Après les légendes indiennes (Luuna), les légendes grecques (Atalante) et les légendes égyptiennes (Ishanti), Crisse s'attaque avec Canari aux légendes mexicaines.
Quoi de nouveau ? Absolument rien ou presque... Un enfant porteur du destin de tout un peuple disparaît subitement. Et tout le monde part à sa recherche. La petite nouveauté est un lien, pour l'instant obscur, avec quelques surfeurs de notre époque.(?).
Côté dessin, ce n'est vraiment mais alors vraiment pas mon truc. Je n'accroche pas du tout au style dessin animé façon Pocahontas. Quant aux dialogues, ils font "djeuns", et peuvent paraître complètement décalés vu l'époque où l'histoire se déroule.
Sinon, comme dans la plupart de ces histoires les personnages sont plutôt mignons ce qui pourrait plaire à certains.
Ce Club fait son apparition dans le magasine belge "Chez Nous Junior", n° 43, 6ème année, du 23 Octobre 1958.
Junior, Bombonne, Ras du Sol, Génie et Brutacrocl quittent, définitivement, ce même magazine... 18 ans plus tard.
Le Club?... (un de plus, penserez-vous)... une bonne série comique, familiale, qui ne se prend pas du tout au sérieux ; et mise en scène par deux "pointures" : Greg et Tibet.
Ce Club connaîtra plusieurs "parents". Le concepteur graphique en est Tibet (Chick Bill, Ric Hochet, etc...). Il se fera assister par Turk (Léonard) pour les derniers épisodes.
Greg, lui, assurera les scénarios des premiers épisodes avant de céder le relais à André-Paul Duchâteau, suivi de Bob de Groot. Que du beau monde !...
Et pourtant cette série est quasi inconnue du public français. Mauvaise distribution ?...
Seuls quelques épisodes édités dans "Chez Nous" paraîtront dans l'hebdo Tintin (en 1966, en 1979, ...) mais n'attireront pas la grande foule.
Le Club connaîtra quand même l'édition en albums ; mais même la sortie des opus est assez confuse.
Le Club?... Une bonne série, sans plus, non rééditée, dont on trouve parfois des exemplaires dans des bourses d'occasions lors de festivals BD.
Surtout recherché pour Greg et Tibet. Mais à part ça...
J'ai découvert en lisant l'avis de Ro (merci au passage) que cet album est en fait une supercherie plus ou moins avouée.
Des recueils d'histoires de SF en BD comme cet album il en existe un paquet, dont pas mal justement ont été édités par Glénat/Comics USA, et celui là est loin de figurer parmi les plus intéressants...
En l'abordant de façon simple on sent tout de même la roublardise qui se dégage de cet album, les histoires ne vont pas bien loin. Exit le côté trash ou déjanté que l'on est en droit d'attendre du genre. Quand aux "influences" elles se font largement sentir: Pépé Moréno pour les chapitres "Apocalypse" ou encore "Prison à vie" et il est difficile de ne pas reconnaître Druuna, bien que le visage soit différent dans "Transmigration". C'est tellement peu fin que ça m'a sauté aux yeux sans pour autant que je sache que à priori cet album est une resuce intégrales d'oeuvres d'autres auteurs du genre.
Cet album ne m'a guère passionné, le contenu est finalement léger et silencieux, une version allégée de Zeppelin ou Rebel de Pépé Moréno. À peine distrayant.
JJJ
Je ne connais quasiment rien de Billie Holiday, je serais bien incapable de reconnaître une musique d'elle, bref j'ai abordé cette biographie comme un ignorant complet.
Je ne suis pas non plus un grand amateur du style de Muñoz et Sampayo. Scénarios souvent noirs, dessins noir et blanc original mais sans pour autant me plaire vraiment. Je ne partais donc pas très convaincu. Et je ne l'ai pas été plus que ça.
Cet album a l'avantage de présenter une biographie de Billie Holiday d'une manière assez novatrice. La narration est peu linéaire, sautant d'un narrateur virtuel à un autre, d'une personne s'intéressant au personnage à une autre, mêlant au passage des petits bouts de vie de ces derniers. Cela donne un récit assez saccadé, dont le suivi n'a rien d'évident, et où, au final, on apprend relativement peu de choses sur la vie et l'oeuvre de la chanteuse.
Tout se joue sur une tentative d'ambiance, une tentative de récit se rapprochant de l'âme des chansons de Billie Holiday. Mais l'ennui c'est que, pour un ignorant de ces chansons comme je le suis, je n'ai quasiment rien ressenti, si ce n'est plutôt de l'ennui par moments. Le récit ne m'a pas inspiré et m'a embrouillé par sa narration et ses personnages.
Bref, ce n'est pas une BD que je conseillerais à moins que vous soyez un grand fan de Billie Holiday, auquel cas vous serez peut-être en mesure de ressentir bien plus que ce que j'ai ressenti à sa lecture.
Avez-vous déjà vu une petite fille de 4 ans se forcer à rire en fin de chaque gag quand on lui lit une BD en principe destiné aux enfants de son âge ? C'est hélas ce à quoi j'ai eu droit quand j'ai lu cette BD à ma fille (autrement grande amatrice de BDs comme Octave, Toto l'ornithorynque et autres Lou ! (bon, pour Lou !, c'est plus les dessins et les couleurs qu'elle adore car elle est trop jeune pour les histoires ;))).
Bref, elle n'a pas aimé. Et moi non plus, je l'admets.
Le dessin est dans un style simple, épuré disons-nous, destiné aux enfants pourrait-on dire aussi. Il y a peu de chose à en dire techniquement parlant. Je ne le trouve pas désagréable même si ses couleurs informatisés et son style manquent un peu de charme.
La BD se structure en gags de 2 pages chacun. C'est l'histoire d'un frère et une soeur du même âge ou presque qui se chamaillent sans arrêt comme tout bon frère et soeur. Des chamailleries sur tout et n'importe quoi, le frère qui a piqué la poupée de la soeur, la soeur qui lit le livre du frère, le frère qui met ses pieds au milieu de la banquette arrière de la voiture, etc. Et à chaque fois, ça se termine sur une chute en gag... que franchement je trouve très rarement drôle.
On pourrait dire que ce n'est pas un humour pour adulte et que c'est une BD pour enfants mais, comme dit plus haut, après avoir testé je vous garantis que ça ne plait pas à tous les enfants.
Le dessin est certes splendide, et on reconnaît bien du bon Sfar, que j'adore par ailleurs. Mais c'est trop décousu. Même s'ils sont bien réalisés, beaucoup d'événements semblent déplacés, orphelins. Les personnages me semblent aussi un peu odieux, et il y a trop de morts gratuites, j'ai un problème avec ça.
Vraiment un gros regret donc, car on aurait vraiment voulu l'aimer cette BD, elle avait tout pour.
C'est vrai qu'en passant comme ça devant, notre oeil n'est pas attiré par cette bd. La couverture n'attise pas notre curiosité. Par contre un bon article dans un mag spécialisé (Bodoï, je crois), avait aiguisé mon intérêt.
Une histoire de super pouvoirs, de remise en question, tout ça agrémenté d'action jouait en faveur de l'intriguant scénario. En effet, toute cette dose de suspens est menée tambour battant, à notre époque, avec en plus une poignée de "super-héros" différents de ceux connus jusqu'alors. Des persos attachants de réalisme, de lutte intérieure et face au regard des autres... Bref une bonne inspiration dans le scénario.
Hélas, comme annoncé par sa couverture, l'album pêche au niveau du dessin.
De plus, le deuxième tome, attendu malgré tout, n'est plus à la hauteur de son aîné. Ainsi, par ennui, et regrettant les bons aspects du premier, on finit par reposer une bd, qui née d'une idée de scénario inspirée, s'est laissée dévorée par les tortures de son dessin. Superdommage.
Je n'aime pas "Hypocrite"... et je ne saurais vraiment dire pourquoi !!!...
Elle fait sa première apparition dans "France-Soir" du 24 Avril 1971. Elle paraîtra ensuite dans le "Pilote mensuel", à partir du n° 6 de Novembre 1974.
Elle a pourtant tout pour plaire : vêtue "épisodiquement", c'est une jolie brunette à l'air mutin.
Imaginée par Jean-Claude Forest, c'est vrai que c'est original et novateur. Un peu trop pour l'époque ?... Les histoires sont débritées, les scénarios font -faussement- preuve d'une certaine incohérence. Est-ce pour cela que je ne l'ai pas comprise ?...
Encore maintenant, la lecture d'un "Hypocrite" ne me tente pas. Peut-être, plus tard, avec le temps...
Je me dis quand même qu'il n'y a pas que moi qui n'ai pas compris cette série. C'est pourquoi elle s'est arrêtée après seulement trois saisons.
Désolé, jolie brune, vous ne fîtes -pour moi- que passer.
J'avais les deux premiers tomes de la série en main, mais je dois dire avoir eu du mal à terminer ne serait-ce que le premier. Ce n'est pas que c'est une mauvaise BD, c'est juste que c'est très... amateur, tant au niveau du dessin que de l'humour.
Le dessin est un peu dans un style fanzine tandis que les couleurs, informatisées, ne sont vraiment pas terribles.
Les gags tournent parfois réellement autour de l'univers de la moto mais il s'agit également souvent de gags assez éculés qui pourraient être utilisés sur tous les thèmes.
Ce ne sont pas des gags vraiment mauvais : quand on prend la peine de lire la narration parfois relativement pénible (on a souvent plus envie de regarder directement la dernière case que de lire le texte généralement abondant des autres cases), on peut sourire sur quelques chutes de gag. Mais franchement, il n'y a pas de quoi se tordre de rire avec cette série humoristique même si on sent l'auteur sincère et que cela se ressent sur l'aspect sympathique des planches.
Alain Chevallier fait son apparition -sous forme de "strips"- dans le supplément du quotidien belge "Le Soir" n° 227 (85ème année) du 29 Septembre 1971.
Alain Chevallier ?... Une sorte de démarquage de Michel Vaillant.
A l'instar de ce dernier, Alain fréquente les circuits automobiles. Il a une fiancée : Tina Rex, et aussi un fidèle mécanicien : John John (surnommé Steack).
Ensemble ils vont vivre de nombreuses péripéties qui mêlent des aventures sportives et -aussi- policières.
En 1977 cette série paraîtra dans l'hebdo Tintin.
Les scénarios d'André-Paul Duchâteau (qui signe "Cap" dans cette série) sont bien enlevés, le graphisme de Christian Denayer est agréable, fouillé, MAIS : cette série était-elle bien utile ?...
Ca se laisse lire, sans plus.
Alain Chevallier sera quand même édité en 17 opus, de 1973 à 1986. Il y a longtemps que j'en ai relu un. Petite rareté quand même : les six premières aventures sont éditées, sous sorte d'albums brochés, agrafés, par les éditions Samedi.
Mais à part ça...
Les auteurs :
Ici scénariste, André-Paul DUCHATEAU est un des dernier dinosaures de la BD franco-belge. De nationalité belge, né à Tournai le 8 Mai 1925, on ne lui compte plus ses séries. Je l'ai rencontré à diverses reprises lors de festivals BD. Un grand monsieur, toujours disponible.
Le dessinateur, Christian DENAYER, de nationalité belge, est né à Ixelles le 28 Septembre 1945.
Assistant de Jean Graton (sur Michel Vaillant) puis de Tibet (sur Ric Hochet) il est aussi connu pour ses autres séries "Yalek", Les Casseurs, Gord.
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Cañari
Après les légendes indiennes (Luuna), les légendes grecques (Atalante) et les légendes égyptiennes (Ishanti), Crisse s'attaque avec Canari aux légendes mexicaines. Quoi de nouveau ? Absolument rien ou presque... Un enfant porteur du destin de tout un peuple disparaît subitement. Et tout le monde part à sa recherche. La petite nouveauté est un lien, pour l'instant obscur, avec quelques surfeurs de notre époque.(?). Côté dessin, ce n'est vraiment mais alors vraiment pas mon truc. Je n'accroche pas du tout au style dessin animé façon Pocahontas. Quant aux dialogues, ils font "djeuns", et peuvent paraître complètement décalés vu l'époque où l'histoire se déroule. Sinon, comme dans la plupart de ces histoires les personnages sont plutôt mignons ce qui pourrait plaire à certains.
Le Club des Peur-de-rien
Ce Club fait son apparition dans le magasine belge "Chez Nous Junior", n° 43, 6ème année, du 23 Octobre 1958. Junior, Bombonne, Ras du Sol, Génie et Brutacrocl quittent, définitivement, ce même magazine... 18 ans plus tard. Le Club?... (un de plus, penserez-vous)... une bonne série comique, familiale, qui ne se prend pas du tout au sérieux ; et mise en scène par deux "pointures" : Greg et Tibet. Ce Club connaîtra plusieurs "parents". Le concepteur graphique en est Tibet (Chick Bill, Ric Hochet, etc...). Il se fera assister par Turk (Léonard) pour les derniers épisodes. Greg, lui, assurera les scénarios des premiers épisodes avant de céder le relais à André-Paul Duchâteau, suivi de Bob de Groot. Que du beau monde !... Et pourtant cette série est quasi inconnue du public français. Mauvaise distribution ?... Seuls quelques épisodes édités dans "Chez Nous" paraîtront dans l'hebdo Tintin (en 1966, en 1979, ...) mais n'attireront pas la grande foule. Le Club connaîtra quand même l'édition en albums ; mais même la sortie des opus est assez confuse. Le Club?... Une bonne série, sans plus, non rééditée, dont on trouve parfois des exemplaires dans des bourses d'occasions lors de festivals BD. Surtout recherché pour Greg et Tibet. Mais à part ça...
Souvenirs d'avenir
J'ai découvert en lisant l'avis de Ro (merci au passage) que cet album est en fait une supercherie plus ou moins avouée. Des recueils d'histoires de SF en BD comme cet album il en existe un paquet, dont pas mal justement ont été édités par Glénat/Comics USA, et celui là est loin de figurer parmi les plus intéressants... En l'abordant de façon simple on sent tout de même la roublardise qui se dégage de cet album, les histoires ne vont pas bien loin. Exit le côté trash ou déjanté que l'on est en droit d'attendre du genre. Quand aux "influences" elles se font largement sentir: Pépé Moréno pour les chapitres "Apocalypse" ou encore "Prison à vie" et il est difficile de ne pas reconnaître Druuna, bien que le visage soit différent dans "Transmigration". C'est tellement peu fin que ça m'a sauté aux yeux sans pour autant que je sache que à priori cet album est une resuce intégrales d'oeuvres d'autres auteurs du genre. Cet album ne m'a guère passionné, le contenu est finalement léger et silencieux, une version allégée de Zeppelin ou Rebel de Pépé Moréno. À peine distrayant. JJJ
Billie Holiday
Je ne connais quasiment rien de Billie Holiday, je serais bien incapable de reconnaître une musique d'elle, bref j'ai abordé cette biographie comme un ignorant complet. Je ne suis pas non plus un grand amateur du style de Muñoz et Sampayo. Scénarios souvent noirs, dessins noir et blanc original mais sans pour autant me plaire vraiment. Je ne partais donc pas très convaincu. Et je ne l'ai pas été plus que ça. Cet album a l'avantage de présenter une biographie de Billie Holiday d'une manière assez novatrice. La narration est peu linéaire, sautant d'un narrateur virtuel à un autre, d'une personne s'intéressant au personnage à une autre, mêlant au passage des petits bouts de vie de ces derniers. Cela donne un récit assez saccadé, dont le suivi n'a rien d'évident, et où, au final, on apprend relativement peu de choses sur la vie et l'oeuvre de la chanteuse. Tout se joue sur une tentative d'ambiance, une tentative de récit se rapprochant de l'âme des chansons de Billie Holiday. Mais l'ennui c'est que, pour un ignorant de ces chansons comme je le suis, je n'ai quasiment rien ressenti, si ce n'est plutôt de l'ennui par moments. Le récit ne m'a pas inspiré et m'a embrouillé par sa narration et ses personnages. Bref, ce n'est pas une BD que je conseillerais à moins que vous soyez un grand fan de Billie Holiday, auquel cas vous serez peut-être en mesure de ressentir bien plus que ce que j'ai ressenti à sa lecture.
Léo & Lola
Avez-vous déjà vu une petite fille de 4 ans se forcer à rire en fin de chaque gag quand on lui lit une BD en principe destiné aux enfants de son âge ? C'est hélas ce à quoi j'ai eu droit quand j'ai lu cette BD à ma fille (autrement grande amatrice de BDs comme Octave, Toto l'ornithorynque et autres Lou ! (bon, pour Lou !, c'est plus les dessins et les couleurs qu'elle adore car elle est trop jeune pour les histoires ;))). Bref, elle n'a pas aimé. Et moi non plus, je l'admets. Le dessin est dans un style simple, épuré disons-nous, destiné aux enfants pourrait-on dire aussi. Il y a peu de chose à en dire techniquement parlant. Je ne le trouve pas désagréable même si ses couleurs informatisés et son style manquent un peu de charme. La BD se structure en gags de 2 pages chacun. C'est l'histoire d'un frère et une soeur du même âge ou presque qui se chamaillent sans arrêt comme tout bon frère et soeur. Des chamailleries sur tout et n'importe quoi, le frère qui a piqué la poupée de la soeur, la soeur qui lit le livre du frère, le frère qui met ses pieds au milieu de la banquette arrière de la voiture, etc. Et à chaque fois, ça se termine sur une chute en gag... que franchement je trouve très rarement drôle. On pourrait dire que ce n'est pas un humour pour adulte et que c'est une BD pour enfants mais, comme dit plus haut, après avoir testé je vous garantis que ça ne plait pas à tous les enfants.
La fille du professeur
Le dessin est certes splendide, et on reconnaît bien du bon Sfar, que j'adore par ailleurs. Mais c'est trop décousu. Même s'ils sont bien réalisés, beaucoup d'événements semblent déplacés, orphelins. Les personnages me semblent aussi un peu odieux, et il y a trop de morts gratuites, j'ai un problème avec ça. Vraiment un gros regret donc, car on aurait vraiment voulu l'aimer cette BD, elle avait tout pour.
Trois... et l'ange
C'est vrai qu'en passant comme ça devant, notre oeil n'est pas attiré par cette bd. La couverture n'attise pas notre curiosité. Par contre un bon article dans un mag spécialisé (Bodoï, je crois), avait aiguisé mon intérêt. Une histoire de super pouvoirs, de remise en question, tout ça agrémenté d'action jouait en faveur de l'intriguant scénario. En effet, toute cette dose de suspens est menée tambour battant, à notre époque, avec en plus une poignée de "super-héros" différents de ceux connus jusqu'alors. Des persos attachants de réalisme, de lutte intérieure et face au regard des autres... Bref une bonne inspiration dans le scénario. Hélas, comme annoncé par sa couverture, l'album pêche au niveau du dessin. De plus, le deuxième tome, attendu malgré tout, n'est plus à la hauteur de son aîné. Ainsi, par ennui, et regrettant les bons aspects du premier, on finit par reposer une bd, qui née d'une idée de scénario inspirée, s'est laissée dévorée par les tortures de son dessin. Superdommage.
Hypocrite
Je n'aime pas "Hypocrite"... et je ne saurais vraiment dire pourquoi !!!... Elle fait sa première apparition dans "France-Soir" du 24 Avril 1971. Elle paraîtra ensuite dans le "Pilote mensuel", à partir du n° 6 de Novembre 1974. Elle a pourtant tout pour plaire : vêtue "épisodiquement", c'est une jolie brunette à l'air mutin. Imaginée par Jean-Claude Forest, c'est vrai que c'est original et novateur. Un peu trop pour l'époque ?... Les histoires sont débritées, les scénarios font -faussement- preuve d'une certaine incohérence. Est-ce pour cela que je ne l'ai pas comprise ?... Encore maintenant, la lecture d'un "Hypocrite" ne me tente pas. Peut-être, plus tard, avec le temps... Je me dis quand même qu'il n'y a pas que moi qui n'ai pas compris cette série. C'est pourquoi elle s'est arrêtée après seulement trois saisons. Désolé, jolie brune, vous ne fîtes -pour moi- que passer.
Phil Traere
J'avais les deux premiers tomes de la série en main, mais je dois dire avoir eu du mal à terminer ne serait-ce que le premier. Ce n'est pas que c'est une mauvaise BD, c'est juste que c'est très... amateur, tant au niveau du dessin que de l'humour. Le dessin est un peu dans un style fanzine tandis que les couleurs, informatisées, ne sont vraiment pas terribles. Les gags tournent parfois réellement autour de l'univers de la moto mais il s'agit également souvent de gags assez éculés qui pourraient être utilisés sur tous les thèmes. Ce ne sont pas des gags vraiment mauvais : quand on prend la peine de lire la narration parfois relativement pénible (on a souvent plus envie de regarder directement la dernière case que de lire le texte généralement abondant des autres cases), on peut sourire sur quelques chutes de gag. Mais franchement, il n'y a pas de quoi se tordre de rire avec cette série humoristique même si on sent l'auteur sincère et que cela se ressent sur l'aspect sympathique des planches.
Alain Chevallier
Alain Chevallier fait son apparition -sous forme de "strips"- dans le supplément du quotidien belge "Le Soir" n° 227 (85ème année) du 29 Septembre 1971. Alain Chevallier ?... Une sorte de démarquage de Michel Vaillant. A l'instar de ce dernier, Alain fréquente les circuits automobiles. Il a une fiancée : Tina Rex, et aussi un fidèle mécanicien : John John (surnommé Steack). Ensemble ils vont vivre de nombreuses péripéties qui mêlent des aventures sportives et -aussi- policières. En 1977 cette série paraîtra dans l'hebdo Tintin. Les scénarios d'André-Paul Duchâteau (qui signe "Cap" dans cette série) sont bien enlevés, le graphisme de Christian Denayer est agréable, fouillé, MAIS : cette série était-elle bien utile ?... Ca se laisse lire, sans plus. Alain Chevallier sera quand même édité en 17 opus, de 1973 à 1986. Il y a longtemps que j'en ai relu un. Petite rareté quand même : les six premières aventures sont éditées, sous sorte d'albums brochés, agrafés, par les éditions Samedi. Mais à part ça... Les auteurs : Ici scénariste, André-Paul DUCHATEAU est un des dernier dinosaures de la BD franco-belge. De nationalité belge, né à Tournai le 8 Mai 1925, on ne lui compte plus ses séries. Je l'ai rencontré à diverses reprises lors de festivals BD. Un grand monsieur, toujours disponible. Le dessinateur, Christian DENAYER, de nationalité belge, est né à Ixelles le 28 Septembre 1945. Assistant de Jean Graton (sur Michel Vaillant) puis de Tibet (sur Ric Hochet) il est aussi connu pour ses autres séries "Yalek", Les Casseurs, Gord.