Raymond Macherot est l'auteur des séries mythiques Sibylline et Chlorophylle.
Mais il a aussi fait des incursions en-dehors des récits animaliers, comme à l'occasion de cette série, "le Père La Houle", qui après quelques récits courts en 1956 et 1957, connaîtra l'honneur d'une parution en album de sa seule histoire complète. C'était en 1960, au Lombard. Plusieurs années plus tard les Editions Rijperman en tireront 1000 exemplaires pour un tirage spécial. Pour ma part, c'est un album édité par les éditions Chlorophylle que j'ai entre les mains.
Mais pour en revenir, justement, à cet album, il s'agit d'une histoire assez courte (30 pages tout de même) qui se lit en 10 minutes à peine. L'action est simpliste, pleine de rebondissements relativement inconsistants. L'histoire perd très vite de l'intérêt, et ce rythme effréné n'arrange pas grand-chose.
Reste le dessin de l'auteur, tout en école franco-belge de Charleroi, assez typique, mais sans grande invention.
A réserver presque exclusivement aux amateurs...
Difficile pour moi de chroniquer cette BD tout en étant conscient du petit tapage internaute qui a lieu à son égard entre partisans de Laurel et opposants s'en prenant les uns et les autres plus souvent à la personne virtuelle même de Laurel plutôt qu'à son album. Si je devais me situer dans ce débat, je serais plutôt pro-Laurel car j'apprécie bien son dessin tout rond tout coloré, et même si tout ne me plaît pas dans l'oeuvre que je lui connais via "33, rue carambole" et son blog. Ses dessins m'intéressent souvent et me font parfois rire tout comme ils me rebutent à d'autres moments.
Mais venons-en plus spécifiquement à la BD Le Journal de Carmilla.
Du premier regard, on reconnaît la touche de Laurel. Une touche "rose bonbon" avec ce dessin rondouillet, ces couleurs pétantes et ces personnages très reconnaissables. J'aime bien ce dessin pour sa clarté, sa gaieté et sa fluidité de lecture même si je dois dire que tout le long d'un album, je m'en lasse un peu. Mais pour raconter une histoire de jeune adolescente romantique, c'est un dessin qui me semblait tout indiqué.
Sur cette base, j'entamais donc ma lecture avec un relativement bon à-priori. Hélas, sincèrement, le scénario n'est pas à la hauteur. Sur une telle thématique et avec un dessin aussi coloré, le rapprochement avec des séries comme Lou ! ou Les Nombrils s'est fait automatiquement dans mon esprit. Mais ici, où est l'émotion ? Où est l'humour ? Où est l'originalité des personnages ?
Ces gags en une ou deux planches tournent pratiquement tous autour de deux thèmes : le copain de Carmilla est fan de foot tandis que Carmilla n'y comprend rien, et Carmilla et sa petite soeur font tout pour que leur mère ne tombe pas enceinte d'un petit frère. Ce genre de gag peut faire sourire une fois, deux fois, mais pas sur tout un album. D'autant qu'ils ne m'ont fait décrocher un sourire qu'une ou deux fois au maximum, étant le reste du temps plus lassant et décevant qu'autre chose.
Maintenant, il est possible que je ne sois pas le lecteur ciblé par cette BD, il est possible que ce soit pour cela que je ne m'attache vraiment pas au personnage de Carmilla, mais je le répète, sur une thématique très proche et avec un dessin de même niveau ou meilleur, je préfère nettement des séries comme Lou ! ou Les Nombrils. Et même si je ne savais pas que de meilleures BDs existaient, cela n'aurait pas suffi à me faire apprécier cette lecture hélas trop insipide et prévisible.
Un premier tome confus à tous les niveaux : dessin et narration.
Tout juste sait-on que la terre a été contaminée par un “fluide”, celui-ci opérant une transformation aussi radicale que dramatique sur les règnes végétal et animal, et de ce fait, plongeant les rares survivants dans un milieu particulièrement hostile car peuplé de métamorphes. On est brutalement plongés dans cet univers, sans connaître les causes de cette catastrophe ; sans doute l’explication est-elle prévue dans les tomes suivants, toujours est-il qu’il est difficile d’accrocher de prime abord à cette histoire, dans laquelle évoluent des personnages dont la personnalité n’est pas même esquissée, et que le dessin, somptueux mais très sombre, contribue encore à ne pas distinguer les uns des autres.
Bref, on comprend encore moins la situation que les personnages, on ne sait pas pourquoi ils veulent se rendre à Felicidad, comment ils se sont retrouvés sur la Darling, ni même comment ils parviennent à survivre dans un tel milieu, et... au final, on n’a pas envie de le savoir. Alors, je note 2/5 pour le dessin.
Heureusement qu'il faut aviser la série. J'aurais eu du mal a écrire grand chose sur chaque album !
Boulouloum et Guiliguili débutent leurs aventures dans l'hebdo Spirou n° 1965 du 11 Décembre 1975.
Au début la série paraît sous forme de courts récits, puis d'épisodes à suivre.
Le postulat de départ est on ne peut plus simple : un garçonnet -une sorte de sous-Tarzan- vit au coeur de la jungle en compagnie de son ami gorille. Tout irait bien s'il n'y avait l'arrivée de Harry et de sa bande. Ces trafiquants d'ivoire, plus bêtes que méchants d'ailleurs, vont avoir fort à faire avec notre duo.
Quel scénario, hein ?... J'aime autant revoir ces vieux films de Tarzan avec Johnny Weismuller ; c'est tout-à-fait la même chose !
Heureusement, pour sauver les histoires, il y a le dessin dynamique de Mazel. Mais ça gesticule quand même beaucoup pour pas grand-chose (je lui préférais d'ailleurs "Câline et Calebasse").
Comme l'écrit un aviseur précédent : en cours de route, la série changera de nom et deviendra "Les jungles perdues". Et nos "héros" en feront de même ; devenant Kaloum et Kong.
Raison invoquée ?... L'éditeur trouvait l'appellation d'origine des personnages trop "infantile".
Ce changement n'apportera pourtant aucun renouveau.
Quel dommage !
Le dessin de Gibrat est ici excellent comme à son habitude et ses femmes sont superbes. Alors imaginer une BD érotique avec un tel dessin, c'était un vrai plaisir.
Hélas, le scénario n'est vraiment pas à la hauteur. Transposition moderne et légèrement humoristique de Pinocchio, il est insipide au niveau du récit, complètement inefficace au niveau de l'érotisme et la seule fois où j'ai souri c'est quand Pinocchia doit mentir pour faire grossir ses seins et flotter dans la mer. Pour le reste, voir la jolie et servile Pinocchia se jeter sur tous les passants, offrir son cul et sa bouche et réclamer des fessées, ce n'est vraiment pas un scénario qui me passionne ni m'émoustille.
Vraiment dommage de gâcher un si beau dessin...
Je n’avais pas trouvé les deux premiers tomes de « Koma » géniaux, mais néanmoins assez intéressants pour éveiller ma curiosité et suivre la suite. J’ai été cependant fort déçu par les deux tomes suivants.
Ca commence à sérieusement délirer. Rythme trépidant, vieux père transformé en super héros, grands raccourcis scénaristiques, retournements de situations tout à fait improbables, choses apparaissant ou disparaissant d’une case à l’autre sans que l’on se pose la moindre question. Ca sent l’improvisation et ça devient n’importe quoi. On se demande si le dérapage est contrôlé et si l’auteur sait où il va. J’en doute, et je ne compte pas acheter le prochain tome.
Une suite de planches presque entièrement muettes. Je ne pense pas que ce soit le meilleur de Reiser. Ca ne m'a pas vraiment fait sourire et encore moins rire.
C'est par moment assez cynique : un gamin qui, sans arrêt, se prend des baffes, souvent sans raison valable, mais il n'y a pas de quoi s'enthousiasmer outre mesure. Un album à réserver aux seuls vrais fans de Reiser.
Une bd de Cauvin qui n'est pas inoubliable, mais n'est pas non plus la pire qu'il ait faite. J'aime moins cette série que Pierre Tombal (je préfère les dessins de Hardy à ceux de Bédu), même s'il y a parfois des gags qui me font sourire. Un peu comme dans toutes les séries de ce type, c'est la répétition qui instaure la lassitude. Les personnages n'évoluent pas, les gags se ressemblent et de ce fait, ça tourne en rond au bout de trois ou quatre albums.
Contrairement à d'autres, j'aime bien les dessins de Marc Hardy. En ce qui concerne les gags signés Cauvin, c'est quand même très répétitif.
Le milieu est original : un fossoyeur dans un cimetière, des morts qui parlent. Mais à force de répétition, on se lasse très vite. Alors, un conseil : lisez un ou deux albums, ça suffit et vous vous ferez très vite une idée de la série.
Nos deux compères font leur première apparition dans l'hebdo "Djin" n° 51, 6ème année, du 19 Décembre 1979.
Dans cette série, les auteurs ne s'embarrassent pas d'une quelconque vérité historique -ou même chronologique-. Tout ici n'est prétexte qu'à farces et gags. Des gags, d'ailleurs, réalisés en une planche, sous forme d'histoire à suivre, de courts récits...
Une seule devise est ici appliquée dans cette bande destinée à la jeunesse : "on se marre !". Oui... euh... tant mieux pour ceux que cela pourrait faire dérider. Ce qui n'a pas été mon cas. Ca se lit. Mais s'oublie assez vite.
Il y a pourtant de bonnes idées de scénario, un graphisme réussi pour cette série animalière et semi-réaliste. Le mélange concocté par Tranchant et Cortegiani aurait pu être un peu plus explosif.
Positivement regardable. Sans plus.
A noter : la série passera de "Djin" dans "Super-As" pour se terminer dans "Gomme" n° 26 de Janvier 1984.
Je résume : bien scénarisée, un bon graphisme la faisant évoluer au gré des histoires, une série qui ne m'a pourtant pas laissé grand souvenir.
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Le Père La Houle
Raymond Macherot est l'auteur des séries mythiques Sibylline et Chlorophylle. Mais il a aussi fait des incursions en-dehors des récits animaliers, comme à l'occasion de cette série, "le Père La Houle", qui après quelques récits courts en 1956 et 1957, connaîtra l'honneur d'une parution en album de sa seule histoire complète. C'était en 1960, au Lombard. Plusieurs années plus tard les Editions Rijperman en tireront 1000 exemplaires pour un tirage spécial. Pour ma part, c'est un album édité par les éditions Chlorophylle que j'ai entre les mains. Mais pour en revenir, justement, à cet album, il s'agit d'une histoire assez courte (30 pages tout de même) qui se lit en 10 minutes à peine. L'action est simpliste, pleine de rebondissements relativement inconsistants. L'histoire perd très vite de l'intérêt, et ce rythme effréné n'arrange pas grand-chose. Reste le dessin de l'auteur, tout en école franco-belge de Charleroi, assez typique, mais sans grande invention. A réserver presque exclusivement aux amateurs...
Le Journal de Carmilla
Difficile pour moi de chroniquer cette BD tout en étant conscient du petit tapage internaute qui a lieu à son égard entre partisans de Laurel et opposants s'en prenant les uns et les autres plus souvent à la personne virtuelle même de Laurel plutôt qu'à son album. Si je devais me situer dans ce débat, je serais plutôt pro-Laurel car j'apprécie bien son dessin tout rond tout coloré, et même si tout ne me plaît pas dans l'oeuvre que je lui connais via "33, rue carambole" et son blog. Ses dessins m'intéressent souvent et me font parfois rire tout comme ils me rebutent à d'autres moments. Mais venons-en plus spécifiquement à la BD Le Journal de Carmilla. Du premier regard, on reconnaît la touche de Laurel. Une touche "rose bonbon" avec ce dessin rondouillet, ces couleurs pétantes et ces personnages très reconnaissables. J'aime bien ce dessin pour sa clarté, sa gaieté et sa fluidité de lecture même si je dois dire que tout le long d'un album, je m'en lasse un peu. Mais pour raconter une histoire de jeune adolescente romantique, c'est un dessin qui me semblait tout indiqué. Sur cette base, j'entamais donc ma lecture avec un relativement bon à-priori. Hélas, sincèrement, le scénario n'est pas à la hauteur. Sur une telle thématique et avec un dessin aussi coloré, le rapprochement avec des séries comme Lou ! ou Les Nombrils s'est fait automatiquement dans mon esprit. Mais ici, où est l'émotion ? Où est l'humour ? Où est l'originalité des personnages ? Ces gags en une ou deux planches tournent pratiquement tous autour de deux thèmes : le copain de Carmilla est fan de foot tandis que Carmilla n'y comprend rien, et Carmilla et sa petite soeur font tout pour que leur mère ne tombe pas enceinte d'un petit frère. Ce genre de gag peut faire sourire une fois, deux fois, mais pas sur tout un album. D'autant qu'ils ne m'ont fait décrocher un sourire qu'une ou deux fois au maximum, étant le reste du temps plus lassant et décevant qu'autre chose. Maintenant, il est possible que je ne sois pas le lecteur ciblé par cette BD, il est possible que ce soit pour cela que je ne m'attache vraiment pas au personnage de Carmilla, mais je le répète, sur une thématique très proche et avec un dessin de même niveau ou meilleur, je préfère nettement des séries comme Lou ! ou Les Nombrils. Et même si je ne savais pas que de meilleures BDs existaient, cela n'aurait pas suffi à me faire apprécier cette lecture hélas trop insipide et prévisible.
Felicidad
Un premier tome confus à tous les niveaux : dessin et narration. Tout juste sait-on que la terre a été contaminée par un “fluide”, celui-ci opérant une transformation aussi radicale que dramatique sur les règnes végétal et animal, et de ce fait, plongeant les rares survivants dans un milieu particulièrement hostile car peuplé de métamorphes. On est brutalement plongés dans cet univers, sans connaître les causes de cette catastrophe ; sans doute l’explication est-elle prévue dans les tomes suivants, toujours est-il qu’il est difficile d’accrocher de prime abord à cette histoire, dans laquelle évoluent des personnages dont la personnalité n’est pas même esquissée, et que le dessin, somptueux mais très sombre, contribue encore à ne pas distinguer les uns des autres. Bref, on comprend encore moins la situation que les personnages, on ne sait pas pourquoi ils veulent se rendre à Felicidad, comment ils se sont retrouvés sur la Darling, ni même comment ils parviennent à survivre dans un tel milieu, et... au final, on n’a pas envie de le savoir. Alors, je note 2/5 pour le dessin.
Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)
Heureusement qu'il faut aviser la série. J'aurais eu du mal a écrire grand chose sur chaque album ! Boulouloum et Guiliguili débutent leurs aventures dans l'hebdo Spirou n° 1965 du 11 Décembre 1975. Au début la série paraît sous forme de courts récits, puis d'épisodes à suivre. Le postulat de départ est on ne peut plus simple : un garçonnet -une sorte de sous-Tarzan- vit au coeur de la jungle en compagnie de son ami gorille. Tout irait bien s'il n'y avait l'arrivée de Harry et de sa bande. Ces trafiquants d'ivoire, plus bêtes que méchants d'ailleurs, vont avoir fort à faire avec notre duo. Quel scénario, hein ?... J'aime autant revoir ces vieux films de Tarzan avec Johnny Weismuller ; c'est tout-à-fait la même chose ! Heureusement, pour sauver les histoires, il y a le dessin dynamique de Mazel. Mais ça gesticule quand même beaucoup pour pas grand-chose (je lui préférais d'ailleurs "Câline et Calebasse"). Comme l'écrit un aviseur précédent : en cours de route, la série changera de nom et deviendra "Les jungles perdues". Et nos "héros" en feront de même ; devenant Kaloum et Kong. Raison invoquée ?... L'éditeur trouvait l'appellation d'origine des personnages trop "infantile". Ce changement n'apportera pourtant aucun renouveau.
Pinocchia
Quel dommage ! Le dessin de Gibrat est ici excellent comme à son habitude et ses femmes sont superbes. Alors imaginer une BD érotique avec un tel dessin, c'était un vrai plaisir. Hélas, le scénario n'est vraiment pas à la hauteur. Transposition moderne et légèrement humoristique de Pinocchio, il est insipide au niveau du récit, complètement inefficace au niveau de l'érotisme et la seule fois où j'ai souri c'est quand Pinocchia doit mentir pour faire grossir ses seins et flotter dans la mer. Pour le reste, voir la jolie et servile Pinocchia se jeter sur tous les passants, offrir son cul et sa bouche et réclamer des fessées, ce n'est vraiment pas un scénario qui me passionne ni m'émoustille. Vraiment dommage de gâcher un si beau dessin...
Koma
Je n’avais pas trouvé les deux premiers tomes de « Koma » géniaux, mais néanmoins assez intéressants pour éveiller ma curiosité et suivre la suite. J’ai été cependant fort déçu par les deux tomes suivants. Ca commence à sérieusement délirer. Rythme trépidant, vieux père transformé en super héros, grands raccourcis scénaristiques, retournements de situations tout à fait improbables, choses apparaissant ou disparaissant d’une case à l’autre sans que l’on se pose la moindre question. Ca sent l’improvisation et ça devient n’importe quoi. On se demande si le dérapage est contrôlé et si l’auteur sait où il va. J’en doute, et je ne compte pas acheter le prochain tome.
Les oreilles rouges
Une suite de planches presque entièrement muettes. Je ne pense pas que ce soit le meilleur de Reiser. Ca ne m'a pas vraiment fait sourire et encore moins rire. C'est par moment assez cynique : un gamin qui, sans arrêt, se prend des baffes, souvent sans raison valable, mais il n'y a pas de quoi s'enthousiasmer outre mesure. Un album à réserver aux seuls vrais fans de Reiser.
Les Psy
Une bd de Cauvin qui n'est pas inoubliable, mais n'est pas non plus la pire qu'il ait faite. J'aime moins cette série que Pierre Tombal (je préfère les dessins de Hardy à ceux de Bédu), même s'il y a parfois des gags qui me font sourire. Un peu comme dans toutes les séries de ce type, c'est la répétition qui instaure la lassitude. Les personnages n'évoluent pas, les gags se ressemblent et de ce fait, ça tourne en rond au bout de trois ou quatre albums.
Pierre Tombal
Contrairement à d'autres, j'aime bien les dessins de Marc Hardy. En ce qui concerne les gags signés Cauvin, c'est quand même très répétitif. Le milieu est original : un fossoyeur dans un cimetière, des morts qui parlent. Mais à force de répétition, on se lasse très vite. Alors, un conseil : lisez un ou deux albums, ça suffit et vous vous ferez très vite une idée de la série.
Chafouin et Baluchon
Nos deux compères font leur première apparition dans l'hebdo "Djin" n° 51, 6ème année, du 19 Décembre 1979. Dans cette série, les auteurs ne s'embarrassent pas d'une quelconque vérité historique -ou même chronologique-. Tout ici n'est prétexte qu'à farces et gags. Des gags, d'ailleurs, réalisés en une planche, sous forme d'histoire à suivre, de courts récits... Une seule devise est ici appliquée dans cette bande destinée à la jeunesse : "on se marre !". Oui... euh... tant mieux pour ceux que cela pourrait faire dérider. Ce qui n'a pas été mon cas. Ca se lit. Mais s'oublie assez vite. Il y a pourtant de bonnes idées de scénario, un graphisme réussi pour cette série animalière et semi-réaliste. Le mélange concocté par Tranchant et Cortegiani aurait pu être un peu plus explosif. Positivement regardable. Sans plus. A noter : la série passera de "Djin" dans "Super-As" pour se terminer dans "Gomme" n° 26 de Janvier 1984. Je résume : bien scénarisée, un bon graphisme la faisant évoluer au gré des histoires, une série qui ne m'a pourtant pas laissé grand souvenir.