parlant) afin d'aider les (futurs) amoureux.
Raoul Cauvin au scénario et Malik au dessin tentent ici, parfois avec un certain bonheur, de renouveler un personnage fort connu de la mythologie.
Quelques albums, ça va. Le 17ème est en route... bonjour les dégâts !
Le personnage m'a amusé, au départ, car : lors d'un grand festival BD, de nombreux auteurs (et des grands !) s'amusaient à dessiner de faux "Cupidon" qu'ils vendaient pour 0,50 Euro au public de passage. Ce qui mettait Malik dans une véritable rage !
Toujours est-il que Cupidon est une série gentillette, bien rodée, qui a son jeune lectorat et qui poursuit son petit bonhomme de chemin.
Néanmoins, si vous voulez connaître du "vrai" Malik, je vous conseille la série Archie Cash.
Alors là je crois que je vais faire chuter la note. Mais ce shonen m'est tombé des mains. Au début, j'appréciais bien, l'examen de hunter est plutôt sympa, les personnages sont amusants. Mais je trouve que ça se gâte vers les tomes 9 et 10, les histoires d'enchères m'ont lassé profondément, le jeu Greed Island aussi, ce qui fait que je me suis arrêté au tome 16. A lire les critiques, ça semble empirer par la suite, donc, je crois que j'ai bien fait.
Le dessin ne m'a pas trop plu (il est quand même vraiment limite) et j'ai eu du mal à suivre les affaires de Nen et de Ren. Dans le genre shonen, j'ai préféré One Piece.
Le Concombre Masqué fait ses premiers pas dans l'hebdo "Vaillant" n° 1037 du 28 Mars 1965.
Cette chose habite quelque part au bout du monde, dans un cactus-blockaus. Le Concombre s'exprime dans un langage connu de lui seul et n'a pas son pareil pour déclamer des "Bretzel liquide","Protz" ou autres joyeusetés linguales. Il lui arrive de regarder la télédérision, de discuter de l'existentialisme avec son ami Chourave ou de prendre plaisir à voir pousser des rochers qui parsèment son jardin zen.
Ces (non)aventures potagères, mitonnées par Mandryka, paraissent d'abord dans Vaillant. Les débuts du "Concombre" ?.. : c'est Boff, un drôle de personnage, plus ou moins reporter, qui part en direction du Désert-de-la-mort-lente. Son but : découvrir ce curieux et fabuleux légume. Nous sommes le 28 Mars 1965.
Etrange. Ce n° de Vaillant sera le dernier à paraître sous ce titre. Dès le n° suivant, l'hebdo deviendra "Vaillant le journal de Pif". Et notre cucurbitacée s'y installera dans l'espace d'une demi-planche hebdomadaire.
Mandryka signe alors ces aventures du pseudo de Kalkuss, puis de Karl Kuss, de Caleq-usse, Calgus, Kilkoz et autres encore... Un vrai jeu de piste !...
C'est en 1971 que le Concombre masqué fait son apparition dans l'hebdo Pilote. Mandryka y met alors en scène un véritable univers légumier. Ces histoires de total non-sens seront plébiscitées par une large part du lectorat.
Il y reste jusqu'en 1972. Suite à un désaccord avec René Goscinny, Mandryka et Claire Brétecher partent fonder "L' écho des Savanes". Notre gros cornichon vert y suit son créateur.
En 1979, retour en force du Concombre dans les pages de Pilote. Mandryka a alors cessé de diriger "L'écho". Il y reste pendant quelques mois.
1989. Boum ! Surprise ! Alors que plus personne n'entendait parler du légume vert, il investit les pages de l'hebdo Spirou. Le revenant est largement salué par le public, et même la critique lui fait bon accueil.
Notre légume vert aura l'honneur de 12 albums, de 1971 à 1995, ce sous divers éditeurs. Un recueil d'inédits sera édité en 1995.
Le Concombre... Quoi le Concombre ?... J'avoue que ce n'était pas ma tasse de thé. Une certaine "intelligentia" d'après-Mai 68 l'a-t-elle mis sur un piédestal ? (QUOI !?!... Tu ne connais pas le Concombre ???... Mais t'es con, mon vieux !..). Je ne sais. J'en ai connu qui s'esbaudissaient (où faisaient bien semblant) à la lecture de ces aventures. Pourtant bon lecteur, je m'en fendais seulement d'un sourire... forcé.
Désolé, machin vert, mais nous ne serons jamais vraiment copains...
Et Mandryka dans tout ça ?...
Dessinateur-scénariste de nationalité française, Nikita est né à Bizette (Tunisie) le 20 Octobre 1940.
Outre les Aventures Potagères du Concombre Masqué, il est également l'auteur de : Clopinettes, de nombreuses histoires brèves avec Marcel Gotlib. C'est ce Mandryka là que j'aime bien...
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Eden (Zenda)
De la BD de gare, de la SF à l'italienne des annés 80, une histoire assez bidon permettant d'aligner scènes violentes, filles sexy et mutants à deux balles. Le dessin de Vince est bon mais son style et sa colorisation sont furieusement teintés "années 80". Le scénario est fouillis, mettant en conflit mutants, clones et humains à la poursuite d'un artefact bidon capable de donner des pouvoirs divins au chef des mutants, décidés à prendre le pouvoir sur Terre. Bastons, poursuites, filles aguicheuses, giclées de sang, gros flingues, le tout sans autre suivi que la simple poursuite de l'action à tout prix. En outre, la série a été abandonnée dès le tome 1, l'achat est donc nettement déconseillé. A réserver aux rares amateurs du genre.
Les Apatrides - La Cérémonie
Cette BD sent grandement l'amateurisme, suffisamment pour m'avoir donné beaucoup de mal à entrer dans le récit. Mais j'ai fini par m'y faire et finalement, elle n'est pas si mal. Le dessin est correct mais sent le bon amateur, le gars qui dessinait mieux que ses copains au lycée et qui se lance après dans la BD parce qu'il aime bien ça et voudrait devenir pro. C'était les débuts de celui qui allait ensuite dessiner avec bien plus de réussite Le Feul, et ça se voit. Outre le trait lui-même, cela se sent surtout dans l'encrage presque inexistant et dans les couleurs du début de la BD. Mais, alors que je croyais ne pas m'y habituer, je m'y suis fait et j'ai bien l'impression que la qualité du dessin et de la colorisation s'améliore entre le début et la fin du tome 1. Il devient tout à fait correct à ce moment là. Dommage que le dessin de couverture ne soit vraiment pas terrible. Le scénario lui aussi sent le jeune amateurisme dans son déroulement. Le jeune héros qui se rebelle un jour contre la société qui l'entoure et qui va du jour au lendemain en découvrir tous les mystères alors que depuis des dizaines d'années personne n'y est arrivé. Le même jeune héros qui rencontre dans la rue une jolie fille au hasard et quelques minutes après les voilà grands amoureux qui ne se sépareront plus et vivront ensemble la grande aventure, à la vie à la mort. Le même jeune héros qui perd sa gentille maman juste au milieu du premier tome, comme par surprise alors que ça parait incohérent qu'il ne soit pas au courant de ce qui était prévu pour elle ; mais bon, c'est bien, ça lui fait un traumatisme de plus pour le rendre encore plus... profond. Bref, beaucoup de naïvetés, de petites facilités scénaristiques et narratives. L'intrigue, quant à elle, n'est pas des plus originales, mais hormis ses défauts amateurs elle se révèle finalement assez sympathique pour une petite BD de SF. L'idée n'est pas mauvaise, elle est juste trop naïvement exploitée. Se laisse lire mais ne casse pas des briques. L'ennui, c'est que l'éditeur ayant coulé, la série est abandonnée dès le premier tome. Inutile de chercher à l'acheter, donc.
Les Krashmonsters
Un bon gros gloubi-boulga de tout ce qui plait aux ados mâles : super-héros, matrix, lara croft, star wars, terminator, skate boards, gros flingues et autres jeux vidéos. Le tout est malaxé dans un scénario façon bande de gamins super-héros contre le méchant savant fou à la sauce Lanfeust Mag, et hop, le tour est joué pour fournir une sorte de BD parodie-action-humour pour adolescents. A la seule chose près, que l'humour ne m'y a à strictement aucun moment fait sourire et que le scénario est tellement sans surprise qu'il en est très vite ennuyeux. Seul le dessin de Tarquin y est correct, un peu confus par moment, mais maîtrisé et dynamique. Pour le reste, une petite BD de série B.
L'Aigle sans orteils
Déçu ! Je suis complètement passé à côté de cet album. Amédée rêve de participer au tour de France, et Lax nous propose de suivre son difficile parcours afin d'économiser (pour son vélo) et de se préparer pour le jour J. J'aime beaucoup le cyclisme et la rigueur des propos de l'auteur sont un régal. Mais, je n'ai pas accroché à la narration. J'ai trouvé ça très long à se mettre en place (vers la page 40, je me suis demandé quand est-ce que l'histoire allait prendre son envol), puis sur la fin, le déroulement de l'histoire est beaucoup trop rapide (on ne perçoit pas la souffrance d'Amédée lors de sa participation à la grande boucle). Heureusement, les dessins sont très bons, aidés en cela par une belle mise en couleur qui nous plonge bien dans la France du début du siècle dernier. Au final, cet album m'a laissé quelque peu indifférent, ayant l'impression de lire une énumération de faits plutôt que de vivre pleinement une extraordinaire aventure humaine.
Ichigo 100 %
Euh oui, bon, j'ai pas fait exprès de lire ce truc... Mais bon, j'ai pas pu m'empêcher de chercher de l'originalité dans ce manga. Parce que bon, un collégien qui est ébloui par la beauté d'une fille littéralement tombée du ciel, mais qui ne sait pas de qui il s'agit... Des copains qui lui soufflent plein de trucs, plus ou moins débiles... le garçon, plus gaffeur qu'autre chose... Le triangle amoureux classique : le collégien est coincé entre la beauté et l'intelligence, et ne sait pas qui choisir... Surtout que la déesse de beauté est loin d'être idiote, et que l'intello ne serait pas si mal que ça, si elle enlevait ses lunettes et se coiffait autrement... Bon, vous l'aurez compris, le garçon passe son temps à guetter la moindre occasion pour regarder sous les (très courtes) jupes des filles pour voir si elles ont des culottes avec des fraises dessus. Et uniquement pour ça. Enfin, officiellement. Bon désolé, je n'ai pas trouvé d'originalité. Enfin si, il y en a UNE. L'éditeur français, Tonkam, a eu l'idée de parfumer (très légèrement) le manga à la fraise. Ce n'est pas trop gênant, et se dissipe en quelques semaines. Le dessin est sympathique, mais pas extraordinaire. Les personnages sont expressifs, et même beaucoup par moments, et même si le manga évite l'écueil de la vulgarité (c'est UNE mangaka qui le réalise), tout ça reste très gentillet. Bref, à part ça, il vaut mieux avoir moins de 15 ans.
Je suis gland
Lefred-Thouron a rassemblé dans cet album bon nombre de gags publiés dans différents journaux tels que Spirou, Fluide Glacial, la Mouise, l'Echo des Savanes... Les gags sont divisés en quelques grands thèmes (la consommation, les vacances, le travail, la mort, spécial X! (et oui...))... Si j'ai souri à certains, la plupart des gags proposés m'a laissé totalement indifférent. Je ne suis pas particulièrement sensible au dessin de presse mais je suis passé complètement à côté des différentes scènes de la vie courante proposées par l'auteur et supposées acides. De plus, il y a un côté "trash" que je trouve gratuit et non justifié. Bref, une bd qui plaira sûrement à certains fans de Vuillemin ou de Reiser.
Dead-End
Dead-End n'est pas vraiment une BD à mes yeux, c'est plus une suite de reproductions de photos de films noirs. Bogart, Cagney, Mitchum et compagnie... Pour peu que ayiez déjà vu leurs polars ou quelques posters de ces films, ce sont les mêmes images strictement redessinées que vous reconnaitrez. Absolument aucune image ne me semble originale, il s'agit véritablement d'une sorte de gros recueil d'images célèbres, un gros roman-photo. Alors, c'est beau, c'est beau comme une belle illustration photo-réaliste. Les décors New-Yorkais sont chouette. Mais pour une BD, pour un récit narratif séquentiel, ça ne convient pas du tout. Et pour ne rien arranger, les dialogues semblent tous également issus de film. Ils sont jolis comme des citations, mais tous totalement artificiels et pénibles à suivre. C'est bien cela, cette BD est pénible à lire et sans surprise. Un hommage aux films noirs qui se contente d'en reproduire les images et les dialogues sans y adjoindre un véritable scénario ni une vraie narration.
Cupidon
Cupidon bat ses premières ailes dans l'hebdo Spirou n° 2631 du 14 Septembre 1988. Cupidon ?... Un angelot, armé d'un arc et de "flèches d'amour" qui obéit -mais ça c'est un grand mot- à Saint Pierre. Cupidon fera quelques apparitions, de temps en temps, avant de s'ancrer dans le magazine d'où il s'envole régulièrement (graphiquement parlant) afin d'aider les (futurs) amoureux. Raoul Cauvin au scénario et Malik au dessin tentent ici, parfois avec un certain bonheur, de renouveler un personnage fort connu de la mythologie. Quelques albums, ça va. Le 17ème est en route... bonjour les dégâts ! Le personnage m'a amusé, au départ, car : lors d'un grand festival BD, de nombreux auteurs (et des grands !) s'amusaient à dessiner de faux "Cupidon" qu'ils vendaient pour 0,50 Euro au public de passage. Ce qui mettait Malik dans une véritable rage ! Toujours est-il que Cupidon est une série gentillette, bien rodée, qui a son jeune lectorat et qui poursuit son petit bonhomme de chemin. Néanmoins, si vous voulez connaître du "vrai" Malik, je vous conseille la série Archie Cash.
Hunter X Hunter
Alors là je crois que je vais faire chuter la note. Mais ce shonen m'est tombé des mains. Au début, j'appréciais bien, l'examen de hunter est plutôt sympa, les personnages sont amusants. Mais je trouve que ça se gâte vers les tomes 9 et 10, les histoires d'enchères m'ont lassé profondément, le jeu Greed Island aussi, ce qui fait que je me suis arrêté au tome 16. A lire les critiques, ça semble empirer par la suite, donc, je crois que j'ai bien fait. Le dessin ne m'a pas trop plu (il est quand même vraiment limite) et j'ai eu du mal à suivre les affaires de Nen et de Ren. Dans le genre shonen, j'ai préféré One Piece.
Le Concombre Masqué
Le Concombre Masqué fait ses premiers pas dans l'hebdo "Vaillant" n° 1037 du 28 Mars 1965. Cette chose habite quelque part au bout du monde, dans un cactus-blockaus. Le Concombre s'exprime dans un langage connu de lui seul et n'a pas son pareil pour déclamer des "Bretzel liquide","Protz" ou autres joyeusetés linguales. Il lui arrive de regarder la télédérision, de discuter de l'existentialisme avec son ami Chourave ou de prendre plaisir à voir pousser des rochers qui parsèment son jardin zen. Ces (non)aventures potagères, mitonnées par Mandryka, paraissent d'abord dans Vaillant. Les débuts du "Concombre" ?.. : c'est Boff, un drôle de personnage, plus ou moins reporter, qui part en direction du Désert-de-la-mort-lente. Son but : découvrir ce curieux et fabuleux légume. Nous sommes le 28 Mars 1965. Etrange. Ce n° de Vaillant sera le dernier à paraître sous ce titre. Dès le n° suivant, l'hebdo deviendra "Vaillant le journal de Pif". Et notre cucurbitacée s'y installera dans l'espace d'une demi-planche hebdomadaire. Mandryka signe alors ces aventures du pseudo de Kalkuss, puis de Karl Kuss, de Caleq-usse, Calgus, Kilkoz et autres encore... Un vrai jeu de piste !... C'est en 1971 que le Concombre masqué fait son apparition dans l'hebdo Pilote. Mandryka y met alors en scène un véritable univers légumier. Ces histoires de total non-sens seront plébiscitées par une large part du lectorat. Il y reste jusqu'en 1972. Suite à un désaccord avec René Goscinny, Mandryka et Claire Brétecher partent fonder "L' écho des Savanes". Notre gros cornichon vert y suit son créateur. En 1979, retour en force du Concombre dans les pages de Pilote. Mandryka a alors cessé de diriger "L'écho". Il y reste pendant quelques mois. 1989. Boum ! Surprise ! Alors que plus personne n'entendait parler du légume vert, il investit les pages de l'hebdo Spirou. Le revenant est largement salué par le public, et même la critique lui fait bon accueil. Notre légume vert aura l'honneur de 12 albums, de 1971 à 1995, ce sous divers éditeurs. Un recueil d'inédits sera édité en 1995. Le Concombre... Quoi le Concombre ?... J'avoue que ce n'était pas ma tasse de thé. Une certaine "intelligentia" d'après-Mai 68 l'a-t-elle mis sur un piédestal ? (QUOI !?!... Tu ne connais pas le Concombre ???... Mais t'es con, mon vieux !..). Je ne sais. J'en ai connu qui s'esbaudissaient (où faisaient bien semblant) à la lecture de ces aventures. Pourtant bon lecteur, je m'en fendais seulement d'un sourire... forcé. Désolé, machin vert, mais nous ne serons jamais vraiment copains... Et Mandryka dans tout ça ?... Dessinateur-scénariste de nationalité française, Nikita est né à Bizette (Tunisie) le 20 Octobre 1940. Outre les Aventures Potagères du Concombre Masqué, il est également l'auteur de : Clopinettes, de nombreuses histoires brèves avec Marcel Gotlib. C'est ce Mandryka là que j'aime bien...