Les derniers avis (20697 avis)

Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série Battle Hymn - L'Escadron des Etoiles
Battle Hymn - L'Escadron des Etoiles

Je ne sais pas ce que vous en pensez de toutes ces BD qui prennent pour personnages principaux des super-héros costumés et les traitent avec un cynisme débordant, personnellement je ne suis pas forcément contre si on m'offre une histoire construite avec délicatesse et intelligence, en revanche quand c'est servi avec si peu de finesse, j'ai du mal à adhérer. Depuis presque quatre-vingts ans d'existence, les super-héros ont été croqués à toutes les sauces, ils ont traversé les modes et les périodes avec plus ou moins de réussite. Les traitements donnés à ces personnages sont différents selon les époques, la naïveté des débuts est depuis longtemps envolée... Depuis que Watchmen et Batman - Dark Knight ont été écrits, certains pensent qu'il faut continuer à donner dans le genre "plus adulte", "plus réaliste", on ne fait plus de comics, on dit "graphic novel", certains s'en sortent très bien, d'autres beaucoup moins. J'apprécie bien plus lire une histoire écrite de façon honnête quel que soit le traitement qu'elle donne à ses personnages, qu'une histoire vide de substance qui affiche un cynisme exacerbé dans ses pages pour tenter vainement d'épater la galerie. N'est pas Alan Moore qui veut, nom de dieu ! Ce Battle Hymn a été écrit par Moore justement, Clay Moore pour être exact. L'histoire déborde d'un discours politique vain, il n'y a quasiment aucune action, les personnages sont des abrutis excessivement caricaturaux, tout cela sent en plus le réchauffé, déjà vu en mieux. Seule l'idée de l'homme artificiel mériterait le détour si elle était un peu plus fouillée, que nenni, la vedette est ici donné aux autres personnages. Comme "Fier Américain" ou encore "Défenseur de la liberté" tous deux clones et issus du programme de création de supers soldats d'Amérique (sic). On a aussi Bettie, la mascotte du groupe, une femme sans pouvoirs qui fait office de "petite fiancée de l'Amérique", le sexe féminin est ainsi ici tout bonnement réduit à l'état de porte bonheur. Evidemment la demoiselle en question est une putain recrutée par le gouvernement parce que le roi des hommes-poissons est tombé amoureux d'elle (re sic). On a aussi le sniper Anglais, le célèbre "Douze coups", qui est évidemment le seul personnage sensé et réfléchi du groupe. Tout ceci est bien sûr rigoureusement voulu par l'auteur, c'est pour que l'on comprenne bien que la bande de super-niais en question va se faire manipuler sans problème par un gouvernement Américain pourri jusqu'à la moelle sous les yeux effarés du brave Anglais de service. J'arrête les frais, cette BD s'amène avec la grâce d'un éléphant, elle force la caricature pour extrapoler sur des propos mille fois exploités, elle tente de construire un contexte à la fois codifié et baigné de réalisme politique mais n'arrive à rien d'autre qu'à me faire bailler. On ignorait tous que le rêve Américain avait du plomb dans l'aile et je remercie chaleureusement Clay Moore de nous le démontrer de façon si délicate. "Battle Hymn" est une belle démonstration d'enfoncement de portes ouvertes ! Heureusement que les dessins sont chouettes, normal me direz-vous pour une série Image, mais ils ne sont pas seulement soignés comme le veut la coutume de cette maison de production, ils ont une vraie personnalité, Jeremy Haun a du style, c'est certain. Dommage qu'il nous fasse profiter de son talent dans une si médiocre aventure. Une BD faite, ou plutôt un comics fait pour ceux qui ne lisent jamais de comics et qui s'en fichent, au moins ils ne risqueront pas de l'acheter bêtement comme je l'ai fait. JJJ

25/09/2006 (modifier)
Par alban
Note: 2/5
Couverture de la série Cyclopes
Cyclopes

Note : 2.5/5 Télé-réalité sous forme d'opération commando, pots de vins pour acquérir des marchés, infidélité amoureuse, héros éphémère porté au pinacle, massacre d'innocents... "Cyclopes" est un grand mélange de tous ces ingrédients. Personnellement, ces séries commencent à sérieusement me lasser et il serait bon que les scénaristes arrêtent de tous tirer sur les mêmes ficelles. Aller piocher dans l'actualité récente, c'est sympa mais à dose homéopathique... "Cyclopes" se lit mais sans passionner et j'ai eu l'impression d'arrêter ma télévision à la fin du tome 2, comme si j'avais regardé le 20 heures avec les sujets habituels qui font de l'audience...

25/09/2006 (modifier)
Par alban
Note: 2/5
Couverture de la série Watch
Watch

Ca ressemble à Imago Mundi : format, principe de publier deux tomes en même temps, côté agence non gouvernementale luttant contre divers trafics, etc... Vous l'aurez compris Delcourt marque le terrain et vient concurrencer Dargaud avec un « produit » similaire (en créant une nouvelle collection au passage). Je choisis volontairement le terme produit car nous sommes plus dans la concurrence directe que dans le cadre d'une série originale dans le cas de "Watch". Cette fois-ci, nous avons le droit à une série un peu moins écolo et plus portée sur l'action humanitaire. Le scénario est un peu invraisemblable, mais c'est la tradition du genre. La gentille équipe de sauveurs reviendra grandie et en étant fière du travail accompli. Le scénario est linéaire et sans surprise... Une lecture rapide qui plaira peut-être aux fans du genre.

25/09/2006 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Vortex (FRMK)
Vortex (FRMK)

A l'instar de Va & Vient, Vortex fait partie d'une catégorie de bande dessinée que je pourrais intituler "pour esthètes bédéphiles philanthropes". Pour esthètes car il s'agit d'une bd muette, basée uniquement sur le dessin donc. Une fois tournée cette couverture peu alléchante, je reconnais tout à fait les qualités de ce dessin et son dynamisme (on parle bien de vortex). Mais au final le scénario si tant est qu'il y en ait un m'a complètement échappé. Et philanthrope pour la volonté de support à l'auteur et petit éditeur "indé", cet ouvrage n'est quand même pas donné. On salue l'initiative mais personnellement je demande un peu plus de consistance dans la lecture d'un album.

23/09/2006 (modifier)
Couverture de la série Les Gardiens du Maser
Les Gardiens du Maser

Les peintures sont vraiment magnifiques, mais les personnages sont trop stéréotypés à mon goût, ils ne sont pas vraiment attachants. Le récit est à la fois trop mou et trop décousu. Malgré le graphisme, je n'ai pour une fois pas vraiment eu envie de connaître la suite. Et quand je lis les autres avis sur la fin de la série, cela ne m'étonne vraiment pas que cela se finisse d'un seul coup. L'auteur laisse travailler son imagination sans ligne directrice. Encore un artiste qui produirait un résultat fantastique s'il s'associait avec un vrai écrivain.

22/09/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5
Couverture de la série Léna (Le Long Voyage de Léna)
Léna (Le Long Voyage de Léna)

Pierre Christin et André Juillard sur une couverture, ça assure, alors l’éditeur signe les yeux fermés et les acheteurs qui ont entre 40 et 50 achètent sans même feuilleter… J’ai beau retourner l’album dans tous les sens, je ne vois pas trop l’intérêt de cette intrigue soporifique. Décidément, ça fait un moment que Christin n’est plus en forme. Les 37 premières pages de l’album m’ont profondément ennuyé. On suit Léna qui fait son (trop) long voyage. On ne connaît rien du but de son périple. Elle ne nous intéresse pas, on ne connaît rien d’elle, pas plus qu’on ne s’intéresse aux gens qu’elles rencontrent… Page 38, l’intrigue prend ENFIN forme, on découvre le passé de Léna, sa douleur et sa vengeance… mais 38 pages de tourisme pour en arriver là ! On ne peut pas dire que Christin ait encore le sens de l’économie pourtant primordial en bd, bonjour les pavés de texte et les cases de pure illustration… Je pensais que Juillard avait envie de s’échapper de carcan de Blake et Mortimer, Christin lui en impose un autre. Le caractère « politique » de l’album est pas très développé (moins que dans d’autres oeuvres de Christin), c’est plutôt l’histoire d’une vengeance personnelle et un album à vocation intimiste…Alors oui, à ce titre, les 11 dernières pages pendant lesquelles Léna dort dans l’avion pendant que sa vengeance est assouvie, et la toute fin où elle rencontre un homme et un jeune garçon sur la plage sont intéressantes. Y’a un petit quelque chose de symbolique là-dedans et l’image fait (enfin) discours… Mais l’album est vraiment trop plombé par sa première partie touristique trop anecdotique et franchement poussive.

21/09/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Gazoline
Gazoline

Savez-vous que cette BD a reçu le grand prix d'Angoulême du meilleur album en 1990 ? Quand on la lit, on a vraiment de quoi être surpris car cela ressemble plus à une petite BD de série B à base de SF, de porno, de trash et d'anarchie tant dans les personnages que dans le scénario. Le dessin de Jano me plaît bien quand il s'agit des décors. Les couleurs de cette BD sont en outre très jolies et originales. Par contre, le dessin des personnages est nettement plus moyen et je n'aime carrément pas leurs visages animaliers. Jano a toujours la mauvaise habitude de dessiner ses visages avec le même rictus que je trouve exaspérant dès la deuxième case de l'album. Bref, impression mitigée concernant le graphisme de ces planches, même si la colorisation est suffisamment bonne à mes yeux pour compenser les défauts. Mais des défauts, le scénario en est également plein. Déjà, je n'accroche pas à la thématique trash, un peu punk, de ce récit de SF où violence et porno se mêlent à un humour assez basique. L'intrigue, ensuite, est banale et sans intérêt. Les personnages sont superficiels et plus instinctifs qu'attachants. Et surtout, le rythme et la narration ne sont vraiment pas bons à mes yeux. Je n'arrive pas à cerner le problème mais la lecture manque complètement de fluidité à mes yeux, presque pénible par moment tant je n'arrive pas à y accrocher. Bref, c'est un récit dans la lignée des BDs adulte-humour-trash-sexe des années 80, une BD de série B dont seule la colorisation vaut le coup à mes yeux. 1990, très petite année pour le Festival d'Angoulême, manifestement.

20/09/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série Zeke raconte des histoires
Zeke raconte des histoires

Dans sa construction cet album bénéficie d'une certaine originalité, des cases jetés ça et là, sans suite logique apparente, parfois de façon répétée et donnant souvent, il faut le souligner, une vision différente des textes écrits. Parfois les propos s'en trouvent enrichis, parfois déformés, l'exercice se révèle quelques fois intéressant. Si l'histoire que raconte Zeke en nous faisant profiter de son délire au travers de ses diapositives est à dormir debout mais originale du point de vue narratif, l'histoire "principale" de cet album est bien classique et peu audacieuse. Ce mélange de vues de la réalité, celle de Zeke, particulière bien que parfois difficilement digeste, et celle du déroulement normal de la vie, se superposent mais ce n'est pas forcément la meilleure partie qui l'emporte. Le développement de la psychologie des personnages est à peine esquissé, la vieille Esmée est une douce folle à deux facettes, à son comportement surprenant elle oppose constamment un discours assez sensé et finit par ne plus surprendre du tout. Il y a aussi Cheyenne, un personnage traité de façon assez légère qui assiste plus au déroulement des évènements qu'elle n'y prend part, et enfin Zeke, Zeke qui est le seul à parvenir parfois à fasciner par ses propos décalés. Les dessins varient légèrement entre la partie diapos et classique de l'histoire, j'aime bien les décors que je trouve détaillés et plus "vivants" que les personnages, qui m'inspirent beaucoup moins. Un album qui offre une expérience, qui déroute volontairement par sa construction, que j'ai eu du mal à cerner, que je trouve peu réussi dans le fond. Je pense en revanche que l'exercice sur la forme est sympa mais s'avère finalement un peu vain. Je ne suis pas vraiment client... JJJ

20/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Taka Takata
Taka Takata

Nippon, ni mauvais... mais j'avoue n'avoir que peu d'attirance pour cette série. Cette (mauvaise) recrue de l'armée japonaise fait son entrée dans l'hebdo Tintin n° 31, 20ème année, du 3 Août 1965. Pendant une quinzaine d'années, ce soldat -porteur de petites binocles rondes- va connaître toutes sortes d'aventures comiques écrites dans un langage, disons, poétique (du style : "toi, honorable chef, vouloir..."). Ses parutions se feront sous forme de courts récits, de gags en une planche, d'histoires complètes. Animée par un graphisme nerveux et efficace, elle va charmer une grande partie du lectorat de l'époque. Pourquoi, ?... Je n'en sais rien car les "gags" sont vraiment puérils et tombent vite à plat. Taka Takata s'en va en 1974. S'est-il fait hara-kiri ?... Et bien non !... Il réapparaît -20 ans plus tard- à la vitrine des libraires. Et ces nouvelles aventures continuent de se vendre. 6 albums ont encore vu le jour depuis 1994, ainsi que la réédition d'opus de la "première période". Je ne comprends toujours pas !... Les auteurs : Au dessin : Joseph LOECKX, dit "Jo-El AZARA", dessinateur-scénariste belge né à Drogenbos (Bruxelles) le 4 Mai 1937. Inconnu du grand public, ce n'est quand même pas n'importe qui : collaborateur graphique de Bob et Bobette, assistant de Hergé pour lequel il oeuvre graphiquement à divers albums (L'Affaire Tournesol, Les Bijoux de la Castafiore), dessine dans la série "Jacky et Célestin", Clifton, Chlorophylle. Dans ses créations personnelles, je lui préfère nettement Haddada Surmamoto, une fresque comique dans le Japon du temps des Samouraïs.. Le saviez-vous ?... il a participé à la création des décors de la rue médiévale du Parc Astérix près de Paris.

20/09/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série La Fille aux Ibis
La Fille aux Ibis

Une certaine poésie se dégage du titre de cet album, une poésie qui m'a attiré... Ma lecture commence et j'ai du mal à être séduit, les dessins ne me touchent pas, ils me laissent indifférent, ci n'est ni beau ni moche à mes yeux mais rien ne me "parle", ni ne m'attire. D'emblée l'ensemble me paraît froid. Malgré cet écueil de taille, je me plonge tout de même dans la lecture. L'histoire de Stoian, une quête insensée pour retrouver Rodica, son unique amour, une femme dont il garde des souvenirs vagues et beaux dans un coin de sa tête ravagée par les lavages de cerveau. Cette histoire d'amour à distance prend pour cadre l'histoire, la vraie, dans des heures sombres, le peuple Roumain à cette période est étouffé par un régime gouvernemental de fer. Stoian, un instituteur qui voulait transmettre la beauté de certaines idées à ses élèves, en a fait les frais de triste façon, sa jeunesse lui a été volée, ses rêves se sont envolés pendant ses dix ans d'incarcération où il a subi d'atroces tortures mentales. La seule chose qu'il lui reste, ce qui l'a fait tenir, est Rodica, une femme qu'il a brièvement connue avant son arrestation. Cette histoire commence ici, Stoian retrouve les siens dans une séquence introductive parfaitement réussie, les sentiments de cette famille se font sentir avec force mais s'expriment avec la plus grande retenue, l'époque n'est pas sous le signe de la joie et c'est montré avec pudeur, les non-dits sont nombreux, l'ambiance parfaite, ça commence sous les meilleurs auspices. Malheureusement quand Stoian débute ses recherches, cette BD commence à me décevoir, je trouve l'ensemble truffé de beaucoup trop de facilités. La quête de Stoian est ardue, il rencontrera divers personnages marqués par les évènements d'actualité, comme Coca Bauer, une femme intéressante. Stoian se trouvera de nombreuses fois face au mur et c'est précisément à ces moments que surgissent des raccourcis un peu faciles, la vieille et bonne Camélia est toujours là pour se souvenir d'un détail fort opportun, deux fois cette ficelle est utilisée par le scénario, c'est trop. Quand Stoian atteint enfin son but, je suis une nouvelle fois déçu, des explications sont données en quelques pages, tout est réglé, pardonné, bouclé comme ça, sans trop de conséquences, un trait est tiré sur le passé. Je trouve ça un peu simple et fort improbable. La fin est elle aussi assez décevante, un fin grise et terne, oscillant entre espoir et fatalisme, une fin qui hésite à prendre parti, qui nous dit que le monde change mais finalement reste le même, pour une histoire qui s'annonce forte au départ, c'est frustrant. Cet album n'est pour moi, pas ce qu'il aurait du être, même s'il ne m'a pas totalement rebuté, trop de points m'on déçu. "La Fille aux Ibis" est un livre que j'ai simplement lu, sans l'apprécier, il m'est impossible de le recommander. JJJ

20/09/2006 (modifier)