Note : actuellement 2 - Les premiers tomes : 4 sur 5.
Thorgal, une série à lire, mais à ne plus acheter.
Ce cher JVH est fort pour les scenarii, mais personnellement les Thorgal depuis le numéro 20 ou 21, je ne les achète plus. Cette série a été conçue sur le personnage Thorgal et sa quête : la recherche de ses origines. Pour cela, il s'éloigne de son village et vit des aventures extraordinaires. Depuis quelques temps (les derniers tomes), j'ai l'impression qu'il veut retourner à son village... et puis peut être repartir... et revenir... Bref une impression qu'il n'y aura jamais de fin comme dans Le Vagabond des Limbes.
De plus, JVH nous fait aussi le coup dans XIII, Largo Winch, et peut être aussi dans la nouvelle série Lady S..
Pour le dessin, on apprécie ou pas. Pour ma part le dessin importe peu dès lors que le scénario est captivant.
Conclusion : Thorgal est à lire, mais plus à acheter. Il y a tellement d'autres BD à collectionner.
Cette "joyeuse" école de sorciers fait son apparition dans le "Journal de Mickey" n° 1802 du 6 Janvier 1987.
Mwouais...
L'enseignement dispensé par cette école s'adresse à de gentils sorciers. Ils y apprennent surtout à ne pas s'empêtrer dans les différentes formules magiques...
Six enfants, pourtant, connaissent ces privilèges : Arm, Stram, Gram, Pic, Pik et Colégram... (ça vous fait rire ?... moi, pas tellement !...)
François Corteggiani au texte, Pierre Tranchand s'est attablé au graphisme pour essayer de nous faire vivre une espèce de comique de situation. Il y parvient peut-être face à de jeunes lecteurs qui riront (?) bien des farces de ces êtres ou choses étranges.
MAIS -avis personnel- j'ai trouvé cela un peu benêt, fade même. Le postulat de départ n'était pourtant pas mal : une école de sorciers "marrants".
Pourtant, quelques petites histoires m'ont fait sourire : celles parues sous forme de courts gags dans "Mickey". Mais la sauce prend beaucoup moins lorsque cette école "s'étale" dans quelques (mais rares, heureusement) histoires complètes.
Allez, pas mal pour les plus jeunes ; mais beaucoup moins pour les "plus vieux" qui ne trouveront pas dans ces opus matière à se dérider.
Je croyais que cette BD était toute récente et datait de 2004, date de l'édition actuelle, mais elle date d'au moins 1982 et ça se sent : Servais n'y maîtrisait pas encore son art. Le dessin est correct, dans le pur style habituel de Servais, mais il est nettement moins beau que dans d'autres de ses oeuvres plus récentes. Ses fées sont belles mais l'ensemble est assez inégal. Idem pour les couleurs qui ne sont pas vraiment terribles.
L'histoire commence comme un conte de fées médiéval (Conte dont j'ai bien l'impression que Servais a également fait une version plus courte et un peu différente. Je ne me souviens plus où je l'ai lu mais bon...) puis se poursuit à une époque plus moderne par la vengeance de la fille bâtarde d'une fée. S'insinuent alors parmi les éléments de contes de fées quelques touches plus proche d'un fantastique à la Edgar Poe. C'est une histoire sans grande surprise, juste correcte dans son genre.
Le plus gênant est la narration, peu maîtrisée, assez peu claire. Il est difficile d'entrer vraiment dans le récit et d'être captivé. Dommage pour une histoire qui se voudrait envoûtante.
Bref, je n'ai pas accroché. Je ne suis pas un grand fan des BDs de Servais mais il a fait mieux que celle-ci.
Une série sur le moyen âge qui, à la base, s'appelait Xan et a changé de nom, en passant du Lombard à Casterman. La période est intéressante, puisqu'on est à la fin de la guerre de cent ans, sous le règne de Charles VII. Celui-ci commence à redresser la France.
Jacques Martin décrit les querelles de cours entre le roi et son fils, le futur Louis XI. Ce dernier a eu des relations très compliquées avec son père.
Le personnage de Gilles de Rais (ancien compagnon d'armes de Jeanne d'Arc) est assez étrange. Cet homme peu recommandable fut un pédophile meurtrier, que Martin représente dans la série totalement hanté par des pulsions qu'il ne peut réfréner. Il est assez rare de trouver ce genre de thème dans une BD estampillée grand public.
Jhen, lui, correspond aux codes du héros traditionnel, sans peur et sans reproche, mais aussi, à mon avis, sans grand charisme.
Ce type de bd historique m'ennuie. Je trouve que c'est bien documenté, mais les scénarios ne me captivent vraiment pas et les dessins me semblent passés de mode.
Papyrus fait son apparition dans l'hebdo Sirou n° 1867 du 24 Janvier 1974.
Au départ jeune pêcheur, lui et la belle Théti-Chéri -la fille de Pharaon- vont se lier d'amitié et vivre de grandes aventures dans une Egypte que l'on peut estimer entre 1500 et 1000 ans avant notre ère.
Papyrus ?... une longue série PARFOIS agréable à lire.
J'aime bien le postulat adopté par son créateur : faire intervenir le "merveilleux" dans des histoires à la précision et crédibilité historiques.
Les premières aventures peuvent paraître un peu "enfantines", mais Papyrus va évoluer vers plus de réalisme car -et c'est visible- ces "enfants" grandissent au fil des opus pour devenir de grands adolescents qu'une "douce" complicité anime.
Graphisme classique ?... Oui, mais De Gieter -sans pour cela en faire une série trop didactique- se base sur une solide documentation pour nous restituer au mieux les us et coutumes de l'époque.
Histoires solides aussi, MAIS avec de trop parcimonieuses doses d'humour.
Et c'est là que le bât blesse : je n'ai jamais pu prendre parti -ou non- pour le héros et -sincèrement- je me moque carrément de ce qui peut lui arriver. Papyrus n'est pas "attachant".
De Gieter nous livre un travail solide, riche de renseignements et coloré ; une série qui a obtenu un succès immédiat et qui ne se dément toujours pas. Personnellement, j'en possède quelques opus, en ai lu d'autres... mais n'en fait pas la recherche ni la collection.
Bien fait. Bien documenté. Graphisme sans reproche. Mais lecture sans émotion.
L'auteur :
Lucien De Gieter, dessinateur-scénariste belge est né à Etterbeek (Bruxelles) le 4 Septembre 1932.
Outre cette série, a collaboré sur des épisodes de Poussy, des Schtroumpfs.
Lucien Brindavoine, photographe de profession, fait sa première apparition dans l'hebdo Pilote N° 679 du 9 Novembre 1972.
Tardi, à ses débuts, va entraîner Brindavoine dans une rocambolesque aventure en Afghanistan.
J'avoue sincèrement ne pas avoir "accroché" à cette série lorsqu'elle paraissait hebdomadairement. Le dessin ?... Les invraisemblances et obsessions que l'auteur allait développer plus tard dans Adèle Blanc-Sec ?... Je ne sais...
Brindavoine n'aura pas une longue vie en BD. Pourtant Tardi va le ramener au souvenir des lecteurs, en 1978, en le faisant rencontrer Adèle dans l'épisode "Momies en folie".
Lucien y rentrera du front meurtri et désabusé, vouant une haine sincère à tous ceux qui portent l'uniforme.
Dargaud publiera sa première aventure, sous forme cartonnée, en 1974. Une réédition -augmentée d'un court récit- fera l'objet d'un album en 1979 chez Casterman.
Cela va faire trente ans que Brindavoine n'a plus donné signe de vie. Je ne m'en porte pas plus mal.
Au fait : j'ai mentionné "non" pour l'achat. Mais si vous êtes fan de Tardi, vous pouvez noter "oui".
Patrick Maudick fait son apparition dans le mensuel Circus n° 27 de Juin 1980. Il quitte -définitivement- l'univers de la BD dans le mensuel "Gomme" n° 26 de Janvier 1984.
Patrick Maudick ?... Curieux... très curieux même !...
Cette mini-série mêle des intrigues policières et fantastiques mais se veut, surtout, un hommage appuyé à Edgar P. Jacobs, l'auteur de Blake et Mortimer.
Curieuse série pour histoires curieuses où Jacobs d'ailleurs intervient en tant que personnage à part entière.
Je n'aime pas trop !... résultante d'une faiblesse graphique certaine dans le chef de l'auteur ?... Ca ressemble à du Jacobs (ou voudrait l'être ?), mais ça ne l'est pas.
Des "enquêtes" policières tarabiscotées et teintées de fantastique : OUI, mais qui ressemblent à un léger fatras d'idées non abouties : NON !
Trois histoires paraîtront "à suivre". Deux feront l'objet de recueils en 1981 et 1982. Je n'en ai pas tiré un grand plaisir de lecture.
Dumas délaissera d'ailleurs ce personnage pour se consacrer à "Maître Berger" de bien plus belle facture.
Je cote "2", et c'est bien payé !
Bon, manifestement, je ne suis pas le bon public pour cette BD au contenu artistique sciemment appuyé, le genre d'art qui ne s'adresse pas à n'importe qui.
Cet album contient une suite de petites scénettes abstraites représentant, à l'aide d'un texte légèrement poétique, les sentiments et pensées profondes d'une femme oscillant entre rejet et amour. Ces scénettes suivent les pensées de l'auteure, les représentant par des métaphores ou les illustrant à l'aide de symboles, des incrustations d'images, des notes de musique, et beaucoup d'autres astuces graphiques permettant à l'auteure, j'ai l'impression, de dessiner le moins possible par elle-même. Car en effet, je trouve qu'elle ne maîtrise pas vraiment son dessin, représentant des personnages assez moches et des décors parfois bons mais plutôt dans le style de croquis.
L'impression que j'ai eue en lisant cette BD est de lire les pensées d'une femme qui se regarde, s'écoute, s'occupe davantage de ses petites pensées et ses caprices sentimentaux que de ceux qui l'entourent. Elle dit parler d'amour, mais pour moi elle parle d'elle, de son égo, pas d'amour. Et elle le fait via des textes qui semblent se vouloir poétiques mais que je trouve plutôt plats et souvent abscons. Quelques émotions passent un peu sur certaines planches, mais vraiment pas grand chose en ce qui me concerne.
Bref, je suis resté hermétique à cette "BD d'auteur".
J'aime bien les dessins de Stassen, son trait rond, gras, la touche de naïveté qui s'en dégage, forment un ensemble qui me séduit. Le langage du dessin étant un facteur important à mes yeux, j'ai fait l'acquisition de cette BD.
Elle nous raconte l'histoire de gens subissant un climat social sinistre, Louis et ses amis passent leurs journées à s'ennuyer ferme, ne levant même plus les yeux vers un horizon gris, discutant de petites combines pour rêver d'un futur meilleur. Stassen à travers quelques scènes plante l'univers, à mon avis c'est un peu trop volontairement assombri pour être totalement convaincant, je sens poindre une ambiance caricaturale, c'est bien dommage.
Le scénario confirme mon opinion, l'histoire est bonne et triste mais engluée dans un style narratif qui semble plus idéal pour un conte de fée que pour chroniquer une grise réalité sociale.
Au Café des Bons Enfants où il à l'habitude de se rendre, Louis dans un de ses plus mauvais jour, aperçoit Dontcha, c'est le coup de foudre immédiat. Louis envisage à ce moment-là -moment où l'histoire décolle- des perspectives d'avenir un peu plus heureuses. En tant que lecteur on assiste ici à la naissance d'une romance bercée d'illusions tout en ne s'en faisant aucune, au vu de l'orientation dramatique prononcée du récit on tourne les pages, sans avoir de vraie surprise, en attendant la fin.
Cette histoire n'est pas mauvaise, la fin est forte, c'est son traitement qui m'a dérangé. Un peu trop surfait, un peu trop poétique et larmoyant à mon goût.
Les personnages non plus ne me paraissent pas très attachants, ils sont nombreux, ils déboulent sans crier gare et cumulent les poncifs afin que l'on sache immédiatement qui ils sont, c'est un peu rapide à mon sens.
Ce genre a déjà été traité de façon fort réussie en BD, les oeuvres de Baru sur le sujet me semblent dépeindre cet univers de façon bien plus réaliste et incisive. Sinon allez faire un tour du côté de "Palomar City"de Gilbert Hernandez qui fait à mes yeux référence en la matière, ou alors essayez de lire le méconnu et très âpre Sang de Banlieue de Jaime Martin.
Sur des sujets aux toiles de fond similaires, ces BD pourtant bien plus vieilles que "Louis le Portugais" offrent une vision bien plus avancée de la vie que doivent mener ceux que l'on désigne comme étant les exclus de notre société.
JJJ
Comme souvent, je suis déçu lorsque Clarke troque son crayon pour sa plume.
Pourtant, quelques bonnes idées parsèment ces courts récits retraçant l’Histoire de France, de Verg’ (Vercingétorix) à Cloclo (Claude François). Ces récits sont de qualité inégale mais cette perception est toute personnelle car ma préférence va à ceux dont les personnages me sont les plus "familiers" (Vercingétorix, Jeanne d’Arc, Napoléon et Claude François).
L’humour de Clarke est assez caustique par moment et bien dans la ligne éditoriale de Fluide Glacial, mais la narration est un peu délayée et la chute souvent absente. Le trait de Wozniak est dans le style dessin de presse, à cheval entre un Pétillon et un Reiser.
Au final, l’album ne laisse pas un souvenir impérissable. A lire à l’occasion...
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Thorgal
Note : actuellement 2 - Les premiers tomes : 4 sur 5. Thorgal, une série à lire, mais à ne plus acheter. Ce cher JVH est fort pour les scenarii, mais personnellement les Thorgal depuis le numéro 20 ou 21, je ne les achète plus. Cette série a été conçue sur le personnage Thorgal et sa quête : la recherche de ses origines. Pour cela, il s'éloigne de son village et vit des aventures extraordinaires. Depuis quelques temps (les derniers tomes), j'ai l'impression qu'il veut retourner à son village... et puis peut être repartir... et revenir... Bref une impression qu'il n'y aura jamais de fin comme dans Le Vagabond des Limbes. De plus, JVH nous fait aussi le coup dans XIII, Largo Winch, et peut être aussi dans la nouvelle série Lady S.. Pour le dessin, on apprécie ou pas. Pour ma part le dessin importe peu dès lors que le scénario est captivant. Conclusion : Thorgal est à lire, mais plus à acheter. Il y a tellement d'autres BD à collectionner.
L'Ecole Abracadabra
Cette "joyeuse" école de sorciers fait son apparition dans le "Journal de Mickey" n° 1802 du 6 Janvier 1987. Mwouais... L'enseignement dispensé par cette école s'adresse à de gentils sorciers. Ils y apprennent surtout à ne pas s'empêtrer dans les différentes formules magiques... Six enfants, pourtant, connaissent ces privilèges : Arm, Stram, Gram, Pic, Pik et Colégram... (ça vous fait rire ?... moi, pas tellement !...) François Corteggiani au texte, Pierre Tranchand s'est attablé au graphisme pour essayer de nous faire vivre une espèce de comique de situation. Il y parvient peut-être face à de jeunes lecteurs qui riront (?) bien des farces de ces êtres ou choses étranges. MAIS -avis personnel- j'ai trouvé cela un peu benêt, fade même. Le postulat de départ n'était pourtant pas mal : une école de sorciers "marrants". Pourtant, quelques petites histoires m'ont fait sourire : celles parues sous forme de courts gags dans "Mickey". Mais la sauce prend beaucoup moins lorsque cette école "s'étale" dans quelques (mais rares, heureusement) histoires complètes. Allez, pas mal pour les plus jeunes ; mais beaucoup moins pour les "plus vieux" qui ne trouveront pas dans ces opus matière à se dérider.
Iriacynthe
Je croyais que cette BD était toute récente et datait de 2004, date de l'édition actuelle, mais elle date d'au moins 1982 et ça se sent : Servais n'y maîtrisait pas encore son art. Le dessin est correct, dans le pur style habituel de Servais, mais il est nettement moins beau que dans d'autres de ses oeuvres plus récentes. Ses fées sont belles mais l'ensemble est assez inégal. Idem pour les couleurs qui ne sont pas vraiment terribles. L'histoire commence comme un conte de fées médiéval (Conte dont j'ai bien l'impression que Servais a également fait une version plus courte et un peu différente. Je ne me souviens plus où je l'ai lu mais bon...) puis se poursuit à une époque plus moderne par la vengeance de la fille bâtarde d'une fée. S'insinuent alors parmi les éléments de contes de fées quelques touches plus proche d'un fantastique à la Edgar Poe. C'est une histoire sans grande surprise, juste correcte dans son genre. Le plus gênant est la narration, peu maîtrisée, assez peu claire. Il est difficile d'entrer vraiment dans le récit et d'être captivé. Dommage pour une histoire qui se voudrait envoûtante. Bref, je n'ai pas accroché. Je ne suis pas un grand fan des BDs de Servais mais il a fait mieux que celle-ci.
Jhen (Xan)
Une série sur le moyen âge qui, à la base, s'appelait Xan et a changé de nom, en passant du Lombard à Casterman. La période est intéressante, puisqu'on est à la fin de la guerre de cent ans, sous le règne de Charles VII. Celui-ci commence à redresser la France. Jacques Martin décrit les querelles de cours entre le roi et son fils, le futur Louis XI. Ce dernier a eu des relations très compliquées avec son père. Le personnage de Gilles de Rais (ancien compagnon d'armes de Jeanne d'Arc) est assez étrange. Cet homme peu recommandable fut un pédophile meurtrier, que Martin représente dans la série totalement hanté par des pulsions qu'il ne peut réfréner. Il est assez rare de trouver ce genre de thème dans une BD estampillée grand public. Jhen, lui, correspond aux codes du héros traditionnel, sans peur et sans reproche, mais aussi, à mon avis, sans grand charisme. Ce type de bd historique m'ennuie. Je trouve que c'est bien documenté, mais les scénarios ne me captivent vraiment pas et les dessins me semblent passés de mode.
Papyrus
Papyrus fait son apparition dans l'hebdo Sirou n° 1867 du 24 Janvier 1974. Au départ jeune pêcheur, lui et la belle Théti-Chéri -la fille de Pharaon- vont se lier d'amitié et vivre de grandes aventures dans une Egypte que l'on peut estimer entre 1500 et 1000 ans avant notre ère. Papyrus ?... une longue série PARFOIS agréable à lire. J'aime bien le postulat adopté par son créateur : faire intervenir le "merveilleux" dans des histoires à la précision et crédibilité historiques. Les premières aventures peuvent paraître un peu "enfantines", mais Papyrus va évoluer vers plus de réalisme car -et c'est visible- ces "enfants" grandissent au fil des opus pour devenir de grands adolescents qu'une "douce" complicité anime. Graphisme classique ?... Oui, mais De Gieter -sans pour cela en faire une série trop didactique- se base sur une solide documentation pour nous restituer au mieux les us et coutumes de l'époque. Histoires solides aussi, MAIS avec de trop parcimonieuses doses d'humour. Et c'est là que le bât blesse : je n'ai jamais pu prendre parti -ou non- pour le héros et -sincèrement- je me moque carrément de ce qui peut lui arriver. Papyrus n'est pas "attachant". De Gieter nous livre un travail solide, riche de renseignements et coloré ; une série qui a obtenu un succès immédiat et qui ne se dément toujours pas. Personnellement, j'en possède quelques opus, en ai lu d'autres... mais n'en fait pas la recherche ni la collection. Bien fait. Bien documenté. Graphisme sans reproche. Mais lecture sans émotion. L'auteur : Lucien De Gieter, dessinateur-scénariste belge est né à Etterbeek (Bruxelles) le 4 Septembre 1932. Outre cette série, a collaboré sur des épisodes de Poussy, des Schtroumpfs.
Adieu Brindavoine
Lucien Brindavoine, photographe de profession, fait sa première apparition dans l'hebdo Pilote N° 679 du 9 Novembre 1972. Tardi, à ses débuts, va entraîner Brindavoine dans une rocambolesque aventure en Afghanistan. J'avoue sincèrement ne pas avoir "accroché" à cette série lorsqu'elle paraissait hebdomadairement. Le dessin ?... Les invraisemblances et obsessions que l'auteur allait développer plus tard dans Adèle Blanc-Sec ?... Je ne sais... Brindavoine n'aura pas une longue vie en BD. Pourtant Tardi va le ramener au souvenir des lecteurs, en 1978, en le faisant rencontrer Adèle dans l'épisode "Momies en folie". Lucien y rentrera du front meurtri et désabusé, vouant une haine sincère à tous ceux qui portent l'uniforme. Dargaud publiera sa première aventure, sous forme cartonnée, en 1974. Une réédition -augmentée d'un court récit- fera l'objet d'un album en 1979 chez Casterman. Cela va faire trente ans que Brindavoine n'a plus donné signe de vie. Je ne m'en porte pas plus mal. Au fait : j'ai mentionné "non" pour l'achat. Mais si vous êtes fan de Tardi, vous pouvez noter "oui".
Patrick Maudick
Patrick Maudick fait son apparition dans le mensuel Circus n° 27 de Juin 1980. Il quitte -définitivement- l'univers de la BD dans le mensuel "Gomme" n° 26 de Janvier 1984. Patrick Maudick ?... Curieux... très curieux même !... Cette mini-série mêle des intrigues policières et fantastiques mais se veut, surtout, un hommage appuyé à Edgar P. Jacobs, l'auteur de Blake et Mortimer. Curieuse série pour histoires curieuses où Jacobs d'ailleurs intervient en tant que personnage à part entière. Je n'aime pas trop !... résultante d'une faiblesse graphique certaine dans le chef de l'auteur ?... Ca ressemble à du Jacobs (ou voudrait l'être ?), mais ça ne l'est pas. Des "enquêtes" policières tarabiscotées et teintées de fantastique : OUI, mais qui ressemblent à un léger fatras d'idées non abouties : NON ! Trois histoires paraîtront "à suivre". Deux feront l'objet de recueils en 1981 et 1982. Je n'en ai pas tiré un grand plaisir de lecture. Dumas délaissera d'ailleurs ce personnage pour se consacrer à "Maître Berger" de bien plus belle facture. Je cote "2", et c'est bien payé !
Et si cette fois...
Bon, manifestement, je ne suis pas le bon public pour cette BD au contenu artistique sciemment appuyé, le genre d'art qui ne s'adresse pas à n'importe qui. Cet album contient une suite de petites scénettes abstraites représentant, à l'aide d'un texte légèrement poétique, les sentiments et pensées profondes d'une femme oscillant entre rejet et amour. Ces scénettes suivent les pensées de l'auteure, les représentant par des métaphores ou les illustrant à l'aide de symboles, des incrustations d'images, des notes de musique, et beaucoup d'autres astuces graphiques permettant à l'auteure, j'ai l'impression, de dessiner le moins possible par elle-même. Car en effet, je trouve qu'elle ne maîtrise pas vraiment son dessin, représentant des personnages assez moches et des décors parfois bons mais plutôt dans le style de croquis. L'impression que j'ai eue en lisant cette BD est de lire les pensées d'une femme qui se regarde, s'écoute, s'occupe davantage de ses petites pensées et ses caprices sentimentaux que de ceux qui l'entourent. Elle dit parler d'amour, mais pour moi elle parle d'elle, de son égo, pas d'amour. Et elle le fait via des textes qui semblent se vouloir poétiques mais que je trouve plutôt plats et souvent abscons. Quelques émotions passent un peu sur certaines planches, mais vraiment pas grand chose en ce qui me concerne. Bref, je suis resté hermétique à cette "BD d'auteur".
Louis le Portugais
J'aime bien les dessins de Stassen, son trait rond, gras, la touche de naïveté qui s'en dégage, forment un ensemble qui me séduit. Le langage du dessin étant un facteur important à mes yeux, j'ai fait l'acquisition de cette BD. Elle nous raconte l'histoire de gens subissant un climat social sinistre, Louis et ses amis passent leurs journées à s'ennuyer ferme, ne levant même plus les yeux vers un horizon gris, discutant de petites combines pour rêver d'un futur meilleur. Stassen à travers quelques scènes plante l'univers, à mon avis c'est un peu trop volontairement assombri pour être totalement convaincant, je sens poindre une ambiance caricaturale, c'est bien dommage. Le scénario confirme mon opinion, l'histoire est bonne et triste mais engluée dans un style narratif qui semble plus idéal pour un conte de fée que pour chroniquer une grise réalité sociale. Au Café des Bons Enfants où il à l'habitude de se rendre, Louis dans un de ses plus mauvais jour, aperçoit Dontcha, c'est le coup de foudre immédiat. Louis envisage à ce moment-là -moment où l'histoire décolle- des perspectives d'avenir un peu plus heureuses. En tant que lecteur on assiste ici à la naissance d'une romance bercée d'illusions tout en ne s'en faisant aucune, au vu de l'orientation dramatique prononcée du récit on tourne les pages, sans avoir de vraie surprise, en attendant la fin. Cette histoire n'est pas mauvaise, la fin est forte, c'est son traitement qui m'a dérangé. Un peu trop surfait, un peu trop poétique et larmoyant à mon goût. Les personnages non plus ne me paraissent pas très attachants, ils sont nombreux, ils déboulent sans crier gare et cumulent les poncifs afin que l'on sache immédiatement qui ils sont, c'est un peu rapide à mon sens. Ce genre a déjà été traité de façon fort réussie en BD, les oeuvres de Baru sur le sujet me semblent dépeindre cet univers de façon bien plus réaliste et incisive. Sinon allez faire un tour du côté de "Palomar City"de Gilbert Hernandez qui fait à mes yeux référence en la matière, ou alors essayez de lire le méconnu et très âpre Sang de Banlieue de Jaime Martin. Sur des sujets aux toiles de fond similaires, ces BD pourtant bien plus vieilles que "Louis le Portugais" offrent une vision bien plus avancée de la vie que doivent mener ceux que l'on désigne comme étant les exclus de notre société. JJJ
Histoires de France
Comme souvent, je suis déçu lorsque Clarke troque son crayon pour sa plume. Pourtant, quelques bonnes idées parsèment ces courts récits retraçant l’Histoire de France, de Verg’ (Vercingétorix) à Cloclo (Claude François). Ces récits sont de qualité inégale mais cette perception est toute personnelle car ma préférence va à ceux dont les personnages me sont les plus "familiers" (Vercingétorix, Jeanne d’Arc, Napoléon et Claude François). L’humour de Clarke est assez caustique par moment et bien dans la ligne éditoriale de Fluide Glacial, mais la narration est un peu délayée et la chute souvent absente. Le trait de Wozniak est dans le style dessin de presse, à cheval entre un Pétillon et un Reiser. Au final, l’album ne laisse pas un souvenir impérissable. A lire à l’occasion...